4 nouvelles centrales solaires "d’envergure" devraient booster l’accès des populations rurales à l’énergie d’ici à 2025 au Togo.
D’une capacité de 30 MW chacun, ces dispositifs énergétiques sont prévus par le Programme solaire, dans le cadre de la promotion de l’électrification rurale.
En outre, leur installation devrait s’inscrire en droite ligne des efforts des pouvoirs publics togolais d’atteindre en 2030 un objectif de 50% de part du renouvelable dans le mix énergétique.
Dans le cadre de ce programme dénommé "programme solaire", le Togo a bénéficié d’un financement du Fonds d’Abu Dhabi à hauteur de de 15 millions $. Ces ressources sont destinées au financement partiel de la 1ère centrale solaire de grande envergure (30 MW) au Togo.
En ligne avec les prévisions annoncées, le Togo devrait donc disposer de 4 centrales solaires d'une capacité totale de 120 MW à l’échéance susvisée.
Toujours dans le cadre de sa transition énergétique, le pays prévoit à l’horizon 2030, la mise en place de mini-réseaux (mini-grid) de distribution d'électricité hors réseau impliquant une production d'électricité à petite échelle.
Séna Akoda
La mesure présidentielle annoncée en 2018 a permis aux jeunes et aux femmes entrepreneurs d’enlever des marchés publics évalués à 10 milliards FCFA, informe Victoire Tomégah-Dogbé (photo à gauche), présidente de la Task Force mise en place à cet effet.
Si ce montant représente une plus-value aux jeunes et femmes entrepreneurs qui ont bénéficié d’un régime dérogatoire et de procédures allégées, au titre de la mesure présidentielle leur accordant 20% de marchés publics, il convient de préciser qu’il est encore modeste, rapporté aux objectifs de départ.
En effet, en 2018, les marchés publics susceptibles d’être remportés par les entrepreneurs concernés, étaient projetés à une enveloppe globale de 40 milliards FCFA.
De ce résultat qui correspond au ¼ des prévisions, les femmes entrepreneurs ont engrangé environ 30%, soit des marchés publics évalués à 3,33 milliards FCFA.
Selon Victoire Tomégah-Dogbé, les femmes entrepreneurs devraient consentir plus d’efforts pour capter cette année et au-delà, au moins 50% des ressources générées par les marchés publics, dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure des 20%.
Séna Akoda
En vue de mobiliser les ressources financières nécessaires à la mise en œuvre de son Plan national de développement (PND 2018 -2022), lancé officiellement ce lundi, le Togo vient de signer un accord de partenariat avec le groupe Ecobank, important acteur du secteur bancaire dans la sous-région.
Les documents ont été paraphés par Sani Yaya, le ministre togolais de l’économie et des finances et Ade Ayeyemi, le patron du groupe panafricain basé à Lomé. En présence d’un parterre de la sphère économique, financière et diplomatique africaine, notamment le DG du Fida, Gilbert Houngbo, les économistes Samuel Mathey et Patrick Sevaistre, ou encore l’ancien premier ministre béninois Lionel Zinsou.
Pour l’instant, rien n’a filtré en ce qui concerne le contenu de l’accord.
Pour rappel, le patron de la Banque présente dans 36 pays africains était aux côtés des dirigeants togolais, en septembre, lors de la première offensive commerciale du Togo à Hangzhou, le premier Business forum Togo-Chine. L’objectif était de vendre le PND aux investisseurs de l’Empire du Milieu.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé a abrité ce lundi 4 mars 2019 la 4ème réunion de pilotage du Programme d'appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest. Après trois ans d’activités, le Programme, qui vise à protéger les pays ouest-africains en cas de crise alimentaire majeure, affiche des résultats encourageants selon les coordonnateurs.
Concrètement, il s'est agi de mettre en place des stocks de proximité, et de constituer réserves sous-régionales, dans une logique de solidarité inter-Etats. A terme, les pays membres doivent alimenter la réserve sous-régionale à hauteur d’au moins 5% de leurs stocks nationaux.
Si cet objectif n’est pas encore atteint, la période de mise en œuvre « permet de se rendre compte que des résultats importants ont été acquis. », selon Sékou Sangaré (photo), commissaire chargé de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eaux de la Cedeao.
Ainsi, dans la période, « plus de 31000 tonnes de céréales ont été achetées, auprès des producteurs de la région ». Des stocks décentralisés ont également été mis sur pied dans différents pays de la sous-région.
Notons que ce projet de la Cedeao est financé à hauteur de 56 millions € par l’Union européenne. L’initiative sous-régionale devrait être continuée et étendue, au vu de ses bons résultats.
Ayi Renaud Dossavi
Le concours « Mon Label PND » tient son champion, il s’agit de Eric Cossi Eda, togolais résidant au Mali, qui décroche le prix PND d'or, ainsi qu'une cagnotte de 1 million FCFA. Le lauréat a été primé ce lundi 4 mars à l’hôtel 2 février de Lomé, en marge du lancement officiel du Plan.

En effet, ce concours lancé le 05 février dernier avait pour objectif de sélectionner le meilleur logo, destiné à devenir le label et la principale marque distinctive du PND.
Ainsi, la création du champion figurera sur tous les projets réalisés dans le cadre du Plan, de même que tous les outils dérivés.
Deux autres créations ont complété le trio gagnant (PND d’argent et PND de Bronze), d’Amévi Donou Adodo (2ème) et Oudjatipou Assouma Bonpoudja (3ème), qui empochent respectivement 300 000 FCFA et 200 000 FCFA.
Pour ce concours, adressé aux jeunes artistes, graphistes et créateurs togolais, un total de 600 participations ont été enregistrées.
Ayi Renaud Dossavi
Ce lundi 04 mars 2019, le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a lancé officiellement le Plan National de Développement 2018-2022 au cours d’une cérémonie à laquelle ont pris part diverses personnalités du monde financier et de l’écosystème international, notamment Gilbert Fossoun Houngbo, président du FIDA, Lionel Zinsou, ancien premier ministre du Benin, Ade Ayeyemi, directeur général du groupe ETI, Samuel Mathey, l’économiste togolais promoteur du concept « Entreprendre à Zéro Franc », et l'économiste français Patrick Sevaistre.
Dans son discours de lancement, il tire sa source d’inspiration de la devise du pays où le travail occupe la toute 1ère place et encourage ses concitoyens à cultiver cette valeur. « C’est le principal atout dont nous disposons pour donner corps au rêve d’un Togo prospère ». Il ajoute que « si nous partageons l’amour du travail qui génère la croissance, nous devons également tout mettre en œuvre pour partager les fruits de la croissance ».
Tout en reconnaissant que des efforts sont faits ainsi que l’illustre l’amélioration progressive des agrégats économiques, il relève qu’avec le PND, l’enjeu, est « désormais de préserver ces avancées et d’en consolider les bases pour progresser davantage et, dans le même temps, mettre l’accent sur la redistribution des richesses entre toutes les filles et tous les fils de notre pays. Car la croissance ne vaut que par sa capacité à être inclusive ; et le développement n’a de vertu que lorsqu’il parvient à se frayer un chemin jusqu’aux hameaux lointains et à vivre dans tous les foyers ».
Pour atteindre l’objectif commun de prospérité partagée, relève le N°1 togolais, « nous devons rester lucides et prendre la juste mesure du chemin qui nous reste à parcourir ».
Par ailleurs, fait-il constater, « si les appuis extérieurs seront des catalyseurs, la participation citoyenne sera également renforcée, car le civisme fiscal est une composante importante pour la réussite de notre PND ».
Si, ainsi que le souligne Faure Gnassingbé, « le consentement de tous les contribuables à l’impôt participe de la démarche inclusive recherchée dans le PND », « il devrait avoir comme pendant naturel, l’obligation de reddition de comptes ».
Dans un discours délivré au nom des populations bénéficiaires, Komi Dovi Koudou, promoteur de Natuthé Kinkeliba, appelait, dans la mise en œuvre de ce plan, à la reddition des comptes et à l’obligation de rendre compte aux populations.
Notons que le PND vise à créer 500 000 emplois à l’échéance 2022 et une croissance de 6,6% chaque année avec un pic de 7,6% en 2022. Le Togo devrait mobiliser 4622 milliards FCFA pour sa mise en œuvre dont une part du secteur privé projetée à 65%, soit environ 3000 milliards FCFA.
Séna Akoda
En 2019, l’OTR devrait atteindre le cap de 669 milliards FCFA en termes de mobilisation des ressources fiscales et douanières au profit de l’Etat togolais.
Selon Philippe Kokou Tchodié (photo), nouveau Commissaire Général de l’institution qui a révélé l’information, des décisions importantes sont prises à cet effet. Ainsi, en vue d’assurer une performance globale, la performance opérationnelle de l’institution devrait être consolidée et l’esprit de la réforme tel qu’imaginé à l’origine, maintenu.
La gouvernance de l’OTR sera améliorée, apprend-on. L’institution intensifiera la lutte contre la corruption et la fraude. L’élargissement de l’assiette fiscale avec en ligne de mire la réforme foncière pour déboucher sur la fiscalité foncière, devrait également se poursuivre.
Evaluant les performances de l’institution en 2018, le nouveau Commissaire Général affirme : « Nous avons pu relever avec satisfaction que l’année 2018 a été achevée sur des performances globalement satisfaisantes puisque nous avons pu réaliser les demandes budgétaires que le gouvernement nous avait assignées ».
Séna Akoda
En marge de la cérémonie de lancement du Plan National de Développement, par le Chef de l’Etat togolais, qui est prévue ce 04 mars 2019, on apprend que les trois meilleures propositions du concours « Mon Label PND » vont être dévoilées et primées.
La meilleure des 3 propositions devrait figurer sur l’ensemble des projets réalisés et des outils dérivés, notamment les brochures, les goodies et autres objets publicitaires, les présentations officielles.
Son auteur prétendra à une enveloppe de 1 million FCFA, celui de la 2è meilleure proposition, à une enveloppe de 500 000 FCFA et celui de la 3è meilleure proposition, à 300 000 FCFA.
Organisée du 05 au 14 février dernier dans le cadre des actions de vulgarisation du PND 2018-2022, cette compétition a sollicité le savoir-faire et la créativité des candidats âgés de plus de 18 ans pour la proposition du logotype qui signera l’identité du PND.
Séna Akoda
Après un an d’activités, Téolis, 3e fournisseur d’accès internet (FAI) arrivé sur le marché télécom togolais, annonce de nouvelles ambitions. Dès avril prochain, l’opérateur prévoit d’initier une collecte d’informations, dans le cadre de l’observatoire digital des entreprises africaines. Cette opération vise à « positionner chacune des entreprises togolaises dans leur marche inéluctable vers la transformation digitale », a indiqué Téolis dans un communiqué. Sur ce projet, l’opérateur qui a lancé ses activités fin février 2018, sera épaulé par le magazine spécialisé dans l’information télécom, Cio-Mag.
De la fourniture de l’internet à l’expertise digitale et logicielle
Lancé sur le segment de la fourniture de l’internet corporate, l’entreprise togolaise aura, durant ces douze premiers mois, élargi son éventail de services, dévoilant fin décembre son offre grand public, Dream. Mais avant, elle a noué une alliance avec Microsoft assortie d’une certification de son équipe, avec pour objectif de répondre aux besoins de déploiement de nouveaux produits du géant américain du logiciel ainsi que la fourniture du support.
Si l’opérateur revendique déjà plusieurs dizaines de clients entreprises pour des services en accès internet sécurisé, elle compte étoffer sa palette. « En s’appuyant sur son puissant réseau de partenaires, TEOLIS peut apporter des réponses globales, en intégrant différents domaines, tels que le diagnostic digital, le conseil en transformation digitale et en intégration digitale, la télésurveillance et la vidéosurveillance, les solutions Microsoft et des solutions de paiement digital. », a-t-elle communiqué dans le cadre de son jubilé de coton.
Des centaines d’emplois et déjà une fondation
Dans sa perspective de développement, Téolis prévoit de générer « des centaines d’offres d’emplois », notamment pour des postes d’agents de quartiers, commerciaux ou techniques.
Par ailleurs, le FAI, veut également étendre son action dans le développement solidaire, avec une fondation dédiée à cette mission (Fondation Téolis). Structure à laquelle il a décidé d’allouer 1% des redevances de la société, et qui aurait déjà à sa charge une dizaine de projets.
Un de ces projets, notamment, est Dig-IT-all, consistant à créer une maison numérique pour former des jeunes femmes du Togo en informatique, afin de les aider à améliorer leur compétitivité sur le marché du travail.
Ayi Renaud Dossavi
Brussels Airlines va être, à compter du 29 mars 2019, la 2è compagnie après Air France, à desservir quotidiennement l’axe Europe-Togo.
Cette nouvelle augmentation de la fréquence des vols de Brussels Airlines semble s’inscrire en droite ligne de la volonté des dirigeants de cette compagnie d’appuyer les pouvoirs publics togolais dans leur ambition de faire du pays un hub de transit dans la sous-région. Elle intervient en effet après la décision actant fin octobre 2018, le passage de trois vols par semaine à cinq.
Brussels Airlines voudrait « proposer ses services non seulement afin de promouvoir la destination Togo mais également afin de booster le tourisme dans ses avions », avait affirmé Pierre-Yves Buysscahert, responsable pays de la compagnie belge au cours d’une entrevue avec Komi Sélom Klassou, Premier Ministre du pays.
Ce passage aux vols quotidiens pourrait augurer de belles perspectives pour l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) qui devrait voir le nombre de ses passagers en hausse. Ce devrait être une bonne nouvelle également pour les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme.
Grâce aux extensions de ses deux ailes en 2017, l’AIGE a une capacité d’accueil de 2,5 millions de passager par an.
Séna Akoda