Le Togo s’annonce à nouveau sur le marché financier régional UMOA-TITRES, ce vendredi 19 avril 2019, où il espère mobiliser 20 milliards FCFA lors d’une émission de bons assimilables du Trésor. C’est ce que vient d’annoncer ce mercredi 17 avril, UMOA-Titres, l’agence régionale de planification de la dette, après une 1ère émission marquée au 2è trimestre par une moisson de 386% le 5 avril dernier.
« La présente émission de Bons Assimilables du Trésor dans tous les pays membres de l’Union Monétaire Ouest-africaine (UMOA) vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat du Togo », souligne-t-elle.
Cette offre stipulée pour une valeur nominale unitaire de 1 000 000 FCFA et un taux d’intérêt multiple, a une maturité de douze mois (364 jours). La date de valeur des titres émis est prévue au lundi 20 avril prochain.
Selon l’agence UMOA-Titres, les titres émis sont remboursables le premier jour ouvré suivant la date d’échéance. Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons.
Séna Akoda
Selon Afrobaromètre, près d’un Togolais sur 5 (18%) dépend au moins « un peu » des transferts de fonds venant de l’Etranger. De plus, indique son dernier rapport sur la question de l’émigration, au Togo, 34% des sondés déclarent avoir un proche vivant à l’Etranger.
C’est un peu moins que la moyenne des 34 pays concernés par l'étude, où un Africain sur quatre (25%) affirme que quelqu'un dans sa famille a vécu dans un autre pays au cours des trois dernières années. De plus, un sur cinq (21%) affirme qu'il dépend au moins « un peu » des transferts de fonds opérés depuis l'Extérieur.
Pour mettre en perspective les pourcentages du Togo dans l’Uemoa, 28% des Nigériens déclarent « dépendre » de transferts de fonds, ainsi que 26% de Maliens, 23% de Sénégalais, 22% de Burkinabé, et 18% d’Ivoiriens. Les voisins bénoinois, quant à eux, semblent un peu moins dépendants, avec 14% d’entre eux.
Au Ghana voisin, les fonds de la diaspora sont « vitaux » pour 19% des sondés, contre 29% qui déclarent avoir un proche à l’Extérieur.
De ce qu’il ressort de ce sondage, les Togolais seraient-ils moins dépendants des fonds d’outre-mer que leurs voisins? Quoi qu’il en soit, selon la Banque mondiale dans un récent rapport, les Togolais de l’Etranger ont envoyé plus de 500 millions $ à la maison en 2018. Ceci représentant pour près de 8,5% du PIB, toujours selon la banque.
Ayi Renaud Dossavi
Consulter ici le rapport complet d’Afrobaromètre.
Des données de tracking collectées par Refinitiv, le fournisseur mondial de données et d'infrastructures sur les marchés financiers, contrôlé par Thomson Reuters, indiqueraient qu’Olympic Lyra, le Très Grand Transporteur de Brut (VLCC), initialement à destination de Southwold en Grande-Bretagne, a mis désormais le cap sur les côtes togolaises.
Selon les données maritimes citées par le média, le transporteur de Brut d’une capacité d'environ 300 000 tonnes, en provenance d’Asie, pour la ville britannique vers le 7 mai, pourrait amarrer au Port de Lomé, seul port en eaux profondes de la sous-région, le 25 avril prochain.
Le média londonien rappelle qu’un changement de cap de cette ampleur pourrait affecter les marges de raffinage (écart entre la valeur des produits pétroliers à la sortie de la raffinerie (essence, diesel, etc.), frais de fonctionnement y compris et la valeur du pétrole brut à son entrée).
Désormais, l’Office togolais des recettes (OTR) émettra tous les trois mois, un répertoire des entreprises fiscalement à jour. L’information a été portée aux médias à la faveur d’une conférence de presse qui s’est tenue le vendredi 12 avril 2019.
Ce répertoire des entreprises à jour, s’appuie sur le système informatique unique pour la gestion du répertoire fiscal et douanier, mis en place récemment par l’Office. Sa publication, qui servira notamment de rappel aux entreprises contribuables, « répond au souci de justice, d’équité fiscale et de fidélisation des entreprises loyales et citoyennes », selon l’institution en charge du recouvrement au Togo.
Ainsi, poursuit l’Office, l’outil vise à « promouvoir le civisme fiscal à travers le renforcement du consentement volontaire à l’impôt », permettant notamment aux entreprises actives et en règle de leurs obligations avec l’OTR, de « rehausser leur côte de popularité », en tant qu’entreprises à jour.
Par ailleurs, rappelons que toute entreprise irrégulière, vis-à-vis de ce répertoire fiscal, s’expose notamment à un prélèvement de 15% sur la valeur en douane des marchandises qu’elle importe. La mesure prendra effet à partir du 2 mai, date butoir fixée pour que les opérateurs économiques se mettent en règle de leurs obligations fiscales.
Ayi Renaud Dossavi
Les porteurs de projets bancables qui souhaitent attirer des investissements européens au cours du Forum économique Togo-UE, ont jusqu'au 30 avril prochain pour soumettre leurs projets.
Selon le Comité d’organisation de cette rencontre, il s’agit de projets matures dont 100 devront être sélectionnés. Les entrepreneurs ou opérateurs économiques dont les projets vont être retenus, bénéficieront de l’appui de dispositifs d’accompagnement dédiés.
L’idée est de les assister dans le montage de leurs projets à présenter, notamment lors des rencontres interactives B2B prévues entre ceux-ci, les financiers, partenaires au développement, agences donatrices et institutions d’appui. Mais en outre, à négocier efficacement et à finaliser des partenariats.
En rappel, le forum est prévu du 13 au 14 juin prochain. Il s’inscrit dans le cadre de la promotion et de la recherche de financements pour le Plan national de développement (PND 2018-2022). Il vise à bâtir des relations pérennes entre les opérateurs économiques togolais et ceux européens.
Séna Akoda
Le recrutement des élèves, pour l'ouverture du premier Institut de formation pour l'agro-développement (IFAD) d'Elavagnon (à 235 km au nord de Lomé), est en cours depuis hier, 15 avril 2019, jusqu’au 25 avril prochain.
En effet, lancé le 7 décembre 2017 par Faure Gnassingbé, président de la République togolaise, dans le cadre d'un projet d’implantation d’instituts sur toute l’étendue du territoire national, l'IFAD d'Elavagnon a été officiellement présenté hier par le comité de pilotage, lors d’une conférence de presse.
L’Institut devrait ainsi être opérationnel dès le mois de mai, pour former les jeunes dans le domaine de l'aquaculture, et leur permettre de créer leur entreprise, à l’issue de trois ans de formation, dont ils sortiront nantis d’un baccalauréat professionnel.
Par ailleurs, la formation, basée sur une approche par compétence-motivation, se concentrera sur deux variétés de poissons : le tilapia et le clarias.
En rappel, pour les 5 prochaines années, le projet prévoit 9 autres instituts, de sorte à offrir des formations, notamment dans les domaines de l’agriculture, la logistique, le bâtiment, les transports, ou encore le numérique.
Ayi Renaud Dossavi
Marc Ably-Bidamon (photo), ministre des Mines et de l’Energie, a lancé ce mardi 16 avril 2019, la licence professionnelle en Géologie minière et la licence en Chimie analytique Mines et Environnement. C'était au cours d’une cérémonie à laquelle, ont pris part, à l’Université de Lomé, le Groupe de la Banque mondiale, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, représenté par Pr Akpagana, et la coordination du projet.
Cet appui à la faculté des sciences qui forme dans ces parcours Licences dans le cadre du PDGM, est crucial en ce qu’il contribue à la formation d’une nouvelle génération de spécialistes du secteur des mines au Togo, selon la Banque mondiale.
Le Professeur Akpagana, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a souligné l’importance de la formation des étudiants dans ces deux filières pour un secteur minier dont le potentiel est énorme.
Le ministre, dans le même sens, a souligné que les deux filières formeront les professionnels clés du secteur minier pour l’administration et les structures minières du secteur public ou privé. Il ajoute que le secteur minier est un levier très important dans la réussite des actions prévues dans le cadre du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
La cérémonie a été couplée avec la remise des clés des bâtiments des salles de cours et des laboratoires réhabilités de la Faculté des sciences et de celle de deux véhicules (bus et pick-up double cabine).
Notons que le PDGM vise à garantir une gestion efficace du secteur minier en améliorant, entre autres, la gouvernance du secteur, la transparence et l’encadrement institutionnel du secteur minier. Il est financé à hauteur de 15 millions $ par la Banque mondiale.
Séna Akoda
La Délégation à l’organisation du secteur informel (DOSI) lance, du 15 avril au 17 mai 2019, une tournée nationale de formation, en vue de permettre aux « Zémidjan » (conducteurs de taxis-motos) d'obtenir leur permis de conduire catégorie A, dans le cadre du projet ZOKEKE.
L’objectif, à terme, étant que ces bénéficiaires mettent en place leur propre entreprise de transport.
Pour cette tournée comptant des formations théoriques et pratiques prévues dans les chefs-lieux des régions du pays, en partenariat avec la Direction des Transports routiers et ferroviaires au Togo, 1400 Zemidjans devraient être outillés par la DOSI, l'institution chargée de faciliter la formalisation des acteurs économiques au Togo. Un nombre équivalent d’entreprises est donc attendu, au bout de cette première vague.
Pour rappel, en début de mars dernier, 106 nouveaux candidats avaient pris part à l’épreuve écrite du permis de conduire moto, dans le cadre de la deuxième vague de la phase pilote du projet ZOKEKE.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir obtenu le quitus du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), Oragroup a admis officiellement à la cote, ce mardi 16 avril à Lomé, 13 883 006 actions, l’équivalent de 20% de son capital.
Le groupe panafricain basé à Lomé, après avoir réussi la plus grosse introduction en bourse, loge depuis ce mardi dans le premier Compartiment du marché des actions de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
Dans une offre publique de vente (OPV) qui s’est déroulée du 29 octobre au 22 novembre 2018, Oragroup avait réussi à lever 56,92 milliards FCFA. L’opération avait été arrangée par les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) BICI Bourse (arrangeur et co-chef de file) et Hudson & Cie (co-chef de file).
Selon le ministre togolais de l’Economie et des Finances, l’entrée en bourse d’« Oragroup affirme son statut de groupe bancaire majeur de référence en seulement une dizaine d’années d’existence ». « C’est un moment historique pour la place financière togolaise et l’ensemble de la sous-région », a-t-il poursuivi.
Cependant, selon les spécialistes, l’action de la holding financière contrôlée par le panafricain Emerging Capital pourrait avoir de la peine à décoller. La période d’émission de l’OPV qui a dû être prorogée d’une semaine, en raison d’une mévente, sonne comme un signe avant-coureur, les acteurs du marché régional jugeant le prix de l’action Oragroup, fixé à 4100 FCFA, surévalué.
Pour rappel, Oragroup est présent dans 12 pays d'Afrique de l’Ouest et centrale, dont le Togo qui abrite son siège social. Avec 139 agences bancaires et 1811 collaborateurs, le Groupe opère dans quatre zones monétaires (Uemoa, Cemac, Guinée Conakry et Mauritanie).
Fiacre E. Kakpo
Lancée le 1er avril 2019, l’édition 2019 de l’enquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), dénommée baromètre de l’opinion des entreprises, est en cours jusqu’au 30 avril prochain. Elle s’inscrit dans le cadre de la mission d’accompagnement du secteur privé, dévolue à cette institution.
L’objectif de l’institution présidée par Germain Mèba Essohouna (photo) est de recueillir l’opinion des chefs d’entreprise sur l’environnement des affaires, leurs besoins et attentes et de mesurer l’évolution de l’économie nationale.
Au-delà, les données recueillies devraient permettre de faire un plaidoyer plus efficient. A cet effet, la CCIT a engagé des enquêteurs chargés de faciliter le renseignement d’un questionnaire élaboré et encourage les entreprises qui seront contactées à fournir les informations requises.
Au plus fort des tensions politiques, l’année écoulée, les résultats de cette enquête faisaient ressortir les craintes des opérateurs économiques, au regard de la baisse drastique de leurs chiffres d’affaires. La CCIT avait alors entrepris des démarches auprès des parties impliquées dans ce contexte particulier que traversait le pays afin qu'elles travaillent à un règlement concerté et pacifique de la crise.
Séna Akoda