De 2013 à 2017, le trafic conteneurisé au Port Autonome de Lomé est passé du simple au triple, affichant une hausse de plus de 283%. Sur la période sous revue, le volume de conteneurs vingt pieds (EVP) manutentionnés au Port de Lomé a en effet bondi de 311 470 en 2013, à 1 193 841.
Dominique Chantrel, chargé de la gestion de programme portuaire de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) n’a pas pu rester de marbre face à cette performance. A la faveur d’une réunion de coordination du réseau francophone du programme « TrainForTrade » de la Cnuced, il a déclaré: « Le développement économique du Port de Lomé est tellement important… ». Selon lui, ce développement réalisé « de façon exponentielle » sur la période, propulse ce port sur « la carte internationale » qui fait du coup, « partie des grands ports mondiaux ».
Ce constat rappelle l’opinion d’Ammar Kanaan, nouveau patron de Lomé Container Terminal sur le port de Lomé: « Le port fonctionne très bien, notre productivité sur les quais progresse chaque année pour faire aujourd’hui de Lomé l’un de nos terminaux les plus performants », a-t-il déclamé tout récemment. Conforté par le caractère stratégique de Lomé dans ses affaires, il annonce un nouveau plan d’investissements de 500 millions d’euros (328 milliards FCFA) pour, entre autres, porter à 4 millions par an le trafic conteneurisé qu'enregistre ce port.
Séna Akoda
Comme annoncé, la 11è édition du Forum National du Paysan Togolais (FNPT) a été ouverte ce matin au Palais des Congrès de Kara par Noël Bataka, ministre togolais de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique. « Au moment où s’ouvrent les travaux, opportunités et plateforme d’échanges sont les 2 maîtres mots à garder », a-t-il indiqué.
Il développe: « Opportunités parce qu’il s’agit, dans le cadre, de présenter ce que représente le secteur agricole dans sa plénitude et dans toute sa diversité. Mais au-delà de la grand-messe de présentation, il s’agit d’une plateforme d’échanges entre acteurs coopérant aux chaînes de valeur à travers les dispositifs mis en place dans le cadre de ce forum ». Il souhaite qu'au cours de cette rencontre, des contrats soient signés, et des engagements pris pour la transformation profonde de l’agriculture togolaise.
Diverses personnalités dont le ministre du commerce, de l'industrie, du développement du secteur privé et de la promotion de la consommation locale, Kodjo Adédzé ont pris part à la cérémonie d’ouverture de l’événement.
Rappelons que l’édition de cette année a pour thème : « Les pôles de transformation agricole pour valoriser les potentialités du Togo : une nouvelle vision traduite par le Plan National de Développement (PND 2018-2022) ».
Séna Akoda
L’officialisation a été faite à Washington, dans le cadre des Réunions de Printemps de la Banque Mondiale et du FMI, actuellement en cours.
Coralie Gevers, ancienne directrice des opérations de la Banque Mondiale en Mongolie et en poste depuis 2014 à Madagascar et aux Comores, prend désormais en charge le Togo. Elle succède ainsi à Pierre Laporte, qui officiait à Lomé, en plus de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, et de la Guinée.
L’économiste de nationalité belge, a rejoint la Banque mondiale en 1996, et a occupé divers postes au sein des bureaux du président et de l'économiste en chef, ainsi que dans la région Asie du Sud-Est et du Pacifique.
Une première rencontre s’est tenue en début de semaine avec le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, qui conduit avec Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement, la délégation togolaise à ces assemblées printanières.
Porté au pinacle en mars dernier, lors du gala des 100 entreprises les plus dynamiques au Togo en 2018, dans la catégorie Assurance, le courtier d’assurances Protectrice Assurances revient de loin. Deux ans après sa relance, dont José Kwassi Syménouh, passé notamment auparavant par NSIA Assurances et C2A, GTA-C2A-IARDT, est le principal artisan, le courtier togolais a définitivement viré au vert, se faisant même une place dans la cour des grandes entreprises du Togo.
Togo First est allé à la rencontre de l’ex-président de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), passé de l’assurance au courtage, une nouvelle vie qui lui réussit à merveille. Interview !
Togo First : La Protectrice a été récemment désignée entreprise la plus dynamique du secteur des assurances au Togo, seulement deux ans après sa relance dont vous êtes le principal artisan. Quelle a été la recette et que symbolise ce sacre pour la société de conseil et d’ingénierie d’assurances ?
José Kwassi Syménouh (JK) : La recette est simple, c’est l’abnégation au travail avec une équipe constituée de collaborateurs experts et compétents, toujours prêts à gagner. L’art de la réussite comme l’écrivait un auteur, est « de savoir s’entourer des meilleurs collaborateurs ».
La distinction que nous avons donc reçue symbolise pour nous le succès de toute une équipe. Nous nous sommes fixés très tôt des objectifs pour les atteindre. Aussi, la leçon que l’on peut tirer de tout ceci, est que, de loin, tous les actes qui sont posés sont suivis et observés par l’extérieur. Nous ne savions pas qu’Ecofinances nous observait et nous pressentirait parmi les 100 entreprises dynamiques du Togo avant de faire sa sélection pour arriver à 10 lauréats. Nous sommes donc très flattés et heureux de notre position.
Togo First : Parlons de vos visées africaines. Vous envisagez d’étoffer votre réseau à travers les marchés de la CIMA d’ici 2025. Où en êtes-vous?
JK : La Protectrice Assurances, comme nous l’avions annoncé il y a 2 ans, dès que nous en avions pris le contrôle, a une ambition panafricaine. Au Togo, Protectrice Assurances est le 2ème grand courtier du marché des assurances, et surtout le premier courtier africain et panafricain, se positionnant dernière une multinationale étrangère présente en Afrique depuis plusieurs décennies. Elle est aujourd’hui la mère de Protectrice Bénin qui a démarré ses activités en 2018 et Protectrice Burkina qui vient juste d’être agréée et qui démarrera ses activités début juin. L’objectif, il faut le rappeler, est de couvrir à l’horizon 2025, 14 pays de la zone CIMA.
Comme vous le constatez, à la date d’aujourd’hui, nous sommes déjà à 3 pays ; nous avons mis en place une stratégie de développement. L’année 2019 est l’année de la consolidation. Pas de création de structures nouvelles, mais nous apprêtons des dossiers pour réouvrir le chantier en 2020 avec les demandes d’agrément dans 3 pays dont nous taisons les noms pour l’instant.
Aussi, nous ne manquerons pas de saisir, dès que nous en aurions l’occasion, des opportunités de rachat de structures déjà existantes, ou d’éventuels rapprochements avec d’autres cabinets, avec le maintien de notre identité « La Protectrice Assurances » à laquelle nous tenons.
Togo First : Passé notamment par C2A Assurances, GTA-C2A-IARDT et NSIA Assurances, rien que des assureurs de premiers plans au Togo, vous êtes un fin connaisseur du secteur. Du haut de cette expérience sur le marché local, le niveau de vie des Togolais joue-t-il en faveur ou en défaveur de l’émergence d’un secteur des assurances fort ?
JK : Merci d’abord de la perception favorable que vous avez de moi sur le plan professionnel. Ensuite, pour répondre à votre question, le niveau de vie des Togolais ne devrait pas jouer en défaveur du développement du secteur des assurances.
La pauvreté devrait être plutôt une bonne raison pour s’acheter une sécurité, ou se protéger. Comme nous le répétons souvent, le pauvre a plus besoin d’assurance que le riche car ce dernier peut à tout moment se prendre en charge ou réparer le dommage causé aux tiers tandis que le pauvre sera davantage pauvre, s’il venait à subir un mauvais sort. En notre sens, l’émergence et le développement d’un secteur fort dépend essentiellement des Assureurs eux-mêmes.
Les assureurs doivent créer des produits adaptés aux besoins de cette population pauvre, il s’agira de la micro assurance par la vente des micro-produits simples, et à moindre coût, destinés aux particuliers tant du secteur formel, qu’informel. La loi du grand nombre jouant, les ressources collectées seront à un niveau tel que le secteur ne pourrait qu’être renforcé. Par ce biais, l’assureur jouera pleinement le rôle socio-économique qui est le sien.
Togo First : Justement, en partenariat avec la société d’assurances GTA C2A-IARDT, vous avez d’ailleurs lancé en décembre 2018 le produit « Protect Assur » au coût de 5000 FCFA par personne. Un produit qui consiste à voler au secours des victimes d’accidents de circulation abandonnées faute de moyens pour se soigner. Un pas important dans la couverture au Togo. Des mois après, comment se comporte le marché vis-à-vis de ce produit?
JK : Le marché réagit très bien après le lancement de ce produit. Il s’agissait en réalité d’un besoin ressenti par la population. L’ayant identifié, nous avons pris l’initiative donc de faire cette opération avec GTAC2A IARDT. Les résultats à ce jour, montrent à suffisance que nous ne nous sommes pas trompés. Il y a un engouement pour la souscription de ce produit. Pour des raisons stratégiques, nous préférons nous abstenir pour l’instant de vous communiquer des chiffres.
Togo First : Au Togo, la culture des assurances est encore loin des mœurs des populations. A La Protectrice, existe-t-il des actions concrètes menées pour éduquer les populations ?
JK : Bien sûr ! La Protectrice a pris sur elle, depuis que nous en avons repris le contrôle, de faire de l’éducation et de la formation pour inciter les consommateurs à avoir le réflexe de l’assurance, et ce, par la communication qui passe par plusieurs canaux à savoir les médias, (radio, télé, presse) pour expliquer à la population l’importance de l’assurance. C’est ce que nous avons fait au cours du lancement du produit PROTECT’ASSUR.
Aussi, nous avons créé aujourd’hui un magazine qui est un trimestriel d’information, pour former et éduquer la population sur la nécessité de l’assurance, et leur donner une explication claire sur les différents produits d’assurances. Le premier numéro est déjà paru avec un article (jugé provocateur par certains) intitulé « Comment éviter les pièges des Assureurs ? »
Nous avons également à très court terme, un projet de formation avec les experts en communication et médias. Pour plus d’audience et d’efficacité, nous comptons le faire dans le cadre plus large de notre Fédération Togolaise des Assureurs Conseil (FETAC) anciennement APAC – TOGO que j’ai le privilège de présider depuis septembre 2017.
Togo First : Quels sont aujourd’hui les obstacles au développement du secteur ?
JK : Les freins au développement du secteur sont de plusieurs ordres et tiennent aux assurés eux-mêmes, aux assureurs, et à l’Etat.
Les freins concernant les assurés eux-mêmes sont notamment l’absence de réflexe d’assurance, et parfois un refus même de s’assurer pour des raisons religieuses ou sociologiques (s’assurer, c’est appeler le malheur soi-même).
Les freins du côté de l’assureur sont le manque et l’insuffisance de communication à l’endroit des consommateurs d’assurances, le manque d’innovation et de création de produits adaptés au besoin de la clientèle, et enfin la lenteur et la résistance dans le règlement du sinistre, décourageant ainsi les assurés.
Les freins du côté de l’Etat quant à eux, sont, entre autres, l’absence ou l’insuffisance du contrôle de l’effectivité des assurances obligatoires, une fiscalité parfois pesante sur certains produits d’assurances, enfin une insuffisance de création de mesures incitatives pour l’investissement (plus il y a des investissements, plus il y a un besoin de les sécuriser).
En définitive, le secteur ne se développera davantage que lorsque chaque partie aura joué sa partition.
Nous, en tant que conseil, jouons déjà la nôtre en essayant de communiquer suffisamment avec les assurés, que nous représentons et que nous assistons gratuitement depuis la souscription de leurs polices d’assurances jusqu’au règlement de leurs sinistres. Et tout cela, quoiqu’on dise, nous ne le faisons pas seulement pour nous, mais également pour redorer l’image de l’Assureur toujours considéré à ce jour comme « un voleur ». En mon sens, le développement significatif du marché des assurances au Togo est donc à ce prix.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo
Un appel à propositions est lancé à l’endroit des jeunes agripreneurs (18 à 35 ans) résidant en Afrique, dans le cadre de l’édition 2019 du concours Agripitch. La date butoir pour le dépôt des candidatures est fixée au 19 avril 2019.
Trois catégories sont prévues à cet effet: celle des startups en phase d’amorçage, ouverte aux jeunes entrepreneurs agricoles répondant à des critères détaillés ici.
La 2è catégorie est celle des startups en phase de maturité, répondant aux critères suivants : être des individus ou des entreprises ayant une action sur le marché et dont les technologies/produits/services sont déjà sur le marché ; avoir un plan/une stratégie d’investissement et de croissance clairement défini(e), être une entreprise enregistrée.
Quant à la dernière, elle récompense les « All stars » ou étoiles du concours AgriPitch et est réservée aux anciens finalistes du concours AgriPitch qui présenteront leurs projets aux investisseurs, sans postuler pour des fonds de subvention. Ceux-ci doivent être parmi les dix finalistes des éditions 2017 et 2018 du concours, avoir un plan/une stratégie d’investissements et de croissance clairement défini(e), être une entreprise enregistrée.
Séna Akoda
En marge des assemblées annuelles des institutions financières de Bretton Woods qui se tiennent cette semaine à Washington, la Banque Mondiale a promis son appui à la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022). En réponse au plaidoyer mené par la délégation togolaise en faveur d’une augmentation de l’enveloppe financière accordée par la Banque au Togo.
C’était au cours d’une séance de travail entre la délégation togolaise composée de Sani Yaya, l’argentier, de Demba Tignokpa, planificateur du développement dans le gouvernement Klassou II, et celle de cette banque qui se constitue de son Vice-président, Hafez Ghanem (photo), de son directeur des opérations, Pierre Laporte, et de la représentante de l’institution à Lomé, Hawa Cissé Wagué.
Les deux parties ont également, au cours de cette rencontre, dressé le point de la situation macroéconomique du Togo. Notons que l’institution financière de Bretton Woods vient de confier la direction de ses opérations au Togo à Coralie Gevers, cadre de nationalité belge, en remplacement de Pierre Laporte.
Séna Akoda
Le projet de corridor routier Abidjan-Lagos se précise. Selon les informations, les études techniques et environnementales détaillées de sa faisabilité ont démarré.
Avec plus de 22 millions $ réunis à ce jour, tous les contrats liés aux études concernées sont déjà signés, apprend-on.
A cette phase, estime-t-on, le projet avance très bien. La cellule d’exécution du projet est d’ailleurs mise en place avec pour mission de suivre le projet, la réalisation des études y relatives, et de rendre compte à la Commission de la Cedeao, au fur et à mesure, indique-t-on.
Néanmoins, un complément de 3 millions $ devrait être mobilisé sans délai pour cette année, souligne-t-on.
Notons que ce corridor de plus de 1000 km, participe à 75% des activités commerciales de l’Afrique de l’ouest.
Conçu pour relier les capitales économiques Abidjan et Lagos, ce corridor devrait traverser Lomé et Cotonou. Selon les prévisions de la BAD, « en 2020, année prévue pour l’achèvement du projet, un poids lourd devrait pouvoir relier Lomé à Cotonou [150 kilomètres] en seulement 5 heures, contre près de 11h actuellement ».
Séna Akoda
La HAAC (Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication) du Togo vient de se doter d’un plan stratégique d’action sur la période 2019-2023. Ce document devrait permettre à l’institution de faire des médias et de ceux qui les animent, de véritables acteurs de développement.
Pour sa mise en œuvre, le régulateur des médias au Togo devrait mobiliser 3,5 milliards FCFA. Le Bureau pays du PNUD qui a apporté son appui à l’élaboration de ce document, s’engage également à contribuer à sa mise en œuvre.
Selon Maurille Agbokou, Consultant sur le projet, les moyens financiers ne sont pas suffisants à eux seuls, à faciliter le déploiement de ce plan. Il faudrait, au-delà de la mobilisation des moyens financiers, que le régulateur s’entende avec les médias et les gestionnaires de vidéoclubs, indique-t-il. Il insiste également sur la place des femmes dans les médias et organes de direction.
Pour lui, il est également important de faire une évaluation à chaque étape de mise en œuvre du plan, afin de procéder aux corrections nécessaires. Objectif : optimiser les acquis escomptés de ce plan stratégique d’action quinquennal.
Séna Akoda
Tripler le fret à destination des pays de l’hinterland, en portant le volume de marchandises qui transitent vers ces économies enclavées, de 3,786 millions de tonnes à 10,230 millions l’an d’ici 2040, c’est le défi ambitieux que s’est lancé le gouvernement togolais.
Pour y parvenir, Lomé prévoit la construction d’un port sec à Cinkassé (région des Savanes). L’infrastructure prévue pour s’étaler sur une superficie de 100 hectares, permettra de conteneuriser et de renforcer le corridor de transport entre le Port de Lomé et la ville de l’extrême-nord du Togo.
Selon la première charpente du projet, l’ouvrage sera doté d’installations douanières pour les marchandises du Burkina Faso, du Ghana et du Niger, d’entrepôts pour la déconteneurisation et distribution de fret, ainsi que d’un guichet unique et de bureaux pour l’aménagement des procédures et organisations logistiques. Aussi est-il prévu la mise en place d’installations et d’équipements modernes pour le transfert de cargo entre camions.
D’un coût estimatif de 50 millions $, ce projet dont la réalisation est prévue en mode Partenariat Public Privé (PPP), présente de multiples opportunités d’investissement pour les opérateurs économiques. Ainsi, les autorités togolaises recherchent des partenaires capables d’assurer la conception, la mobilisation du financement, la construction, l’exploitation et/ou la maintenance de cette plateforme portuaire.
Dans cette perspective, il fera partie du portefeuille de projets structurants du PND qui sera l’objet d’attraction lors du 1er forum économique Togo-UE prévu pour les 13 et 14 juin 2019.

Le groupe Ecobank tiendra son assemblée générale annuelle le 25 avril, dans un contexte marqué par une deuxième année consécutive de redressement. Comme en 2017, « il ne sera pas proposé de dividende par action au titre ».
Malgré « une croissance de 51 % du résultat avant impôt à 436 millions $ et un rendement sur l’actif corporel de 21 % », l’activité bancaire du groupe ayant son QG au 2365, Boulevard du Mono, Lomé – où se tiendra sa 31e AG, continue de battre de l’aile.
De 2,2 milliards $ en 2014, avant ses déboires, le produit net bancaire (marge d’intermédiation et commissions) a continuellement baissé pour chuter à 1,8 milliard $ fin 2018, le plus bas niveau depuis cinq ans.
Du côté du bilan, les crédits à la clientèle ont affiché une baisse de près de 189 millions $ l’an dernier. Et, pour les investisseurs, les fonds propres se sont dégradés de 360 millions $ sur la seule année.
Si Ecobank, n’explique pas ces contreperformances, son DG Adé Ayeyemi, reconnait toutefois qu’il « subsiste des risques et les cycles économiques » qui « vont se succéder », mais reste-t-il avec son équipe, « déterminés à offrir » aux clients un service de qualité.
« Je suis fier du travail accompli par les collaborateurs d’Ecobank ces trois dernières années pour stabiliser l’entreprise et la placer dans une position favorisant sa réussite à long terme et je leur en suis très reconnaissant. », a commenté l’ancien de CitiBank.
Au Centre Panafricain Ecobank, le 25 avril prochain, les actionnaires d’Ecobank devraient se pencher sur l’approbation des comptes, l’affectation du résultat, et autres sujets, notamment la ratification de la cooptation d’Administrateurs.