Togo First

Togo First

Un an après son lancement, le projet d'aménagement rural de la plaine de Djagblé (14 km de Lomé), affiche un taux d'exécution de 32%, ainsi qu'une mise en œuvre globale de 45%. Les travaux ont été constatés par une délégation ministérielle en visite sur site ce jeudi 21 février 2019. 

La délégation comprenait Noel Koutera Bataka et Bouraima Kanfitine Tchede-issa, respectivement, ministre en charge de l’agriculture, et ministre délégué auprès du ministre en charge de l’hydraulique villageoise.

Notons que le projet vise notamment à désenclaver la zone, d’une superficie de 340 hectares ; améliorer l’irrigation par des infrastructures hydrauliques pour favoriser l’accès des populations locales à l’eau potable, et promouvoir la production rizicole et maraichère. « Si tout va bien, d’ici quelques mois, les producteurs pourront commencer à exploiter ce site », a déclaré Noel Koutera Bataka lors de la visite. Et de ponctuer, « bientôt, on entendra parler d'un très bon riz de Djagblé ».

Rappelons que ce projet est cofinancé, à hauteur de 9,6 milliards FCFA, par le Togo, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA) et la Banque islamique de développement (BID).

 Ayi Renaud Dossavi

Une mission conduite par Sandra Johnson, Secrétaire d’Etat - Conseillère du Président togolais et Coordonnateur de la Cellule Climat des Affaires, séjourne depuis lundi à Kigali, apprend-on.

Objectif : avoir un partage d’expériences avec le pays qui occupe le 2è rang africain et le 29è mondial  dans le classement Doing Business 2019. Ce pays constitue en effet avec l’île Maurice (1er africain et 20è mondial) les deux seuls africains à se hisser dans le Top 30 mondial de ce classement.

Au menu de l’agenda, la mission devrait rencontrer les départements stratégiques impliqués dans l’amélioration du climat des affaires. Notamment le Rwanda Development Board, cheville ouvrière du suivi des réformes relatives à l’amélioration du climat des affaires et de la promotion de l’investissement. En particulier, il est en charge de la gestion du guichet unique de la création d’entreprise et de celui des investisseurs.

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Il est prévu également une séance de partage entre la mission et  le Rwanda Revenue Authority, point focal de l’indicateur Paiement des taxes et commerce transfrontalier.  La mairie sera sollicitée pour les questions relatives au permis de construire, ainsi que le département en charge du foncier.

Notons que sur l’indicateur « Création d’entreprise », le pays de Paul Kagamé se positionne au 51è rang sur 190 pays évalués pour 91,03 points sur 100. Sur l’indicateur « Paiement des taxes », il est 35è avec 84,55 points. En matière de « Commerce transfrontalier », il occupe la 88è place avec 74,88 points sur 100. Sur l’indicateur « Permis de construire » , le Rwanda est 106è,  avec 67,01 points.

Outre Sandra Johnson, la délégation est composée de représentants des administrations en charge des différents indicateurs, à savoir le Directeur du CFE, Sanwogo Samuel, le Directeur adjoint des services techniques de la mairie, s’agissant du permis de construire, deux représentants de l’office Togolais des Recettes, s’agissant du Transfert de propriété, de la rationalisation des procédures fiscales et douanières et enfin de l’expert de la Banque mondiale en charge du Projet relatif à l’amélioration du climat des affaires.

Séna Akoda

 

En un an, le nombre de souscriptions mobile, et d’utilisateurs d’internet, ont chacun augmenté de 12% au Togo, selon la plateforme Hootsuite dans son dernier rapport sur le digital dans le monde. Ces hausses représentent respectivement 716 000 souscriptions et 107 000 utilisateurs.

En matière de téléphonie mobile, cette croissance porte à 6,68 millions le nombre total de souscriptions au Togo. Ce qui représente une proportion de 83%, par rapport à la population totale (naturellement, un même utilisateur peut avoir plusieurs souscriptions).

Fait notable, près du quart des utilisateurs (21%) possèdent un compte de Mobile Money, dans un contexte où un peu moins de la moitié des Togolais (45%), sont rattachés à une institution financière physique.

Pour rappel, le Togo dispose à ce jour de deux opérateurs de téléphonie mobile, Moov et Togocel, fournissant chacun leur service de Mobile money, à savoir, Flooz et T-Money, respectivement.

Ayi Renaud Dossavi

En ligne avec ses réformes visant à faciliter la vie à ses partenaires, aux opérateurs économiques, aux commissionnaires en douane, etc, l’OTR offre désormais la possibilité de procéder au dédouanement des marchandises en ligne. Le jeudi 21 février 2019, au siège de l’institution, il a été procédé au lancement officiel de la dématérialisation de la procédure de dédouanement.

Une présentation a été faite à cet effet par Ouro-bodi Dissadama, directeur de l’informatique et des technologies de l’information de l’OTR.

De fait, si en migrant du logiciel Sydonia Plus à Sydonia World, l’OTR offrait déjà la possibilité de faire le dédouanement en ligne, toute la procédure n’était toutefois pas dématérialisée. Cette réforme ne permettait pas d’annexer en ligne les documents à la déclaration. Le déclarant était tenu de se diriger vers les bureaux des douanes afin de remettre les documents qui justifient sa déclaration, développe l'exposant.

L’innovation majeure, relève-t-il, est donc la possibilité de faire la déclaration en ligne, d'y joindre dorénavant le document, et même de payer en ligne les frais de dédouanement.

Avec cette réforme, tous les documents de dédouanement devraient être conservés dans le système. En outre, le traitement de la déclaration par le vérificateur aux fins de liquidation peut se faire sans la présence du déclarant.

Ajoutée à la possibilité ci-dessus rappelée de payer en ligne les frais de dédouanement via notamment l’interface d’Ecobank, cette réforme offre un avantage aux opérateurs économiques : un gain de temps grâce à la célérité dans le traitement de leurs dossiers et dans la récupération des marchandises.

Séna Akoda

Dans le cadre  des efforts tendant à une meilleure administration de la justice au Togo, un manuel de l’inspection va être édicté. Ce document devrait permettre aux inspecteurs de justice de mieux identifier les problèmes qui se posent à la justice togolaise et d’aider les magistrats à remplir convenablement leur mission de dire le droit.

Le projet est porté par le Programme d’Appui au Secteur de la Justice dans son volet Justice. Mercredi 20 février 2019, un atelier de validation de la 1ère mouture de ce document a été organisé.

L’idée, apprend-on, était de présenter le manuel aux acteurs concernés, notamment les autorités du ministère de la justice, les représentants de l’inspection générale, les magistrats de la Cour Suprême et de la Cour d’Appel de Lomé. Et en outre, de recueillir leurs contributions à l’amélioration de ce document, avant sa sortie définitive.

L’initiative de rendre disponible ce document, après le Guide des Droits et Obligations du justiciable et la directive sur l’Ethique et la Déontologie du magistrat, semble confirmer l’ambition des pouvoirs publics et de certains acteurs, de réduire au minimum la corruption au sein du corps judiciaire.

Séna Akoda

Le Togo va bientôt se doter d’un cadre juridique en matière de lutte contre l’exploitation anarchique des arbres et contre le trafic des espèces sauvages. En effet, un avant-projet de loi, pour la répression des infractions liées à la faune et la flore est à l’étude depuis ce jeudi 21 février 2019 à Lomé.

La mesure s’inscrit dans le cadre de la convention internationale sur le commerce international des espèces menacées d’extinction, et vise à renforcer le cadre juridique en matière lutte contre le trafic des espèces sauvages. « Le Togo, en phase avec cette convention qu’il a ratifiée, veut internaliser certaines dispositions, pour pouvoir sanctionner le non-respect de ces textes. », explique Tchakei Essowavana Ousmane, expert en environnement et développement.

Par ailleurs, « c’est la première fois qu’une loi est prise pour criminaliser, ce qui veut dire que quand vous abattez un arbre ou une espèce sauvage, cela constitue un crime, et vous pouvez payer, par une amende ou des peines de prison ».

Pour rappel, la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que la résilience aux effets du changement climatique, s’inscrivent dans l'axe 3 du Plan national de développement (PND 2018-2022).

Ayi Renaud Dossavi

L’International Business Bank (IBB), l’ex-Banque de l’Habitat du Burkina Faso, va, dans son plan d’expansion au-delà du Burkina Faso, s’implanter dans certains pays de la sous-région dont le Togo.

L’information a été rendue publique lors de l’inauguration du siège de cette institution financière à Ouagadougou.

Cet attrait du banquier burkinabè pour le Togo pourrait être porté par la dynamique d’amélioration du climat des affaires dans ce pays. En outre, le secteur bancaire y est dynamique et très concurrentiel, avec l’arrivée de grands groupes africains, voire internationaux.

En termes d'offres et de services, IBB devrait, selon Raphaël Bankou son Directeur Général, intervenir, entre autres, dans la banque de détails ou le financement de l’habitat.

Avec ses équipements-relais et ses installations de dernière génération, elle revendique la capacité d’offrir « les meilleures prestations bancaires à ses clients et ambitionne de se positionner comme un acteur majeur et privilégié des hommes d’affaires. »

Il est à rappeler que le principal actionnaire de cette banque, Mahamadou Bonkoungou (photo), patron du leader burkinabè des BTP (qui détient 51% des actions de la nouvelle banque), est déjà présent au Togo sur son principal segment : les BTP.

Séna Akoda

Le Togo renforce son arsenal de contrôle des finances publiques. En effet, hier 20 février 2019, le gouvernement a adopté un décret pour renforcer et réorganiser l’Inspection générale des finances (IGF). La démarche vise à améliorer l’assainissement et la gestion transparente des finances publiques.

Il s’agit également de s’aligner sur les normes et pratiques régionales et internationales en la matière. « La transposition des directives de l’UEMOA sur le cadre harmonisé de la gestion des finances a fait naître de nouvelles attributions et exigences pour l’IGF. », explique le communiqué du Conseil.

Ainsi, pour « prendre en compte les différents changements et les recommandations des diagnostics de la gestion des finances publiques réalisés », le gouvernement « renforce l’efficacité de l’action de l’IGF ».

Pour rappel, l’IGF est rattaché au ministère de l'économie et des finances; l’organe contrôle notamment le bon fonctionnement des directions centrales, des services extérieurs de tous les ministères, des collectivités territoriales et des établissements publics nationaux.

Ayi Renaud Dossavi

Selon le gouvernement togolais, les taux de fréquentation, de consultations externes, et d’imagerie, dans plusieurs centres hospitaliers du Togo (notamment les Centres hospitaliers universitaires de Kara et Lomé), ont connu une hausse générale cette année. Cette hausse des performances serait portée par l’approche contractuelle dans leur gestion, qui y est expérimentée. 

L’information est portée dans le cadre du dernier conseil des ministres, ce 20 février 2019, où le processus de contractualisation, entamé depuis 2017, a fait l’objet d’une première évaluation à court terme.

« A ce jour, des résultats satisfaisants ont été enregistrés. », souligne le communiqué du Conseil, « Au CMS Siou, par exemple, le taux de fréquentation a augmenté de 20%, le taux des consultations externes de 31%, le taux d’hospitalisation de 7% et le taux d’imagerie de 18%. Les recettes des prestations ont augmenté de 21% et celles de la pharmacie de 64%, entraînant une hausse totale de recettes de 44%. »

De plus « Les mêmes tendances ont été observées dans les autres formations sous contractualisation que sont le CHU Kara, les CHR de Dapaong, de Sokodé et d’Atakpamé et le CHP de Blitta. »

Pour rappel, l’approche contractuelle de la gestion des hôpitaux est une réforme du système sanitaire, sous l’égide du ministre de la santé et de l’hygiène publique, consistant à faire gérer les centres hospitaliers par un tandem public-privé.

Notons que, le gouvernement a également décidé d’étendre le processus à d’autres hôpitaux et formations sanitaires du Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les véhicules à moteurs seront désormais assujettis à une taxe. La Taxe sur les véhicules à moteurs (TVM) qui existait dans l’ancien code des impôts a été réorganisée et reconduite dans le nouveau dispositif fiscal, a confirmé hier mercredi 20 février l’Office togolais des recettes (OTR).

La taxe dont 85% est destinée à la  Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER), concerne les véhicules automobiles, les camions, les camionnettes, les tracteurs routiers ainsi qu’une certaine catégorie de motocyclettes, notamment les plus de 125cm3.

Sont exclus du champ de couverture de cette taxe les véhicules dont les propriétaires bénéficient  du privilège diplomatique ou consulaire, les véhicules des forces armées, des forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), des sapeurs-pompiers, et les ambulances ou véhicules de transport des malades. Les véhicules en transit, les motocyclettes de 125cm3 et moins, ainsi que les engins à usage agricoles sont également exemptés.

La taxe est payable en totalité en une seule fois par année. Le montant de la vignette varie de  10 000 FCFA pour les véhicules 5 chevaux  à  130 000 FCFA pour les camions de plus de 12 tonnes, tandis que les motocycelttes de plus 125 cm3 payeront 15 000 FCFA.

Si les motocyclettes n’y sont assujetties qu’une seule fois (à l’immatriculation), les autres véhicules quant à eux devront s’en acquitter  à l'immatriculation à la première année et à la visite technique pour les autres années.

Pour les véhicules acquis en cours d'année, précise-t-on,  le montant de la taxe est calculé au prorata temporis. « Celui qui paie ces taxes, a l'obligation d'apposer la vignette sur son véhicule pour permettre le contrôle », a prévenu Adoyi Essowavana, Commissaire des impôts.

Fiacre E. Kakpo

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