Togo First

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mercredi, 24 avril 2019 13:49

Togo : le nouveau port de pêche inauguré

Le nouveau port de pêche du Togo, situé à Gbetsogbe-Baguida (environ 10 km de Lomé), est désormais opérationnel.

Si la remise de l’ouvrage était d’abord attendue pour le mois de février, il a été officiellement inauguré par Faure Gnassingbé, président de la République, ce mercredi 24 avril 2019, dans le cadre des festivités des indépendances.

 La réalisation de l’infrastructure a été cofinancée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Togo, apprend-on de source officielle. Respectivement à hauteur de 14,46 milliards FCFA et 6,23 milliards FCFA. Ses travaux ont commencé en août 2017.

Doté d’une capacité de 300 pirogues, ce nouvel équipement devrait pallier la réduction de 30% du bassin de l’ancien Port de pêche, ainsi que de l’espace réservé au stationnement des pirogues, à cause des travaux de renforcement des capacités du port de Lomé.

Avec ce nouveau port de pêche, 8 000 emplois devraient être consolidés dont 3 500 transformatrices de poissons, 1 500 mareyeuses et 3 000 pêcheurs. 5 000 nouveaux emplois directs et indirects  sont attendus. Ces emplois concernent entre autres, la réparation des moteurs hors bords et des filets, le traitement de produits halieutiques, la fabrication et vente de glace, la vente de matériel de pêches et l’entretien des installations. 

Selon le Ministère de l'Agriculture, de la Production Animale et Halieutique (MAPAH), la plateforme va offrir un terreau fertile à l’intégration du circuit de commercialisation de la pêche artisanale à l’économie bleue, et contribuera à l’amélioration du revenu des acteurs et de la salubrité, sans oublier la qualité des produits.

La production halieutique annuelle devrait progresser pour atteindre 25 000 tonnes pour un sous-secteur qui représente environ 4% du PIB agricole, et 1% du PIB national 

Ayi Renaud Dossavi

La Banque mondiale vient d’approuver un financement de 224,7 millions $ pour aider la BOAD et la CEDEAO à étendre l’accès à l’électricité hors réseau dans 19 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel dont le Togo.

Le financement s’inscrit dans le cadre du Projet régional d’électrification hors réseau (ROGEP), financé à hauteur de 150 millions de dollars par des crédits et des dons de l’Association internationale de développement (IDA) et par une subvention en soutien à la relance de 74,7 millions de dollars du Fonds pour les technologies propres. Pour la CEDEAO, les ressources qui seront allouées, sont destinées au Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (ECREEE). 

Les fonds serviront essentiellement à l’amélioration de l’accès à l’électricité des ménages, des entreprises et institutions publiques « grâce à une approche régionale harmonisée de déploiement de systèmes solaires autonomes modernes ». Au moins 1,7 million d’individus actuellement privés d’électricité ou alimentés de manière aléatoire devraient en bénéficier, ainsi que des entreprises et des institutions publiques.

 « Jusqu’ici, seuls 3% des ménages de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel se servent des installations solaires domestiques alors que 208 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité dans la région. Ce projet assistera les décideurs dans l’abaissement des barrières afin de permettre la création d’un marché régional pour ce type d’équipements essentiels dans la réduction de la pauvreté énergétique dans la région.», a affirmé Rachid Benmessaoud (photo), le directeur de la Coordination pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

Les pays dont les ressortissants bénéficieront de ce financement sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Liberia, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, la République centrafricaine, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.

Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a inauguré mardi 23 avril, une usine de production de fer à béton à Kara, dans le Nord du Togo.

L’investissement est estimé à 4,1 milliards FCFA. Implantée  sur une superficie de 5 hectares dans la Zone franche de Kara, l’usine  Steel Cube Togo (SCT) est une initiative du groupe indien HCURE IMPEX LLP. Selon l’Agence togolaise de presse (ATOP), l’usine dont la capacité de production est estimée à 3 000 tonnes par mois, utilisera 4 500 tonnes de ferrailles de récupération et générera 400 emplois directs et 800 emplois  indirects. 70% de sa production est destinée à l’export.

Selon Tiwari N'ripandra Oumar, le DG de Steel Cube Togo, le groupe HCURE IMPEX LLP envisage de construire une autre usine de production de papiers d'emballage au Togo.

L’inauguration de cette fabrique de fer à béton intervient dans le cadre de la célébration de l’indépendance de la République togolaise le 27 avril 2019. Plusieurs autres inaugurations et lancements de travaux sont prévus.

En 2020, le Togo devrait délaisser l’approche du budget de moyens pour opter pour un budget programme. Ceci afin d’améliorer les performances de l’Etat, dans l’atteinte de ses objectifs.

L’information ressort de l’atelier sur la revue qualité des programmes des ministères du Togo, qui s’est ouvert ce mardi 23 avril 2019 à Lomé. Une rencontre à l’initiative du ministère de l’Economie et des Finances, réunissant les cadres de l’administration (Secrétaires et directeurs généraux, chefs de service, etc.).

En effet, ainsi que l’annonce Patoki Badanam (photo), Secrétaire général dudit ministère, « le budget de l’Etat, gestion 2020, sera présenté et adopté exclusivement sous forme de programmes », en remplacement du budget de moyens, actuellement en vigueur et qui « a fait la preuve de ses limites ».

Notons à cet effet que cette rencontre vise notamment à familiariser les participants avec cette approche Programme, sa mise en œuvre, ainsi que les erreurs à éviter dans le découpage de leurs ministères en programmes et actions budgétaires.

Ces mutations s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des réformes des finances publiques dans les Etats membres de l’UEMOA, ainsi que du Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE), appuyé par l’Union européenne et la Banque mondiale.

Rappelons que, pour le compte de l’année 2019, le gouvernement avait présenté les deux types de budgets au Parlement.

Ayi Renaud Dossavi

61 000 ménages issus de 585 villages des 209 cantons les plus pauvres du Togo bénéficieront désormais, sur deux ans, d’une subvention trimestrielle de 15 000 FCFA.

Le coup d’envoi de cette nouvelle vague de transferts monétaires a été donné, ce mardi 23 avril, à Timbou dans la ville de Cinkassé, par Faure Gnassingbé. C’était dans le cadre des festivités du 27 avril, fête de l’indépendance.

L’opération, une sous-composante du projet « Filets sociaux et services de base (FSB) », dont la phase opérationnelle a commencé depuis décembre, est cofinancée par la Banque mondiale et l’Etat togolais. Le budget dédié, cette année, est estimé à 4,32 milliards FCFA, dont 3 milliards FCFA de la Banque Mondiale et 1,32 milliard FCFA de l’Etat togolais.

Les fonds alloués sont destinés « aux besoins d’alimentation, de santé, de scolarité des enfants, et pour la constitution d’une épargne en vue du démarrage d’activités génératrices de revenus », a indiqué la Présidence, assurant que les ménages bénéficiaires ont été identifiés sur la base d’une « enquête rigoureuse » de l'Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).

Pour la CNUCED, un divorce brutal entre Londres et l’UE « affecterait de manière significative les conditions d’accès au marché britannique des pays en voie de développement ». Cependant, une sortie brusque devrait avoir peu d’effets sur l’économie togolaise, selon une étude publiée ce mois-ci par l’organisme onusien sur l’impact économique que pourrait avoir le Brexit sur les économies des pays en développement.

Le rapport montre, en effet, que l’Uemoa est l’une des zones les moins exposées. Le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali ou le Niger, dont les exportations vers la Grande-Bretagne en valeur sont encore insignifiantes, seront peu touchés par l’impasse au Parlement britannique. Quant au Sénégal, le manque à gagner est estimé à 1,5 million $. La Côte d’Ivoire, la grande victime de l’Union devrait voir 8% de ses exportations affectées. Ses recettes à l’export pourraient chuter de 29,7 millions $.

Si, parmi les voisins limitrophes du Togo, le Bénin et le Burkina Faso sont presque à l’abri, la facture pourrait être salée pour le Ghana. 39% des exportations du pays anglophone pourraient être affectés, sur fond de choc. En valeur, la CNUCED estime ses pertes potentielles de recettes à l’export à 91 millions $. C’est la première victime du Brexit dur en Afrique subsaharienne, le deuxième sur tout le continent après le Maroc (-97 millions).

Au total, une vingtaine de pays africains devraient essuyer des pertes de revenus d'exportation dont le montant global est estimé à 420 millions $.

En dépit de la profitabilité pour l’Afrique d’un « no deal », ce gain ne concernerait que seulement 5 pays africains. C’est l’Afrique du Sud, avec un gain de 3,04 milliards $, qui bénéficierait le plus d’un Brexit sans accord sur l’avenir des relations économiques entre la perfide Albion et ses cousins d’Europe. Les autres pays gagnants sont l'Île Maurice (220 millions $), le Botswana (190 millions $), les Seychelles (105 millions $) et la Namibie (85 millions $). Soit un total de 3,24 milliards de gains pour l’Afrique.

Les grands gagnants au niveau mondial sont la Chine, les Etats-Unis, le Japon, la Thaïlande.

Les candidats qui ambitionnent de décrocher du financement pour leurs projets, lors du forum économique Togo-UE, ont encore 7 jours pour soumettre leurs candidatures. L’appel à projets lancé afin de répertorier des  initiatives en lien avec le Plan national de développement (PND) expire le 30 avril prochain.

En rappel, les projets sont ceux concernés par les 3 axes prioritaires du PND à savoir : l’agriculture et l’agroalimentaire ; les banques et assurances ; les BTP et matériaux de construction ; le commerce, le négoce et la distribution ; l’édition, la communication/ multimédia.

Il y a, en outre, des secteurs comme l’électronique et l’électricité, l’énergie ; l’informatique, l’Internet, les télécommunications ; les Transports/ Logistique, les services aux entreprises, études et conseils, etc.

Les dépôts de candidature se font en ligne via https://100projets.forumtogo-ue.com/ ; à noter que les inscriptions au forum sont payantes.

A terme, 100 projets devraient être retenus pour être présentés lors des sessions interactives B2B au cours du forum prévu les 13 et 14 juin prochains.

A cette 1re rencontre économique Togo-UE sont attendus 400 participants, dont 150 opérateurs économiques européens.

Séna Akoda

L’Institut de Conseil d’Appui Technique de Kara (ICAT-Kara) sert de cadre ce mardi 23 avril à une session de formation en lien avec le projet d’agropole de la Kara.

Selon les informations, une session méthodologique est en cours pour former les cadres à déployer sur le terrain, à l’identification des sites des Centres Techniques et de Coopération Agricole (CTA) et des blocs de production de l’agropole de Kara.

Avec cette étape, le chemin semble de plus en plus balisé vers la mise en place de cette technopole agroalimentaire. La suite devrait consister à identifier les CTA et les blocs de production.

La session méthodologique intervient, notons-le, après une vaste tournée de la coordination du projet et de Noël Bataka, ministre en charge de l’agriculture, dans plusieurs localités de la réghion de la Kara. Objectif: sensibiliser les populations de la région aux opportunités d’emplois et de développement que devrait générer ce projet.

 Séna Akoda

Avec une progression de +24,8%, le Togo a enregistré la plus importante hausse des montants de dépôts dans les établissements de microfinance, ou Systèmes financiers décentralisés (SFD), dans l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) en 2018. Un tel pourcentage place le pays notamment devant le Mali (+23,4%), le Bénin (+6,0%), ou la Cote d’Ivoire (5,9%).

L’information ressort de la dernière note de la Bceao (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) sur la situation de la microfinance dans l’Union monétaire ouest-africaine, parue en ce mois d’avril, et qui couvre la période de décembre 2017 à décembre 2018.

De même, l’encours des crédits des SFD a connu une progression de +24,8% au Togo, le pays enregistrant à ce titre, la deuxième plus importante hausse dans l’Union, juste derrière le Bénin (+34,1%), et se positionnant devant le Burkina Faso (+21,1%), le Mali (+20,2%), la Côte d'Ivoire (+17,0%) et le Sénégal (+11,6%).

De manière globale dans l’Union, ce montant a connu une croissance moyenne de 18,2%, par rapport à son niveau à fin décembre 2017, pour ressortir à 1 414,7 milliards FCFA.

Notons que ces pourcentages s’expriment sur fond d’une « évolution relativement opportune à l'inclusion financière », constate la Banque centrale.

Ayi Renaud Dossavi

Après avoir fait l’option de soutenir le Plan national de développement (PND), le bureau Togo du PNUD envisage un partenariat « solide » avec la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT).

Lors d’une séance d’échanges ce jeudi 18 avril avec Germain Mèba, président de cette institution, Aliou Dia, nouveau représentant-résident du PNUD au Togo, a évoqué cette piste pour servir de catalyseur à la mise en œuvre du PND (2018-2022).

Pour atteindre ce cap,  le n°1 du PNUD au Togo a mis un accent sur l’émergence d’un secteur privé togolais fort et la promotion d’investissements innovants.

Plus spécifiquement, le PNUD semble très sensible à la question des emplois prévus à l’horizon 2022, en droite ligne avec les objectifs de développement durable. L’institution onusienne devrait travailler avec la CCIT à la création des 500 000 emplois projetés.

Selon Aliou Dia, « l’engagement du secteur privé est primordial pour l’atteinte des ODD et la réalisation du PND 2018-2022 ».

En rappel, la part contributive du secteur privé à la mise en œuvre du PND est attendue à 65 % de 4 622 milliards FCFA, soit près de 3000 milliards.

Séna Akoda

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