Togo First

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Selon le Comité interministériel en charge des redevances pour l’éclairage public, le gouvernement togolais a payé en 2018, une facture de 7 milliards FCFA à la compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) sur un cumul d’impayés qui se chiffrait globalement à 9 milliards FCFA. C'est ce qu’a indiqué Abas Aboulaye, directeur togolais de l’Energie.

Cette intervention gouvernementale pour soulager quelque peu la trésorerie de la CEET est due au fait que les collectivités locales ne s'acquittent pas régulièrement de leurs redevances au titre de l’éclairage public, explique-t-on. Le solde restant dû se chiffre donc aujourd’hui à 2 milliards FCFA.

De fait, pour trouver une approche globale permettant de régler plus sereinement le problème des redevances, faciliter le règlement de la consommation et réorganiser la maintenance de l’éclairage public, le comité était à Dapaong pour échanger avec les représentants des collectivités locales.

Après la région des Savanes, Kara, Sokodé, Atakpamé et Lomé devraient également accueillir ce comité.

Notons que chaque client de la CEET supporte 1 F sur la facture de sa consommation, destiné à la maintenance de l’éclairage public.

Séna Akoda

jeudi, 21 février 2019 06:59

L’OTR a un nouveau Commissaire Général

Philippe Kokou Tchodie, anciennement en charge des Services Généraux, est le nouveau Commissaire Général de l’Office togolais des recettes (OTR). Sa nomination a été actée par décret ce mercredi 20 février à l’issue du 4e Conseil des ministres tenu à Lomé.

Il remplace Kodjo Sevon-Tepe Adedze, nommé plus tôt ministre du Commerce, des transports, de l’Industrie, du développement du secteur privé et de la promotion de la consommation locale.

Par ailleurs, Atta-Kakra Essien, jusque-là Directeur des opérations douanières régionales, prend les rênes du Commissariat des Douanes et Droits Indirects.

Les deux promus, en collaboration avec le Commissaire des Impôts Adoyi Essowavana, auront pour mission de poursuivre les efforts de modernisation de l’institution et d’optimisation de la collecte des recettes, entamés depuis 2014.

Fiacre E. Kakpo

Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) finance depuis 2006 des projets locaux, dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, dont le Togo, à travers son Programme de petites initiatives (PPI).

Cet appui vise à renforcer la contribution de la société civile dans ces pays, en matière de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique.

Pour la 5ème édition du PPI, le Fonds lance un appel à projets aux Organisations de la société civile des pays bénéficiaires, dont les organisations togolaises, depuis ce mardi 19 février 2019.

Les projets recherchés doivent aborder les thématiques suivantes : l’amélioration de la gouvernance territoriale, la protection des espèces menacées, la gestion des aires protégées et de leurs périphéries et la lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvage.

Notons qu’à ce jour, 34 projets et réseaux d’OSC sont soutenus par le Fonds, dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, jusqu’en septembre 2019.

Le règlement complet est consultable sur le site de l’ambassade de France au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

Si le Togo est a le meilleur indice de connectivité mondiale dans la zone Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine), comme le souligne l’édition 2018 du DHL interconnectedness index, la majorité de ses flux internationaux de capitaux, de personnes, d’informations et de commerce s’établissent avec ses voisins de l’espace communautaire.

Ainsi, selon le même rapport, les cinq pays qui ont les plus importantes parts dans les flux internationaux du Togo sont : le Nigéria, le Ghana, le Bénin, le Niger et la Côte d'Ivoire, ses voisins de la sous-région, représentant respectivement des parts de 18%, 13%, 12%, 10% et 6% des flux.

Pour le Togo, les cinq autres pays qui forment le Top 10 sont : la France (6%), le Burkina Faso (4%), l’Allemagne (3%), la Chine (3%) et le Gabon (1,9%).

Ce qui représente donc au total : 6 pays de l’Uemoa (51%), 1 pays d’Afrique centrale (1,9%), deux pays d’Europe occidentale (9%), ainsi que le dragon chinois (3%).

Pour rappel, en ce qui concerne les exportations, le top 3 des pays importateurs de produits togolais, au second semestre 2018, étaient : le Burkina Faso, le Bénin et l’Inde, avec respectivement, 39,5%, 19,5% et 7,2% des exports, selon le dernier Rapport économique, financier et social du Togo.

Ayi Renaud Dossavi

mercredi, 20 février 2019 15:21

Au Togo, le débat sur le franc CFA s'envenime

« Le CFA est un héritage colonial mais qui a été africanisé, et qui est envié de par le monde », a affirmé hier Kossi Ténou (photo), directeur national de la Bceao, à l’occasion d’un point de presse organisé hier 19 février 2019, en réponse à la polémique autour de la monnaie de l’espace Uemoa.

« Une monnaie solide, qui assume parfaitement les fonctions qu'une monnaie doit assurer, en particulier la fonction de réserve de valeur, et donc de stabilité des prix », a ajouté le représentant-pays de la Banque centrale. De même, sa stabilité offrirait « un niveau d'épargne consistant, qui assure les investissements et donc la croissance économique », a-t-il poursuivi.

Ces déclarations se veulent une réponse aux positons anti-CFA, notamment celles de Kako Nubukpo, économiste togolais, qui tranchait sur les antennes de RFI, le dimanche 3 février 2019 : « Le CFA est une monnaie qui est inefficace d'un point de vue économique, qui est illégitime d'un point de vue politique, et qui est inéquitable d'un point de vue social. »

Kossi Ténou n’a pas manqué de lancer quelques piques, « par rapport aux déclarations de Kako », déclarant que ce dernier aurait une compréhension erronée du fonctionnement du franc CFA : « Que monsieur Kako dise qu’on peut rapatrier les réserves de changes, nous nous disons que ce n’est pas un économiste. » Le Directeur a affirmé l’avoir entretenu à plusieurs reprises sur la question.

« Je n'ai jamais rencontré monsieur Ténou, je n'ai jamais cherché à le rencontrer », par ailleurs, « Je me donne le droit d’attaquer le directeur national de la BCEAO pour diffamation suite aux propos qu’il a tenus à mon endroit hier lors de la conférence de presse », a réagit l’ancien ministre de la prospective togolais, qui considère que le CFA « appauvrit les Africains ».

Ayi Renaud Dossavi

Les hommes d’affaires disposent dorénavant d’un espace publicitaire « outdoor » pour accroître leur visibilité à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma.

La Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT) et la structure « Force One Africa » ont procédé mardi 19 février 2019 à Lomé, au lancement de la plateforme publicitaire dénommée « Force One Africa », conçue à cet effet.

Concrètement, l’extérieur et l’intérieur de l’aérogare vont servir d’espaces publicitaires. La promotion de la visibilité des opérateurs économiques se fera via des supports de communication traditionnels (affichages sur les murs) et des affichages numériques. La cible visée est constituée des passagers en attente de mouvements (départs / arrivées).

Les annonceurs devraient en guise de retour sur investissements, bénéficier d’une meilleure visibilité tant sur le plan national qu’international, pour booster leurs chiffres d’affaires.

En optimisant la visibilité des sociétés qui auront recours aux offres disponibles, la plateforme publicitaire « Force One Africa » contribuera également à renforcer la visibilité de l’aérogare sur le plan international, espère  le Colonel Gnama Latta Dokissime, directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC- Togo) et de la SALT.

Séna Akoda

Le forum économique Togo-UE, annoncé pour les 13 et 14 juin 2019 à Lomé, pourrait offrir l’opportunité aux porteurs de 100 projets matures en rapport avec le Plan National de Développement (PND 2018-2022) de décrocher des financements.

Très bientôt, le comité d’organisation de cette rencontre éminemment économique devrait lancer un appel à projets bancables via un portail web dédié, en conception.

Selon les informations, un comité sera installé pour évaluer les dossiers soumis, sur la base de certains critères qui seront préalablement rendus publics via le site web.

Les porteurs des 100 meilleurs projets matures qui seront sélectionnés, devraient bénéficier de sessions de renforcements de capacités. L’idée est de leur faire acquérir des aptitudes pour défendre ces projets face aux investisseurs européens et décrocher des partenariats lors des rencontres B2B prévues lors du forum économique.

De fait, l'événement, placé sous l’autorité du Ministre du Commerce, Kodjo Adedze (photo), prévoit 200 rencontres B2B entre investisseurs togolais et européens. Avec en ligne de mire, des transactions à la hauteur de 500 millions $ initiées pour des partenariats et le financement.

 Séna Akoda

Les numéros de comptes des clients de la filiale togolaise d’Ecobank connaissent une mutation. De 16 chiffres, les nouveaux numéros passent à 12 chiffres.

Ce changement a été opéré à la faveur d’une mise à niveau des systèmes de la banque afin dit-on, « d’améliorer l’efficacité du service ».

Il est annoncé également qu’à compter du 1er mars 2019, le numéro d’identification exigé du client pour l’accès à son relevé de compte électronique mensuel se composera des 9 premiers chiffres de son nouveau numéro de compte.

Les nouvelles dispositions concernent également les utilisateurs des services bancaires par internet et ceux qui utilisent l’application mobile Ecobank. Selon un document de la filiale togolaise de la banque panafricaine, rien d’autre n’a fondamentalement changé.

Une précision importante, souligne-t-on, est que les anciens numéros de compte restent valables pour toutes les transactions. Jusqu’à quand ? Cette date n’a pas été communiquée.

 Séna Akoda

Une formation internationale de cadres de l’aviation civile se tient à Lomé depuis hier 18 février 2019. A l’initiative de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), la rencontre de 5 jours réunit huit pays, et est axée sur la gestion de la conformité aux normes et pratiques recommandées pour la sécurité et la sûreté de la navigation aérienne.

La session devrait « permettre aux participants de mieux comprendre les normes et les pratiques recommandées qui sont internationalement reconnues », explique Mr François-Xavier Salambanga, expert de l'OACI. Le but étant de « renforcer leurs capacités pour prendre la bonne décision, au bon moment, pour la bonne cause », ponctue-t-il.

Le Col. Dokisime Gnama Latta, Directeur Général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), a pour sa part souligné le caractère capital de cette formation. Afin qu’il y ait « zéro risque d'accident » et que les pays participants aient de « très bons scores dans les audits ».

Cette formation de l’OACI est organisée en collaboration avec la République populaire de Chine.

Ayi Renaud Dossavi

Sur une série de deux émissions de titres à succès, après une fausse note enregistrée en janvier, le Togo repart vendredi prochain sur le marché financier régional UMOA-TITRES.

Objectif : collecter 15 milliards FCFA par obligations assimilables du trésor avec comme valeur nominale unitaire 10 000 FCFA. Les fonds mobilisés devraient permettre d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat gestion 2019.

L’avis d’appel d’offre indique que l’émission en vue va être stipulée pour une maturité de  24 mois. L’échéance est ainsi fixée au 23 avril 2021.

«Le remboursement de ces obligations se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement In Fine)», au taux d’intérêt de 6,25%, précise le document.

La dernière opération prévue par le Togo sur le marché financier régional UMOA-TITRES au cours du 1er trimestre 2019, devrait s’effectuer le 8 mars prochain. Le pays devrait espérer mobiliser 20 milliards FCFA.  

Notons qu’au premier trimestre 2019, le pays a prévu d’engranger quelques 95 milliards FCFA sur ce marché.

Séna Akoda

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