Togo First

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L'Office Togolais des Recettes (OTR) vient de publier sur son site web (www.otr.tg), le répertoire des entreprises fiscalement à jour. 

Cette publication, en ligne avec les dispositions de l'article 10 du livre des procédures fiscales, a vocation à permettre aux opérateurs économiques de connaître leur statut.

En effet, les entreprises qui manquent à leurs obligations de paiement des impôts, sont celles qui ne figurent pas sur ce répertoire.

Aussi, devraient-elles prendre les dispositions idoines pour se mettre en règle. Plus spécifiquement, l'OTR les convie à prendre attache avec leur service fiscal de rattachement, pour les formalités de mise à jour de leur situation.

Faute de quoi, rappelle l’institution en charge du recouvrement au Togo, « une retenue de 15% de la valeur en douanes sera opérée sur chacune de leurs importations, conformément à la loi ».

Séna Akoda

La date limite pour soumettre les projets au Forum Togo-UE (FETUE) vient d’être repoussée de 12 jours, les candidats ont à présent jusqu’au dimanche 12 Mai 2019, pour postuler.

Si cet appel, qui vise à sélectionner 100 projets bancables destinés à être présentés aux investisseurs européens lors du forum, a été repoussé, c’est notamment pour donner plus de temps aux acteurs du secteur privé togolais.

Par ailleurs, informe le Comité d’organisation du Forum, durant cette période de report, ces opérateurs économiques pourront également bénéficier d'un accompagnement, pour le montage de leurs dossiers.

On notera, en ce sens, que les projets en question doivent concerner les 3 axes prioritaires du PND (Plan national de développement), à savoir : l’agriculture et l’agroalimentaire ; les banques et assurances ; les BTP et matériaux de construction ; le commerce, le négoce et la distribution ; l’édition, la communication/ multimédia.

Pour rappel, le FETUE, prévu pour les 13 et 14 juin à Lomé, est organisé conjointement par le gouvernement togolais, la délégation de l'UE au Togo, ainsi que le secteur privé national. La rencontre attend 400 participants, dont 150 opérateurs économiques européens.

Ayi Renaud Dossavi

Dès janvier 2020, la valeur indiciaire dans l’administration publique va connaître une augmentation, a promis hier, dans son discours sur l’état de la nation, devant le Parlement, Faure Gnassingbé.

La mesure fait partie d’un lot de promesses faites dans le social par le président togolais. Une série de mesures sociales dont la plupart devra prendre corps à partie de la prochaine loi de finances. Ce dégel est le deuxième après l’augmentation de 6% de 2013 suite à de longues négociations entre syndicat des travailleurs et gouvernement.

Pour le n°1 togolais, cette revalorisation vise à améliorer le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Outre la question salariale, la reprise de l’allocation de départ à la retraite est annoncée également pour 2020. « Le gouvernement intensifiera les consultations et engagera les études actuarielles nécessaires pour la reprise - toujours dès janvier 2020 - de l’allocation de départ à la retraite, d’une façon soutenable et compatible avec la poursuite des efforts d’assainissement de nos finances publiques. », s’est engagé Faure Gnassingbé.

Et de poursuivre : « de plus, les dispositions sont d’ores et déjà prises pour la construction de deux locaux qui seront mis à la disposition des associations pour servir de maisons des retraités. » Ces maisons permettront aux retraités d’exercer différentes activités génératrices de revenus adaptées à leur statut, expliquera plus tard à la télévision nationale, Christian Trimua, Ministre des Droits de l'Homme et chargé des Relations avec les Institutions de la République.

Plus encore pour le Chef de l’Etat togolais, outre les considérations liées à la place des aînés, ces mesures se fondent sur l’engagement « à faire de la justice sociale une réalité vécue par tous, à travers la redistribution effective des fruits de la croissance nationale. »

Au Togo, la part réservée aux jeunes et femmes entrepreneurs dans les attributions de marchés publics sera désormais portée à 25%. Le nouveau quota a été annoncé par le Président Faure Gnassingbé ce vendredi, devant le Parlement, dans son discours sur l’état de la nation. Discours prononcé à la veille du 59e anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale.

Cette nouvelle mesure d’augmentation intervient sur fond de résultats mitigés. En effet, dans son message de vœux à la nation le mercredi 03 janvier 2018, le président togolais avait annoncé la garantie de 20% de la commande publique aux jeunes et femmes entrepreneurs locaux. 

Après un an d’exécution, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs, pour diverses raisons, dont le régime fiscal de la plupart des  entreprises dirigées par les jeunes ayant postulé.

Si le numéro 1 togolais estime que près de 4000 entrepreneurs ont saisi les opportunités offertes par la mesure, seulement  12 milliards 638 millions de FCFA de marchés ont pu être enlevés par cette couche sociale, nettement en deçà de l’objectif initial.

« Il est possible de faire beaucoup mieux. », a lancé Faure Gnassingbé qui annonce dans la foulée que des instructions ont été  données, «pour que dispositions supplémentaires de facilitation et de simplification soient prises, ainsi que des mécanismes dédiés d’appuis financiers mis en œuvre »

Tout en encourageant « ceux [entrepreneurs, ndlr] qui ne l’ont pas encore fait à s’y intéresser, à en faire usage et à contribuer à son amélioration en partageant leurs retours d’expériences avec les services compétents », le Président togolais a émis le  souhait  de voir « cette mesure spéciale, destinée à accentuer l’intégration des bénéficiaires dans la vie économique, renforcée afin d’en optimiser les résultats. »

D’enfant de la terre à Officier de l’ordre du mérite agricole, telle est la trajectoire de cet entrepreneur togolais, décoré par le Premier ministre lors du récent Forum national du Paysan Togolais. Tchakondo Abdoul Kabirou est l’un des jeunes Togolais qui ont fait de la promotion des fruits locaux, leur combat. Son fruit, c’est le rône, fruit ovoïde ou globuleux lisse, de couleur jaune, marron ou orange issu du rônier ou borasse que l’on retrouve en abondance dans le nord du Togo. Aujourd’hui à la tête de Juro, une entreprise qui transforme, produit et commercialise le jus issu de ce fruit, Tchakondo emploie 10 personnes et enregistre un chiffre d’affaires annuel de 10 millions FCFA. TogoFirst est allé à sa rencontre.

 34816 in 1 TogoFirst 34816 A la rencontre de Tchakondo Abdoul Kabirou promoteur du jus de fruits OcB

Tchakondo Abdoul Kabirou,

TogoFirst : D’où est partie l’idée ?

Tchakondo Abdoul Kabirou : J’ai été directeur général adjoint d’une entreprise que j’ai cofondée avec un ami et je m’occupais des activités sur le terrain pendant que mon collègue gérait les affaires administratives. Au cours de mes multiples tournées, j’ai constaté que chaque année, des milliers de fruits de rônier étaient abandonnés dans la savane. Pourtant les paysans à qui appartenaient ces terres vivaient sous le seuil de pauvreté. J’ai donc décidé de trouver une solution pour exploiter ces fruits délicieux et qui ont beaucoup de vertus. Cela permettrait non seulement de promouvoir la consommation de ce fruit souvent méconnu et délaissé à tort, mais aussi d’inciter les paysans à entretenir ces arbres qui sont souvent abattus pour faire de la charpente en menuiserie. Ainsi est née l’idée d’entreprendre dans ce domaine.

T.F : Avez-vous bénéficié d’un accompagnement ?

T.A.K : Oui du PASA (programme d’appui au secteur agricole, ndlr). Cette structure nous a fait un financement à hauteur de 3,5 millions FCFA. Nous venons d’obtenir la première tranche de 1,7 millions et nous attendons la deuxième tranche.

T.F : Comment s’effectue la transformation de rône en jus ?

T.A.K : Les fruits nous viennent des régions des Savanes, Centrale et des Plateaux. Une fois que la matière première arrive à l’unité de production qui est en même temps le siège de l’entreprise, les fruits sont lavés, épluchés et dépulpés puis mis en machine pour être pressés. On extrait le jus qu’on prépare. S’en suit le conditionnement à chaud dans les bouteilles, l’étiquetage et le stockage. Aujourd’hui nous produisons jusqu’à 5000 bouteilles par mois.

34816 in 2 TogoFirst 34816 A la rencontre de Tchakondo Abdoul Kabirou promoteur du jus de fruits OcB

T.F : Arrivez-vous à les écouler facilement ?

T.A.K : Non. Et c’est la première difficulté que nous rencontrons. Surtout que c’est un nouveau produit sur le marché, il n’est pas encore très assimilé par les consommateurs donc l’écoulement ne se fait pas encore comme nous le voulons mais nous espérons qu’avec les mécanismes que nous mettons en place, cela s’améliorera.

L’autre difficulté réside dans la disponibilité du produit. Pendant 3 mois, de novembre à janvier, il y a une pénurie du coup pendant cette période, c’est un peu compliqué de travailler. Le reste de l’année, les fruits sont disponibles.

T.F : Quelles sont vos perspectives ?

T.A.K : Conquérir Lomé et passer à l’intérieur du pays. Nous désirons vraiment que les Togolais consomment ce jus. Cela permettra de valoriser la production locale et freiner un peu l’entrée des jus et boissons étrangères dans le pays.

Nous ambitionnons également de mettre sur pied une seconde unité de production dans les Savanes, là où nous nous approvisionnons. Cela permettra aux paysans avec qui nous collaborons de bénéficier des emplois que cela va offrir.

Propos recueillis par Octave A. Bruce

Face au Parlement ce vendredi 26 avril 2019, veille la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance, Faure Gnassingbé s’est adressé à la nation. Un discours sur l’état de la nation, avec en toile de fond les secteurs socio-économiques, la cohésion sociale,  le renforcement de la gouvernance, la question sécuritaire, ainsi que le PND. D’importantes mesures ont été annoncées par le Chef de l’Etat.

L’une des premières mesures porte sur le volet social.  Ainsi, dès janvier 2020, le gouvernement procédera à un relèvement de 5% de la valeur indiciaire des travailleurs, après une valorisation de 6% accordée en 2013.

« J’ai instruit, dans ce sens, le gouvernement de prendre en compte, dans le cadre du prochain budget, les préoccupations visant à améliorer le pouvoir d’achat, à travers la revalorisation, dès janvier 2020, de la valeur indiciaire à hauteur de 5%. », a assuré le Chef de l’Etat togolais qui se dit très attaché «à la recherche de l’amélioration des conditions de vie des citoyens »

En outre, à partir de l’année prochaine, «le gouvernement intensifiera les consultations et engagera les études actuarielles nécessaires pour la reprise  de l’allocation de départ à la retraite, d’une façon soutenable et compatible avec la poursuite des efforts d’assainissement de nos finances publiques. », a-t-il promis, assurant que des « dispositions sont d’ores et déjà prises pour la construction de deux locaux qui seront mis à la disposition des associations pour servir de maisons des retraités. »

Toujours au chapitre social, le Président est revenu sur la promesse des 20% de marchés publics promis aux jeunes et femmes, une mesure du 03 janvier 2018 visant à faire bénéficier à ces couches la commande publique. Face à des objectifs qui, globalement n’ont été atteints qu’à moitié,  de nouvelles instructions ont été données, pour que des dispositions supplémentaires de facilitation et de simplification soient prises ; ainsi que des mécanismes dédiés d’appuis financiers mis en œuvre. Ainsi, la part réservée aux jeunes et femmes entrepreneurs dans les attributions de marchés publics sera désormais portée à 25%.

Le Président n’a pas manqué d’évoquer la  « très » sensible question de la gouvernance. Alors que le Togo a entrepris depuis fin 2017 un vaste chantier de réformes en matière de climat des affaires et de la gouvernance publique, Faure Gnassingbé annonce « une profonde mutation » dans l’administration publique. Objectif : « répondre aux exigences de l’heure », car dit-il,  « d’elle dépend largement la perception de l’acteur public par les opérateurs et les investisseurs privés ». Un secteur privé que le locataire de la Marina convie « instamment » à jouer pleinement sa partition à l’aune du PND.

« Avec le PND, nous avons fait le pari de la confiance à l’investissement privé -national et accélérer la croissance économique du Togo. Afin de permettre un fonctionnement optimal de ce modèle de partenariat public-privé, le désengagement amorcé de l’État des secteurs productifs et financiers sera poursuivi», insiste le n°1 togolais.

« Le gouvernement est déterminé à poursuivre l’amélioration de la gouvernance, notamment en mettant, dans les mois qui viennent, un accent particulier sur la lutte contre la corruption. », lancera-t-il avant d’informer qu’« un projet de loi organique sera soumis à l’Assemblée nationale pour déterminer les conditions de mise en œuvre de la déclaration des biens et avoirs prévue par la constitution. »

Dans la même dynamique de réformes, et au regard des nouveaux défis auxquels devra faire face le Togo, en l’occurrence la décentralisation qui surviendra avec les élections locales, des efforts seront consentis pour la mise en place courant 2019, du Conseil Économique et Social.

Dans une adresse qui n’a pas épargné la question sécuritaire, devenue l’une des plus brulantes de l’actualité dans la sous-région, Faure Gnassingbé a appelé tant l’État que les familles à mettre l’accent sur l’impérieuse nécessité de préserver la jeunesse du péril de la radicalisation et des tentations extrémistes.

Une loi sur la sécurité intérieure est annoncée en réponse, afin de doter l’ensemble des acteurs des instruments adéquats, et de renforcer les capacités opérationnelles dans le cadre de la coopération régionale.

A la suite du lancement de l’extension par le Chef de l’Etat togolais du transfert monétaire aux ménages bénéficiaires, le 1er paiement a lieu ce vendredi 26 avril 2019 à Kara (environ 420 km de la capitale togolaise), apprend-on de source proche de la coordination du projet.

Cette initiative s’inscrit dans l’axe 3 du Plan national de développement (PND 2018-2022) qui vise à consolider le développement social et à renforcer les mécanismes d’inclusion.

Avec cette extension, ce sont 61 000 ménages qui devraient bénéficier d’une subvention trimestrielle pendant 2 ans, en vue de couvrir leurs besoins nutritionnels, sanitaires, scolaires et pouvant permettre de démarrer des activités génératrices de revenus, selon la coordination du projet. Le transfert monétaire est une sous-composante du projet des filets sociaux et services de base (FSB).

Notons que la Banque mondiale en est le partenaire principal. A ce jour, ce projet mobilise 4,32 milliards FCFA dont 3 milliards sont pris en charge par la Banque mondiale. 

Séna Akoda

La toute nouvelle usine de fabrication de plastiques Africa Plastic Technology implantée à Tsévié dans la préfecture de Zio (environ 37 km de Lomé), projette de réaliser un chiffre d’affaires de 123 milliards FCFA sur les trois prochaines années.

C’est ce qu’a révélé Kodjo Adédzé, ministre togolais du Commerce, de l’Industrie, de la Promotion du secteur privé et de la consommation locale, à l’occasion de l’inauguration de cette unité industrielle, le jeudi 25 avril.

En ligne avec cet objectif de performance, la société ambitionne une production de 65 000 tonnes de plastiques sur la période sous revue. Les productions porteront sur la fabrication de divers tubes PVC (PVC pression, tubes PVC pour le gainage des câbles téléphoniques, tubes polyéthylène haute densité pour l’adduction d’eau potable), à partir du polychlorure de vinyle (PVC) transformé.

En rappel, cette unité devrait créer 200 emplois directs et 500 emplois indirects. Son installation s’intègre à l’axe 2 du Plan national de Développement (2018-2022).

Séna Akoda

Dans le cadre du 10ème appel à candidatures du Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC), l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) accepte les soumissions, en français ou en anglais, de projets innovants visant à renforcer les secteurs de la culture et de la création dans les pays en développement.

Il y a jusqu'à 100 000 $ à décrocher pour les soumissionnaires.

Sont ainsi recherchés des projets qui conduisent à un changement structurel par l'introduction de politiques et de stratégies ayant un impact direct sur la création, la production, la distribution et l'accès à une diversité d'expressions culturelles. Ou encore, qui concernent le renforcement des capacités humaines et institutionnelles du secteur public et des organisations de la société civile, jugées nécessaires pour soutenir des industries et des marchés culturels viables aux niveaux local et régional.

Peuvent notamment postuler : les ONG, les autorités publiques et institutions des pays éligibles (pays en développement, parties à la convention de 2005). De même que les Organisations internationales non gouvernementales (OING) enregistrées dans ces pays.

Points importants, la période de mise en œuvre des projets doit être comprise entre 12 et 24 mois et la date butoir pour postuler est fixée au 13 juin 2019.

Notons que le FIDC a été créé en 2005 par la convention de l’Unesco, en vue de soutenir les actions de l’institution onusienne dans les pays en développement. Il vise notamment à promouvoir le développement durable et la réduction de la pauvreté. Depuis 2010, ce Fonds a fourni près de 7 millions $ de financement à 105 projets dans plus de 50 pays en développement.

Ayi Renaud Dossavi

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Pour la campagne 2019-2020, le Département américain de l'agriculture (USDA) anticipe une production de 152 000 tonnes au Togo, soit une hausse de plus de 18% par rapport à la campagne dernière (127 000 tonnes enregistrées par l'USDA).

Cette prévision s’inscrit dans une tendance générale au rebond, pressentie pour toute la sous-région ouest-africaine. Prévisions alignées avec celles du Programme régional de protection intégrée du cotonnier en Afrique (PR-PICA qui réunit  le Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Togo), qui s’est récemment réuni à Cotonou.

Ainsi, sous réserve de conditions optimales, notamment météorologiques, le PR-PICA envisage une progression globale de 38% de la production, pour culminer à 3,4 millions de tonnes dans la sous-région. Par exemple, le Burkina Faso devrait presque doubler sa production.

Notons que, sur ce segment, le grand champion reste le Mali, avec une anticipation de 1 million de tonnes.

Ayi Renaud Dossavi

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