Togo First

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Energy Generation, une organisation panafricaine, spécialisée dans l’incubation de projets innovants, va ouvrir à partir d’octobre à Lomé et à Accra, une business school dédiée aux domaines de l'énergie, de l'innovation technologique et de l'entrepreneuriat.

La Business & Energy School proposera trois cursus de formation à savoir : un Bachelor I en gestion de l'administration des ventes et de la relation commerciale ; un Bachelor III en gestion d'entreprise et un MBA (Master of Business Administration). Avec à la clé, la possibilité d’aider ses diplômés à obtenir des « opportunités de financement conçu spécifiquement pour accompagner l'amorçage et la commercialisation à grande échelle» de leurs projets, à travers l'Energy Generation Seed Fund, son véhicule d'investissement.

L’incubateur basé à Lomé sera appuyé, dans ce cadre, par Ascencia Business School, une école de commerce française, membre du Collège de Paris.

Les programmes seront dispensés en français sur le campus de l’organisation à Lomé, au Togo et en anglais sur le campus d’Accra, au Ghana.

Les programmes de formation durent deux ans, comprenant 16 mois de cours et 4 mois de stage en entreprise. Ils sont conclus par une certification reconnue à l’international et enregistrée au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) français.

Les pré-inscriptions pour la première rentrée académique prévue le 7 Octobre 2019, sont ouvertes jusqu’au 31 Août 2019. Le processus de sélection qui comprend une phase d’entretien, accorde une attention particulière à la personnalité et la motivation des candidats, en plus de tenir compte de leur parcours académique et professionnel.

Pour plus d’infos : https://www.energy-generation.org/business-energy-school-fr

Le Togo, en accord avec UMOA-TITRES, l’agence régionale de planification de la dette, annonce pour le 9 août prochain, une nouvelle opération sur le marché financier régional. Prévue via l’émission d’obligations assimilables du trésor, cette opération visera à mobiliser 20 milliards FCFA.

La valeur nominale unitaire des titres est fixée à 10 000 FCFA. Ceux-ci ont une maturité de 36 mois et sont assortis d’un taux d’intérêt de 6,25% l’an, dès la 1ère année.

Les titres souscrits devraient commencer à prendre de la valeur à partir du 12 août prochain et ce, jusqu’au 15 juillet 2022. Le remboursement de ces obligations se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement In Fine).

Avec l'avis d'appel d'offres émis, ce sera la 3ème fois que le Togo sollicite les investisseurs du marché financier de l’UEMOA au 3è trimestre 2019. Les deux premières fois (les 12 et 26 juillet derniers), le pays a fait carton plein.

Séna Akoda

Une communication relative à l’adoption d’une Politique nationale de la qualité (PNQ) a été présentée hier par Kodjo Adedze (photo), ministre togolais du Commerce, de l’Industrie, du Développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale en Conseil des ministres.

Cette rencontre a souligné la nécessité pour les produits et services togolais, d’être en accord avec les procédures d’évaluation de la conformité internationalement reconnues.

Cette politique semble annoncer le point de départ du processus devant aboutir à l’adoption de la PNQ. Celle-ci « vise à établir un cadre adéquat pour le développement et le fonctionnement d’une infrastructure de qualité convenable, pertinente et efficiente afin de contribuer à une mise en œuvre réussie du Plan national de développement (PND) », indique-t-on.

La démarche devrait donc permettre de mettre en place un cadre propice aux activités de métrologie (la mesure), de normalisation et des essais, de la gestion de la qualité, de l’évaluation de la conformité, la certification et l’accréditation.

A terme, elle favorisera l’accès des produits togolais aux marchés aussi bien locaux qu’internationaux et leur compétitivité.

Séna Akoda

Au Togo, il vient d’être institué la « semaine du secteur privé », une manifestation « annuelle » dont la 1ère édition est annoncée pour septembre prochain. L’initiative devrait renforcer « le dialogue public/privé sur les questions stratégiques liées à l’environnement des affaires et à la promotion de l’activité économique », indique le Conseil des ministres tenu hier 31 juillet.

Certes, la « semaine du secteur privé » n’est pas la 1ère tendant à reconnaître le rôle d’acteur du secteur privé dans le développement du pays. Le Togo dédie un ministère au secteur privé ; une chambre de commerce et d’industrie est également créée pour le représenter. Dans la même veine, on peut citer les organisations patronales notamment le Conseil national du patronat (CNP-Togo), l’AGET (Association des Grandes Entreprises du Togo) et autres admises dans le pays.

Mais, le lancement de cette initiative intervient dans un contexte où il est attendu une contribution de près de 3 000 milliards FCFA du secteur privé pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2022).

Au surplus, cet événement devrait permettre chaque année aux pouvoirs publics et aux opérateurs économiques de renforcer leur partenariat à l’heure où le financement du PND est envisagé en règle générale, en mode PPP (partenariat public-privé).

 Séna Akoda

En Conseil des ministres hier 31 juillet, le gouvernement togolais a annoncé la mise en place prochaine d’une centrale solaire photovoltaïque de 30 MW à Blitta (environ 267 km de la capitale togolaise via la Nationale N°1).

Son implantation permettra de « réduire la dépendance énergétique de notre pays et contribuer ainsi à l’atteinte des objectifs du Plan national de développement (PND) », indique le communiqué du Conseil des ministres.

Selon le rapport des études environnementales et sociales menées, « l’exécution de ce projet affectera les parcelles de terrains des populations vivant dans la zone directe du projet ». Aussi le gouvernement souligne-t-il que compte tenu de « l’importance de ce projet pour le pays et la nécessité de dérouler la procédure d’expropriation afin d’assurer une juste et préalable indemnisation des personnes affectées, il s’avère indispensable de procéder à la déclaration d’utilité publique dudit projet ».

Ce dispositif de production d’énergie propre, une fois installé, devrait être le 2è d’une capacité de 30 MW au Togo. Le 1er va être construit à Dapaong (région des Savanes). Le Fonds d’Abu Dhabi et AMEA POWER contribuent, selon Lomé, à son financement.

En rappel, dans sa stratégie nationale d’électrification qui prévoit une couverture universelle d’ici 2030, le Togo  ambitionne de mettre en place 4 centrales solaires photovoltaïques de 30 MW.

Séna Akoda

Avec pour mission de collecter les taxes et impôts à hauteur de 45 % de son objectif fixé cette année à 669 milliards FCFA, l’Office togolais des recettes (OTR) a mobilisé jusqu’à 48,8 % de ce montant au cours des six premiers mois de l’année. C’est ce que révèlent les résultats diffusés ce mercredi 31 juillet par l’institution à Lomé. Ce qui correspond selon les données compilées par Togo First, à plus de 326 milliards FCFA.

Ravi, Kokou Tchodié (photo), 1er responsable de la structure en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières au Togo, déclare : « les résultats du premier semestre se présentent globalement très satisfaisants, et sont au-dessus de ce que demandaient le gouvernement et le Fonds monétaire international ».

Cette performance est portée, semble-t-il, par un ensemble de réformes dont les plus marquantes sont la promotion de la contribution volontaire (le civisme fiscal), la télédéclaration ou le télépaiement. A noter également, l’annonce d’une retenue de 15 % de la valeur en douanes sur chacune des importations des opérateurs économiques qui ne sont pas fiscalement en règle.

S’agissant du second semestre, le commissaire général de l’OTR affirme : « nous nous engageons avec optimisme dans les perspectives pour le second semestre, notamment celles relatives à la décentralisation et aux collectivités dans le cas de leur fiscalité locale ».

Avec l’annonce tout récemment de nouvelles mesures comme la généralisation du prélèvement de la taxe d’habitation et la retenue de la TVA à la source, cet optimisme semble se justifier.

Séna Akoda

C’est à Atakpamé, région des Plateaux dans le Centre du pays, que les producteurs togolais d’ananas ont porté, vendredi, sur les fonts baptismaux, la Fédération nationale des coopératives des producteurs d’ananas du Togo (FeNaCoPAT). A sa tête, Kossi Adjogblé, producteur d’ananas, élu président du creuset, aura la lourde mission d’insuffler une nouvelle dynamique à un secteur à forte potentialité, mais sous-financé.

« Nous allons redonner un nouveau visage à cette filière, pour qu’elle soit plus attractive et permettre aux producteurs de jouir des fruits de leurs productions.», a promis le nouveau président de la fédération, cité par la plateforme Agridigitale.  

Si ce secteur qui compte près de 4 000 producteurs est dans un besoin criant de structuration, alimenté notamment par un déficit de financement, malgré les quelques récentes velléités du Fonds Moringa, de l’Union européenne ou de la GIZ, la problématique de l’écoulement de l’ananas togolais est une autre paire de manches. D’ores et déjà, Kossi Adjogblé assure de s’y attaquer.

« Nous manquons véritablement de financement en plus d’un marché fiable pour la commercialisation de nos produits. Les démarches seront faites pour aller vers la signature de contrats avec les marchés nationaux et internationaux.» s’engage-t-il. 

Des efforts à inscrire dans la continuité de l’usine de jus d’ananas de Jus Délice, qui a démarré cette année, avec pour ambition de transformer plus de 8 tonnes d’ananas par jour en jus bio, destiné au marché européen. Mais également, en renforcement des soutiens de l’Union européenne et de l’Allemagne qui financent le projet d’appui à l’amélioration de la compétitivité de la filière ananas au Togo. Objectif ultime : faciliter l’accès des petits exploitants agricoles aux différents circuits de vente sur le plan national comme en dehors du pays, et en aval, réduire la pauvreté.

Lancé en septembre 2017, le programme de protection sociale des élèves, School Assur affiche actuellement un bilan qui se décline comme suit : 1 740 453 assurés ; plus de 932 005 prises en charge pour plus de 2,3 milliards FCFA engagés.

En ligne avec les orientations du sommet de l’Etat togolais relatives à ce programme, une délégation conjointe du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, du ministère des Enseignements primaire, secondaire et de l’Alphabétisation ainsi que  du Secrétariat d’Etat chargé de l’Inclusion financière et du Secteur informel vient de sillonner tout le pays.

L’objectif de cette mission nationale était double : d’abord, dresser le bilan de la prise en charge des élèves au cours de l’année scolaire écoulée. Et ensuite, relever les éventuelles difficultés auxquelles le programme a été confronté, dans sa mise en œuvre. « Avec les acteurs de l'éducation, de la santé et les autorités locales dans chacune des régions parcourues, il a été question de recueillir les préoccupations quant à l'accès des élèves à la protection sociale qu'est School Assur.», informe-t-on.  

A terme, l’idée est, non seulement d’identifier des pistes d’amélioration afin d’en faire un programme qui assure de façon plus efficiente la prise en charge sanitaire de ses assurés, mais aussi de réaliser un saut qualitatif vers une couverture à 40% de la population togolaise.

Séna Akoda

Mis en œuvre depuis 2016, le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC-Togo) a permis d’installer 2 000 lampadaires solaires dans les 5 régions économiques du Togo, selon les statistiques actualisées disponibles.

Ces 2 000 dispositifs d’éclairage public solaire alimentent en énergie électrique, 145 000 Togolais à ce jour dans les communautés peu ou mal desservies par les infrastructures et services sociaux et économiques de base. Grâce à ces lampadaires, ce sont des écoles, marchés, centres de santé et autres lieux publics qui ont accès à l’énergie.

Ainsi, le Togo qui ambitionne une couverture universelle en énergie à l’horizon 2030, franchit un nouveau palier. Il fait également un pas important dans la mise en œuvre de sa politique énergétique qui vise à avoir 50% de part du renouvelable dans son mix énergétique à l’échéance susvisée.

Pour atteindre cet objectif de promotion des énergies propres, le pays mise entre autres, sur l’Off-Grid distribué via le programme présidentiel CIZO, l’installation de 4 centrales solaires de 30 MW chacune et de 300 mini-grids.

Séna Akoda

Semoa, la start-up franco-togolaise évoluant dans la technologie financière a mis au point un service Whatsapp banking pour les clients de banque au Togo.

Cette évolution, selon une annonce de la fintech rapportée par le site d’information Tech En Afrique, est une première au Togo et en Afrique francophone. « Grâce à l’Intelligence artificielle (IA), nous avons développé une chatbot (ndlr : boîte de discussion) bancaire.», indique la jeune entreprise fondée par Edem Adjamagbo (photo). 

Avec le Whatsapp banking service, le client peut consulter son solde, l’historique de son compte, opérer des transferts de compte à compte, des paiements marchands et autres, indique-t-on.

L’entreprise qui a été doublement primée en 2018 comme « start-up of the year Africa » et « fintech Africa » à Casablanca, prévoit prochainement, après sa phase pilote, des déploiements de sa technologie en Afrique francophone.

Séna Akoda

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