Au Togo, le Centre de formalités des entreprises (CFE) qui fait office de guichet unique en matière de création des entreprises, vient de relooker son site web.
Sur le nouveau site qui n’est disponible dorénavant que sur le .tg (https://cfetogo.tg), on retrouve des informations utiles sur la création d’entreprises au Togo, notamment les formalités, les coûts en fonction de la nationalité du promoteur. Les délais de traitement de dossiers et les statistiques de création d'entreprises y sont également précisés.
L’État togolais a décidé par décret pris en conseil des ministres hier 29 mai, de transférer à Togo Invest Corporation S.A les participations qu’il détient dans 3 sociétés, à savoir Complexe pétrolier de Lomé S.A, Société togolaise de stockage de Lomé S.A, Togo Oil Company S.A.
Ce transfert des participations (Complexe pétrolier de Lomé S.A., 100 %, Société togolaise de stockage de Lomé S.A., 40% et Togo oil company S.A., 79,734%) devrait conférer à Togo Invest Corporation S.A « un poids financier et une crédibilité vis-à-vis des tiers ». Cette opération permettra aussi « d’insuffler aux sociétés d’hydrocarbures concernées, une nouvelle dynamique basée sur la performance et la rentabilité », indique le communiqué du conseil des ministres.
La décision gouvernementale semble en droite ligne avec la mission de la holding d’Etat dirigée par Samuel Ekue Mivedor (photo). Selon son décret fondateur, la société a pour mission, « les prises de participations susceptibles de générer les revenus qui pourraient être réinvestis dans des projets conformes à son objet, l’élaboration de mécanismes de financement et de partenariats efficaces, la création d’entreprises sous forme de filiales ou en joint-venture ».
Elle sert en outre d’interface au secteur privé, précise le compte rendu de cette réunion gouvernementale.
Séna Akoda
Le Togo va procéder à une refonte du cadre juridique des investissements. Réuni mercredi 29 mai en conseil des ministres, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi relatif à un nouveau code des investissements. Ce projet poursuit un double objectif, selon le conseil des ministres : « rendre le cadre juridique des investissements plus attractif aux investisseurs et orienter leurs actions vers une croissance économique forte et soutenue, créatrice d’emplois et de revenus dans tous les secteurs de la vie économique et sociale ».
Il prend en compte différentes innovations, notamment le recours à des incitations proportionnelles à l’importance des investissements (réduction d’impôt proportionnelle au montant investi ou réduction d’impôt forfaitaire par emploi créé) ; l'amélioration des incitations fiscales suivant les zones d’implantation des entreprises ; la limitation des exonérations sur les droits, taxes et impôts indirects ou les impôts perçus au cordon douanier sur une durée de cinq (5) ans.
Les innovations portent aussi sur le statut du siège des holdings, du siège régional d’entreprise internationale ou leurs centres opérationnels, permettant des incitations à l’emploi renforcées ; la fusion des régimes d’agrément et de déclaration ; la redéfinition des seuils minimums de réinvestissement.
Un projet aligné sur les 3 axes du PND 2018-2022
En ligne avec l’Axe 1 du PND, le nouveau code des investissements, une fois adopté par l’Assemblée nationale, devrait, selon le conseil des ministres, « renforcer l’attractivité du pays pour les grandes entreprises internationales, à travers des avantages fiscaux spécifiques accompagnant le développement du hub logistique, tout en permettant une croissance à court terme des revenus fiscaux de l’Etat par la limitation des avantages fiscaux accordés ».
En accord avec l’Axe 2 du PND, le nouveau texte qui sera applicable au terme du processus, ambitionne de favoriser les investissements en accordant des avantages fiscaux proportionnels à l’investissement. Objectif: encourager le développement de piliers de croissance à long terme.
Le nouveau code des investissements assurera le développement de l’emploi national en conditionnant les avantages fiscaux à la création d’emplois et renforcer les avantages lorsque les investissements pour la création d’emplois sont générés dans les régions de l’intérieur afin de renforcer le développement social et des mesures d’inclusion (Axe 3 du PND).
Séna Akoda
Cette année, 10 jeunes togolais, 6 femmes pour 4 hommes, sont sélectionnés pour la cinquième édition du programme Mandela Washington Fellowship – YALI (Young African Leader Initiative, lancé par l’ancien président Barack Obama en 2014).
Ces boursiers auront à cet effet l’occasion de se former, pendant 6 semaines, dans de grandes universités américaines. Dans des leçons combinant cours théoriques et formation pratique, axées sur une des trois thématiques suivantes : Business et entrepreneuriat, engagement citoyen ou administration publique.
Ces six semaines de formation seront couronnées par un sommet, dans la capitale fédérale des USA, Washington DC, où les 700 boursiers de cette année, venant de tout le continent africain, se retrouveront pour trois jours d’ateliers de mentorat, de réseautage, et des rencontres avec d’éminentes personnalités venues pour l’occasion.
Sont sélectionnés pour cette cohorte :
En Engagement civique :
Adzo Agouvi, Directrice Générale, de Cathina House International
Hamdiya Katchirika, Journaliste et blogueuse, spécialisée en leadership féminin
Ayi Renaud Dossavi, Journaliste à Togofirst, et Ecrivain
Peace Vera Ahadji, Gestionnaire de projet et promotrice de Hands from above
Hombalotouna Attegoua, Assistante administrative, en charge des questions d’eau et hygiène chez Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE)
En Administration publique
Komi Ognadon Aokou, Analyste au Tony Blair Institute of Global Change
Sonia Afi Akpedze Mitchikpe, de chez Eco Activist of Governance and Law Enforcement (EAGL)
Business et entrepreneuriat
Eklou Ida Amemassovor, codeur et promoteur de jeunes talents africains chez Afriworkers
Délali Akossiwa Kpotufe, de la Maison TV5 Monde
Kondi Komi-K Nusianunyoa, Ceo de E-Media
Pour rappel, le programme YALI, vise à soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité sur le continent africain.
La société E-agribusiness annonce vouloir déployer, en vue de la modernisation de l’agriculture à l'horizon 2020-2025, une flotte de 125 drones agricoles et former dans la foulée 500 pilotes de ces appareils.
Ce projet, inscrit dans la perspective du Plan national de développement (Axe 2), vise notamment à attirer plus de jeunes togolais vers le secteur agricole.
A cet effet, E-Agribusiness recherche, en prélude à la phase pilote du projet, des producteurs intéressés. Ce qui donnera l’occasion, dans la période, d’exploiter et tester ces appareils sur le terrain, pour cette initiative devant permettre, à terme, d'augmenter la productivité, sécuriser les plantations, et de gagner en temps.
Les services de support en drone fournis pour cette phase seront gratuits, informe E-agribusiness.
Consulter ce formulaire pour postuler
Ayi Renaud Dossavi
Un record de 77 302 entreprises créées, c’est ce qu’affiche le compteur du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) ce 29 mai 2019. Rien que pour le compte de ce mois, ce sont 691 nouvelles sociétés qui ont vu le jour. Mais combien sont-elles exactement à survivre aux cinq premières années d’activités ?
Selon le rapport d’une étude dénommée : « Etude sur la survie des entreprises créées au Togo», menée par le CFE sur la période 2010-2015, 70% des entreprises créées sont encore en activité. Sur les 40 831 entreprises créées de 2010 à 2015 au CFE (Centre des Formalités des Entreprises), 30 % (12 249 entreprises) ne sont plus en activité.
Toutefois, indique le rapport, sur le nombre d’entreprises créées sur la période sous revue, il n’y a que 21 436 qui sont toujours en activité et travaillent de façon permanente et régulière en 2018. En effet, « sur les 70% d’entreprises (28 582) qui ont été créées et qui demeurent en activité en 2018, il est à noter que : seul 75%, soit 21436 des entreprises ont survécu et travaillent de façon permanente et régulière ; 14 %, soit 4002 entreprises travaillent de façon saisonnière ; 11 %, soit 3 144 entreprises travaillent occasionnellement », souligne le rapport.
Ainsi, le taux de survie potentiel (entreprise en activité permanente, saisonnière et occasionnelle) en 2018 des entreprises créées entre 2010 à 2015, est de 70%, tandis que le taux de survie réel (entreprise en activité de façon permanente et régulière) est de 52,5 %.
Divers facteurs sont déterminants dans l’échec ou la survie des entreprises nouvellement créées, pointe le document, notamment : l’âge, le diplôme obtenu, le niveau du capital social, le positionnement géographique et le type d’entreprise (personne morale) ou entreprise individuelle.
Séna Akoda
Le compte ECO CCP, compte épargne mobile gratuit affiche des statistiques « éloquentes », un an après son lancement, selon une annonce de la Société des Postes du Togo (SPT), promotrice de cet outil d’inclusion financière.
Dans le détail, 110 000 comptes épargne ont été créés via le mobile, de mai 2018 à mai 2019. Ces comptes sont rattachés automatiquement au porte-monnaie électronique du client via TMoney ou Flooz.
En effet, cette offre de mobile banking propose un compte épargne gratuit et rémunéré au taux d’intérêt de 2% à une clientèle élargie. Le compte est adossé aux solutions de mobile money qu’offrent Togo Cellulaire (TMONEY) et Moov (Flooz). Avec ce compte, il est possible d’effectuer les retraits, dépôts, transferts d’argent, les virements vers le compte ECO d’un client ou un compte tiers.
Les comptes créés ont permis à leurs titulaires d’effectuer, sur la période sous revue, 52 318 transactions chiffrées à plus de 3 milliards FCFA échangés.
En termes de perspectives, la société table sur l’objectif 3 000 agents sur le territoire pour plus de proximité avec les populations rurales et 1 million d’utilisateurs à fin 2020.
Séna Akoda
« Les dispositions seront prises pour imposer un minimum de produits locaux dans les mets proposés par les complexes hôteliers et les restaurants ... Pour notre cas au ministère de l’Agriculture, joignant l’acte à la parole, au cours de la fête du 1er mai passé, tous les mets proposés étaient du terroir.», a confié au confrère Kamgou, Noël Bataka (photo), ministre en charge de l’Agriculture.
Ces propos sonnent comme un avant-goût des mesures en gestation pour valoriser la production, la transformation et la consommation locales. Aussi, apparaissent-ils comme une réponse aux préoccupations des jeunes promoteurs togolais, dont les efforts de faire pénétrer la culture du « made in Togo » dans le quotidien de la population, sont sapés par la forte concurrence des produits importés.
« L’ambition affichée par le Chef de l’Etat est de trouver un mécanisme permettant de promouvoir la consommation des produits locaux. C’est à ce titre que le ministre du Commerce s’est vu adjoindre une mission régalienne d’assurer la consommation des produits locaux.», précise Bataka.
En février dernier, saisissant l’opportunité d’un remaniement, le portefeuille du ministère du Commerce et du Secteur privé avait été notamment étendu à la promotion de la consommation locale, avec à sa tête Kodjo Adedze, ex-commissaire général de l’OTR. Dans le cahier des charges, l’ancien patron de l’OTR a pour mission d’apporter du sang neuf à la promotion de la consommation locale.
L’organisation panafricaine Energy Generation, avec l’appui d’EDF et le soutien technique de Schneider Electric, organise la 2è promotion de la formation en entrepreneuriat qui va débuter à Lomé le 17 juin prochain, pour 10 mois. Les inscriptions sont ouvertes à cet effet suivant le lien https://forms.gle/
Dans le cadre de ce programme, 34 bourses d’études du géant français EDF sont disponibles pour les femmes qui désirent y prendre part. La formation, apprend-on, devrait porter sur les aspects techniques (installation, maintenance, réparation). Les apprenants auront la maîtrise des principaux enjeux techniques d’une installation solaire photovoltaïque.
Ils devraient acquérir, en outre, un savoir pratique grâce à la manipulation du matériel lors des travaux pratiques, des stages en entreprise et se former à un métier d’avenir ou créer son propre emploi. En ce sens, ils auront également une formation aux aspects entrepreneuriaux, notamment la rédaction d’un business plan, la gestion et la tenue de la comptabilité.
Cette offre de formation dédiée aux jeunes se justifie, selon le promoteur, par le constat selon lequel « le solaire représente une véritable opportunité de création d'emplois pour les jeunes tout en participant au développement socioéconomique des zones rurales africaines notamment ».
Séna Akoda
Lancement en début de semaine, à Lomé, du Catalogue « Nos produits 228 », par l’Organisation pour l’alimentation et le développement local (OADEL). L’ouvrage illustré, de 146 pages, vise à susciter l’intérêt des consommateurs togolais pour les produits « made-in-Togo », il fait suite à une première édition publiée en 2008.
Le document offre ainsi un aperçu des produits alimentaires togolais, structuré en rayons, et couvrant diverses catégories. Par exemple les « petits déjeuners », regroupant notamment les cafés, chocolats et confitures, de fabrication locale. Ou encore, les farines, boissons alcoolisées, et non alcoolisée etc.
Le tout est répertorié tel dans les magasins d’achat, pour qu’il soit plus facile à repérer pour les consommateurs, ainsi que l’explique Nedo Homawoo, promoteur des liqueurs aromatisées « Neho Likors ».
Au total, c’est environ une centaine de transformateurs togolais, avec leurs coordonnées, pour quelques 400 produits locaux, qui sont répertoriés dans le document.
Ayi Renaud Dossavi