Engagé dans les activités prévues au menu de la 7è Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 7), le Togo entretient depuis des années des relations bilatérales avec le Japon dans divers domaines.
Selon les informations en provenance de la Cellule de Communication de la Présidence de la République togolaise, les financements nippons s’élèvent à près de 72,8 millions $ sur la période 2011-2018, "exception faite de 2012".
Selon la note de presse diffusée le 28 août 2019 pour faire un point d’étape de la participation du Togo au TICAD 7, ces financements ont porté entre autres au cours de la période sous revue, sur la rénovation du Port de pêche (photo), le soutien au Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), la construction des ponts sur les rivières Kara et Koumongou.
Le nouveau Port de pêche de Lomé, ouvrage situé à Gbétsogbé (à l’Est de la capitale togolaise), il a mobilisé un financement sous forme de don de 14,4 milliards FCFA de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA). L’Etat togolais, pour sa part, a contribué au coût de sa réalisation à hauteur d’environ 6 milliards FCFA.
A ce jour, il n’y a pas de présence très remarquée d’investisseurs privés Japonais au Togo.
Séna Akoda
En ce qui concerne le désaccord sur leurs frontières maritimes, des avancées positives sont annoncées au sortir du 5ème round de négociations entre le Togo et le Ghana, qui s’est tenu la semaine dernière à Accra.
Si les discussions avaient quelque peu piétiné, à la dernière rencontre de Lomé, les deux pays voisins d’Afrique de l’Ouest semblent sur une meilleure voie pour sortir de l’impasse.
Selon Stanislas Baba (photo), président du Haut Conseil pour la Mer, le rendez-vous d’Accra a permis d’échanger sur les données techniques et les dispositions transitoires, dans le cadre des négociations pour la délimitation des territoires marins respectifs au Togo et au Ghana.
Il a surtout été convenu, informe le représentant togolais, « qu’entre le 10 et le 20 septembre, des équipes techniques vont se retrouver pour parachever le travail ».
Prochaine étape, le mois prochain mois donc, tout en sachant que le Togo et le Ghana se sont accordés sur « la nécessité d’arriver à des conclusions sur le tracé possible, que nous soumettrons à nos deux chefs d’état. »
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo va bénéficier de l’appui de CFAO Group et de sa maison mère Toyota, dans le cadre de son processus de dématérialisation de l’administration et la transition qu’il a amorcée vers les énergies renouvelables.
Cina Lawson, ministre en charge du numérique au Togo a signé ce mercredi 28 août, en marge du TICAD 7 (7è Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique), un protocole d’entente avec CFAO Technologies et sa maison-mère Toyota Tsutso Corporation à cet effet.
L’apport de l’expertise de CFAO Group et de sa maison mère Toyota vise, précise la ministre, à rendre plus efficace l’administration publique togolaise grâce au numérique et à faire du Togo, un leader dans le développement et l’exploitation des énergies propres.
Déjà présent au Togo sur le projet de construction du Carrier Hôtel de Lomé, CFAO a également aidé le Togo à mettre en place son premier point d’échange internet IXP. Ce partenariat s’inscrit dans la droite ligne des efforts fournis par le gouvernement togolais dans le domaine du numérique notamment le projet E-gouv.
En matière de promotion du renouvelable, le Togo est membre de l’Alliance Solaire Internationale (ASI) et porte le programme CIZO pour promouvoir l’électrification rurale par kits solaires individuels. Le pays ambitionne de porter à 50%, la part du renouvelable dans son mix énergétique, à l’horizon 2030.
Séna Akoda
1500 Kg de cire d’abeilles, produite par des coopératives apicoles togolaises, ont récemment été livrées à l’agrégateur Koster Keunen West Africa (KKWA).
La transaction, d’une valeur d’un peu plus de 5 millions FCFA, est le premier résultat de la convention de partenariat, signée il y a 6 mois, entre MIFA SA (Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage de risques), la plateforme apicole nationale-Togo, et le groupe américain Koster Keunen, géant mondial spécialisé dans les ingrédients naturels destinés aux industries cosmétique, pharmaceutique et agro-alimentaire.
Ces 1,5 tonnes collectés et livrés à KKWA par l’entremise de MIFA, constituent 42% de la quantité attendue pour 2019 (il est en effet prévu que les apiculteurs puissent fournir au moins 3,5 tonnes de cire par an).
Selon la convention signée, le Mifa SA devrait faciliter l’écoulement de cire des coopératives apicoles togolaises vers le Groupe américain, pour une durée de 4 ans.
Ayi Renaud Dossavi
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La Société financière internationale (SFI) vient de finaliser la cession des 14,1% de parts qu’elle détenait dans Ecobank Transnational Incorporated (ETI), au profit d’Arise BV, un véhicule Néerlando-Norvégien axé sur l’Afrique.
« Cette transaction avec ETI permettra à Arise de collaborer avec Ecobank pour faire progresser l’inclusion financière à travers le continent », a expliqué Deepak Malik (photo), DG d’Arise BV.
Pour le bras de la Banque mondiale dédié au secteur privé, ce retrait s’aligne avec «le cadre de la rotation ordinaire de son portefeuille d’actifs ».
Arise BV rejoint dans l'actionnariat d'Ecobank, les Sud-Africains Public Investment Corporation et Nedbank et le Qatari Qatar National Bank. Le véhicule dédié à l’Afrique entre au capital d’un groupe qui doit regagner la confiance de ses actionnaires sur sa stratégie de distribution de dividendes, alors que sa rentabilité financière demeure affaiblie.
Ecobank, pour la deuxième année consécutive, n’a pas versé de dividendes. Le groupe, convalescent, traîne toujours les séquelles de ses déboires de 2014, essentiellement imputables à la chute des matières, notamment le pétrole, qui a affecté le Nigeria, historiquement son plus grand marché.
BBOXX, 1er opérateur agréé au Togo sur l’initiative CIZO, vient de lever 50 millions $ en marge de la 7ème Conférence de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 7).
La ronde de financement a rassemblé, le Japonais Mitsubishi, principal investisseur, et d’autres financeurs occidentaux de premier plan, notamment, la branche d’ENGIE qui promeut l'accès à l'énergie durable et Bamboo Capital Partners, un investisseur basé au Luxembourg. DOEN participaties and Mackinnon et BENNETT & Company ont également participé à ce cycle de financement.
Les fonds levés permettront à l’entreprise britannique de poursuivre son expansion internationale. Notamment en Afrique, où elle est actuellement présente dans 12 pays, ainsi qu'en Asie.
Pour Mansoor Hamayun (photo), CEO de BBOXX, l’investissement de Mitsubishi témoigne de l’intérêt du Japon pour l'Afrique et la promotion de l'énergie solaire Pay-as-you-go(PAYG). Celui-ci souligne par ailleurs que le gouvernement et le secteur privé japonais « sont de plus en plus désireux d'investir davantage en Afrique ».
Au Togo BBOXX, détenu à 50% par EDF, revendique avoir fourni des kits solaires à plus de 8 000 ménages en 2018.
Séna Akoda
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Les Douanes du Togo, du Burkina Faso et du Niger, poursuivent le processus d’interconnexion de leurs systèmes informatiques. En fin de semaine dernière (vendredi 23 août 2019), les cadres de ces trois structures ont procédé, à Ouagadougou, à la signature d’un protocole d’accord pour acter le processus.
Le Togo était représenté par Atta Kwawo Essien, Directeur des opérations douanières régionales à l’Office togolais de recettes (OTR). Cette signature s’inscrit dans le cadre de la mise en place du Système interconnecté de gestion des marchandises en transit (Sigmat), lancé le 22 mars 2019. Elle a été précédée cette même semaine, du 20 au 22 août, par une réunion d’experts, qui ont planché sur le Système.
Le but est de simplifier le transit aux postes-frontières entre ces trois pays. Concrètement, dès qu’un camion à destination du Niger ou du Burkina, est déclaré à Lomé, ses informations seront partagées avec les deux autres douanes, et inversement. Le Sigmat devrait être déployé « au plus tard » le 1er octobre prochain, selon les douanes burkinabés, tel que le rapporte le média Sidwaya.info.
Ayi Renaud Dossavi
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La cérémonie d’ouverture du septième Sommet de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD 7) s’est déroulée à Yokohama, ville portuaire du Japon.
Placé sous le thème « Faire progresser le développement de l'Afrique par les hommes, la technologie et l'innovation », le TICAD 7 enregistre la participation d’une délégation togolaise conduite par le Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé.
Dans le but de mobiliser le secteur privé japonais en faveur de son plan de développement (PND 2018-2022), la délégation togolaise a organisé à Tokyo un business forum ce lundi 26 août 2019. Cette rencontre a permis de présenter aux investisseurs japonais, les atouts dont regorge le Togo ainsi que les opportunités qu’il présente pour le secteur privé.
Dans le même souffle, Faure Gnassingbé a eu des échanges ce mardi 27 août avec les responsables du groupe Mitsubishi qui avaient, lors d’une visite en terre togolaise, exprimé leur intérêt pour le secteur de l’énergie, et plus spécifiquement le projet CIZO.
Il est prévu entre autres, au cours de TICAD 7, l’adoption de la "Déclaration de Yokohama" et d'un plan d’action pour sa mise en œuvre.
Selon les prévisions des organisateurs de cet événement, plus de 4 500 personnes devraient y participer.
Séna Akoda
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La Banque mondiale prépare un nouvel appui budgétaire pour le Togo. L’information a été donnée ce mardi 27 août par Thierry Yogo (photo), économiste senior de l’institution multilatérale, à l’occasion de l'atelier de la revue des réformes à fin juin 2019.
« La nouvelle opération d'appui budgétaire en cours, permettra sans doute de consolider les acquis des deux dernières opérations et d'accélérer le train des réformes déjà engagées dans les domaines de l'efficience de la commande publique et du renforcement de la viabilité financière du secteur de la santé », a-t-il expliqué, saluant « des avancées réalisées au cours des deux dernières années ».
Si aucune information n’a filtré en ce qui concerne le montant de ce nouveau coup de pouce, le Responsable a toutefois laissé entendre que les deux dernières opérations de la Banque, en 2017 et 2018, ont totalisé 92 millions $.
« C'est le lieu de renouveler mes félicitations aux autorités togolaises pour le succès de ces deux opérations au cours de 2017 et 2018 qui soutenaient des réformes visant une plus grande stabilité du cadre macroéconomique et la mise en place d'un environnement propice au développement du secteur privé», a souligné Thierry Yogo.
Quasi-nul en 2014 et 2015, le montant des appuis budgétaires reçus par Lomé est passé de 11,3 milliards FCFA en 2016 et 2017, à 34,9 milliards l’année dernière, selon de récentes données de la BCEAO. Une hausse annuelle de plus de 200%, qui traduit un regain de confiance.
Notons qu’au titre de la loi de finances, exercice 2019, l’exécutif togolais a prévu de recevoir des partenaires au développement la bagatelle de 20 milliards FCFA.
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A l’occasion de la revue nationale de la performance des réformes à fin juin 2019 ouverte ce mardi 27 août 2019 à Lomé, la représentation-pays de la Banque Mondiale (BM) a renouvelé son soutien au plan national des réformes.
Après avoir délivré un satisfécit pour les réformes mises en œuvre, notamment l'adoption du nouveau code des impôts, l’opérationnalisation du tribunal de commerce de Lomé, le renforcement du système statistique et la tenue du 1er Débat d’orientation budgétaire, l'institution de Bretton Woods annonce une nouvelle série d'appuis budgétaires en faveur du Togo.
Ce nouvel appui est stimulé par la mise en œuvre des réformes engagées par le pays. Ces réformes ont permis de rendre plus attrayant l'environnement togolais des affaires.
Selon Thierry Yogo, qui a représenté Hawa Cissé Wagué, N°1 de la B.M au Togo, la revue « présente une opportunité de prendre connaissance de l’état d’avancement des réformes, d’identifier les forces et faiblesses afin de proposer des mesures correctives ».
De 2017 à 2018, la Banque mondiale a soutenu la dynamique togolaise des réformes avec 92 millions $.
Séna Akoda