Togo First

Togo First

L’agrobusiness togolais bénéficiera d’un investissement à hauteur de 5 milliards FCFA du Fonds Kara, « Kara Investment Fund ». Cette bonne nouvelle a été annoncée vendredi 27 juillet par Armand Guy Zounguéré-Sokambi, au terme d’un tête-à-tête avec Komi Sélom Klassou, premier ministre du pays.

Selon le responsable du fonds d’investissements, cette décision couronne des visites de terrain à Lomé et à l’intérieur du pays. Cette mission menée avec Aristide Agbossoumonde, n°1 du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole, fondé sur le partage des risques (MIFA), a permis d'évaluer les opportunités de transformation agroalimentaire qu’offre le Togo, estime l'homme d'affaires.   

Le choix d’investir au Togo est également motivé, a-t-il indiqué, par l’amélioration du climat des affaires: « Il y a beaucoup de forums sans lendemain ; mais …l’amélioration du climat des affaires a donné un signal très fort à des fonds d’investissement comme nous ».

Ce début de partenariat devrait augurer de bonnes perspectives pour l’agrobusiness togolais qui se loge à l’Axe stratégique 2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022).  Avec cette annonce, le chef du gouvernement togolais se réjouit de ce que « la mobilisation des ressources pour la réalisation du PND avance à grands pas ».

Hormis l’agrobusiness, le Fonds Kara lorgne les secteurs des infrastructures et des énergies renouvelables.

Séna Akoda

Le Togo boucle sa 2è sortie sur le marché financier régional UMOA-TITRES au 3è trimestre, ce 26 juillet. A la recherche de 20 milliards FCFA pour alimenter le Trésor public, il vient de mobiliser au total 37,5 milliards FCFA.

Cette performance qui confirme la bonne série ininterrompue, dont les débuts remontent au 2è trimestre 2019, a été rendue possible grâce à 60 souscriptions en provenance du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal  et du Togo.

De cette mobilisation qui correspond à un taux de couverture de 187,6%, le Togo ne retient que 22 milliards FCFA.

En rappel, le pays a sollicité le marché financier régional par une offre d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) stipulée pour une maturité de cinq ans. Ainsi, les titres dont le nominal est fixé à 10 000 FCFA devraient arriver à échéance le 11 mars 2024. Ils commenceront à produire des intérêts à partir du  29 juillet prochain, à raison de 6,5% l’an. Le paiement desdits intérêts se fera le 1er jour ouvrable suivant la date d’échéance, précise l’agence UMOA-TITRES.

Séna Akoda

A la suite de la sélection des 20 étudiants « d’excellence »,  le Programme présidentiel d’excellence du Plan national de développement (PPEP) va entrer dans sa phase opérationnelle. Il est procédé à son lancement ce 26 juillet à Lomé.

Le PPEP est dédié à des étudiants, inscrits en master, des universités de Lomé (UL), de Kara (UK) et de l’Université catholique d’Afrique de l’Ouest (UCAO).

Prévu pour être mis en œuvre par l’organisation ShARE, ce programme devrait former les étudiants aux méthodes de conseils, notamment la résolution des problèmes, la communication effective, l’analyse et la gestion de projets. Il repose sur 4 piliers fondamentaux : l’acquisition de compétences professionnelles, l’ouverture au monde, le leadership et les enjeux du PND (2018-2022).

Bien outillés, les étudiants devraient faire la preuve des connaissances et compétences acquises, sur des projets réels du PND. Les secteurs ciblés vont du développement des infrastructures aux programmes de santé et d’éducation, en passant par des initiatives de création d’emplois, entre autres.

Au cours de la collaboration étendue sur 3 ans prévue en leur faveur, ceux-ci devraient pouvoir impacter significativement dans les institutions de leur déploiement, la mise en oeuvre du PND.

Séna Akoda

Au Togo, de 2008 à 2019, soit en 11 ans, l’alimentation scolaire a coûté 19,7 milliards FCFA. Cette information est tirée du compte rendu du Conseil des ministres du 24 juillet dernier.

Ce projet mis en œuvre via le programme des cantines scolaires, constitue un des filets sociaux de la politique de protection sociale au Togo. Il permet d’offrir des repas aux élèves, dans des localités rurales vulnérables. Il est cofinancé par la Banque mondiale et l’Etat togolais.

Dans le détail, l’institution de Bretton Woods qui finance le projet depuis 2008, y a injecté à ce jour, 13,7 milliards FCFA via le Projet de développement communautaire et de filets sociaux (PDC plus).

L’Etat togolais, pour sa part, y a contribué avec 6 milliards FCFA mobilisés. S’il revendique avec ce programme des « succès notables » en permettant de nourrir « 25% des élèves des zones les plus vulnérables »,  le gouvernement n’occulte pas des défis à relever. Lors du Conseil des ministres, il a mis l'accent sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources ou de  mettre en place un cadre juridique pour un encadrement efficace de l'initiative.

Séna Akoda

Au Togo, le gouvernement vient d’attribuer à la société  Industrie Commerce Agrochimie Investissement (ICA INVEST), un permis d’exploitation à grande échelle  du gisement d’argile de Ledjoblibo. Ce site se localise à Dankpen (417 km de la capitale togolaise, dans la région de la Kara).

L’extraction et l’exploitation de ce gisement devraient permettre à l’Etat d’améliorer ses recettes minières. Au-delà, ces activités contribueront à la création d’emplois, voire de richesse dans la localité.

La société exploitante, dans le cadre de sa responsabilité vis-à-vis de la communauté, devrait contribuer au développement local et régional en réalisant des ouvrages socioéconomiques et communautaires. La RSE (Responsabilité sociale et environnementale) des sociétés minières, notons-le, est un sujet important pour le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM).

En général, il est observé qu’une prise en compte insuffisante de ce volet par les sociétés minières est source de rapports peu conviviaux entre celles-ci et les communautés qui les abritent.

Les pouvoirs publics togolais, dans le cadre du processus de révision du code minier, amorcé avec l’adoption d’un projet de loi modifiant le texte existant, devraient accorder une attention particulière à cette disposition.

Séna Akoda

En ligne avec les recommandations de ses bailleurs de fonds notamment le Fonds monétaire international (FMI), le Togo explore d’autres niches fiscales pour élargir l’assiette fiscale. Il institue en outre des mécanismes pour optimiser la mobilisation des impôts et taxes existants.

En Conseil des ministres hier, le gouvernement a en ce sens, adopté un régime de précompte de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Selon les explications, ce système permet de retenir à la source, la TVA, lors du paiement d’une facture qui constate une opération.

Ce régime vise à sécuriser les deniers publics, en empêchant en amont le détournement de cette taxe par les contribuables (personnes morales), les retards de paiement et autres systèmes de fraudes préjudiciables à l’Etat.

En pratique, le montant de la TVA qui figure sur la facture est prélevé et directement versé à l’Etat par celui qui doit payer ladite facture.

Ainsi par exemple, si le ministère togolais des Travaux publics devrait verser 590 millions TTC (500 millions HT et 90 millions TVA) à une entreprise qui gagne un marché public qu’il a lancé, il ne lui paiera en définitive que 500 millions FCFA (Hors taxes), avec une attestation de précompte pour les 90 millions restants. Il se chargera ensuite de verser directement à l’Etat, le montant précompté, soit 90 millions FCFA.

 Séna Akoda

L’Institut national de formation agricole (INFA de Tové), important dispositif de la politique agricole du Togo, va être réorganisé. Un décret pris en Conseil des ministres, mercredi 24 juillet, acte cette orientation politique.

Cette réforme rendue nécessaire, selon un rapport d’audit de l’INFA de Tové, qui pointe des insuffisances sur les plans organisationnel et fonctionnel, vise à ajuster cette école à la nouvelle politique agricole du pays.

La nouvelle politique vise à promouvoir « une agriculture moderne, durable et à haute valeur ajoutée au service de la sécurité alimentaire nationale et régionale, d’une économie forte, inclusive, compétitive et génératrice d’emplois décents et stables à l’horizon 2030 ».

Concrètement, la réorganisation devrait permettre, entre autres, à cette école de former des ressources humaines capables de répondre aux exigences du marché de l’emploi, à l’ère des pôles de transformation agroalimentaire.

Dans leur vision déclinée dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) en son Axe stratégique 2, les pouvoirs publics togolais ambitionnent de faire du secteur agricole le moteur de la croissance économique. Depuis lors, le secteur connaît des mutations profondes et mobilise d’importants investissements.

Séna Akoda

En Conseil des ministres, hier, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi qui modifie le Code minier en vigueur.

Adoptée en 1996, la loi portant Code minier a vocation à « favoriser le développement de l’industrie minérale en stimulant les investissements au Togo ». Elle couvre « la prospection, la recherche, l'exploitation, la détention, le traitement, le transport, la transformation et le commerce des substances minérales, des hydrocarbures, des eaux minérales et des gîtes géothermiques sur le territoire de la République togolaise sur son plateau continental, dans ses eaux territoriales et sa zone économique exclusive ».

Modifié une 1ère fois, ce texte devrait connaître une nouvelle modification, dont le processus vient d'être lancé, une fois que l’Assemblée nationale aura voté le projet de loi adopté par le gouvernement.

La nouvelle loi attendue prochainement interviendra dans un contexte où le Togo multiplie des initiatives pour attirer des investissements étrangers afin d’amorcer la transformation structurelle de son économie.

Si le secteur minier au Togo semble insuffisamment dynamique, le pays dispose toutefois d’un potentiel minier significatif, avec à la clé le phosphate, principale ressource minière qu’exploite la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT). Le pays produit également du calcaire et du clinker, entre autres. Pour son développement, il peut également compter sur des ressources de fer, de manganèse, etc.

L’initiative de cette réforme du Code minier est portée par le projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) financé par la Banque mondiale.

En rappel, lors de l’atelier de validation de ce document qui définit une nouvelle politique minière au Togo, Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon, ministre en charge des Mines, avait déclaré : « ce document  participe à la définition des types d’investissements, concourant d’une part à la croissance économique et, d’autre part, à la réduction de la pauvreté à travers les activités minières ».

Séna Akoda

Le patron de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a été reçu, ce 24 juillet à Paris, au Quai d'Orsay, où il a eu des échanges avec son homologue Jean-Yves Le Drian.

Au cours de cette rencontre, les deux personnalités ont abordé plusieurs sujets, dont les négociations autour du nouvel Accord de Cotonou post-2020, dans le cadre du partenariat entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et de l’Union européenne (ACP-UE).

Ces pourparlers pour lesquels le diplomate togolais est désigné négociateur en chef pour les pays ACP, progressent et entrent dans une phase décisive, précise le site de la diplomatie française diplomatie.gouv.fr.

Ce tête-à-tête a permis également aux deux ministres d'évoquer la coopération bilatérale dans les secteurs de l'éducation, la formation professionnelle, l'aménagement urbain et la santé. Jean-Yves Le Drian a surtout mis l'accent sur l'appui de son pays aux initiatives qui ciblent la jeunesse.

A titre d'illustration, le PROFAMED (Projet de formation et d’appui au secteur de l’audiovisuel et des médias (PROFAMED-Togo), que finance sur deux ans, l'Hexagone, à hauteur de 320 millions FCFA. Cette initiative permet aux journalistes et autres gens des médias togolais de suivre un programme de formation continue.

Séna Akoda

Le Togo est en train de peaufiner une stratégie qui devrait lui assurer une présence sur le marché de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et lui permettre de résister face à la concurrence qui s'annonce.

Hier, mardi 23 juillet, une rencontre a eu lieu en ce sens entre Katchaki Batchassi, directeur du commerce extérieur au Togo, accompagné des consultants, et les acteurs du secteur privé.

A la suite de cette réunion, un questionnaire a été mis à la disposition des opérateurs économiques, organisations patronales et même des structures publiques. Les renseignements demandés tournent autour des objectifs attendus de la ZLECAF, des bénéfices à en tirer, la nature des produits ou services commercialisés par les opérateurs économiques, entre autres. 

Sur la base des réponses, les consultants rédigeront une stratégie susceptible de permettre au Togo de faire face à la nouvelle donne que devrait entraîner le lancement de la phase opérationnelle de l'accord de libre-échange.

Ministères, cellules gouvernementales, Chambre de commerce et d'industrie du Togo, PME/PMI, associations d'entreprises, corps de métiers devraient contribuer par leurs réactions à l'élaboration de ce document stratégique.

Séna Akoda

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