100 kiosques mobiles vont être installés dans la ville de Lomé au profit de « petits commerçants ». L’initiative, portée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), vise à booster les activités de ceux-ci. Et plus spécifiquement, à réduire le nombre de stands de fortune que les petits commerçants installent au bord des routes.
La fourniture et l’installation de ces kiosques à travers la capitale seront assurées par l’entreprise togolaise « Togo-Panneaux et Construction »pour un peu plus de 257 millions FCFA. Celle-ci a décroché un appel d’offres lancé en ce sens.
Notons qu’en phase pilote, le projet avait permis l’installation d’une cinquantaine de kiosques.
Les kiosques livrés à l’époque étaient alimentés par des panneaux solaires. Les loyers perçus, variaient de 10 000 à 50 000 FCFA. Selon les informations, si le site qu’occupent les kiosques est concédé par la municipalité, sa gestion en revanche, est assurée par la CCIT.
Séna Akoda
Dans son dernier rapport annuel sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, présenté en milieu de semaine dernière, le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), salue l’engagement du Togo dans ce domaine.
En effet, selon l’organisation sous-régionale, le pays a « démontré un engagement plus fort que les années précédentes pour la mise en œuvre de mesures de LBC/FT (Lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, ndlr) conformes aux normes internationales ».
Par la même occasion, le Togo est encouragé à « poursuivre sur sa lancée », en vue de remédier rapidement « aux lacunes qui subsistent dans son système ».
Le GIABA, dont le but est de protéger les économies nationales et les systèmes financiers et bancaires des pays de la sous-région contre les fonds issus ou finançant le crime et le terrorisme, note cependant la résurgence de la corruption au Togo, ce qui entrave la mise en œuvre efficace des politiques de lutte contre le blanchiment d’argent.
Une situation commune à plusieurs autres Etats de la sous-région, bien que le pays ait fait des progrès en 2018, dans la résolution des défaillances stratégiques identifiées dans son système de lutte contre les flux illicites de capitaux, notamment l’adoption de législations clés, l’obtention de condamnations pour diverses infractions sous-jacentes.
En 2018, les Cellules de renseignements financiers du Togo ont 323 Déclarations d’opération suspecte concernant le Togo, sur un total enregistré dans la sous-région de 12 675, très largement dominé par le Nigéria et ses 10 346 Déclarations d'opération suspecte.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi
Togo : l’Inspection Générale d’Etat dotée d’attributions pour la promotion de la bonne gouvernance
Togo: Faites le « 1014 » pour dénoncer toute indélicatesse d'un agent des forces de l'ordre
Les 1er et 2 novembre prochain, se tiennent à Lomé, l'AGAU-RA, une rencontre de formations et conférences autour de l’entrepreneuriat, la création de valeur en Afrique, et la levée de fonds. Cette édition, la 5ème de ce rendez-vous promu par le Centre Urbain de business et d’entrepreneuriat (CUBE) et ses partenaires, se tiendra sur deux jours.
Selon les informations, la première journée sera consacrée à des ateliers pratiques; notamment: conception et rentabilisation d'une Chaine YouTube, Formation en Agriculture hors-Sol, Formation en premiers soins de santé, Conception d'un module solaire familial, Conception d'un Kit de production de Biogaz, formation en programmation neurolinguistique et développement personnel.
Est aussi (et surtout) prévu, un Hackathon; où tous les entrepreneurs sélectionnés bénéficieront de modules de formations (Stratégie d'entreprise, Plan d'affaires, Levée de fonds, Communication et Branding, Gestion financière et comptable...)
Suite à cela, le deuxième jour, 10 entrepreneurs seront retenus et présenteront leur projet devant des partenaires et investisseurs potentiels. Les meilleurs projets seront accompagnés jusqu'à la Levée de Fonds, par CUBE et ses partenaires.
Notons que si la participation est libre et gratuite, seuls les inscrits seront pris en compte dans la sélection, en vue de prendre part à l’évènement.
Consulter ici le formulaire d’inscription.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : démarrage d’une série de formations en faveur des microfinances sur l’éducation financière
Au Togo, l’agriculture ne bénéficie que des « miettes » des crédits accordés par le secteur bancaire, alors qu’elle représente 40% du PIB et occupe 60% de la population, s’inquiète Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement.
Fin juin 2019, les crédits à l'agriculture ne représentaient que 0,2% du total des financements bancaires (quasiment au même niveau qu’il y a un an au lancement du MIFA). Alors qu’avec le MIFA, le gouvernement entend porter les crédits consacrés au secteur agricole à 5% d’ici 2020, on est encore bien loin des objectifs de Noël Bataka, ministre en charge de l’agriculture.
Globalement, l’économie togolaise, comme nombre de ces voisines, est sous-financée par ses banques. Le financement bancaire ne représentait que 40% du PIB au terme du premier semestre. Il serait même moins orienté vers les secteurs socialement importants.
« Comme il a été relevé lors de nos précédentes sessions, les financements demeurent peu orientés vers l'habitat et l'agriculture, en dépit de l'importance de ces secteurs dans le développement économique et social du pays», constate Demba Tignokpa, à l’ouverture du 3e conseil national sur le crédit, jeudi dernier.
Et d’enjoindre banques et parties prenantes à « œuvrer pour relever le niveau des nouvelles mises en place de crédits et changer la structure de financement au profit des secteurs porteurs d'une croissance inclusive, surtout les secteurs de l'habitat et de l'agriculture».
Bien que les banques locales : Orabank, la BTCI et la BOA aient apporté au cours de la période des soutiens au MIFA, ces chiffres montrent que ces appuis sont largement en deçà de leur capacité à financer le secteur le plus important de l’économie togolaise qui est le secteur agricole.
Lire aussi:
Togo : le Fonds Kara annonce des prévisions d’investissement de 5 milliards FCFA dans l’agrobusiness
Croissance en hausse, crédits en baisse, le contraste d’une l’économie togolaise sous-financée
L’agence de notation Standard & Poors attribue au groupe bancaire panafricain basé à Lomé, Ecobank Transnational Incorporated (ETI), des notes de crédit d’émetteur à long et à court terme de B-/B, avec une perspective stable. Sa principale filiale, Ecobank Nigeria, important acteur sur le marché bancaire dans la plus grande Economie Africaine, se voit dans le même temps attribuée des notes de “B / B”.
Selon S&P, ces notations tiennent notamment compte de l’assise continentale de la Compagnie, qui vient conforter les perspectives de croissance des revenus, ainsi que des efforts de la nouvelle administration du Groupe, en vue de remédier aux problèmes liés à la qualité des actifs, et à ses performances financières relatives.
Ainsi, « nous pensons que sa franchise panafricaine unique a attiré une base stable d’investisseurs institutionnels, notamment Nedbank, Qatar National Bank et Public Investment Corporation, société basée en Afrique du Sud, qui ont eu une incidence positive sur la gouvernance d’entreprise et la gestion des risques du groupe », souligne S&P, dans son rapport.
Selon les prévisions de l’agence, la croissance des bénéfices de la société active dans plus de 30 pays africains, devrait notamment être portée par la reprise à la hausse des prêts sur les 12 prochains mois, conjuguée à une hausse des revenus hors exploitations, et une réduction du couts de risques, par rapport aux années précédentes.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
La SFI cède sa place au Néerlando-Norvégien Arise BV à l’actionnariat d’Ecobank
L'Etat togolais retire leur agrément à 7 structures de microfinances (Systèmes financiers décentralisés). L'information est portée par Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement et de la coopération, à l'occasion de la 3è session du Conseil National de Crédit (CNC), ce jeudi 3 octobre 2019.
La mesure, selon l'autorité officielle, s'inscrit dans le cadre des travaux d'assainissement du secteur de la microfinance, qui ont été lancés au Togo. Il s'agit par là même occasion d'en assurer la viabilité, et « de lui permettre de jouer pleinement son rôle d'outil de financements alternatifs». Dans le détail, ces structures comprennent : 1 réseau ainsi que 4 de ses caisses de base, et 2 structures unitaires.
Rappelons que ce secteur joue un rôle important dans l’accès des populations togolaises à des services financiers, et participent, de fait, à l’inclusion financière. Leur performance positive porte de manière non négligeable l'inclusion financière au Togo. Ainsi, de 2014 à 2019, la part de togolais de plus de 15 ans, détenant un compte dans les banques, les microfinances et les services postaux, est passé de 50% à 74%. On note ainsi, plus largement, une évolution du niveau de l'inclusion financière dans le pays, dans un mouvement général amorcé depuis 2014.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Hausse de la proportion de Togolais détenant un compte dans les banques et services assimilés
Microfinance : hausse de 16% des dépôts au Togo, au 1er trimestre 2019
Les cabinets BAGE (Bureau d’Audit et de Gestion des Entreprises) et Tog’Audit Consulting sont retenus sur une shortlist de six entreprises en compétition pour réaliser l’audit technique et financier du projet de construction de la ligne d’interconnexion 161 kV Bembereke-Kandi-Malanville et postes associés. C’est ce qu’indique une note d’information de la Communauté Electrique du Bénin (CEB).
Pour l’exécution de cette mission sur ce projet qui vise à électrifier les localités Bembereke, Kandi, Malanville, il y avait au total 18 entreprises essentiellement en provenance du Bénin et du Togo.
A noter que pour cet appel d’offres, le togolais « Tog’Audit » est en groupement avec les malgaches MGI QUALITEX & FTHM Consulting.
En rappel, la ligne de 161kV qui raccordera les villes de Bembèrèkè, Kandi et Malanville est une extension de la ligne d’interconnexion électrique Togo-Bénin.
Séna Akoda
Le Conseil de l’Entente, espace régional qui se compose de cinq pays à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo, ambitionne de migrer vers une gestion intégrée de ses espaces frontaliers. « Le Conseil de l’Entente, en raison de sa portée géographique … est appelé à jouer un rôle de premier plan dans la formulation d’une réponse intégrée en matière de gouvernance des espaces frontaliers terrestres et maritimes », indique un document consulté par Togo First.
Le Conseil de l’Entente va se doter d’un programme à cet effet. Et pour ce faire, le Secrétariat Exécutif de l’institution communautaire a lancé un avis d’appel d’offres en vue du recrutement d’un consultant. Les cabinets et consultants indépendants opérant dans l’Espace Entente peuvent soumettre leurs candidatures jusqu’au 21 octobre prochain.
Entre autres tâches, le consultant aura à faire un diagnostic sur l’état des espaces frontaliers des pays membres du Conseil de l’Entente, en termes de disponibilité des infrastructures sociocommunautaires et des dispositifs sécuritaires.
Il devrait également définir les enjeux et la problématique sur les frontières terrestres et maritimes du Conseil de l’Entente, identifier les obstacles constitutionnels, juridiques et réglementaires spécifiques à lever en vue d’une mise en œuvre du programme.
Notons que le Togo et le Ghana se concertent depuis un moment en vue d’une délimitation consensuelle de leurs frontières maritimes.
Séna Akoda
Le Togo a bouclé ce vendredi 04 octobre, sa 1ère sortie au dernier trimestre 2019 sur le marché financier régional, au cours de laquelle il recherchait 20 milliards FCFA. Selon les résultats rendus publics par l'agence UMOA-TITRES, il a mobilisé plus de 47 milliards FCFA. Cette bagatelle qui représente plus du double du montant sollicité, correspond à un taux de couverture de près de 237%.
L’agence régionale de planification de la dette précise toutefois qu’en ligne avec ses prévisions de dépenses, le Trésor public togolais ne retient que 22 milliards FCFA, comme lors de précédentes opérations sur le marché financier régional.
Les titres émis devraient produire des intérêts au taux annuel de 6,25% dès la 1ère année, plus précisément à compter du 07 octobre 2019. L’opération a une maturité de 36 mois et arrivera à échéance le 07 septembre 2022. « Le remboursement de ces obligations se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement In Fine) », précise l’agence.
En rappel, afin d’atteindre son objectif de mobilisation sur le marché financier, le Togo a fractionné les 20 milliards FCFA recherchés en plusieurs titres dont le nominal est de 10 000 FCFA.
Séna Akoda
Lire aussi:
Marché UMOA-Titres : le Togo annule son émission de bons prévue pour le 20 septembre
Perspectives de croissance en hausse, inflation contrôlée, déficit budgétaire dans les normes communautaire, le tout pour une économie sous-financée. L’économie togolaise joue une phase contrastée, attisant les inquiétudes de Demba Tignokpa, la ministre de la planification du développement et de la coopération, au sortir du 3e conseil national sur le crédit (CNC).
Si les perspectives de croissance ont été revues à la hausse deux fois de suite cette année par le FMI, le secteur bancaire y a moins participé. En effet, les évolutions encourageantes de l’encours des crédits à l’économie, dans un contexte de baisse du coût du crédit, ont peu réussi à occulter la baisse des financements bancaires injectés dans l’économie au premier trimestre.
« Lorsqu’on examine les nouvelles mises en place de crédits, elles ont connu une baisse de 8,1% sur les six (6) premiers mois de l'année, par rapport à la situation observée durant la même période de 2018. », alerte Demba Tignokpa, bien que préalablement satisfaite d’une certaine « tendance haussière des concours à l'économie ».
Fin juin 2019, l’encours des crédits à l'économie a progressé sur une base annuelle de 4,9%, après 4,2% au 31 mars et 4,1% à fin décembre 2018. Quant au taux d'intérêt débiteur moyen des crédits bancaires, il s'est replié à 7,65% au 30 juin 2019, contre 8,52% un an plus tôt, soit une régression de 87 points de base.
Ces dynamismes ont porté le ratio crédits à l'économie sur PIB à 40%, mais, constatera l’autorité ministérielle, le soutien du secteur bancaire à l’économie, peine à décoller, et certains secteurs comme l’habitat ou l’agriculture en sont surtout les souffre-douleurs. Ils ne bénéficieraient encore que des « miettes » des banques togolaises.
Lire aussi:
Le FMI revoit (à nouveau) à la hausse les prévisions de croissance pour le Togo en 2019
Hausse de la proportion de Togolais détenant un compte dans les banques et services assimilés