L’agence de notation Standard & Poors attribue au groupe bancaire panafricain basé à Lomé, Ecobank Transnational Incorporated (ETI), des notes de crédit d’émetteur à long et à court terme de B-/B, avec une perspective stable. Sa principale filiale, Ecobank Nigeria, important acteur sur le marché bancaire dans la plus grande Economie Africaine, se voit dans le même temps attribuée des notes de “B / B”.
Selon S&P, ces notations tiennent notamment compte de l’assise continentale de la Compagnie, qui vient conforter les perspectives de croissance des revenus, ainsi que des efforts de la nouvelle administration du Groupe, en vue de remédier aux problèmes liés à la qualité des actifs, et à ses performances financières relatives.
Ainsi, « nous pensons que sa franchise panafricaine unique a attiré une base stable d’investisseurs institutionnels, notamment Nedbank, Qatar National Bank et Public Investment Corporation, société basée en Afrique du Sud, qui ont eu une incidence positive sur la gouvernance d’entreprise et la gestion des risques du groupe », souligne S&P, dans son rapport.
Selon les prévisions de l’agence, la croissance des bénéfices de la société active dans plus de 30 pays africains, devrait notamment être portée par la reprise à la hausse des prêts sur les 12 prochains mois, conjuguée à une hausse des revenus hors exploitations, et une réduction du couts de risques, par rapport aux années précédentes.
Ayi Renaud Dossavi
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L'Etat togolais retire leur agrément à 7 structures de microfinances (Systèmes financiers décentralisés). L'information est portée par Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement et de la coopération, à l'occasion de la 3è session du Conseil National de Crédit (CNC), ce jeudi 3 octobre 2019.
La mesure, selon l'autorité officielle, s'inscrit dans le cadre des travaux d'assainissement du secteur de la microfinance, qui ont été lancés au Togo. Il s'agit par là même occasion d'en assurer la viabilité, et « de lui permettre de jouer pleinement son rôle d'outil de financements alternatifs». Dans le détail, ces structures comprennent : 1 réseau ainsi que 4 de ses caisses de base, et 2 structures unitaires.
Rappelons que ce secteur joue un rôle important dans l’accès des populations togolaises à des services financiers, et participent, de fait, à l’inclusion financière. Leur performance positive porte de manière non négligeable l'inclusion financière au Togo. Ainsi, de 2014 à 2019, la part de togolais de plus de 15 ans, détenant un compte dans les banques, les microfinances et les services postaux, est passé de 50% à 74%. On note ainsi, plus largement, une évolution du niveau de l'inclusion financière dans le pays, dans un mouvement général amorcé depuis 2014.
Ayi Renaud Dossavi
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Les cabinets BAGE (Bureau d’Audit et de Gestion des Entreprises) et Tog’Audit Consulting sont retenus sur une shortlist de six entreprises en compétition pour réaliser l’audit technique et financier du projet de construction de la ligne d’interconnexion 161 kV Bembereke-Kandi-Malanville et postes associés. C’est ce qu’indique une note d’information de la Communauté Electrique du Bénin (CEB).
Pour l’exécution de cette mission sur ce projet qui vise à électrifier les localités Bembereke, Kandi, Malanville, il y avait au total 18 entreprises essentiellement en provenance du Bénin et du Togo.
A noter que pour cet appel d’offres, le togolais « Tog’Audit » est en groupement avec les malgaches MGI QUALITEX & FTHM Consulting.
En rappel, la ligne de 161kV qui raccordera les villes de Bembèrèkè, Kandi et Malanville est une extension de la ligne d’interconnexion électrique Togo-Bénin.
Séna Akoda
Le Conseil de l’Entente, espace régional qui se compose de cinq pays à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo, ambitionne de migrer vers une gestion intégrée de ses espaces frontaliers. « Le Conseil de l’Entente, en raison de sa portée géographique … est appelé à jouer un rôle de premier plan dans la formulation d’une réponse intégrée en matière de gouvernance des espaces frontaliers terrestres et maritimes », indique un document consulté par Togo First.
Le Conseil de l’Entente va se doter d’un programme à cet effet. Et pour ce faire, le Secrétariat Exécutif de l’institution communautaire a lancé un avis d’appel d’offres en vue du recrutement d’un consultant. Les cabinets et consultants indépendants opérant dans l’Espace Entente peuvent soumettre leurs candidatures jusqu’au 21 octobre prochain.
Entre autres tâches, le consultant aura à faire un diagnostic sur l’état des espaces frontaliers des pays membres du Conseil de l’Entente, en termes de disponibilité des infrastructures sociocommunautaires et des dispositifs sécuritaires.
Il devrait également définir les enjeux et la problématique sur les frontières terrestres et maritimes du Conseil de l’Entente, identifier les obstacles constitutionnels, juridiques et réglementaires spécifiques à lever en vue d’une mise en œuvre du programme.
Notons que le Togo et le Ghana se concertent depuis un moment en vue d’une délimitation consensuelle de leurs frontières maritimes.
Séna Akoda
Le Togo a bouclé ce vendredi 04 octobre, sa 1ère sortie au dernier trimestre 2019 sur le marché financier régional, au cours de laquelle il recherchait 20 milliards FCFA. Selon les résultats rendus publics par l'agence UMOA-TITRES, il a mobilisé plus de 47 milliards FCFA. Cette bagatelle qui représente plus du double du montant sollicité, correspond à un taux de couverture de près de 237%.
L’agence régionale de planification de la dette précise toutefois qu’en ligne avec ses prévisions de dépenses, le Trésor public togolais ne retient que 22 milliards FCFA, comme lors de précédentes opérations sur le marché financier régional.
Les titres émis devraient produire des intérêts au taux annuel de 6,25% dès la 1ère année, plus précisément à compter du 07 octobre 2019. L’opération a une maturité de 36 mois et arrivera à échéance le 07 septembre 2022. « Le remboursement de ces obligations se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement In Fine) », précise l’agence.
En rappel, afin d’atteindre son objectif de mobilisation sur le marché financier, le Togo a fractionné les 20 milliards FCFA recherchés en plusieurs titres dont le nominal est de 10 000 FCFA.
Séna Akoda
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Perspectives de croissance en hausse, inflation contrôlée, déficit budgétaire dans les normes communautaire, le tout pour une économie sous-financée. L’économie togolaise joue une phase contrastée, attisant les inquiétudes de Demba Tignokpa, la ministre de la planification du développement et de la coopération, au sortir du 3e conseil national sur le crédit (CNC).
Si les perspectives de croissance ont été revues à la hausse deux fois de suite cette année par le FMI, le secteur bancaire y a moins participé. En effet, les évolutions encourageantes de l’encours des crédits à l’économie, dans un contexte de baisse du coût du crédit, ont peu réussi à occulter la baisse des financements bancaires injectés dans l’économie au premier trimestre.
« Lorsqu’on examine les nouvelles mises en place de crédits, elles ont connu une baisse de 8,1% sur les six (6) premiers mois de l'année, par rapport à la situation observée durant la même période de 2018. », alerte Demba Tignokpa, bien que préalablement satisfaite d’une certaine « tendance haussière des concours à l'économie ».
Fin juin 2019, l’encours des crédits à l'économie a progressé sur une base annuelle de 4,9%, après 4,2% au 31 mars et 4,1% à fin décembre 2018. Quant au taux d'intérêt débiteur moyen des crédits bancaires, il s'est replié à 7,65% au 30 juin 2019, contre 8,52% un an plus tôt, soit une régression de 87 points de base.
Ces dynamismes ont porté le ratio crédits à l'économie sur PIB à 40%, mais, constatera l’autorité ministérielle, le soutien du secteur bancaire à l’économie, peine à décoller, et certains secteurs comme l’habitat ou l’agriculture en sont surtout les souffre-douleurs. Ils ne bénéficieraient encore que des « miettes » des banques togolaises.
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African Lease Togo (ALT), une compagnie de crédit-bail a obtenu l’agrément pour exercer au Togo, en qualité d’établissement financier à caractère bancaire. Elle est autorisée à « faire des opérations de crédit-bail, d’affacturage et de services de paiement », a déclaré, Demba Tignokpa, la ministre de la Planification du développement et de la coopération, à l’occasion du 3e conseil national sur le crédit, au cours duquel le top management de la structure était invité à présenter les aspects majeurs de ses activités. Le lancement de cette société a été rendu possible grâce à la mise en place de loi sur le Crédit-bail, adopté par le Parlement en juin dernier.
Première filiale d’African Lease Group, African Lease Togo est une société de droit togolais créée à l’initiative de deux anciens banquiers togolais, Yao Guemedi et Toussaint Sossou. Son actionnariat est composé à 100% par des investisseurs privés locaux et institutionnels togolais.
Basé à Lomé, à proximité du Grand marché, African Lease Togo, « compte apporter à travers ses différents produits [Crédit-bail, affacturage, activités de paiement, ndlr], d’innovantes solutions de financement aux TPE, PME et PMI », a confié à Togo First Yao Guemedi, son Administrateur Directeur Général.
Concrètement, à travers le Crédit-bail, « African Lease Togo se chargera d’acquérir des matériels et des équipements à usage professionnel qu’elle mettra à la disposition des TPE/PME/PMI en location avec option d’achat ou en location longue durée », explique le Responsable.
Sur le segment de l’affacturage, la société togolaise veut « désamorcer » les tensions de trésorerie qui pèsent sur les entreprises, en offrant des services qui « permettront de préfinancer les factures des entrepreneurs d’une durée de 30 à 90 jours ».
African Lease va, par ailleurs, « proposer à la clientèle les opérations de transfert d’argent, d’encaissements, de versements, de retraits, de virements, de prélèvements et de paiements par cartes et mobiles, de paiements des factures à partir des terminaux de paiement électronique (TPE)», a conclu Yao Guemedi.
Au Togo, comme dans l’ensemble des pays de l’Uemoa, le portefeuille dédié au crédit-bail reste encore très faible par rapport aux crédits globaux mis en place pour l’économie. D’après les données de la BCEAO, il était quasiment nul en 2017. L’affacturage quant à lui, reste un mode de financement exotique, bien que des établissements financiers, notamment la Sogemef s’y soient lancés cette année.
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Les pays de l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), veulent accélérer le processus d’amélioration du climat des affaires dans la zone communautaire.
C'est en tout cas ce que porte à croire une décision prise lors du dernier conseil des ministres de l’Union qui s'est tenue à Ouagadougou, le 27 septembre 2019. Les ministres de l'Union ont ainsi adopté la décision portant adoption de l’Initiative Régionale d’Amélioration du Climat des Affaires (IRCA).
Cette initiative vise « à améliorer le climat des affaires dans l’UEMOA, en vue de promouvoir l’entreprenariat et dynamiser les investissements dans la région », selon le communiqué officiel, et, plus spécifiquement, « à promouvoir l’entreprenariat, à accroître la compétitivité des entreprises et à stimuler les investissements privés dans l’espace UEMOA. »
Notons que le projet entre en convergence avec les efforts accomplis par le Togo ces dernières années, en vue d'améliorer son climat des affaires et d’augmenter son attractivité.
Des transformations qui semblent porter leurs fruits. Pour preuve, le pays est de nouveau retenu dans la shortlist des économies les plus réformatrices, du Classement Doing Business 2020 de la Banque mondiale, après sa bonne performance de l'année précédente.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo poursuit son rapprochement vers la Société Islamique pour le Développement du secteur privé (SID), un pas de plus a été franchi, hier jeudi 03 octobre 2019. Les députés togolais ont en effet voté la loi autorisant la ratification de l’accord portant création de cette institution multilatérale de développement, filiale du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID).
C'est donc un quitus de l’Assemblée, pour la ratification. La démarche s'inscrit, pour le Togo, dans le cadre de la recherche d’outils et de canaux pour soutenir son développement économique et commercial. L’institution, dont l'accord de création a été adopté le 3 novembre 1999 à Djeddah, devrait ainsi favoriser « l’éclosion d’un secteur privé fort, dynamique et pourvoyeur d’emplois décents », selon Kodjo Adedze, ministre en charge du secteur privé togolais.
Des objectifs en ligne avec le Plan national de développement qui, on le rappelle, compte à 65% sur le Secteur privé pour son financement. Pour mémoire, le projet relatif à cette ratification avait été adopté par le gouvernement togolais, le 20 septembre 2018, afin notamment de « [permettre] au secteur privé togolais de bénéficier des potentialités et atouts offerts par la nouvelle institution », selon le gouvernement.
La SID a été créée avec un capital de 4 milliards $. Au nombre de ses actionnaires, figurent la BID (45%), 53 pays membres (46%) et 5 institutions financières publiques (9%).
Ayi Renaud Dossavi
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De 2014 à 2019, le pourcentage de Togolais âgés de plus de 15 ans, détenant un compte dans les banques, les microfinances et les services postaux (Eco CCP notamment) a enregistré un bond de 24%, passant de 50% à 74%. L’information a été partagée ce jeudi 03 octobre 2019 par Demba Tignokpa, ministre de la planification du développement et de la coopération lors de la 3è session du Conseil National de Crédit (CNC).
Cette progression sur les cinq dernières années révèle également une évolution du taux d’accès des Togolais aux services financiers, de 2018 à 2019. En 2018 déjà, déclarait Kossi Tenou, Directeur national de la BCEAO à l’occasion de la semaine nationale de l’inclusion financière, « les statistiques montrent qu’au Togo, un peu plus des 2/3 de la population âgée de 15 ans et plus, ont accès aux services financiers ».
Cette percée, est tirée par le dynamisme du secteur bancaire classique, de celui de la microfinance et d’Eco CCP, sans oublier le mobile money, et le mobile banking qui sont en plein essor dans le pays.
Séna Akoda
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