Ari Edem Akouvi, le nouveau DG de l'Agence de Promotion et de développement des agropoles au Togo (Aprodat) a procédé la semaine dernière à la remise des sites à l’Entreprise Moderne de Technologie (EMT) pour la construction de forages dans la zone de l’agropole de la Kara.
Il s’agira de construire d’ici mars 2020, 20 nouveaux forages et réhabiliter 8 anciens en panne.
Le projet de construction des forages est prévu pour améliorer l'accès à l'eau potable dans les localités Bassar, Dankpen, Doufelgou, Kéran et Kozah, indique-t-on. Une initiative complémentaire de construction de 4 mini-AEP (Adduction d'eau potable) est également prévue pour densifier le système d'approvisionnement en eau potable dans le bassin de Kara. Selon l’Agence gouvernementale, le processus de passation est en cours.
Recrutée sur appel d’offres, EMT est une entreprise togolaise spécialisée dans le Bâtiment, la construction, l’Adduction d'eau, le Forage, l’Hydraulique et l’Irrigation.
Pour rappel, l’agropole de Kara qui nécessitera plus de 64 milliards FCFA d’investissements, est le premier des neuf projets que le gouvernement togolais prévoit d’implanter dans le cadre du développement des agropoles au Togo. Il vise à accroître la productivité et les productions végétales et animales par la promotion des filières agricoles, le développement des infrastructures agricoles, la facilitation de l’accès au marché et l’appui à la transformation. Plus de 25 000 emplois sont à générer.
1er prix au Pitch Your Startup Idea du Fenes, 1er Prix du Togo Innovation Challenge, rien qu’en 2019. Le carnet médical numérique en poche et disponible en un clic’ séduit et attire. Lancé en mai dernier et toujours à l’étape de conception, le projet imaginé par 03 jeunes togolais veut définitivement révolutionner les habitudes, dans un environnement où beaucoup reste encore à faire dans le suivi de la santé au quotidien. Yvon Koudam, CEO de la startup dévoile le contour de son projet. Interview.
Togo First : Kondjigbalé, qu'est-ce que c'est et quelle est son utilité ?
Yvon Koudam : C’est d’abord un carnet de santé numérique, une sorte de passeport de santé. C'est ensuite une plateforme qui doit permettre au patient de bien gérer ses antécédents médicaux. Au médecin, il facilite le diagnostic et rend plus facile et rapide tout ce qui entre dans le processus de traitement d'un patient.
La plateforme dispose de 4 canaux à savoir un site web, une application mobile, un centre d'appel en langues locales et un menu USSD. Les deux derniers sont destinés aux zones qui ne sont pas connectées ou sous couverture internet.
T.F : qu'est-ce qui a suscité l'idée de sa conception ?
Y.K : Les carnets de santé actuels sont en papier et il arrive souvent que nous les perdons ou parfois, les oublions. Ce qui fait qu'il est difficile d'avoir un historique sur notre état de santé. Cela rend aussi la tâche difficile au corps médical car le diagnostic devient une chaîne d'exercices à faire. Il arrive que certains perdent la vie dans l'attente des résultats qui arrivent finalement tard.
Nous avons pensé à une solution qui aiderait le système sanitaire à maintenir et à sauver plus de vies. C'est là qu'est née l'idée de Kondjigbalē.

T.F : quelles sont les fonctionnalités disponibles sur l’application ?
Y.K : la consultation de ses antécédents, le rendez-vous avec le docteur, la commande et la livraison de médicaments, les alertes posologies ou conseil, des possibilités de discussion avec un docteur ou un spécialiste, la possibilité de réception de résultats d’analyse, la liste des pharmacies disponibles les plus proches et disposant des produits que vous souhaitez. Voilà entre autres quelques fonctionnalités.
T.F : quelles sont vos attentes ou ambitions avec Kondjigbalé ?
Y.K : nos attentes c'est de pouvoir finir très rapidement tous les tests sur les fonctionnalités à tous les niveaux ainsi que les validations pour un déploiement effectif dans les semaines qui viennent.
Nous espérons aussi que les démarches administratives soient les plus souples possibles pour nous permettre une mise en place rapide.
Surtout Kondjigbalē est un petit bébé plein d'avenir, alors nous restons toujours ouverts aux suggestions, conseils, accompagnements de toute nature pour que le système sanitaire togolais soit une référence dans la sous-région.
Propos recueillis par Octave A. Bruce
Le gagnant d’EDF Pulse Africa Tour étape de Lomé, Boutamekpo Adakpo s’adjuge le 2è prix de la 3ème édition des prix EDF Pulse Africa 2019 avec son projet Energy cycle.
L'innovation Energy Cycle « permet de valoriser l'énergie produite par les engins à deux roues pour recharger de légers appareils comme des téléphones portables via un câble d'UBS ou d'alimenter une lampe rechargeable. L'appareil conçu par Energy Cycle se fixe sur tout type de moto, scooter et mobylettes. La start-up cible les propriétaires de deux roues en zone rurale et les sociétés de transports en zone urbaine, pouvant ainsi proposer à leurs clients un service supplémentaire ».
En se classant 2è, le Togolais n’est devancé que par son concurrent ivoirien, porteur du projet dénommé « LIFILED », une solution 3 en 1, destinée aux populations rurales et qui combine accès à la fois à l'électricité Off-Grid, à l’Internet et fournit des contenus éducatifs sur le savoir-faire agricole. Le 3è prix de la compétition a été remporté par un Kenyan avec son projet Hydrobox, dans la catégorie Off-Grid.
Deux prix spéciaux à savoir « Prix coup de cœur d'ESCP Europe » et « Prix spécial Boost by EDF » ont également été distribués. Le jeune entrepreneur togolais et les 4 autres gagnants ont droit à des dotations allant de 5 000 euros à 15 000 euros, ainsi qu'un accompagnement complet.
En rappel, l'édition 2019 d'EDF Pulse Africa a attiré 536 projets de 26 pays d'Afrique, contre 434 projets de 24 pays l'an dernier. Les cinq meilleurs ont été sélectionnés sur une liste de 10 finalistes
Séna Akoda
La profession d'urbaniste est désormais légalement réglementée au Togo. Le parlement a adopté, hier jeudi 21 novembre 2019, un projet de loi visant à encadrer ce corps de métier.
L’idée derrière ce texte, adopté à l'unanimité des députés présents, est de mettre fins aux dérives dans ces secteurs, et de doter le Togo d’experts reconnus en la matière, qui pourront travailler au mieux à redessiner le paysage des villes, notamment la capitale.
Il s’agit, à terme, de « contribuer à donner une véritable identité à nos villes », selon un député.
Notons que ce texte vient renforcer l’arsenal juridique de l’Etat togolais, dans sa politique de développement urbain, à l’instar du nouveau code foncier et domanial, adopté récemment.
En effet, « les urbanistes vont contribuer au développement et à la promotion de toutes mesure visant à l'amélioration de la qualité, de la disponibilité et de la fiabilité des services professionnels dans le domaine, pour qu'ils exercent dans l'intérêt de la population », a précisé à l’occasion, Koko Ayeva, ministre en charge de l'urbanisme.
R.E.D
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Les activités ont repris, hier jeudi 21 novembre 2019, au port de pêche de Lomé. C’est le retour pour cette infrastructure qui fait peau neuve suite à des travaux de réhabilitation.
Situé à Gbétsogbé (à l’est de Lomé), l'ouvrage a mobilisé un financement sous forme de don de 14,4 milliards FCFA de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA). L’Etat togolais, pour sa part, a contribué au coût de sa réalisation à hauteur d’environ 6 milliards FCFA.
Le but est, « d’améliorer le quotidien des populations en termes de revenus », notamment par « l'amélioration de la qualité de poisson », et « la réduction des pertes post-capture », selon Damtani Ali, directeur des pêches et aquaculture.
Globalement, les autorités ambitionnent de créer ou consolider environ 8 000 emplois, dont 3 500 transformatrices de poissons, 1 500 mareyeuses et 3 000 pêcheurs, à travers l'équipement. Plus précisément, quelques 5000 nouveaux emplois directs et indirects sont attendus (notamment dans le domaine de la réparation des moteurs hors bords et des filets, le traitement de produits halieutiques).
Le sous-secteur de la pêche contribue à 4,5 % au PIB agricole, et 1,3% au PIB du Togo.
R.E.D
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L’Hexagone invite les entrepreneurs africains porteurs de solutions innovantes pour l’émergence des villes durables, à soumettre jusqu’au 31 janvier 2020, leurs projets.
Via son concours dénommé « Le Challenge des 1000 », le pays d’Emmanuel Macron sélectionnera et invitera à Bordeaux, 1000 porteurs africains de solutions pour les villes, à l’occasion du Salon « La Cité des Solutions », lors de la 28ème édition du Sommet Afrique-France. L'événement est prévu du 4 au 6 juin 2020.

Les entrepreneurs seront retenus sur la base de 7 critères : le projet émanera d’un entrepreneur africain, qui a une activité en lien avec l’une des thématiques de la Cité des Solutions ; la Parité Homme-Femme sera observée dans le choix des 1000 Entrepreneurs.
Seront également pris en compte l’équilibre géographique de provenance des Entrepreneurs, l’équilibre des thématiques, l’impact social de la solution, et l’enregistrement du porteur de projet sur la plateforme Digital Africa.
Les 7 quartiers thématiques autour desquels les projets devraient être élaborés, sont : "accéder aux services essentiels, nourrir les villes, aménager et embellir la ville, se déplacer dans la ville / visiter la ville, vivre dans la ville, financer et structurer les projets; et enfin connecter la ville".
Séna Akoda
Eranove a bouclé le financement nécessaire à la construction de Kékéli Efficient Power, porté à 65,4 milliards FCFA au lieu de 64 milliards FCFA préalablement annoncés, selon un communiqué publié jeudi 21 novembre 2019.
A côté des actionnaires commerciaux et institutionnels qui se sont mobilisés, on note Kifema Capital (en langue kabyè le jour se lève), une société d’investissements dont les actionnaires sont le fonds souverain Togo Invest, ainsi que les institutions nationales à savoir la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).
Et, par le biais de Kifema Capital qui participe au projet de construction de la centrale thermique à hauteur de 25% de financement en capitaux propres, l’Etat togolais devient co-actionnaire de la centrale Kékéli Efficient Power.
Cette société d’investissements, selon les informations diffusées, axe sa stratégie sur la prise de participations dans tous les projets structurants au Togo, avec pour objectif de soutenir la croissance de l’économie.
Notons que le financement de 65,4 milliards de francs CFA, mobilisé à 100 % par des institutions financières africaines, a été réuni à travers les arrangeurs BOAD et Oragroup auprès de prêteurs institutionnels et commerciaux de la place (BOAD, AFC, Orabank Togo, BIA Togo, NSIA Benin et Banque Atlantique Togo). Ce qui contribue à dynamiser le marché financier régional en pleine croissance.
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Le fonds d’investissement panafricain Emerging Capital Partners (ECP), vient de céder des parts détenues au sein d’Oragroup, à l’Institut de Prévoyance Sociale - Caisse Générale de Retraite des Agents de l’État (IPS-CGRAE) de Côte d’Ivoire.
Cette acquisition, « financée par des revenus exceptionnels », selon l'IPS-CGRAE , en ferait donc l’actionnaire majoritaire d’Oragroup, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé; sous réserve d’approbation de la commission bancaire de l’UEMOA et des régulateurs des autres zones monétaires. La Caisse ivoirienne posséderait en effet 61,45 % du capital de l'institution financière basée dans 12 pays.
De son côté, ECP « est très fier du chemin parcouru depuis l’entrée au capital et l’accompagnement d’Oragroup en 2008 », selon Vincent Le Guennou, Co-CEO d’Emerging Capital Partners. De plus, le fonds d'investissement « est persuadé qu’avec la Caisse Générale de Retraite des Agents de l’État (CGRAE), Oragroup va poursuivre sa trajectoire de forte croissance ».
ECP reste néanmoins un des actionnaires significatifs, avec près de 20% du capital du groupe bancaire; le Fonds mise en effet sur les perspectives de croissance et du plan de développement du Groupe.
Rappelons qu'à fin décembre 2018, Oragroup pesait 2171 milliards FCFA (3,7 milliards $) de total bilan, pour 510 926 clients, 127 milliards FCFA de produit net bancaire, 130 milliards de FCFA de fonds propres, et 30 milliards de FCFA de résultat net.
R.E.D
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Au Togo, des acteurs de la société civile veulent « sauver », la BTCI (Banque togolaise pour le commerce et l’industrie) et l’UTB (Union Togolaise de Banque) ; deux banques publiques en plein processus de privatisation. Il vient d’être ainsi lancée une initiative dénommée « Sauvons nos banques », visant à mobiliser des fonds pour le rachat des deux établissements financiers.
Selon Hervé Tchamsi, Directeur exécutif de l’ONG Action Sociale pour le Développement Intégral (ASDI), un des initiateurs de l’opération, la BTCI et l’UTB sont en train d’être « cédées aux étrangers », parce que « les Togolais n’ont pas suffisamment de capitaux pour postuler en ce qui concerne leur reprise ». « Voilà la raison qui nous a poussé à enclencher cette mobilisation », explique-t-il en début de cette semaine.
Coup de com ou véritable ambition ? Quoi qu’il en soit, la campagne annonce vouloir mettre en place un Fonds d’investissement populaire des Togolais, « 100% togolais », afin de racheter ces deux structures. Ce Fonds veut mobiliser 100 milliards FCFA sur 6 mois, par l'émission d’actions populaires, d’une valeur nominale de 5 000 Fcfa à l’endroit des Togolais.
Pour rappel, le processus de privatisation de ces deux banques publiques, devrait arriver à terme au 1er trimestre 2020.
R.E.D
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La BOAD, un pool de partenaires techniques et financiers et la société Kékéli Efficient Power (groupe Eranove) ont procédé ce mercredi 20 novembre 2019 à Lomé, à la signature d’une convention de financement relative à la construction d’une centrale en cycle combiné d’une puissance de 65 MW.
L’information a été diffusée par Serge Bouah, Directeur de Département, Directeur de la Communication, du Marketing, des Relations Publiques et du Savoir ce jeudi 21 novembre. Avec la signature de cet accord de prêt, un palier est franchi dans le cadre de la mobilisation des ressources financières nécessaires à la réalisation de cet ouvrage, soit 64 milliards fcfa.
Cette cérémonie intervient quelques mois après l'annonce par la BOAD à Dakar, d'un financement de 25 milliards en faveur d'Eranove. En mars dernier, le conseil d’administration de la Banque commune aux 8 Etats de l’UEMOA approuvait en effet un financement de ce montant au profit de la société Kékéli Efficient Power.
Trois mois plus tard, plus précisément le 12 juin, à la veille du tout 1er Forum Economique Togo-UE, le Premier ministre togolais Komi Sélom Klassou a posé la 1ère pierre de cette centrale qui produira de l’énergie propre au Togo.
Séna Akoda
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