Au Togo, ils sont près de 100 000 acteurs de premier plan, évoluant dans le sous-secteur des transports routiers, à professionnaliser et à former, selon des données compilées auprès des associations professionnelles ou syndicales.
Plus de 95 000 dans le transport de personnes et de marchandises, près de 1 000 intermédiaires reconnus, environ 2 600 possédants de structures ou entreprises de transports, ou encore 69 auto-écoles officiellement reconnues et agréées par l’Etat, entre autres.
Si les chiffres sont à prendre avec des pincettes, principalement du fait de la relative absence de vrais registres ou de répertoires à jour, les principales parties prenantes sont unanimes sur l’urgence de réformer profondément le secteur et de professionnaliser les acteurs.
Elles l’ont encore rappelé mardi, au cours d’un atelier de travail inscrit dans le cadre du projet d’appui à la compétitivité des services logistiques pour le commerce, piloté par le gouvernement togolais avec l’assistance technique de l’Union Internationale des transports routiers (IRU) et de la Banque Mondiale.
L’objectif est de rendre d’ici 2022, le secteur des transports routiers plus performant et plus professionnel, dans la lignée des ambitions déclinées dans le PND de faire du pays un hub logistique d’excellence.
Octave A. Bruce
Lire aussi :
Plus de 100 acteurs du développement planchent depuis hier, mardi 10 décembre 2019, à l’analyse du Rapport diagnostic du système statistique national pour la période 2020-2024. Ce document va, à terme, orienter le gouvernement dans l'élaboration de ses projets et programmes dans les années à venir.
Notons que ces travaux, à l’initiative de l'Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (l’INSEED), réunissent des opérateurs venus des structures et services sectoriels du système statistique national, du parlement, du secteur privé, de la société civile, des universités et des institutions partenaires.
Dans le détail, « il est question d'examiner ce diagnostic-là, voir toutes les questions qui sont posées, voir également quels sont les axes d'orientation qui peuvent en découler », souligne Kouassi Koamé, DG de l’Institut des statistiques.
Ainsi, les travaux permettront de proposer à l’Etat des statistiques fiables, qui lui permettront de répondre aux différentes échéances structurantes, notamment le PND 2018-2022, l'Agenda 2030 relatif aux ODD, ou encore l’Agence 2063 de l'Union Africaine.
Le document de stratégie global devrait être disponible en janvier 2020.
R.E.D
Lire aussi :
Au Togo, booster le secteur touristique va passer par une meilleure évaluation de ses performances
Les parlementaires togolais se forment en analyse du budget-programme
Le Togo table sur 770 milliards de recettes fiscales à l’horizon 2022
En matière d’amélioration du climat des affaires, le Togo (97ème mondial et 1er dans la Zone Franc) et la Côte d'Ivoire (110ème mondial et 2ème dans la Zone Franc (ZF)), pourraient bien servir d’exemples au Cameroun, pour obtenir un meilleur classement dans le Doing Business de l'année prochaine.
C’est ce qu’indique notamment un communiqué du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), qui aurait ainsi réalisé une analyse comparative des performances DB du pays d’Afrique centrale avec les autres homologues de la zone Franc. Ceci afin d'identifier les meilleures pratiques qui pourraient être capitalisées pour améliorer le classement du pays.
Le Cameroun ambitionne ainsi de se lancer dans cette compétition à l’amélioration du climat des affaires en ZF. Le Groupement patronal camerounais note, à cet effet, que la plupart des pays de la ZF ont été plus ambitieux que le Cameroun lors du dernier Doing Business. A titre d'exemple, au Cameroun, on met cinq fois plus de temps pour créer une entreprise qu'au Togo, pour une opération qui coute huit fois plus cher au citoyen camerounais qu'au citoyen ivoirien.
Dans ce sens, Lomé a de quoi inspirer, avec son gain de 40 places dans le dernier classement, notamment sur l’indicateur « Création d’entreprises », où le pays est le 15ème au niveau mondial.
Lire aussi:
Doing Business 2020 : Le Togo 15ème mondial en matière de création d’entreprise
Doing Business 2020: 3e pays le plus réformateur au monde, le Togo progresse de 40 placesLes plateformes de paiement en ligne des impôts et taxes, bientôt disponibles dans toutes les banques
Togo : Cellule Climat des Affaires, la cheville ouvrière des réformes
Le monde célèbre la journée internationale des droits de l’Homme, ce mardi 10 décembre 2019. L'évènement a ainsi été marqué par l’inauguration d'une œuvre d'art, au Complexe scolaire islamique d'Agoè Zongo.
Cette manifestation, à l’initiative de la Délégation de l'Union européenne, en partenariat avec les Ambassades d'Allemagne et de France, ainsi que des ministères en charge des droits de l'homme, et de la Culture du Togo, a été placé notamment sous le thème de la promotion de la jeune fille en milieu scolaire, et de la lutte contre le harcèlement sexuel.
Cette inauguration, qui s’est réalisée devant les autorités locales et chefs traditionnels, s’inscrit dans le cadre du projet « Projet École amis des droits humains et de la réconciliation », d'Amnesty International, appuyé par l’UE.
Ce fut l’occasion, pour la délégation européenne de revenir sur les progrès du Togo en matière de promotion de la femme, et surtout de la décentralisation, notamment les dernières élections locales, avec l’instauration de la démocratie locale (l’élection des conseillers municipaux et des maires) à l’issue du scrutin du 30 juin 2019.
Lire aussi :
La filiale togolaise de Beneficial Life Insurance passe sous le contrôle de Prudential, une compagnie d’assurance qui revendique une réputation internationale.
L’acquéreur Prudential plc informe en effet ses partenaires et clients, de la prise de participation majoritaire au sein du groupe Beneficial, « acteur de premier plan de l’assurance vie, implanté au Togo ». Via cette transaction, Beneficial Life Insurance Cameroun et Beneficial Life Insurance Côte d’Ivoire passent également dans le giron de Prudential.
Si le montant de la transaction n'est pas révélé, il est à souligner que le groupe Beneficial offre des produits d’épargne et de protection à plus de 300 000 clients et pèse 41 succursales qui emploient plus de 2 000 agents.
Eddie Ford Brown, Président Directeur Général du Groupe Beneficial, déclare à cette occasion: « nous sommes très fiers de pouvoir intégrer Prudential, l’un des assureurs les plus réputés au niveau international. Nous sommes impatients de travailler avec nos nouveaux collègues dans le monde entier afin de fournir des produits et services de grande qualité à
nos clients ».
Notons qu'avant le Togo, la Côte d'Ivoire et le Cameroun, Prudential est déjà présent en Afrique à travers ses filiales au Ghana, Kenya, Ouganda, en Zambie et au Nigéria.
Séna Akoda
Le Système des Nations Unies (SNU) et le gouvernement togolais ont signé ce lundi 09 décembre, un nouveau cadre de coopération pour le développement du Togo, pour une période de 5 ans.
Evaluées à environ 72 milliards FCFA, les actions prévues dans ce nouveau document, ciblent quatre domaines prioritaires. Il s'agit de l’amélioration de l’employabilité et du potentiel entrepreneurial des jeunes et femmes, afin de favoriser l’accès à un emploi décent, du renforcement de l’accès des populations à un cadre de vie décent et aux ressources durables, de l’amélioration de l’accès équitable aux services sociaux de base et de qualité et du renforcement des institutions publiques.
Le nouveau cadre retrace la stratégie d’action de l’ensemble du système onusien au Togo (13 institutions onusiennes) pour les cinq prochaines années. Cette stratégie, indique-t-on, est en phase avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) et les priorités de développement du pays, déclinées dans le PND.
Damien Mama, coordonnateur du Système des Nations Unies déclare en ce sens que « le Togo affiche de grandes ambitions, et ce cadre de coopération constitue l’offre du Système des Nations Unies pour accompagner le pays dans la réalisation des Objectifs du Développement Durable, tout en veillant à ne laisser personne de côté ».
Séna Akoda
Dans la perspective de l’installation de l’agropole de Kara, une formation a démarré ce lundi 10 décembre, en lien avec l’entame des activités de terrain de la Fondation Saemaul à l’intention des conseillers agricoles de l'ICAT, des animateurs Saemaul et des leaders communautaires.
L’objectif visé via cette session de renforcement des capacités est de former ses bénéficiaires, à impulser le changement des mentalités parmi les communautés.
Une fois formés, ceux-ci devraient travailler à renforcer les capacités des exploitants agricoles et autres acteurs ruraux face aux investisseurs. Pour permettre aux acteurs formés d’accomplir leur mission, 22 motos d’un coût total de 55 millions FCFA leur ont été remises.
En rappel, la Fondation pour la mondialisation du mouvement Saemaul est engagée aux cotés du gouvernement togolais dans le cadre de l'implantation de l’agropole de Kara.
Cette technopole agroalimentaire est la phase pilote du programme de développement des agropoles au Togo. Son installation devrait être suivie de la mise en place de l’agropole de l’Oti.
Séna Akoda
Lire aussi:
Togo : démarrage des travaux de construction de forages dans la zone de l'agropole de la Kara
C’est la compagnie d’énergie électrique du Togo (CEET) qui fournira le gaz naturel par l'intermédiaire de WAPCo (West African Gas Pipeline Company Limited), à la centrale Kékéli Efficient Power de Lomé.
L’énergie produite par Eranove, concessionnaire de la centrale sera vendue à la CEET. Selon les informations, la compagnie publique se chargera de l’exploitation et l’entretien d’une ligne de transport d'un kilomètre, qui reliera la centrale à sa sous-station du port de Lomé.
Cette infrastructure lui permettra de développer son activité de distribution et de vente de l'énergie électrique afin de desservir plus de 263 000 foyers togolais, soit environ 20% de la population.
Lire aussi:
La centrale thermique Kékéli Efficient Power opérationnelle dès fin 2020
Le Togo veut se doter d'un Compte Satellite du Tourisme (CST), qui servira d'instrument de mesure et de suivi de l’impact économique de ce secteur, et un moyen de mettre en contexte les données disponibles. Ceci vise notamment à mieux apprécier sa contribution à la croissance économique du pays, à la création de richesse et d’emplois.
Le projet a fait l'objet d'une rencontre de deux jours, en milieu de semaine dernière, à l’initiative du ministère du tourisme, qui visait à plancher sur l’amélioration du système actuel de collecte et de traitement des informations de base dans ce sous-secteur, notamment les statistiques hôtelières et des entrées de touristes. Ces travaux, qui ont réuni les opérateurs des secteurs touristiques et connexes venus de tout le pays, s’inscrit dans la dynamique de doter le milieu touristique togolais de statistiques à jour.
En effet, le secteur du tourisme a besoin de données fiables et précises pour «la gestion du présent », selon Kossivi Egbetonyo, ministre de la Culture, du Tourisme et des Loisirs. Car son ministère « ne peut gérer, de manière efficiente, les ressources humaines et financières disponibles qu’en appuyant ses décisions d’allocation ou d’affectation sur des données mathématiques exactes. »
Enfin, les indicateurs qui seront utilisés « sont de nécessaires préalables aux opérations classiques de contrôle dans le secteur », notamment «pour éclairer les choix budgétaires, mesurer l’efficacité des programmes et projets ou leur apporter les ajustements nécessaires ».
R.E.D
Lire aussi:
Togo : Vers la mise en place d’une université de l’audiovisuel et de la cinématographie !
Il s’est ouvert, ce lundi 9 décembre 2019 à Lomé, une session de formation à l’endroit de comptables venus de 21 pays d’Afrique. Ils se forment, pour 5 jours, aux différentes techniques à utiliser pour estimer le PIB (produit intérieur brut) de leur pays, avec les outils les plus récents.
Durant la semaine, ces acteurs seront notamment amenés à maitriser la compilation d’indicateurs de dépenses du PIB, ainsi que les classifications et les sources de données en présence.
De plus, cette formation appuyée par la Banque africaine de développement (BAD) et axée sur le traitement des données, vise à renforcer les capacités des pays sur la question des données et de la statistique, et une meilleure mesure de fragilité et de résilience.
Ainsi, la rencontre va leur permettre également, de mener des réflexions sur plusieurs thématiques liées au domaine des comptes nationaux, et de mettre en place une cohérence entre les différents outils de mesure et évaluation, d’un pays à l’autre, pour une maitrise globale.