Au Togo, il est désormais interdit « l’importation, la commercialisation et l’utilisation du glyphosate et tout produit le contenant ».
La décision a été officialisée ce jeudi 19 décembre à travers un arrêté du ministre de l’agriculture, de la production animale et halieutique, Noel Koutera Bataka.
Toutefois précise la note, « les dispositions de l’arrêté ne s’appliquent pas au Glyphosate ou tout produit le contenant expédié directement au Togo avant le 30 décembre 2019 ».
Un moratoire de 12 mois a donc été accordé par le ministre pour l’écoulement des produits introduits avant cette date.
L’arrêté met ainsi un terme à près de deux années de supputations et de malentendus autour du puissant herbicide, au cours desquelles les avis auront été partagés sur son utilisation ou non.
Avril 2018, le gouvernement avait en effet pris des mesures interdisant l’importation et la commercialisation de l’herbicide Total, contenant le glyphosate, ainsi que de tout autre pesticide sans une autorisation préalable et un agrément délivré en bonne et due forme par l’Etat.
Le communiqué signé par Ouro-Koura Agadazi, le ministre de l’agriculture d’alors, indiquait que la mesure était prise dans « le souci de préserver non seulement l’environnement mais aussi la santé animale ». Toutefois, le Directeur de la Protection Végétale, Atsou Tagba expliquera que seul « le glyphosate non homologué » était interdit.
Molécule chimique, aux puissantes propriétés herbicides, le Glyphosate commercialisée depuis 1974 est depuis quelques années sujet à controverse sur le plan international et a été interdit dans de nombreux pays, du fait de ses effets néfastes sur l’environnement et la santé.
Octave A. Bruce
Lire aussi :
Pour le développement et le financement de la Centrale électrique Kekeli Efficient Power, le Groupe Eranove se fait conseiller par Orrick, le grand cabinet d’avocats présent notamment dans les technologies, des énergies et infrastructures; apprend-on du média d’information juridique Le monde du droit.
Le cabinet est ainsi intervenu dans le cadre de l’élaboration et de la négociation de l’ensemble des contrats de projet, notamment la convention de concession, le contrat d’achat d’énergie et le contrat EPC, ainsi que dans le cadre de la négociation des documents de financement et du bouclage financier.
A côté de cela, Eranove s’est appuyé sur les conseils et l’expertise du Cabinet Martial Akakpo & Associés, basé à Lomé, pour ce qui était du droit togolais. De son côté, l’Etat togolais était conseillé par le Cabinet Héctor Farina, expert en Energie et Partenariats Public-Privé.
Enfin, Allen & Overy, la firme internationale basée à Londres ( un des cinq plus importants cabinets d’avocats britanniques ), est intervenu pour le compte des parties financières et de GuarantCo, qui fournit une garantie de 14,2 milliards FCFA pour le financement à long terme de la Centrale.
Rappelons que Kekeli Efficient Power, avec son coût global de 65 milliards FCFA, doit fournir à terme une puissance de 65 MW, et donner au Togo une source additionnelle cruciale de production d’électricité stable à l’horizon 2021. L'infrastructure devrait, à cet effet, entrer en service dès fin 2020.
R.E.D
Lire aussi :
Quelle place pour la CEET dans l’exploitation de la centrale Kekeli Efficient Power ?
Signature d’un accord de prêt à Lomé pour la construction de la centrale Kékéli Efficient Power
Lancement des travaux de la centrale thermique Kékéli ce 12 juin, veille du Forum économique Togo-UE
Devenu obligatoire, le principe de télépaiement des impôts et taxes à l’Office Togolais des Recettes (OTR) ne recueille pas suffisamment l’assentiment des grandes et moyennes entreprises qui en sont pourtant les bénéficiaires.
La mesure qui présente des avantages en termes de gestion de temps, de transparence et de sécurité des transactions, peine à entrer dans les habitudes des contribuables, réservés face à cette innovation.
En ligne avec l’article 1er de la Loi de finances rectificative 2019, l’OTR accorde un délai supplémentaire de 48 heures aux opérateurs économiques retardataires, pour leur permettre de satisfaire leurs obligations de télé-déclaration et télépaiements.
Des plateformes de paiements en ligne sont disponibles et opérationnelles dans certaines banques, notamment UTB, BTCI, ECOBANK, ORABANK, et Banque Atlantique. D’un autre côté, le mobile payment est aussi possible grâce aux produits Tmoney et Flooz développés par TogoCom et MoovTogo.
Pour optimiser le succès de cette migration vers une dématérialisation des paiements des impôts et taxes par la cible visée par la mesure de télépaiement, l’OTR dispose d’une équipe technique chargée d’appuyer les contribuables.
Cette transition vers le tout numérique est en ligne avec l'amélioration du climat togolais des affaires.
Séna Akoda
Lire aussi:
L'OTR sensibilise les grandes et moyennes entreprises au paiement en ligne
Togo : le paiement des impôts et taxes par carte bancaire, bientôt possible
Togo : Il est désormais possible de payer ses impôts et taxes via TMONEY et FLOOZ
L'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) va déployer la technologie de surveillance aérienne par satellites ADS-B, sur toute l’étendue de son espace aérien.
L’information émane de la société américaine Aireon, spécialisée dans les systèmes de surveillance des aéronefs, dans un communiqué publié le 13 décembre 2019. La société annonce ainsi que l'ASECNA utilisera, à partir du 1er janvier 2020, sa technologie ADS-B pour la surveillance de ses six régions d'information de vol (FIR) : nommément, les FIR Antananarivo, Brazzaville, Dakar terrestre, Dakar océanique, Niamey et N'djamena.
Cette extension de la surveillance permettra à l’ASECNA, de disposer « d'une surveillance du trafic aérien à 100% en temps réel, sur l'ensemble des 16,1 millions de kilomètres carrés de son espace aérien », selon Aireon.
« L’ANSP (fournisseur de services de navigation aérienne, ndlr) sera en mesure de réduire en toute sécurité les minimas de séparation entre les avions, en ajoutant plus de capacité, et en autorisant les trajectoires préférentielles aux compagnies aériennes », ajoute l’entreprise américaine spécialiste de la surveillance aérienne.
« L'élargissement de la surveillance ATS dans les principaux espaces aériens océaniques nous permettra de nous associer plus facilement avec les ANSP régionaux dans ces couloirs importants » a déclaré Mohamed Moussa, directeur général de l'ASECNA.
Notons que cette technologie ADS-B par satellites, viendra combler les lacunes des ADS-B terrestres, en exploitation depuis 2014.
Pour rappel, l’ASECNA est un établissement public international créé le 12 décembre 1959, à Saint-Louis au Sénégal. La structure transnationale garantie la sécurité des vols dans l’espace aérien à sa charge. Elle est composée de 18 pays membres à savoir : Bénin, Burkina, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, et Togo.
R.E.D
Lire aussi:
Togo : Inauguration de 3 installations techniques à l’Agence pour la sécurité de l’aviation aérienne
Le Togo se renforce en matière de sécurité aérienne et ouvre davantage son espace aérien
La République fédérale d’Allemagne a accordé au Togo cette semaine, une subvention de 33,7 millions € (un peu plus de 22 milliards FCFA), pour financer le Programme d'approvisionnement publique de Base, la formation et l'emploi des jeunes et la santé.
Dans le détail, quelques 10,7 millions € seront consacrés à des travaux de réhabilitation, d’élargissement et d’équipement d’institutions de formation (dans le cadre du projet formation professionnelle et emploi des jeunes), 8 millions € à la réhabilitation, l’extension et l’équipement des formations sanitaires de la région de la Kara, et 15 millions €, consacrés à la phase 2 du projet Approvisionnement en énergie.
L’objectif à terme étant notamment d’augmenter le niveau d’emploi dans les couches jeunes au Togo, et d’améliorer l'accès de la population à des services de qualité.
Cette facilité, qui a fait l’objet d’un accord de financement signé en milieu de semaine, entre Demba Tignokpa, ministre en charge de la planification, et Matias Veltin, ambassadeur d’Allemagne au Togo. Pour la ministre, cet appui qui « matérialise une fois encore l'importance de la coopération entre [les] deux pays », devrait permettre « de financer la poursuite de la mise en œuvre des projets dont les résultats contribueront sans doute à l'atteinte des objectifs fixés par le PND ».
R.E.D
Lire aussi:
La BOAD approuve un financement de 7 milliards FCFA pour la centrale solaire de Blitta
Hausse de 12% de l’Aide publique au développement à 440 millions $ en 2018
Au cours de la 115è session ordinaire tenue mercredi 18 décembre à Dakar, le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a approuvé le financement partiel de plusieurs projets soumis par les Etats ou autres acteurs économiques de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
Le projet de Construction d’une centrale solaire photovoltaïque de puissance 30 MWC à Blitta porté par le Togo a été, approuvé dans cette catégorie, pour bénéficier de 7 milliards FCFA.
Initialement prévue pour être installée à Dapaong, cette centrale qui a été transférée à Blitta, mobilise aussi bien le Fonds d’Abu Dhabi que la société AMEA POWER.
Les 7 milliards FCFA promis par la BOAD contribueront en partie à la construction, l’exploitation, la maintenance de cet ouvrage qui devrait produire de l’énergie solaire. Envisagé selon le mode de Partenariat Public-Privé, il a fait l’objet d’une concession de 25 ans, période au bout de laquelle il sera transféré à l’Etat via la CEET, entreprise chargée de la commercialisation de l'énergie au Togo.
En rappel, la centrale de Blitta sera le 1er des 4 ouvrages de cette puissance, annoncés dans le cadre de la Stratégie Nationale d’Electrification 2018-2030.
Séna Akoda
Lire aussi:
Les services postaux et ceux de Mobile money seront désormais accessibles dans les zones rurales. La Société des Postes du Togo déploie à compter de ce jeudi 19 décembre, son réseau des agents granulaires dans les milieux ruraux.
Le lancement de ce réseau constitué de personnes qui serviront d’intermédiaires entre la Poste et sa direction, s’est déroulé à Haito (144km au nord de Lomé dans la Préfecture du Haho).
Par le biais des agents granulaires, la Poste « met à la disposition de ses clients en zones rurales, des agents pouvant leur offrir ses services dont ECO CCP et les services de mobile money, TMoney et Flooz des opérateurs de téléphonie mobile Togocom et Moov-Togo», informe la société.
Ce dispositif qui constitue le réseau national de distribution de la Poste, participe d'une stratégie de promotion de l’inclusion financière.
Notons que la mise en place de ce réseau traduit une mise en commun des ressources de la Poste avec celle des acteurs de la téléphonie mobile au Togo.
Séna Akoda
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) organise ce vendredi 20 décembre à Lomé, une séance d’information sur le salon « La Cité des solutions ». Ce salon se tiendra dans le cadre du sommet Afrique-France prévu du 04 au 06 juin 2020 à Bordeaux. 1000 entrepreneurs africains sélectionnés parmi ceux qui vont soumettre jusqu’au 31 janvier 2020, leurs projets porteurs de solutions innovantes pour l’émergence des villes durables, décrocheront leurs tickets pour participer à cet événement.
En rappel, les projets soumis devront cibler les quartiers thématiques suivants : "accéder aux services essentiels, nourrir les villes, aménager et embellir la ville, se déplacer dans la ville / visiter la ville, vivre dans la ville, financer et structurer les projets; et enfin connecter la ville". Ils doivent répondre au critère d’innovation dans les secteurs suivants : Sécurité efficacité énergétique, énergies renouvelables, gestion des risques, agro-alimentaire, commerces.
On évoque également la restauration, l’architecture, le mobilier urbain, les espaces verts, le transport, la mobilité, le tourisme, le logement, la santé, l’éducation, la culture, les banques, les assurances et l’innovation digitale.
Séna Akoda
Lire aussi:
La France recherche 1000 Africains porteurs de solutions pour les villes durables
Au Togo, près de la moitié des ressources budgétaires de l’année prochaine (46,8%) seront affectées aux secteurs sociaux. Il s’agit notamment de la santé, l’éducation, l’agriculture, et l’électrification rurale.
L’information émane du ministère de l’économie et des finances, à la faveur de l’adoption par l’assemblée nationale, de la loi des finances initiale de 2020.
Ainsi, à titre d’illustration, dans le projet de budget voté à l’unanimité par le parlement, la santé occupe, en poids relatif, un peu plus du dixième des ressources budgétaires, et l’éducation dans son ensemble, près du quart.
Notons également que, pour l’année à venir, des entreprises sociales comme « l’augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs ainsi que des retraités, par la revalorisation de la valeur indiciaire » sont à l’ordre du jour.
On compte également, entre autres : la résorption du chômage (par une politique de recrutement dans le publique), la réhabilitation et l’équipement des centres de santé, en particulier le Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio, la construction des maisons de retraite ; l’augmentation conséquente du Fonds d’appui aux collectivités locales, en vue de son opérationnalisation effective.
De l’autre côté, des départements structurants, comme les mines et l’énergie, d’une part, et les infrastructures et transports, d’autre part, représentent respectivement un poids relatif de 5,3% (en hausse de 120,12%), et de 18,17%.
R.E.D
Lire aussi :
Togo : Près du quart du budget 2020 est consacré à l’éducation
Togo : 329 milliards FCFA d’investissements publics prévus pour 2020, sur fond de hausse
Togo : Lomé adopte un budget en hausse de 6% à 1466,2 milliards FCFA
Pour 2020, les recettes fiscales sont attendues au Togo à hauteur de 678,4 milliards, en hausse de 1,3% par rapport à 2019 (où les prévisions étaient de 669,5 milliards FCFA). De leur côté, les prévisions de recettes non fiscales sont en hausse de 8,0% et s'établissent à 75 milliards FCFA (contre 69,4 milliards de FCFA en 2019).
Ces informations émanent du ministère de l'économie et des finances togolais, dans le cadre de l'adoption de la loi des finances pour l'exercice 2020. En effet, le parlement togolais vient d'adopter à l'unanimité une LFI équilibrée en recettes et charges à 1466,2 milliards FCFA, contre 1430,1 milliards FCFA en 2020, en progression annuelle de 2,5 %.
Au regard de ces prévisions de rentrées de fonds, fiscales comme non fiscales, il ressort un solde budgétaire déficitaire de 67,1 milliards FCFA, ce qui représente 1,9 % du PIB du pays, ce qui par ailleurs est inférieur au plafond communautaire (dans l'espace Uemoa), fixé à 3%.
(Rappelons que pour les 3 premiers trimestres de cette année, les recettes fiscales ont connu une hausse de 22,4%, la deuxième plus importante de l'Uemoa, après le Mali).
Notons par ailleurs que 46,8% des ressources budgétaires pour 2020 sont affectées aux secteurs sociaux, comme l'éducation, la Santé, l’agriculture et l’électrification rurale.
R.E.D
Lire aussi:
Togo: Des recettes fiscales en hausse de 22,4%, sur les neufs premiers mois de 2019
La privatisation du groupe TogoCom entraîne l'adoption d'un nouveau projet de collectif budgétaire
Togo : appui budgétaire record de 150 millions $ de la Banque mondiale