Récemment, en visite au siège de la Commission de l’UEMOA à Ouagadougou, Roberto Azevedo (photo), directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a exploré avec Abdallah Boureima, président de la Commission de l’union, la possibilité d’une collaboration plus étroite entre les deux institutions. C’est ce qu’a déclaré le responsable de l’OMC, après une séance de travail avec le N°1 de la commission de l’UEMOA.
En ce sens, les deux personnalités ont passé en revue les dossiers à l’OMC qui présentent des intérêts pour les pays membres de l’union et pour l’UEMOA, notamment l’agriculture, le coton et les subventions à la pêche. Le développement économique et social de la région a été également au cœur des échanges entre les deux hommes.
Par ailleurs, les défis auxquels se trouve confrontée la région en matière de commerce mondial, de commerce électronique et autres, ont été examinés, affirme Roberto Azevedo.
Séna Akoda
La startup togolaise Dashmake, représentée par son cofondateur Darwin Yawovi, a présenté hier 28 octobre au Futur.e.s in Africa, sa solution SOS System.
A cet événement qui devrait s’achever ce 29 octobre à Casablanca, Darwin a démontré l’impact de SOS System sur la vie des communautés au Togo.
De fait, il s’agit d’une application mobile qui permet de lancer en temps utile l’alerte en cas d’accident, de catastrophe ou de maladie grave, et de secourir les victimes.
En cas d’accident par exemple, un témoin ayant SOS Mobile pourra lancer un signal géo-localisable sur une carte grâce à SOS Superviseur disponible chez les secours et les assureurs.
Notons que Futur e.s est un événement organisé par le duo Cap Digital- Maroc Numeric Cluster, et dédié à des réflexions sur un nouveau modèle de développement durable des territoires. Il est consacré aux défis des territoires durables et inclusifs sur le continent africain.
Cette deuxième édition met à l’honneur des idées et des projets qui contribuent à « façonner les villes de demain : durables, performantes et inclusives ».
Séna Akoda
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Le Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE), organise du 28 au 29 Novembre 2019, la 1ère édition du Salon Africain des Partenariats d’Affaires Qualifiés (SAPAQ 2019), dans la capitale Togolaise. L'évènement fera la part belle aux entreprises faisant preuve de transparence dans leurs activités et partenariats.
Pour se faire, le SAPAQ, prévu pour se tenir au siège d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), rassemblera les acteurs économiques ayant au préalable fait l'objet de due diligence (un système de vérifications visant à se faire l’idée précise de la situation d'une entreprise, dans le cadre d'un partenariat ou d'un contrat, par exemple).

Pour Guy Gweth (photo), président du CAVIE, « ce salon est l’occasion de montrer que des opérateurs économiques et des investisseurs internationaux peuvent accepter l’injection d’une bonne dose de transparence dans leurs partenariats avec leurs homologues africains (…) et que l’inverse est également possible. C’est inédit. »
Sont attendus, à ce rendez-vous d’affaires et d’intelligence économique, des grandes et petites entreprises, des cabinets d’avocats, des écoles supérieurs, ainsi que des acteurs publics et privés nationaux et internationaux.
Le SAPAQ annonce le soutien d’importants acteurs au Togo, notamment Togo Invest, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT), la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), le Centre Autonome d’Etudes et de Renforcement des Capacités pour le Développement au Togo (CADERDT), ou encore l’opérateur de téléphonie Togocel.
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Deux jours après avoir ouvert ses portes, le Marché international de l’artisanat du Togo (Miato) a été officiellement lancé lundi.
C’était lors d’une cérémonie au Palais des Congrès de Lomé, présidée par le Chef du gouvernement Komi Selom Klassou en présence d’un parterre de personnalités du gouvernement, du corps diplomatique et de délégations étrangères.
Placé sous le thème de « l’Artisanat innovant comme facteur de développement économique et social », l’évènement vise à mettre en lumière le génie et les potentialités des artisans togolais, promouvoir les produits artisanaux et, également, valoriser les métiers porteurs de ce secteur. Il entend aussi promouvoir de véritables entreprises artisanales au Togo et renforcer l’attrait touristique du pays.
Plus de 160 exposants venus des 05 régions et d’une douzaine d’autres pays, représentant 16 corps de métiers participent à cette manifestation foraine meublée d’expositions, de panels, de rencontres entre professionnels et d’animations culturelles.
« Le marché que nous ouvrons ambitionne de positionner le Togo comme une destination de premier choix dans la sous-région conformément aux objectifs dans les axes 1 et 2 du PND », a affirmé le ministre en charge de l’artisanat, Victoire Tomégah-Dogbé, qui a également rappelé qu’une plateforme foraine de délivrance de jugements supplétifs et de certificats de nationalité a par la même occasion été installée sur le site du marché.
« Nos richesses culturelles et notre savoir-faire nous donne un avantage comparatif sur les marchés internationaux et nous devons continuer dans ce sens », a pour sa part indiqué le ministre du tourisme et de l’artisanat du Niger, Ahmet Botto, représentant son gouvernement.
Pour rappel, l’artisanat au Togo contribue à hauteur de 18% au PIB national et est l’un des secteurs employant le plus important nombre de personnes avec près d’un million de personnes enregistrés.
Octave A. Bruce
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Intervenant ce lundi à l’ouverture de la 1ère édition de la Conférence Internationale sur l’Intégration des marchés de capitaux en Afrique de l’Ouest, Dr Edoh Kossi Amenounve (photo), DG de la BRVM a présenté la situation de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).
Selon le Togolais, à fin juin 2019, la bourse commune aux 8 pays de l’UEMOA comptait 46 sociétés cotées. A titre d’illustration, Ecobank Transnational Incorporated (ETI), ORAGROUP, BOAD, SONATEL.
L’institution qui siège à Abidjan, enregistre autant de lignes obligataires cotées, mais aussi 4 sukuks cotés.
Sur la période, « 271 724 titres ont été échangés en moyenne journalière et des transactions estimées en moyenne journalière à 548,6 millions FCFA », a-t-il révélé.
Kossi Amenounve s’est félicité de ces résultats obtenus sur la durée : « le processus a demandé des études sérieuses, l’élaboration d’une réglementation conforme aux standards internationaux, le développement d’un écosystème dynamique qui favorise l’offre et la demande des titres ».
Séna Akoda
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Alors que le processus de privatisation des deux dernières banques publiques a été concrètement enclenché, le Fonds monétaire International revient à la charge contre les prêts improductifs du secteur financier togolais.
Représentant plus de 18% des crédits globaux mis en place par les Banques, le niveau élevé des prêts improductifs pourrait mettre à mal le secteur financier togolais, bien qu’estime l’institution de Bretton Woods, une privatisation réussie en toute transparence des deux banques, garantirait la stabilité financière à court terme.
« Une privatisation réussie de ces deux banques garantirait la stabilité financière et réduirait les coûts pour le budget de l'État», a assuré Mitsuhiro Furusawa, DG adjoint et Président par intérim du FMI vendredi dernier.
Aussi, a-t-il alerté Lomé de suivre l'évolution du secteur financier dans son ensemble et de prendre les mesures correctives nécessaires, y compris en ce qui concerne les prêts non productifs élevés.
Malgré le bon accès des particuliers aux services financiers, le secteur bancaire, présente plusieurs facteurs de risque qui peuvent compromettre l’offre de crédit à l’avenir, avait estimé fin juillet le Fonds monétaire international dans un document consulté par Togo First.
« Tandis qu’il existe de vastes poches de vulnérabilité liées aux deux banques publiques, un certain nombre de banques privées affichent également de faibles volants de fonds propres, un ratio élevé de prêts improductifs, une concentration des prêts, une exposition commune aux activités commerciales et manufacturières, et une érosion de leurs marges », s’inquiétait l’institution multilatérale basée à Washington.
Du côté de Lomé, des mesures sont en cours afin d’assainir le secteur financier, sur fond de dépoussiérage sur le segment de la microfinance, alors que le MIFA lancé en 2018, tente d’attirer une part plus importantes des crédits accordés par les banques vers l’agriculture, nettement sous-financée.
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La Grande quinzaine commerciale s’ouvrira le 15 décembre prochain pour deux semaines, au Centre Togolais des expositions et foires (CETEF) de Lomé. L’annonce a été faite en fin de semaine dernière (ce samedi 26 octobre 2019), à la faveur de la cérémonie de clôture du deuxième Salon Africain du bâtiment (AFRIBAT Togo).
La clôture de cette rencontre du bâtiment de 6 jours, a permis notamment de faire le bilan de l’évènement, qui se conclut sur un bilan « satisfaisant », selon les organisateurs.
Ainsi, « ce salon a connu un succès de par le nombre de visiteurs que nous avons accueillis », se réjouit Rémy Moevi, Vice-Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT).
L’événement spécial bâtiment, « organisé pour permettre de développer les relations économiques Sud-Sud » dans ce secteur, a enregistré plus de 700 visiteurs pendant ces 6 jours.
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Le gestionnaire de fonds de capital-investissements, Adiwale Partners, co-fondé en 2016 par les togolais Jean-Marc Savi de Tové et Vissého Gnassounou, réalise le premier closing de son fonds (Adiwale Fund I).
La firme de private-equity annonce ainsi des engagements de l’ordre de 50 millions € (55,4 millions $), pour un montant cible de 83,3 millions $.
« Nous sommes très heureux de cette première clôture qui a attiré des institutions de premier plan qui s'intéressent de près au développement de l'Afrique», se félicite Jean-Marc Savi de Tové, cofondateur et associé-gérant d’Adiwale Partners. Pour le financier, l'opéraiton « témoigne de [notre] expertise et de la confiance d’investisseurs institutionnels en faveur de [nos] activités» Par ailleurs, « Nous espérons que notre fonds atteindra la taille cible de 75 millions d'euros, d'ici un an », souligne-t-il.
Notons qu'Adiwale Fund I a attiré des institutions de financement du développement, ainsi que des investisseurs d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord ; dont notablement la Banque Africaine de Développement (BAD) ; qui a finalisé cette année son investissement de 12,5 millions € (13,8 millions $).
Les capitaux mobilisés devraient servir au financement d’entreprises d’Afrique de l’Ouest francophone, principalement celles de Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Burkina Faso, Bénin, Guinée, et Togo. Pour leurs activités d'appui aux PME, les secteurs d'activités ciblés sont: les services aux consommateurs, les services aux entreprises, et l’industrie.
Ayi Renaud Dossavi
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Une campagne est en cours pour promouvoir le « consommer local » au restaurant universitaire de Lomé. Lancée par OADEL (Organisation pour l'Alimentation et le Développement Local), elle veut contribuer au changement du comportement alimentaire des étudiants et des enseignants du campus de Lomé. Notamment en les encourageant à consommer les mets locaux.
Plus spécifiquement, la campagne ambitionne d’amener les étudiants et les enseignants à comprendre les raisons pour lesquelles ils doivent consommer avant tout local, et à consommer plus les boissons et les mets "made in Togo".
Au Togo, dénombre l’OADEL, structure qui promeut le Salon International de l’Agriculture et de l’Alimentation de Lomé « il existe plus de 500 produits locaux de toutes variétés qui ne sont pas bien connus et intégrés dans les mets et menus des hôtels et restaurants ».
La campagne s’inscrit dans la dynamique impulsée par les pouvoirs publics, via un ministère dédié à la consommation locale.
Séna Akoda
Les progrès significatifs réalisés dans l’environnement des affaires devraient stimuler les investissements privés, a déclaré Mitsuhiro Furusawa (photo), Directeur général adjoint et Président par intérim du FMI.
C’était à l’issue du débat général du Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods qui a achevé, vendredi dernier, la cinquième revue au titre de l'accord triennal assorti d’une Facilité élargie de crédit de 242,4 millions.
« Les réformes structurelles progressent en matière de politique fiscale, d'administration des recettes et de gestion des dépenses publiques. Des progrès significatifs ont également été accomplis dans l'amélioration de l'environnement des entreprises, qui devrait stimuler l'investissement privé intérieur et étranger», a soutenu le Japonais.
Engagé dans un vaste chantier de réformes dans le sens de l’amélioration du climat des affaires depuis 2018, le Togo a réussi à faire des bonds cumulés de 59 places, dans les deux dernières éditions du Doing Business. La dernière édition en date, le DB 2020, a vu le pays faire une percée de 40 places, devenant le premier pays réformateur en Afrique, avec en toile de fond, un rythme accéléré des mesures visant la simplification des procédures et la réduction des coûts dans les domaines de la création d’entreprise, le raccordement à l’électricité, la délivrance du permis de construire, l’obtention de crédit, et surtout, le transfert de propriété.
Sur ce dernier indicateur, la BAD avait estimé début 2018 que le secteur privé togolais devrait croître de 10% en 2018 et 2019, en cas de réformes courageuses en matière de transfert de propriété.
Depuis, le Togo s’est doté d’un nouveau code foncier et domanial, a réduit drastiquement les coûts et le délai des procédures, et s’achemine vers un guichet unique du foncier. Des efforts qui ont permis de passer, en deux ans, de la quasi-dernière place en 2017, à la 56e place du DB, sur 189 pays évalués.
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