A Lomé, s’est ouverte ce vendredi 27 décembre 2019 à Lomé, la 1ère Conférence annuelle des services du Trésor.
Autour du thème « la mobilisation des ressources internes pour un développement durable », les participants à cette rencontre de réflexion relèvent l’augmentation incessante des besoins de l'Etat et reconnaissent qu’aucun pays ne peut se développer sans les ressources internes, à savoir les ressources fiscales et les ressources non fiscales. Celles-ci constituent près de 90% du budget de l’Etat et sont donc des moyens fondamentaux pour permettre à l’Etat de financer ses engagements, indique-t-on.
Les travaux consisteront à faire des analyses profondes de la pratique du recouvrement des ressources de l’Etat et à explorer de nouvelles pistes pour optimiser la collecte de ces ressources auprès des établissements publics hospitaliers et des collectivités territoriales. De nouvelles stratégies pour la mobilisation des ressources de l’Etat vont également être analysées. « Nous sommes conscients que nous pouvons faire mieux dans la mobilisation des ressources. Nous attendons la mise en place d’une stratégie qui permettra de mieux mobiliser les ressources internes notamment la partie non fiscale », déclare Ekpao Adjabo, Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique.
Séna Akoda
Lors de son mot introductif, lors de la quatrième et dernière réunion du Conseil National du Crédit (CNC), qui s’est tenue hier 26 décembre 2019, Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, a indiqué deux chantiers qui devraient être le financement de l'agriculture et l’appui aux PME.
En, effet le patron des finances a émis le souhait que le CNC puisse « durant l'année 2020 (…) approfondir davantage [ses] réflexions » sur ces deux points. Car, souligne-t-il, « la proportion des prêts accordés au secteur agricole demeure faible, malgré la mise en place du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA). »
Ce secteur souffre en effet du retard des institutions financières pour lui accorder des crédits. Une réticence liée d’une part à « la non-maîtrise technique des projets agricoles » et à « l’exigence de garanties supplémentaires à celles offertes par le MIFA ». Pour ces raisons, le CNC devrait s’atelier à « trouver des solutions à ces préoccupations ».
Pour ce qui est du financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME), il ressort en effet, apprend-on, un accès limité de ces structures au financement, ceci « en dépit de la mise en place du Dispositif de soutien au financement des PME. » Il a par ailleurs été rappelé quelques initiatives mise en place dans ce cadre, notamment l’attribution de 25% des marchés publics aux établissements créés et dirigés par les jeunes et les femmes entrepreneurs.
Outre ces deux défis, le CNC devrait également se pencher en 2020 sur la question de la qualité de prestation de services financiers dans le pays.
R.E.D
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L’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé améliore les capacités de son aérogare, à travers le renforcement de la piste et des taxiways, l'extension des deux ailes de la nouvelle aérogare, l'installation des deux passerelles, et la construction d'un parking avion du type E. Ces infrastructures vont lui permettre de disposer d'une superficie de 25 000 mètres carrés, de quoi améliorer la fréquence de décollage et d'atterrissage des vols.
Les travaux ont été réalisés par deux entreprises chinoises, nommément la China Airport Construction Group et Weihai International Economic Technical Cooperative Co., avec le financement de la Banque d'import-export de Chine (China Exim Bank), dans le cadre de la coopération entre la Chine et le Togo.
Les nouveaux équipements ont été réceptionnés en début de cette semaine par les autorités aéroportuaires et gouvernementales togolaises. C’était à la faveur d’une cérémonie de réception officielle présidée par Zouréhatou Kassah-Traore, ministre des Infrastructures et des Transports, en présence notamment de Latta Gnama, directeur général de l'Agence nationale de l'Aviation civile (ANAC), et de Chao Weidong, ambassadeur de Chine au Togo.
R.E.D
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Une excursion des gens de médias aura lieu ce samedi 28 décembre 2019 sur le site de Téléfood à Kpélé. Elle s’inscrit dans le cadre des activités de la plateforme des médias engagés pour la promotion de la consommation locale.
Cette visite permettra aux médias partenaires du Ministère de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique (MAPAH) de faire la visite du site de Kpélé, de participer à Téléfood 2019 et de présenter le projet « Bouge avec le 228 » et ses avantages. Il est également annoncé une rencontre avec les entrepreneurs, le partage d’expériences et le réseautage.
En rappel, des journalistes réunis au sein de la plateforme des médias partenaires du Ministère de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique (MAPAH), ont lancé récemment le projet citoyen « Bouge avec le 228 ». Objectif : « encourager les entrepreneurs à produire et mettre sur le marché, des produits de qualité et inciter les Togolais à les consommer », selon Kofi Telli, coordonnateur de ladite plateforme.
En rappel également, pouvoirs publics et organisations de la société civile font de la promotion de la consommation locale une préoccupation majeure, dans un contexte où les produits exportés livrent une concurrence féroce aux productions locales.
Séna Akoda
Le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA SA), fondé sur le partage de risques, vient d’annoncer la récente signature d’une convention de partenariat tripartite, entre la structure, les Entreprises de services et organisations de Producteurs (ESOP) et la BB Lomé, l’importante compagnie brassicole du pays.
Par cette entente, signée hier lundi 23 décembre 2019 au siège de la brasserie, ces trois parties s’engagent pendant trois ans, à contribuer à la promotion des services financiers adaptés au secteur agricole, particulièrement la filière du Riz.
Pour rappel, un ESOP est un modèle d'entreprise sociale qui établit une alliance commerciale et institutionnelle entre un entrepreneur privé et des producteurs organisés, ceci en vue de satisfaire au mieux à des demandes peu ou pas satisfaites. Ce type de structure vise à connecter durablement les producteurs à des marchés rémunérateurs en vue d'augmenter et sécuriser leurs revenus.
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Au-delà de l’effet d’annonce des présidents français et ivoirien, quelles lectures suggère la grande mutation annoncée sur le franc CFA de l’Union monétaire ouest-africaine. Le satisfecit des opinions publiques anti-CFA laissera rapidement place à de nouveaux enjeux.
Emmanuel Macron a profité de sa visite officielle à Abidjan en Côte d’Ivoire du 20 au 22 décembre 2019, pour annoncer la fin d’un des francs CFA, plus précisément celui de l’UEMOA. Le président français a dit avoir entendu les « appels de la jeunesse » de cette sous-région.
« Le franc CFA cristallise de nombreuses critiques sur la France. Je vois votre jeunesse qui nous reproche une relation qu’elle juge post-coloniale. Donc, rompons les amarres », a déclaré M. Macron, expliquant qu’il avait été à l’initiative de cette avancée.
Cette déclaration a eu un effet d’annonce positive sur les opinions publiques anti-CFA, qui y voient une « grande victoire ». Le président ivoirien Alassane Ouattara a lui aussi indiqué que cette décision avait été prise en toute souveraineté. Pour sa part, le Fonds monétaire international (FMI), par sa directrice générale, a aussi salué l’initiative.
« Les mesures annoncées s’appuient sur le bon bilan de l’UEMOA en matière de conduite de la politique monétaire et de gestion des réserves extérieures. Ces dernières années, l’UEMOA a enregistré une faible inflation et une croissance économique forte, la situation des finances publiques s’est améliorée et le niveau des réserves de change a augmenté », a expliqué Kristalina Georgieva.

Un effet d’annonce qui nécessite plus de clarifications pour les investisseurs
Mais derrière l’effet d’annonce politique, plusieurs points retiennent l’attention. Le premier est le type de réforme qui a été entreprise. Il est essentiellement question d’un changement de nom de la monnaie concernée qui s’appellera désormais « Eco », et aussi du fait de ne plus affecter les réserves de change de l’UEMOA dans un compte d’opérations logé au sein du Trésor public français.
En revanche, la parité fixe qui lie le CFA actuellement à l’Euro devrait en principe se poursuivre avec la nouvelle monnaie et la garantie de convertibilité de la France devrait aussi se poursuivre sur la base d’un mécanisme qui n’a pas été clairement expliqué. Par ailleurs le président Ouattara n’a pas apporté de précisions sur les nouveaux arbitrages qui l’ont conduit à accepter cette évolution sur une question qu’il avait qualifiée de faux débat vers la deuxième moitié de février 2019 à sa sortie d’une rencontre avec son homologue français. Ce qui lui avait valu de grosses critiques au sein des opinions africaines.
De nombreux médias français parlent aussi de négociations discrètes pour aboutir à cette réforme. La sortie récente du président béninois, Patrice Talon, qui annonçait le retrait de ses réserves de change du compte d’opérations trouve aujourd’hui un autre sens. Il est clair qu’à un haut niveau, les chefs d’Etat de l’UEMOA ont planché sur la question.
Ce qu’on note cependant, c’est que l’ « Eco » n’est pas un projet de l’UEMOA, mais de la CEDEAO dans son ensemble, qui inclut aussi des pays comme le Ghana, le Nigeria, ou encore la Guinée-Conakry et des pays comme le Liberia et la Sierra Leone.

Si la convertibilité de l’Eco continue d’être soutenue, sa stabilité future est incertaine
A ce jour, la manière dont sera gérée la situation extérieure de cette monnaie demeure assez imprécise. Certains analystes ont souvent évoqué la possibilité pour le Naira, la monnaie du Nigeria, d’être la monnaie de réserve de l’Eco, en raison de la puissance de l’économie nigériane. Mais la position extérieure de ce pays demeure assez faible, en raison de sa dépendance vis-à-vis du pétrole.
La stabilité du Naira lui-même est garantie à coût de stratégies multi-taux et des emprunts auprès d’investisseurs internationaux. Une stratégie analogue est mise en œuvre par le Ghana où le volume des réserves de change demeure assez modeste, comparé aux besoins d’importations du pays.
La solution intégrative serait que l’ensemble des futurs utilisateurs de l’Eco acceptent un abandon de leur souveraineté monétaire, au profit d’une entité unique qui s’impose à eux. Mais une telle décision supposerait que le Nigeria marque son accord ; ce qui ne semble pas à l’ordre du jour. Dans la zone UEMOA aussi, les pays leaders comme la Côte d’Ivoire ne risquent pas de laisser de sitôt la gestion de leurs réserves de change.
Par ailleurs, cette évolution des choses ne devrait pas concerner la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), où est utilisé l’autre franc CFA, entendu cette fois comme la Coopération financière en Afrique. Réunis en urgence lors d’un sommet extraordinaire le 22 novembre 2019 à Yaoundé au Cameroun, les pays de la zone CEMAC ont, dans un communiqué final, affiché leur ouverture à mener des discussions en vue de l’évolution de la coopération monétaire.

Dans la zone CEMAC, l’approche des réformes semble pragmatique au-delà des divergences
Mais la déclaration de certains leaders de cette sous-région a permis de voir l’existence de points de divergence sur la manière de mener cette réforme. Pour le président équato-guinéen, Obiang Nguema, il faudrait opérer une rupture définitive avec le partenaire monétaire historique qu’est la France. Pour le président congolais Denis Sassou-Nguesso, c’est un sujet qu’il faut aborder avec un maximum de responsabilité.
Mais l’Agence de notation Moody’s est intervenue dans ce débat sur le franc CFA de la zone CEMAC, pour indiquer qu’un abandon à moyen terme de la garantie française déstabiliserait fortement les économies de cette sous-région. Une des clés de cette analyse est que la CEMAC ne parvient pas à générer suffisamment de devises pour faire face à ses engagements extérieurs et que les stratégies de diversification adoptées par ses pays membres tardent à porter des fruits.
Au-delà de ces discussions politiques et politiciennes, l’Agence Ecofin a pu apprendre que la réforme sur la coopération monétaire a pris une certaine avance dans la zone CEMAC. L’idée est de maintenir les objectifs de stabilité extérieure de la monnaie, tout en apportant de la flexibilité dans la gestion des réserves de change. Ainsi, plutôt que de déposer 50% des avoirs extérieurs dans le compte d’opérations en France, il serait proposé une réforme qui repose sur deux piliers essentiels.
Le premier est que les réserves ne devront plus systématiquement être de 50% des avoirs extérieurs. Elles devront juste suffire à rassurer les marchés quant à la capacité de la BEAC à respecter les obligations de paiements extérieurs et à défendre la parité, tout en étant capable de soutenir un choc extérieur négatif pendant que des mesures correctives sont mises en place. Afin de s’assurer de la bonne constitution de ce fonds commun, chaque pays membre remettrait ses recettes en devises étrangères à la BEAC, de manière à couvrir durablement 5 (cinq) mois de ses importations.
Le deuxième pilier concerne la gestion des excédents de réserves de change. Une fois le seuil des réserves de stabilité de cinq mois atteint, chaque pays disposerait de son propre fonds d’épargne, géré par la BEAC, en fonction de ses objectifs et d’autres considérations qui seront présentées par son gouvernement. Cette approche trouve l’adhésion de certains experts, qui estiment que la France a bien joué sur l’opportunité sociopolitique ambiante pour se décharger d’un engagement sur une monnaie qui ne sert plus particulièrement ses intérêts, mais plutôt ceux de ses concurrents sur le marché des pays d’Afrique francophone subsaharienne.
Idriss Linge
Avec les récentes routes internationales inaugurées en ce mois de décembre (la ligne Addis-Abbeba-Lomé-Houston, sa 127ème destination, et la ligne vers Athènes en Grèce), Ethiopian Airlines devient la 5e plus grande compagnie au monde en matière de pays desservis.
Le transporteur africain rejoint ainsi le Top 5 mondial, talonnant au passage Turkish Airlines (121 pays desservis), Air France (91), Qatar Airways (87), British Airways (82). Elle devance dans le même temps les compagnies d’envergure comme Emirates (78), Lufthansa (76) ou encore KLM (67), selon les données croisées d’OAG Schedules Analyser.
Notons que pour cette année, le Groupe éthopien aux ambitions panafricaines, par ailleurs partenaire stratégique d’Asky Airlines, son relais en Afrique de l’Ouest, a dégagé un bénéfice net de 180 millions $, pour un chiffre d’affaires de 4 milliards $, et ce, en dépit du crash de son Boeing 737 MAX 8, le 10 mars 2019.
Par ailleurs, avec ses vols réguliers vers Houston via la capitale togolaise, Ethiopian devrait injecter 100 millions $ annuellement à l’économie de ville américaine.
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Neuf porteurs d’idées innovantes dans la valorisation des déchets et l’utilisation des matériaux locaux dans les constructions d’habitation et de transport ainsi que dans la délivrance des actes de l’Etat civil auront la possibilité de décrocher une enveloppe globale de 240 000 $ (120 millions FCFA), mise en jeu par le bureau pays du PNUD.
Dans les détails, ceux qui se démarqueront du lot par le caractère innovant de leurs solutions en matière de construction des villes durables recevront chacun, une enveloppe de 20 000 $ tandis que leurs pairs dans la catégorie visant à améliorer la délivrance des actes d’Etat civil empocheront 30 000 $ chacun.
L’initiative de lancer cette compétition trouve sa justification dans la nécessité ressentie, de valoriser les savoir-faire et bonnes pratiques au niveau local, indique Aliou Dia, représentant-résident du PNUD au Togo. Elle matérialise de ce fait, un changement de paradigme dans l’approche de développement de l’institution onusienne au Togo.
Via cette compétition, le PNUD apporte son appui aux autorités togolaises, engagées dans une course contre la montre pour l’atteinte des ODD en lien avec les thématiques concernées.
Séna Akoda
Le Togo, conseillé par Lazard Frères, vient de conclure sa 1ère sortie sur les marchés financiers internationaux, en dépit du retrait de la garantie de la Banque mondiale suite à l’arrivée de David Malpass.
Substituant sa garantie devant permettre au Togo de recourir aux marchés financiers internationaux à des conditions plus favorables, à un appui budgétaire, le nouveau Président avait estimé que l’instrument (la garantie IDA) était plus adapté au secteur privé.
Si la manœuvre a fait couler beaucoup d’encre dans l’écosystème financier, les derniers développements semblent en faveur de Lomé qui fait, dans la foulée, d’une pierre deux coups.
Si aucun montant n’a été communiqué, ce premier financement privé international, assuré à 100% par l'Agence pour l'assurance du commerce en Afrique (ACA), porte sur une durée de 10 ans et bénéficie d'un coût global inférieur à 5% par an.
Un coût qui reste similaire à l’emprunt obligataire du Bénin en début d’année, appuyé lui, par une garantie de la Banque mondiale via un crédit IDA, avant l’arrivée du pion de Donald Trump à la tête de l’institution de Bretton Woods.
Le Fournisseur d’Accès Internet (FAI) Teolis, en phase d’extension à Lomé et ses environs, se déploie sur le tronçon Baguida-Agbodrafo, selon un communiqué parvenu à Togo First.
22 mois après le démarrage de ses activités au Togo, cette société qui revendique une couverture à plus de 90% du Grand Lomé, se concentre ainsi sur sa 4ème zone. Selon les informations, plusieurs centaines de foyers pourront accéder à la connexion internet haut débit, avec ce déploiement.
De fait, en développant son réseau Grand Public (ménages, petites et moyennes entreprises), le 3ème FAI titulaire d'une licence après Togo Télécom et Cafe Informatique entend satisfaire toutes les catégories de consommateurs, justifie-t-il. Le Togo lui a attribué cette licence au même moment qu'à GVA-Togo qui complète ainsi la liste du quartet des FAI en activité au Togo.
Hormis la fourniture de l’internet, TEOLIS compte explorer différents domaines où il veut relever le défi d’apporter des réponses globales, avec le concours de ses partenaires, informe le communiqué.
Entre autres, le diagnostic digital, le conseil en transformation digitale et en intégration digitale, la télésurveillance et la vidéosurveillance, les solutions Microsoft.
Séna Akoda
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