Togo First

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 La société SCAN Togo Scan Togo Mines SA (Heidelberg Cement Group) a signé, hier 04 novembre 2019 à Lomé, un Partenariat public-privé, avec la Coopération allemande (GIZ).

Une entente visant à offrir des formations professionnelles en artisanat et bâtiment (notamment dans les métiers de maçonnerie, menuiserie et charpenterie), aux artisans et jeunes du canton de Tokpli et ses alentours, situé à une centaine de kilomètres au nord-est de Lomé.

L’initiative vise à promouvoir la qualité dans le secteur du Bâtiment dans cette localité: « Notre objectif, c'est de développer les compétences d'ouvriers et d'artisans togolais », explique à cet effet Éric Goulignac, DG de SCAN Togo. Et également « de développer un tissu d'artisans professionnels dans les alentours proches de SCAN Togo ».

Environ 200 artisans maçons et charpentiers locaux seront formés au cours de ce projet, qui s’étend sur une durée de 3 ans, pour un cout total de 134 millions FCFA ; avec l’appui financier et technique et de la GIZ.

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D’ici à juin 2020, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ambitionne de rendre interopérables les services financiers numériques. 

En ligne avec cette vision, la BCEAO envisage le lancement très prochainement de la plateforme régionale devant faciliter de telles transactions. « Cette plateforme régionale, qui sera mise en place en 2020, permettra les échanges de compte à compte, quel que soit le type, notamment les comptes bancaires et les comptes de monnaie électronique ».

Elle favorisera également l’intégration de tous les acteurs, des instruments et canaux de paiement utilisés, ainsi que la mutualisation des efforts autour de la plateforme monétique du GIM-UEMOA». 

« Ce nouveau système d’interopérabilité des services financiers digitaux viendra compléter et enrichir les infrastructures de l’Union pour apporter aux populations des services de paiement de proximité, sûrs et à coût abordable ».

Notons que juin 2020 reste la date retenue conformément au plan de déploiement, assorti des feuilles de routes des parties prenantes.  Ce plan prévoit une démarche graduelle avec le lancement, dans une première phase, des services de base constitués des transferts de compte à compte et des paiements marchands. Le niveau de tarification de l'interchange, entre participants, pour les transactions de transferts entre les comptes de monnaie électronique, a également été défini, souligne le communiqué. 

Séna Akoda 

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Au 3ème trimestre de 2019, Oragroup annonce un résultat net de 9,1 milliards FCFA, en hausse de 247,7% par rapport à la même période en 2018. Une belle remontada, après son premier semestre plutôt en berne, avec un résultat net qui a tombait à 2,8 milliards FCFA, dévissant de 60%.

Pour la multinationale basée à Lomé, la performance est portée notamment par une amélioration du Coût net du Risque, combinée « à la croissance maitrisée » de ses activités, apprend-on.

Plus encore, le compte de résultat du groupe bancaire affiche des indicateurs au vert. Ainsi, les résultats avant impôts de 14,82 milliards FCFA à fin septembre 2019, sont en hausse notable de 115,8% par rapport au troisième trimestre 2018 (où ils culminaient à 6,87 milliards FCFA).

Le produit net bancaire, s'est quant à lui apprécié de 14,6%, en glissement annuel.

En ce qui concerne le ratio de crédits brut sur dépôts, il est passé de 100% à fin septembre 2018 à 91% à fin septembre 2019, avec 272 milliards FCFA de dépôts additionnels collectés, pour soutenir les concours à l’économie dans les différentes zones d’implantation de la société.

Notons que, si dans la foulée, Oragroup affiche une amélioration de son coefficient d’exploitation, ainsi que la croissance de son résultat brut d’exploitation de 20%, la société semble se conforter dans ses perspectives positives.

En effet « l’élargissement de notre gamme de produits digitaux visant à inclure les populations non bancarisées devrait nous permettre de soutenir et d’accroitre notre activité. », indique le rapport d’activité du groupe, détenu à plus de 50% par Emerging Capital Partners (ECP).

Ayi Renaud Dossavi

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L’amélioration du cadre des affaires entraîne naturellement un manque à gagner pour les recettes de l’Etat, au bénéfice des entrepreneurs.

Selon Sandra Ablamba Johnson, ministre-conseillère en charge du Climat des Affaires, évoquant les dernières statistiques en la matière, « pour la seule année 2019, le manque à gagner pour l’Etat au profit du secteur privé dans le secteur de l’énergie, suite à la réduction de 50% des frais de raccordement, s’établit à 650 000 000 FCFA ».

A ce sacrifice, il faut ajouter environ 14 milliards FCFA, soit le montant concédé par l’Etat sur 5 années, suite aux suppressions de taxes et impôts, autrefois exigés lors de la création des entreprises. Et il faut encore compter, selon la ministre, les exonérations prévues dans la loi de finances et dans le code des investissements, non encore évaluées.

C’est à ce prix que le Togo a réalisé une nouvelle percée de 40 places dans le Doing Business 2020, après un bond de 19 places l’année précédente. Certes, l’Etat y perd de précieuses recettes mais au final, assure-t-on, « c’est le Togo qui gagne ».

Séna Akoda

Pour stimuler le secteur privé et la création d’entreprises, plusieurs mesures ont été prises au plan gouvernemental notamment l’attribution de 20% de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs. Une proportion revue de 5% à la hausse en avril 2019.

Le Premier ministre, à l’ouverture de la 1ère édition de la Semaine du Secteur Privé, rappelle certaines de ces dispositions législatives et / ou réglementaires. A titre d’illustration, le Code des Investissements et le Code des Impôts.

Dans la même lignée, il rappelle la mise en place d’un Cadre de concertation entre l’Etat et le secteur privé, avec pour objectif de « renforcer la confiance entre les deux parties et instaurer les conditions d’un dialogue fructueux et permanent ». A terme, l’idée est de favoriser le développement des activités économiques.

La création de la Cellule Climat des Affaires que coordonne Sandra Ablamba Johnson, ministre-Conseillère du Président de la République est également citée en exemple.

Le Premier ministre, dans la même logique, n’a pas passé sous silence la mise en place de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF) ni celle du Comité d’Agrément au Code des Investissements et au statut de zone franche industrielle.

Séna Akoda

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L'Agence Française de Développement (AFD) vient d'octroyer un financement de 15 millions € au Togo, en appui au secteur éducatif, dans le cadre du Projet d’appui à la réforme des collèges. 

Cette facilité devrait permettre d’améliorer les capacités et les conditions d’accueil dans les collèges publics des régions Maritime, Plateaux et Savanes. Plus de 160 collèges sont concernés.

Concrètement, près d'une centaine de collèges d’enseignement général (92) seront équipés de nouvelles salles de classe ; et 75 autres bénéficieront d’appuis financiers pour leur modernisation.

Prévu pour être déployé sur 4 ans, le PAREC II se décline en trois volets essentiels, la construction de 380 nouvelles salles de classe avec les équipements sanitaires

et administratifs connexes, l’appui au déploiement opérationnel de projets qui offrent aux collégiens (les jeunes filles en particulier) un environnement scolaire protecteur, inclusif et

sensible au genre, ainsi que le renforcement des capacités, à échelle nationale, de près de 4 000 chefs d’établissements, enseignants volontaires et enseignants titulaires.

La cérémonie de signature de la convention de financement s’est tenue ce lundi 4 novembre 2019 à Lomé. Le Togo était représenté par Sani Yaya, ministre de l'économie et des finances, et les partenaires français par Marc Vizy, ambassadeur de France au Togo, et François Jacquier, directeur-pays de l'AFD.

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Le Premier ministre togolais Komi Sélom Klassou a ouvert ce lundi 04 novembre 2019 à Lomé, la 1ère édition de la Semaine du Secteur Privé en présence d’éminentes personnalités du secteur privé, d’institutions financières internationales et d’autres partenaires au développement.

Placée sous  le thème : « Secteur privé : moteur de croissance et de développement socioéconomique du Togo », elle se tient dans un contexte de promotion du Plan National de Développement (PND 2018-2022) dont la mise en œuvre devrait mobiliser près de 3 000 milliards FCFA du secteur privé, soit 65% des ressources totales nécessaires (4 622 milliards FCFA).

Kodzo Adedzé, ministre en charge du secteur privé relève que cette semaine démarre quelques jours après la publication du Doing Business 2020, baromètre de l’environnement des affaires où le Togo a fait un bond significatif de 40 places. Un an après avoir réalisé un autre bond de 19 places.

L’organisation de la semaine du secteur privé traduit, selon le ministre, la volonté des pouvoirs publics togolais de faire du secteur privé, un partenaire privilégié dans la transformation structurelle de son économie. « Cette semaine permettra d’explorer les voies et moyens pour permettre au secteur privé de continuer de jouer son rôle de partenaire privilégié du développement du pays », a-t-il indiqué.

DVLPT

Selon Germain Essohouna Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), la semaine du secteur privé est une manifestation visant à célébrer le secteur privé. Il ajoute que la création d’un environnement favorable aux affaires constitue le pilier central de la vision de faire du Togo une nation émergente. « Le classement DB 2020 dénote de la volonté de l’Etat togolais et ses partenaires de créer et maintenir un cadre favorable aux investissements », précise-t-il. 

Toutefois, nuance-t-il, l’atteinte de l’objectif d’un taux de croissance à deux chiffres (7,6% à l’horizon 2022) ne relève pas de l’improvisation. Il faut, en plus d’un cadre favorable aux affaires, l’émergence d’un secteur privé innovant et compétitif qui crée des  richesses et contribue à la réalisation des projets structurants du PND, selon le N°1 de la CCIT.

Pour Laurent Comi Tamegnon, président du Conseil National du Patronat (CNP) du Togo, les cinq jours offriront l’occasion d’une réflexion prospective sur l’avenir du secteur privé.

Hawa Cissé Wagué, représentante au Togo du Groupe de la Banque Mondiale précise que la semaine du secteur privé permettra d’intensifier le dialogue public-privé au Togo, en ligne avec le PND.

Séna Akoda 

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Les autorités nigérianes ont décidé de maintenir la fermeture de leurs frontières jusqu’à fin janvier 2020, selon l’agence d’information Ecofin. L’information émane d’un document paru en fin de semaine dernière, et qui indique que la mesure, déjà en vigueur depuis plusieurs mois, va être prolongée jusqu'au début de l'année prochaine.

Cette prolongation vise, selon les autorités nigérianes, à renforcer les résultats obtenus, vis à vis des objectifs fixés par le président nigérian Muhammadu Buhari. Ainsi, « malgré le succès retentissant de l'opération, en particulier sur le plan de la sécurité et des avantages économiques pour la nation, il reste encore quelques objectifs stratégiques à atteindre. », rapporte le site d’information nigérian The guardian, et citant le document officiel.

« […] Dans ce contexte, M. le Président a approuvé la prolongation de la mesure jusqu'au 31 janvier 2020 ».

Rappelons qu’Abuja, en justification de sa décision, qui n’est pas sans affecter ses voisins de la sous-région, évoque notamment des raisons de lutte contre la contrebande de produits alimentaires, comme le riz (massivement importé principalement via la frontière béninoise).

Par ailleurs, c’est la première fois qu’une date limite précise est mentionnée depuis la fermeture des frontières terrestres, particulièrement d’avec le Bénin, et par ricochet des voisins comme le Togo, et le Ghana.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo s’achemine vers la mise en place d’une université de l’audiovisuel et de la cinématographie.

Un protocole d’accord a été signé dans la province chinoise de Chongqing en milieu de mois dernier (le 17 octobre 2019), entre Joël Aboflan, DG de l’Institut Aldus Multi-Services, spécialisé dans la formation en informatique et communication, et Guo Fan, PDG de la compagnie d'audiovisuel chinoise Dafc Frameking Pictures.

Par cette entente, le partenaire chinois s’engage à construire une université privée internationale de cinématographie au Togo. Une infrastructure qui devrait, par ailleurs, être la première du genre construite par la Chine en Afrique, pour former les jeunes togolais et africains dans le domaine du cinéma.

Le complexe éducatif comprendra notamment: un village de tournage, censé allier les réalités culturelles togolaises et africaines aux techniques de pointe de tournage ; un institut de télévision et film, un parc de tourisme, plusieurs studios, un espace de décoration, un désert et un fleuve artificiels.

Selon le patron de Dafc Frameking Pictures, l’université devrait, chaque année, attirer quelques 400 à 500 milles visiteurs ; et former un personnel professionnel et technique chargé de fournir 700 emplois directs et 1000 emplois indirects.

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Le ministère des postes, de l’économie numérique et des innovations technologiques du Togo, recherche un soumissionnaire pour fournir, installer et mettre en service une station fixe de contrôle et de gestion du spectre des fréquences radioélectriques. Un avis d'appel d’offres international a été lancé à cet effet le mois dernier.

L’installation, destinée au centre de contrôle des fréquences de l’Agence Nationale du Spectre des Radiofréquences (ANSR), s’inscrit dans le cadre du Programme régional ouest-africain de développement des infrastructures de communication (West African Regional Communications Infrastructure Program, - WARCIP).

Il est ainsi sollicité des offres fermées de la part de candidats éligibles et répondant aux qualifications requises pour ce type de service; dont le délai d’exécution est de six (06) mois, à compter de la date d’entrée en vigueur du marché. L’appel d’offres court jusqu’au 06 décembre 2019 à 10h30.

Rappelons que, pour le projet WARCIP, le gouvernement togolais bénéficie d’un appui financier de la Banque mondiale, à hauteur de 30 millions $.

Consulter ici l’appel d’offres 

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