Togo First

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L’African Guarantee Fund (AGF), l'importante Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises, annonce avoir reçu un financement supplémentaire de 33 millions $ de la banque de développement allemande KfW Development Bank. Une augmentation de capital qui devrait notablement profiter aux PME du continent, principales structures visées par cette facilité.

En effet, cette entrée de fonds « devrait propulser les efforts d'AGF dans l’accomplissement de sa mission : permettre aux PME africaines de continuer à jouer un rôle essentiel dans la croissance des économies africaines au travers de leur inclusion financière en particulier. », informe l'institution.

A terme, l’objectif pour l’AGF reste de fournir des garanties financières à plus de 10 000 PME chaque année, par le biais des institutions financières partenaires au niveau continental. Au niveau sous régional (Afrique de l'Ouest), le fonds ambitionne d’octroyer ses garanties à 2000 PME en moyenne par an et par pays.

De plus, pour ce qui est du Togo, l'AGF, dont la branche ouest africaine est basée à Lomé, a conclu en juillet dernier une entente avec le Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (Mifa S.A.), pour mettre en place un fonds de garantie destiné aux acteurs de la chaîne de valeur agricole

Ce mécanisme permettra de couvrir 50% des montants des projets soumis par le MIFA S.A. aux institutions financières partenaires. Les deux acteurs travaillent également à fournir des produits financiers mieux adaptés au secteur agricole togolais.

Au total, l’AGF a jusqu'à présent émis plus de 1 milliard $ de garanties, mettant à disposition environ 1,7 milliard $ pour le financement des PME sur le continent. Sur les 20 000 PME africaines de divers secteurs économiques bénéficiaires des garanties AGF, 60% sont détenues par des jeunes, et 30% par des femmes.

Ayi Renaud Dossavi

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Cette semaine, du 17 au 18 Janvier 2020, Lomé va accueillir un sommet autour de la lutte contre le trafic des médicaments falsifiés et de qualité inférieure en Afrique. La rencontre devrait réunir 06 présidents africains, plusieurs anciens Chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que d’éminentes personnalités du monde médical, dont le Directeur Général de l’OMS.

L’évènement, « une initiative originale, purement africaine », selon Moustapha Mijiyawa, ministre togolais en charge de la santé, est organisé par le Togo, en partenariat avec Fondation Brazzaville.

La rencontre vise à jeter les bases d’un engagement continental, dans la lutte contre ce fléau qui tue près de 900 000 africains chaque année, dont 120 000 enfants de moins de cinq ans, et à se doter d’un arsenal juridique à la hauteur des enjeux. 

En effet, à l’heure actuelle « les faux médicaments tuent beaucoup plus que le paludisme », souligne le ministre, « paradoxalement, l’arsenal juridique pour les combattre est léger, c'est à dire qu'il y a un fossé entre la gravité du problème et les sanctions prises contre les trafiquants. »

La rencontre sera sanctionnée par une déclaration commune, « l’Initiative de Lomé », en vue de criminaliser ce trafic et introduire de nouvelles législations.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la création d’entreprises a atteint un nouveau sommet en 2019, après avoir, un an plus tôt, frôlé de peu son record de 2015. La dynamique observée en 2018 s'est donc poursuivie l’an dernier, tirée par les nouvelles réformes propices à l’environnement des affaires. Ces réformes avaient propulsé le pays au 15e rang sur l’indicateur « Création d’entreprises » du Doing Business 2020. Dans cette édition, le Pays effectuait une percée remarquable de 40 places après le bond de 19 places en 2018.

Au total, 11 482 entreprises ont vu le jour au cours de l’année, un bond de près de 9%, porté par les personnes physiques. Elles représentent, selon les données du Centre des formalités d’entreprises (CFE), plus de 67% des nouvelles entités, soit 7 844 entreprises, relançant de plus beau le débat sur les emplois générés par ces nouvelles créations. Mais surtout l’aversion à l’association des jeunes entrepreneurs togolais.

Les réformes du Seing privé ont continué de porter leurs fruits. 86% des 3 156 SARL qui ont vu le jour en 2019 ont été montées sans recourir à un notaire. De quoi soutenir la réforme, longtemps mis en veilleuse, puis finalement validée l’année dernière par la Banque mondiale.

Autre fait significatif, la dynamique entrepreneuriale locale s’est fortement ressentie au cours de l’année de référence. 80% des nouvelles entités sont portées par des Togolais. Une embellie est également à signaler dans le box des entreprises étrangères. 2349 des entités formalisées en 2019, en hausse de 22%, appartiennent à des étrangers, avec particulièrement quelques grandes entreprises qui ont posé leurs valises sur le sol togolais.

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En fin de semaine dernière, le siège de l’incubateur Nunya Lab (Maison des Jeunes à Amandahomé) a été le point de ralliement des jeunes entrepreneurs togolais qui développent des technologies financières.

Le promoteur de l’Africa Fintech Forum y était, avec le concours des dispositifs institutionnels d’accompagnement des jeunes entrepreneurs, notamment le FAIEJ. L’objectif était  de présenter aux startuppers, les opportunités qui existent dans les FINTECHS.

L’organisateur de l'Africa Fintech Forum destiné à donner un coup de boost aux Fintechs en Afrique, visait également à intéresser ses vis-à-vis à l'événement annoncé pour les 26 et 27 mars prochains en Côte d’Ivoire.

Notons que le Togo peut se vanter d’avoir des promoteurs de fintechs à succès, notamment Edem Adjamagbo, devenu au fil du temps un « serial winner » avec sa startup Semoa et ses solutions innovantes comme le whatsapp banking.  

Dans le même registre à quelques exceptions près, on peut citer William Amouh, concepteur de "Paychap" et lauréat de la BRVM Fintech Innovation Challenge 2018.

Toutefois, l’écosystème togolais des Fintechs ne connaît pas le même dynamisme que celui des jeunes entrepreneurs spécialisés dans l’agroalimentaire et l’agro-industrie.

Séna Akoda

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Réforme majeure du foncier au Togo, la suppression des deuxième et troisième tampons a été actée par un arrêté interministériel fixant le délai d’accomplissement de l’ensemble des formalités afférentes aux actes et opérations immobiliers.  « Les anciennes procédures de « deuxième tampon  à la Direction de l’Aménagement, de l’équipement et de la mécanisation agricole  et celle de « troisième tampon  à la division du cadastre sont supprimées », stipule la mesure.

 Les géomètres, interface de fait entre les propriétaires immobiliers qui les mandatent et l’administration foncière, continueraient  à  percevoir des fonds pour ces procédures, surfant ainsi sur l’ignorance de cette réforme ou la naïveté de leurs clients.

« Peu de Togolais ont connaissance de la réforme ayant débouché sur la mise en place du Guichet Foncier Unique (GFU) et la suppression de ces procédures et ce,  en dépit de la campagne de communication menée », constate l’OTR.  L’institution dirigée par Philippe Kokou Tchodié déplore de la part des géomètres une pratique véreuse aux senteurs d’arnaque.

Séna Akoda

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Grâce à l’appui du MIFA, cinq unités modernes de production du Gari (farine de manioc) vont voir prochainement le jour dans la préfecture de Vo, a-t-on appris le week-end dernier lors d’une visite du Chef de l’Etat dans le canton d’Akoumapé, village de Gnita.

Sur instruction du Chef de l’Etat, apprend-on, la première unité, de 50 millions FCFA, sera implantée dans ce village, où des centaines femmes transforment du manioc en ses produits dérivés, notamment le Gari, très présent dans l’alimentation togolaise.

Au Togo, la production annuelle de manioc avoisine 900 000 tonnes. Si le manioc demeure l’un des produits les plus transformés, le Togo enregistre chaque année, environ 400 000 tonnes d’excédents de manioc. Selon le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique, Noël Koutéra Bataka, cet excédent est à la recherche de transformateurs.

La 6è édition des rencontres AGAU RÂ, se tiendra du 8 au 9 mai 2020. Pour cette fois, c’est la ville de Kara (411 Km au nord de Lomé), qui habitera l’évènement.

Pour cette rencontre, comme à l’accoutumer, la première journée sera consacrée à des ateliers pratiques, et des ateliers de renforcement de capacités entrepreneuriales. Notamment : Conception et rentabilisation d'une page YouTube, conception de kits d'Agriculture hors-Sol, Formation et production d'accessoires de mode, formation et programmation en robotique, conception d'une pompe solaire.

La deuxième journée sera quant à elle consacrée à des mini-conférences, puis 10 entrepreneurs seront sélectionnés pour présenter leur projet devant des partenaires et Investisseurs potentiels dans le cadre des Bourses AGAU RÂ d'Excellence Entrepreneuriale (BAEE). Au terme de cela, les meilleurs projets seront accompagnés jusqu'à la Levée de Fonds par CUBE et les incubateurs partenaires.

Du reste, dans le cadre de la rencontre d'entrepreneurs promue par le Centre Urbain de Business et d’Entrepreneuriat (CUBE), les organisateurs ont ouvert une liste d’inscription pour recueillir des initiatives d'affaires. Les meilleurs porteurs de projets seront invités à Kara pour présenter leur projet.

Rappelons qu'aucun frais d'inscription ou de participation n'est demandé tout au long du processus ou pour accéder à l'événement, sauf pour les exposants.

La date butoir pour les inscriptions est fixée au 13 Mars 2020.

S’inscrire en suivant ce lien.

R.E.D

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Le gouvernement togolais, par le biais de l’Agence Togolaise d’Electrification Rurale et des Energies Renouvelables (AT2ER), recherche des investisseurs pour l’implantation de deux centrales solaires, prévues dans les régions de la Kara (à Awandjélo), et Centrale (à Sokodé), pour une capacité installée totale cumulée comprise entre 60 et 80 MWac (unité de mesure en courant alternatif).

L’AT2ER a émis à cet effet une demande de préqualification (DPQ) invitant des acteurs privés à participer à un processus de sélection compétitif d’un ou plusieurs producteur(s) indépendant(s) d’électricité (IPP) pour la conception, le financement, la construction, l’installation, la mise en service et l’exploitation de ces deux structures.

Leur exploitation, en mode PPP, est prévue sous forme de concession de 25 ans.

Les soumissionnaires sont ainsi invités à proposer leur meilleure offre (à noter qu’un acteur peut obtenir les deux marchés, selon son offre). Les dossiers de préqualification des investisseurs privés intéressés sont attendus à l’AT2ER jusqu’au 30 mars 2020.

Dans cette opération, l’AT2ER est conseillée par la SFI (Société financière internationale, branche du groupe de la Banque mondiale qui s’occupe du secteur privé). En effet, pour ces deux projets, l’Agence a eu recourt à l'initiative Scaling Solar, lancée par l’institution de Bretton Woods, en vue de développer des centrales solaires à moindre coût dans les pays en développement. 

Rappelons que l’ambition du gouvernement togolais, déclinée dans sa Stratégie nationale d’électrification, est de doter chaque région d’une centrale solaire.

Les demandes de pré-qualification doivent être soumises au plus tard le 30 mars 2020 à 10 h, heure locale.

Pour plus de détails, consulter ici l'avis de préqualification 

Ayi Renaud Dossavi

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Lomé et le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement ont matérialisé ce dimanche 12 janvier 2020 leur entente, sur le financement de  la construction de la Centrale photovoltaïque de Blitta,  en marge de la 10ème Assemblée générale  de l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) qui s’est tenue dans la capitale Emirati.

Le fonds va accorder au pays un prêt de 15 millions $, pour cette infrastructure devant permettre d’assurer l’accès à l’électricité à 30 000 ménages, et alimenter en énergie une usine d’égrenage de coton à partir de 2021.

Cet appui vient ainsi s’ajouter aux 11 millions $ récemment approuvés par la Banque Ouest-Africaine de Développement. La signature de l’accord de financement s’est déroulée entre Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances Togo, et un représentant de l’IRENA, en présence des ministres Marc Ably-Bidamon et Cina Lawson.

Rappelons que l’implantation de la centrale va être gérée par le Groupe AMEA Power, dans le cadre d’une concession de 25 ans, qui s’inscrit dans la stratégie d’électrification du pays. A termes, l’ambition est de doter chacune des régions du Togo, d’une centrale solaire.

R.E.D

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Togo, première destination africaine de nouveaux projets d’IDE en 2019

En 2019, plus précisément sur les 11 premiers mois de l’année, le Togo a été le pays le plus performant d’Afrique en termes de promotion des investissements. C’est ce que révèle FDI Intelligence, service spécialisé du Financial Times, dédié au décryptage de la mondialisation de l’industrie et l’Investissement Direct Etranger (IDE) dans un article publié cette semaine dans son magazine.

De janvier à novembre, le Togo a remporté 11 projets d’investissements nouveaux contre seulement 02 pour l’ensemble de l’année 2018, soit la plus forte croissance du nombre de projets greenfield dans tous les pays africains. Le pic précédent était de 07 projets, remportés en 2013.

Selon le magazine, le Togo qui a attiré 6,7 fois ce qui pouvait être attendu compte tenu de la taille de son économie, se classe devant le Rwanda et le Sénégal, respectivement 2ème et 3ème.

La majorité de cet investissement vient du double partenariat signé début novembre avec le géant nigérian Dangote, pour l’implantation d’une usine de traitement de phosphate (02 milliards $) et l’installation d’une usine de fabrication de ciment (60 millions $).

Autre investissement notable, celui d’Amea Power dans la construction de la centrale solaire de Blitta (33,5 millions$).

De nombreux autres faits et évènements sont également à mettre au crédit de l’année 2019 qui aura toute somme, été plus que satisfaisante pour le Togo : la tenue du Forum Togo-UE et ses 852 milliards FCFA de promesses fermes d’investissement, le bond de 40 places dans le Doing Business 2020 avec la clé une place de 1er réformateur en Afrique et 3ème au monde, la première notation financière internationale du Togo, le premier emprunt sur le marché international…

« Cette nouvelle gratifiante renforce notre conviction que nous sommes sur la bonne voie avec les nombreuses réformes entreprises pour assurer la prospérité et le développement inclusif de notre pays » a affirmé le président togolais, qui s’est dit « ravi de cette distinction ».

Octave A. Bruce

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