Togo First

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TogoCom change de contrôle. Le Consortium Agou Holding a été retenu pour prendre une participation majoritaire de 51% dans TogoCom, le holding public détenant les deux opérateurs historiques, Togocel et Togo Telecom.

Agou Holding est un consortium regroupant Axian Group et Emerging Capital  Partner (ECP).

Dans son plan de développement, Agou Holding prévoit d’investir près de 245 millions d’euros (160 milliards FCFA) sur les 7 prochaines années, dans les infrastructures de connectivité, de déploiement de la fibre optique et de la 5G, entre autres.

« Cette opération majeure marque une étape importante», en ligne avec les visions du gouvernement togolais, a déclaré Cina Lawson, ministre de l'Economie numérique, des postes et des innovations technologiques. « Cet investissement conséquent va catalyser la transformation du pays et soutenir la croissance de notre économie», déclarera Sani Yaya, le ministre de l’économie et des finances, ayant marqué de sa présence, la cérémonie officielle organisée pour présenter l’accord, qui s’est déroulée ce mercredi 06 novembre.

Présent dans l’Océan Indien où il se revendique premier opérateur télécom, Axian a notamment participé, récemment, au consortium ayant fait passer Tigo à Free, au Sénégal.

Quant à ECP, c’est l’histoire d’une présence qui se renforce de plus en plus au Togo. Le Fonds d’investissement panafricain détient Oragroup dont le Siège est à Lomé, et Eranove, qui construit la deuxième centrale électrique de Lomé.

Pour la 2è fois en moins de 06 mois, les opérateurs économiques pourront bénéficier d’une réduction des frais de dédouanement.

Jusqu’au 30 novembre, selon un avis relatif à l’application de la mesure de dépréciation de la valeur des marchandises sous douane en souffrance, « les commissionnaires en douane agréés, consignataires, importateurs ou exportateurs » peuvent avoir droit à un allègement fiscal qui peut varier de 25 à 40%. 

Dans les détails, la mesure s’applique aux véhicules, aux autres marchandises, aux épaves et avaries.

Le bénéfice de cette mesure est toutefois subordonné à une demande préalable introduite par les opérateurs économiques.  « Toute personne ayant bénéficié de la présente dépréciation, dispose d'undélai de 30 jours pour liquider et payer l'intégralité des droits et taxes. Passé ce délai, la dépréciation accordée sera automatiquement annulée », précise la note signée par Philippe Kokou Tchodie, Commissaire Général de l’OTR.

La dépréciation est prévue dans les conditions suivantes: 

 « I- CAS DES VÉHICULES
  → un taux de dépréciation de 25% pour les véhicules dont la date d'entrée aux magasins et aires de dédouanement est comprise entre le 1er Janvier 2019 et le 30 novembre 2019 ;
  → un taux de 30% pour les véhicules dont la date d'entrée est comprise entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2018 ;
  → un taux de 35% pour les véhicules dont la date d'entrée est comprise entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2017 ;
  → un taux de 40% pour les véhicules dont la date d'entrée est antérieure au 1er janvier 2017.

II- CAS DES AUTRES MARCHANDISES
En ce qui concerne les autres marchandises en souffrance, une inspection préalable sera effectuée par les services des douanes afin de proposer pour chaque cas de figure, un taux de dépréciation approprié.


Les produits pétroliers ne sont pas concernés par la présente mesure de dépréciation.

III- CAS DES ÉPAVES ET AVARIES
La dépréciation de la valeur en douane des épaves et avaries tiendra compte du degré de dégradation ou d'avarie et sera effectuée par les services des douanes désignés à cet effet ».

Notons que la mesure est prise, souligne Kokou Tchodie, en application des dispositions de l’article 15 du Code togolais des Douanes.

Séna Akoda

Le gouvernement togolais recherche 40 étudiants togolais des Université de Lomé, Kara et UCAO (20 en parcours Licence, et 20 en Master, bientôt ouvert), dans le cadre de la deuxième vague de son Programme Présidentiel d’Excellence pour le Plan national de développement (PPEP).

L’initiative, faut-il le rappeler, vise à sélectionner et former des étudiants méritants, en vue notammnent de renforcer l’administration du pays.

Ces étudiants méritants sélectionnés travailleront ainsi sur des projets entrant dans le cadre du PND le long de ce cursus, en plus d’être coachés par d’anciens consultants de cabinets de conseil. Au sortir de leur formation, ils rejoindront le gouvernement pour une durée de 03 ans, et seront placés dans différentes institutions-clés à l’implémentation du Plan.

Les étudiants désireux de participer à ce programme gratuit, implémenté par l’organisation ShARE pour une durée de 02 ans, doivent s’inscrire sur la plateforme dédiée. 

S’inscrire ici.  Date butoir, 23 novembre 2019.

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Conformément à son objectif de créer un marché en matière d’énergie solaire photovoltaïque hors réseau au niveau de 19 pays dont 4 hors Cedeao à savoir la Mauritanie, la Centrafrique, le Tchad et le Cameroun, le projet ROGEP mise essentiellement sur le secteur privé. 

Pour ce faire, la Banque Mondiale, principal financeur du projet, déploie vis-à-vis du secteur privé, une stratégie qui se décline en plusieurs axes : le développement par le privé d’un marché solaire photovoltaïque hors réseau nécessite au préalable la création d’un environnement favorable au niveau de la zone, relève Nouhou Amadou Seini, coordonnateur Zone 3 du Projet Régional d’Electrification Hors Réseau (ROGEP).

Ensuite, la coordination du projet soutiendra techniquement le secteur privé à travers des sessions de renforcement de capacités en conception, déploiement et entretien des systèmes solaires Off-Grid. Les acteurs du secteur privé auront en outre, droit à des financements.

Enfin, pour relever le défi de l’électrification rurale par le développement des systèmes Off-Grid, il subsiste des barrières au niveau de la région cible du projet, qui devraient être supprimées, précise Nouhou Amadou Seini.

En rappel, au Togo, le marché du solaire photovoltaïque hors réseau équivaut à 500 000 ménages, selon un rapport d’étude du ROGEP.

Séna Akoda

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Lomé accueille une grande messe de la protection des ressources forestières en fin d’année. En effet, le 55ème Conseil des pays membres de l'Organisation internationale pour les bois tropicaux (ITTO), se donne rendez-vous dans la capitale togolaise, du 02 au 07 décembre 2019.

L’information a fait l’objet d’une conférence de presse, organisée par le ministère en charge de l'environnement, du développement durable et de la protection de la nature, hier mardi 05 novembre 2019.

Quelques 300 participants sont attendus à cette rencontre, qui devrait notamment être un cadre pour soumettre des projets pour financement, selon le professeur David Wonou Olatokoun (photo), ministre togolais en charge de l’environnement.

Entre autres, le pays compte pour sa part: le projet de renforcement du système de prévention et de gestion participative des feux de végétation au Togo, le projet de production et de mise à disposition des variétés clonales de teck à travers le développement du matériel végétatif amélioré; ou encore le projet d'appui à la gestion durable de la forêt classée de la fosse aux lions dans la région des savanes.

Ces initiatives représentent des financements à hauteur de 1,9 millions $.

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Avec 13% des parts de marché de l’Union économique et monétaire ouest africaine ( Uemoa), Ecobank, le groupe bancaire panafricaine basé à Lomé, est le principal acteur du secteur des banques dans la sous-région en 2018. C’est ce que révèle la commission bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), dans un récent classement qui note 29 groupes bancaires actifs dans l’espace Uemoa, à fin 2018.

Ainsi Ecobank, avec ses 8 établissements dans l’espace, qui cumulent 6,6% des guichets et 12,6% des comptes bancaires actifs, vient devant le Français Société Général, qui concentre pour sa part 10,1% des parts de marché de l’Union.

De plus, le géant bancaire basé à Lomé concentre près de 18% du résultat net global de l’espace communautaire, selon les statistiques de la commission bancaire.

Ces deux mastodontes sont suivis par les groupes marocains Bank Of Africa, Atlantic Business International (ABI), et Attijariwafa Bank. L'ivoirien NSIA Banque et le burkinabé Coris Bank International viennent ensuite.

Notons également qu’Oragroup, un autre acteur bancaire à vocation panafricaine basé à Lomé, occupe la 8ème place de ce top dix très sélect, avec 4,8% des parts de marchés dans l’Union. Pour 2018, le Groupe (qui affiche par ailleurs de bons bénéfices au troisième trimestre de cette année 2019), concentrait 2,9% des guichets de l’Union, et 1,6%  du nombre de compte bancaires ouverts.

Ayi Renaud Dossavi

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Interface du secteur privé vis-à-vis du gouvernement et d’autres partenaires, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) vient de se doter d’un magazine pour faire le relai de l’actualité économique du Togo.

Germain Essohouna Mèba (photo), président de cette institution, a rendu publique cette information le 04 novembre dernier à la faveur de l’ouverture de la 1ère édition de la Semaine du Secteur Privé.

« Le Messager du Secteur Privé » qui était à la date sus indiquée à son tout 1er numéro, se dédie entièrement à la promotion de l’actualité économique du Togo. Il s’agit d’un quadrimestre. Il paraîtra, précise Germain Essohouna Mèba, contacté par Togo First, « tous les 4 mois ». Ce choix, explique-t-il, est motivé par la volonté de publier un magazine qui a du contenu.

Le président de la CCIT émet le vœu que cette nouvelle initiative vienne « soutenir les efforts de tous en contribuant à donner davantage de visibilité à la performance des entreprises et aux actions engagées par le gouvernement ».

Séna Akoda

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Le Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI) prépare et injecte sur le marché, des ressources humaines consommées à 70% par les entreprises locales, selon Laurent Comi Tamegnon (Photo), président du Conseil National du Patronat du Togo (CNP).

Ce  centre fait partie du dispositif en place pour créer 500 000 emplois à l’horizon 2022, a indiqué hier 04 novembre le patron des patrons togolais, lors du panel sur les défis du secteur privé dans la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022).

Equipé de machines performantes, le CFMI forme dans 5 filières à savoir la Mécanique Diesel, la Chaudronnerie - Soudure - Tuyauterie Industrielle, la Mécanique d’Entretien, l’Electromécanique d’Entretien, le Froid Industriel et Climatisation. Et si l’inadéquation formation-emploi a souvent été pointée du doigt pour expliquer le chômage des jeunes diplômés, le CFMI règle dans une mesure, cette problématique : «  Aujourd’hui, on a les techniciens » qui répondent aux besoins des entreprises, fait observer Laurent Comi Tamegnon.

Une autre bonne nouvelle, la Société d’exploitation des eaux du Niger (SEEN), filiale du groupe français Veolia, a signé à Lomé avec ce centre, un accord de partenariat pour la formation de son personnel en mécanique diesel.

Séna Akoda

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Les startups innovantes du Togo disposent d’un nouvel incubateur pour leur développement. Dénommée Nunya Lab, cette nouvelle structure est un projet du ministère en charge du développement à la base, réalisée par l’entremise du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ).

Localisé à la maison des jeunes d’Amadahome, Nunya Lab a été officiellement lancé ce mardi 5 novembre 2019, sous la houlette de Victoire Tomegah-Dogbé, ministre en charge du développement à la base et de la jeunesse.

La structure, dont le cout est estimé à plus de 75 millions FCFA, se donne notamment pour rôle « de soutenir l’étape clé de gestation des projets innovants et permettre une optimisation de leur potentiel de création d’emplois et de richesses. », d'incuber les projets innovants, et Accélérer les projets en développement.

Par ailleurs, il s’agira également de fournir aux jeunes innovateurs togolais, « un centre à leur portée », pour réaliser leurs expériences, tester leurs prototypes; ainsi que de leur faire bénéficier des conseils, coaching et accompagnements de personnes expérimentées avant la mise sur le marché de leurs produits.

Notons que le projet a bénéficié de l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avec l’expertise de l’incubateur K-LAB, basé à Kigali au Rwanda.

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En harmonie avec son Cadre de Partenariat Pays (CPP), la Banque Mondiale va prochainement débloquer en faveur du Togo, un financement pour une opération d’appui à la compétitivité et à la gouvernance digitale.

Ce programme vise à appuyer le Togo dans le cadre de ses réformes économiques et structurelles, notamment sur le segment digitalisation des procédures administratives. L’information émane de Hawa Cissé Wagué, représentante-résidente au Togo du Groupe de la Banque Mondiale.

Avec ce nouveau financement annoncé, la Banque Mondiale continuera à « soutenir le programme national des réformes du Togo », déclare la représentante-résidente à l’ouverture lundi 04 novembre 2019, de la Semaine du Secteur Privé.

Dans le même registre, le Groupe de la Banque Mondiale promet un appui aux pouvoirs publics togolais dans le cadre de la gestion des finances publiques, la création d’un marché pour le secteur privé et la promotion des chaînes de valeurs à fort potentiel.

Notons que la Banque mondiale apporte son appui aux réformes institutionnelles et structurelles en cours au Togo, notamment l’amélioration du climat des affaires et le financement des services d’infrastructures. Sa Branche, la Société Financière Internationale (SFI) dédiée au secteur privé a récemment ouvert son bureau à Lomé.

Séna Akoda

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