Togo First

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Au Togo, la contribution des recettes fiscales et douanières au budget national a presque quadruplé depuis 2005, sur fond d’une nette amélioration depuis la fusion des deux principales régies financières de l’Etat.

Globalement, depuis 2005 où elles se situaient autour de 162 milliards FCFA, ces ressources domestiques ont performé en moyenne chaque année de 10%, pour atteindre 624 milliards FCFA fin 2019. Le Togo est ainsi resté le seul Etat de l’Uemoa à atteindre un taux de pression fiscale (ratio recettes fiscales sur le PIB) supérieur à 20%, selon une analyse réalisée par la BCEAO.

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Plus de 200 milliards de recettes de plus qu’aux débuts de l’OTR

Les mesures mises en œuvre par l’OTR pour renforcer le recouvrement ont payé, rapportant gros à l’Etat. Si avant 2014, les impôts, taxes, et droits de douanes combinées peinaient à décoller, ils ont franchi régulièrement la barre des 500 milliards FCFA dès 2015, pour atteindre un premier pic l’année d’après, avant d’établir un record absolu l’an dernier. En effet  624 milliards FCFA sont entrés dans les caisses de l’Etat. C’est plus de 200 milliards FCFA de plus qu’il y a 5 ans.

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Ces résultats, le Togo les doit aux réformes engagées depuis 2014 où l’OTR est devenu opérationnel et une conjoncture économique relativement propice, sauf la période couvrant le second semestre 2017 et le premier trimestre 2018. Les baisses observées sur ces périodes sont surtout tributaires des manifestations sociopolitiques qui ont émaillé le pays.

La Banque africaine de développement (BAD) vient de publier ses dernières prévisions économiques pour le continent. En ce qui concerne le Togo, l’institution panafricaine est globalement optimiste, et identifie notamment le secteur agricole comme moteur d’une croissance estimée à 5,3% pour cette nouvelle année.

En effet, « les perspectives économiques sont encourageantes, avec une croissance qui devrait atteindre 5,3 % en 2020 et 5,5 % en 2021 », selon le rapport. De plus, le mouvement positif devrait être impulsé « grâce aux bonnes performances de l'agriculture et à une gestion monétaire saine. »

Dans cette dynamique, le taux d'endettement devrait être inférieur à 70 % du PIB pour cette année, avec un budget moyen d’un déficit de 2,1 % du PIB, et un déficit des comptes courants à 5,2 % du PIB en 2020 et 5 % en 2021.

Du reste, l’institution dirigée par l’ancien ministre nigérian de l’agriculture Adesina Akinwumi, salue les investissements publics qui ont « contribué à l'amélioration des infrastructures de base et des connexions routières et énergétiques », ainsi que la tenue, l'an dernier, des élections législatives et locales (les premières depuis plus de 30 ans). 

A contrecourant, si le contexte politique constitue un des points d’incertitude pour le pays, la BAD ne manque pas de pointer du doigt les faibles niveaux de financement du secteur agricole (« inférieur à une moyenne de 0,5 % des prêts intérieurs, même si l'agriculture emploie le plus grand nombre de personnes »), dans une économie qui a grand besoin de s’industrialiser (ce point, incidemment, constitue un des principaux enjeux du Plan national développement, promu par l'actuel président Faure Gnassingbé). 

Du reste, le besoin d'augmenter les crédits aux secteurs porteurs (comme l'agro-industrie) est aussi soulignée par le gouvernement togolais, notamment le ministère des finances, qui, en fin d’année passée, en faisait un des chantiers de 2020

Pour ce qui est de la BAD, elle indique le levier fiscal (augmenter les recettes), comme un important outil.

Dans ce contexte, soulignent les experts de la BAD, « L'augmentation du financement bancaire pour les secteurs porteurs de croissance nécessite un dialogue systématique avec les acteurs publics et privés. »

Ayi Renaud Dossavi

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Dans le cadre de la mise en œuvre prochaine de l’assurance-maladie pour les artisans, l’Institut National d’Assurance-Maladie (INAM) a lancé une grande opération d’enrôlement des artisans, en cours dans le Grand Lomé jusqu’au 07 février prochain.

Pour s’enregistrer, les concernés devraient se rendre dans les bureaux des mairies du Grand Lomé, au Centre Communautaire de Bè, au Centre Communautaire de Tokoin, aux bureaux des préfectures de Golfe et d’Agoè-Nyivé.

Ils doivent se munir de l'un des documents suivants: une carte nationale d’identité, une carte professionnelle, une carte d’électeur, un permis de conduire, une attestation de fin d’apprentissage, un acte de naissance ou une carte de membre de syndicat.

L’extension de l’INAM aux artisans a été actée en mai 2019. A son lancement, il a été annoncé la couverture maladie au profit de 100 000 artisans, d’ici 3 ans.

Le projet « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de protection sociale en santé » mise en place par les pouvoirs publics. Il vise à augmenter le taux de couverture santé, estimé aujourd’hui à près de 5% de la population togolaise, selon l'INAM.

Séna Akoda

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) travaille à mettre en place un fonds d’investissement et de garantie en faveur des PME/PMI.  En ce sens, cette institution bénéficie de l’appui technique de l’Union Européenne (UE).

Elle a commandité une étude de faisabilité de ce projet. Dans la même lignée, il est prévu ce lundi 03 février, une rencontre des acteurs concernés par le financement des PME/PMI, pouvant être impliqués dans la gestion de ce fonds d’investissement et de garantie.

Notons que déjà, pour faciliter l’exécution des marchés publics aux PME/PMI, la CCIT a mis en place un mécanisme de garantie en leur faveur. Comme le souligne l’institution dirigée par Germain Mèba, ce dispositif  permettra « aux opérateurs économiques en difficulté, de réaliser des marchés publics ». 

Il est doté de 100 millions FCFA déposés dans des banques de la place et offre la possibilité aux PME/PMI dont le montant des projets n’est pas très élevé, d’ «aller vers les banques locales et se faire financer ».

Séna Akoda

2 000 postes d’enseignants et 50 postes de conseillers d’orientation sont à pourvoir dans les enseignements primaire et secondaire.

Dans les détails, le préscolaire et le primaire se taillent la part du lion avec 1000 nouvelles recrues en vue. Le 1er cycle du secondaire (collège) se réserve 650 postes et le 2è cycle du secondaire (lycée), 350. Le concours permettra de recruter également 50 conseillers d’orientation.

La sélection des candidats à ces différents postes au Préscolaire, au Primaire, au Collège et au Lycée se fera via un concours de recrutement prévu sur toute l’étendue du territoire. Ouvert aux Togolais sans distinction de sexe, âgés de 18 à 40 ans,  ce concours de recrutement se déroulera à Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Tsévié et Lomé le 23 avril prochain.

Les dossiers de candidature seront reçus du lundi 10 février au 11 mars prochain.

Plus d'informations ici

Séna Akoda

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Quelle stratégie pour accompagner l’écosystème de l’innovation des startups et des PME en Afrique ? Le Digital African Tour annoncé du 18 février au 08 octobre prochain planchera sur cette thématique aussi intéressante que d’actualité.

De Bamako à Ouagadougou, Dakar, Casablanca, en passant par Alger, Abidjan et plus spécifiquement Lomé le 03 avril prochain, l’événement mobilisera les acteurs de l’écosystème numérique africain.

Ainsi, experts, conférenciers, startuppers et autres acteurs devraient ensemble rechercher la stratégie gagnante pour accompagner la dynamique des acteurs des innovations et les PME sur le continent africain. Lors de son édition 2019, la rencontre a été centrée sur « l’humain au cœur de la transformation digitale ».

Globalement, African Digital Tour revendique une place de choix au cœur du processus de transformation digitale sur le continent africain. L’initiative, de l’avis de son fondateur Muhamadu Diallo, DG de CIO MAG, vise à " identifier les problématiques qui se posent à l’écosystème numérique africain, promouvoir le dialogue et les échanges et favoriser les retours et les partages d’expériences". Elle « permet de faire le tour de toute l’Afrique, des capitales africaines pour promouvoir le digital au service de l’inclusion économique et sociale. Il s’agit de voir  comment le digital peut être un accélérateur des objectifs de développement durable (ODD) », indique son promoteur.

Séna Akoda

Mieux que lors de sa récente sortie marquée par un taux de couverture de 276% des titres émis (BAT), le Togo à la recherche de 25 milliards FCFA, enregistre une couverture de 296% sur le marché financier régional Umoa-Titres ce vendredi 31 janvier.

Cette deuxième opération  cette année, réalisée via l’émission d’obligations assimilables du trésor (OAT), permet au pays d’enregistrer près de 75 milliards FCFA de souscriptions, correspondant quasiment au triple du montant sollicité.

Le Togo qui conserve ainsi, depuis son retour sur le marché financier régional, son statut de bon émetteur, se contentera toutefois de 27,5 milliards FCFA. Cette somme servira à combler les besoins de financement de son budget, gestion 2020.

En rappel, les titres ont été émis pour une maturité de 3 ans, avec 10 000 FCFA comme valeur nominale unitaire. Ils prendront de la valeur à partir du lundi 03 février prochain, au taux d’intérêt fixe de 6,15% l’an.

Le remboursement du capital aura lieu le 1er jour ouvré suivant la daté d’échéance tandis que le paiement des intérêts se fera annuellement et ce, dès la fin de la 1ère année.

Séna Akoda

Le Togo renforce son arsenal international en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. Le Pays a en effet adhéré, hier jeudi 30 janvier 2020, à la Convention multilatérale d'assistance administrative mutuelle en matière fiscale (Dénommée "La Convention") de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Cette adhésion a été marquée par la signature de ladite Convention au siège de l'Organisation multilatérale à Paris, où le pays était représenté par Calixte Batossie Madjoulba, Ambassadeur du Togo en France, en présence de Ludger Schuknecht, Secrétaire général adjoint de l'OCDE.

Le Togo devient ainsi le 136ème pays à adhérer à cet accord international, qui permet notamment de bénéficier d’un large éventail d’assistance mutuelle en matière fiscale, comme les échanges de renseignements sur demande, des contrôles fiscaux à l'étranger, des contrôles fiscaux simultanés, ou encore l’assistance au recouvrement des impôts.

Elaboré en 1988, cet outil multilatéral garantit notamment plus de portée aux Etats en matière de protection des contribuables. C'est à ce titre le principal instrument de mise en œuvre rapide de la norme relative à l'échange automatique de renseignements sur les comptes financiers en matière fiscale (CRS), développé par les pays de l'OCDE et du G20. Il permet à plus de 100 juridictions dans le monde d'échanger automatiquement des informations sur les comptes financiers offshore.

C’est également, il faut le noter, un important outil mondial, en matière de lutte contre les flux financiers illicites.

R.E.D

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Les localités de Vo-Asso et de Zooti (dans la préfecture du Golfe), se sont vues récemment dotées de nouvelles infrastructures pour la fourniture électrique.

Les travaux, d’un cout global de 285 millions FCFA (131 millions FCFA pour Vo-Asso et 154 millions pour Zooti), ont permis de doter la préfecture de 11,9 km de moyenne tension, et 9,6 km de Basse tension. Soit, respectivement: 4,4 km de Moyenne Tension (MT), 6 km de Basse Tension (BT), un poste de transformation et 54 lampadaires installés à Vo-Asso ; et 7,5 km de Moyenne Tension, 3,6 km de Basse Tension, un poste de transformation et 53 lampadaires, installés à Zooti.

Pour Marc Ably-Bidamon (photo), ministre en charge des mines et de l’énergie, le projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale d'électrification, lancée par le gouvernement en juin 2018. Il traduit également la volonté de l'Etat togolais, portée par le président Faure Gnassingbé, d’impulser des progrès dans le domaine de l’accès à l’énergie, notamment pour les populations rurales.

A terme, le projet devrait permettre l’électrification de 300 localités. Rappelons que l’objectif est d’atteindre 100% d’électrification, à l’horizon 2030.

R.E.D

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Le Français VIPP Interstis, spécialisé dans la gestion de l’expérience client  a annoncé ce jeudi 30 janvier, le démarrage de ses activités au Togo en avril prochain.

L’ouverture prochaine de ses bureaux à Lomé s’inscrit dans la stratégie d’expansion déployée par le groupe en Afrique subsaharienne. Lomé va ainsi être le dernier-né de ses centres de contacts. Le groupe est déjà présent en Afrique subsaharienne à travers ses filiales du Cameroun et du Benin.

L’entreprise prévoit de recruter 500 jeunes togolais dans les trois années suivant le démarrage de ses activités. Dès cette année 2020, elle emploiera 100 jeunes. De fait, selon Charles-Emmanuel Berc, « le marché togolais offre un bassin d’emplois de très bonne qualité et des infrastructures de haut niveau qui répondent pleinement aux exigences de nos clients ; nonobstant la qualité de l’accompagnement des pouvoirs publics dans nos démarches d’installation ».

 Pour  Cina Lawson, ministre en charge du secteur numérique au Togo, « cette annonce couronne les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2018-2022, qui, conformément, à son premier axe, ambitionne de faire du Togo, un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ».

Au-delà, précise-t-elle, « c’est le fruit et le résultat palpable d’un plan ambitieux de développement de services externalisés, mis en place depuis 2018 par le gouvernement, à travers la Cellule de Promotion des Investissements ». Ce plan « ambitionne de faire de notre pays un pôle attractif pour ce secteur d’activité grâce à une offre conciliant qualité des prestations et compétitivité-coût inédite en Afrique ».

Séna Akoda

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