Les potentiels candidats désireux de prendre des parts dans la BTCI (Banque togolaise pour le commerce et l’industrie) et l'UTB (Union togolaise de banque), banques d’Etat en cours de privatisation, ont quelques jours de plus pour se positionner.
En effet, Sani Yaya, ministre togolais de l’économie et des finances, a récemment annoncé dans une note officielle en date de la fin de semaine dernière, le report de la date limite de dépôt des offres de préqualification, dans le cadre de la privatisation de ces deux établissements financiers.
La nouvelle date butoir est fixée au 6 décembre 2019, à 10h GMT.
Ce report vise à permettre aux candidats « de préparer leur offre dans les meilleurs conditions », que ce soient des investisseurs privés, extérieurs comme intérieurs, ou des initiatives de la société civile, visant au rachat des deux entités.
A l'occasion, le patron des finances a rappelé également la détermination de l’Etat « à céder tout ou partie du capital de ces deux établissements à des investisseurs privés », dans le cadre d’une stratégie de désengagement du gouvernement vis-à-vis du secteur bancaire, suivant notamment les recommandations du FMI.
R.E.D
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Les jeunes entrepreneurs, évoluant dans le secteur de l’énergie et ayant au moins 24 mois d’activités dans l’un des pays de l’Afrique francophone subsaharienne, peuvent soumettre leurs candidatures dans le cadre du concours Jeunes Entreprises en Énergie Durable (JEDD).
Cette compétition dont la clôture des inscriptions est fixée au 31 décembre prochain, est portée par l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), l'organisation panafricaine Energy Generation et le Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Elle permettra aux participants de se faire connaître des médias, des investisseurs et des entrepreneurs, d’accélérer leur développement, de développer des stratégies de collecte de fonds, de multiplier les opportunités d’affaires et de se faire encadrer par les meilleurs experts et partenaires.
Les lauréats recevront les « Prix JEED de la Francophonie». A savoir dans l’ordre de mérite, une médaille d’or, une médaille d’argent et une médaille de bronze. Les trois finalistes bénéficieront également d’une combinaison personnalisée d’accompagnement : de l’incubation jusqu’à l’aide à l’accès aux investisseurs.
Séna Akoda
Le promoteur d’E-agribusiness et de l’agriculture de précision innove dans le sens de la digitalisation en mettant en place Agriwhatsapp. Via ce service dévoilé au SARA 2019 (Salon international de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan) à Abidjan sur le stand de la France, Dona Etchri le jeune entrepreneur togolais souhaite rapprocher encore mieux, les acteurs des chaînes de valeurs agricoles.
Principalement, ce service permet aux utilisateurs de l’application Whatsapp de consulter les offres agricoles disponibles, d’avoir accès aux données météorologiques en temps réel et de consulter les prix du marché selon une zone géographique donnée, indique son promoteur.
La mise au point de ce service qui devra faciliter la recherche d’informations agricoles aux acteurs du secteur est, apprend-on, le fruit d’un partenariat entre Dona Etchri et la fintech togolaise SEMOA que développe Edem Adjamagbo. Grâce à ce partenariat, SEMOA proposera à ses clients, ce service additionnel.
Notons qu’au SARA 2019 qui se poursuit jusqu’au 1er décembre prochain, AgriStore, la version ivoirienne de la plateforme E-agribusiness, a été présentée. Elle a été mise au point par le Projet de Solutions Numériques pour le Désenclavement des Zones Rurales et l’E-agriculture.
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Ari Edem Akouvi, le nouveau DG de l'Agence de Promotion et de développement des agropoles au Togo (Aprodat) a procédé la semaine dernière à la remise des sites à l’Entreprise Moderne de Technologie (EMT) pour la construction de forages dans la zone de l’agropole de la Kara.
Il s’agira de construire d’ici mars 2020, 20 nouveaux forages et réhabiliter 8 anciens en panne.
Le projet de construction des forages est prévu pour améliorer l'accès à l'eau potable dans les localités Bassar, Dankpen, Doufelgou, Kéran et Kozah, indique-t-on. Une initiative complémentaire de construction de 4 mini-AEP (Adduction d'eau potable) est également prévue pour densifier le système d'approvisionnement en eau potable dans le bassin de Kara. Selon l’Agence gouvernementale, le processus de passation est en cours.
Recrutée sur appel d’offres, EMT est une entreprise togolaise spécialisée dans le Bâtiment, la construction, l’Adduction d'eau, le Forage, l’Hydraulique et l’Irrigation.
Pour rappel, l’agropole de Kara qui nécessitera plus de 64 milliards FCFA d’investissements, est le premier des neuf projets que le gouvernement togolais prévoit d’implanter dans le cadre du développement des agropoles au Togo. Il vise à accroître la productivité et les productions végétales et animales par la promotion des filières agricoles, le développement des infrastructures agricoles, la facilitation de l’accès au marché et l’appui à la transformation. Plus de 25 000 emplois sont à générer.
1er prix au Pitch Your Startup Idea du Fenes, 1er Prix du Togo Innovation Challenge, rien qu’en 2019. Le carnet médical numérique en poche et disponible en un clic’ séduit et attire. Lancé en mai dernier et toujours à l’étape de conception, le projet imaginé par 03 jeunes togolais veut définitivement révolutionner les habitudes, dans un environnement où beaucoup reste encore à faire dans le suivi de la santé au quotidien. Yvon Koudam, CEO de la startup dévoile le contour de son projet. Interview.
Togo First : Kondjigbalé, qu'est-ce que c'est et quelle est son utilité ?
Yvon Koudam : C’est d’abord un carnet de santé numérique, une sorte de passeport de santé. C'est ensuite une plateforme qui doit permettre au patient de bien gérer ses antécédents médicaux. Au médecin, il facilite le diagnostic et rend plus facile et rapide tout ce qui entre dans le processus de traitement d'un patient.
La plateforme dispose de 4 canaux à savoir un site web, une application mobile, un centre d'appel en langues locales et un menu USSD. Les deux derniers sont destinés aux zones qui ne sont pas connectées ou sous couverture internet.
T.F : qu'est-ce qui a suscité l'idée de sa conception ?
Y.K : Les carnets de santé actuels sont en papier et il arrive souvent que nous les perdons ou parfois, les oublions. Ce qui fait qu'il est difficile d'avoir un historique sur notre état de santé. Cela rend aussi la tâche difficile au corps médical car le diagnostic devient une chaîne d'exercices à faire. Il arrive que certains perdent la vie dans l'attente des résultats qui arrivent finalement tard.
Nous avons pensé à une solution qui aiderait le système sanitaire à maintenir et à sauver plus de vies. C'est là qu'est née l'idée de Kondjigbalē.

T.F : quelles sont les fonctionnalités disponibles sur l’application ?
Y.K : la consultation de ses antécédents, le rendez-vous avec le docteur, la commande et la livraison de médicaments, les alertes posologies ou conseil, des possibilités de discussion avec un docteur ou un spécialiste, la possibilité de réception de résultats d’analyse, la liste des pharmacies disponibles les plus proches et disposant des produits que vous souhaitez. Voilà entre autres quelques fonctionnalités.
T.F : quelles sont vos attentes ou ambitions avec Kondjigbalé ?
Y.K : nos attentes c'est de pouvoir finir très rapidement tous les tests sur les fonctionnalités à tous les niveaux ainsi que les validations pour un déploiement effectif dans les semaines qui viennent.
Nous espérons aussi que les démarches administratives soient les plus souples possibles pour nous permettre une mise en place rapide.
Surtout Kondjigbalē est un petit bébé plein d'avenir, alors nous restons toujours ouverts aux suggestions, conseils, accompagnements de toute nature pour que le système sanitaire togolais soit une référence dans la sous-région.
Propos recueillis par Octave A. Bruce
Le gagnant d’EDF Pulse Africa Tour étape de Lomé, Boutamekpo Adakpo s’adjuge le 2è prix de la 3ème édition des prix EDF Pulse Africa 2019 avec son projet Energy cycle.
L'innovation Energy Cycle « permet de valoriser l'énergie produite par les engins à deux roues pour recharger de légers appareils comme des téléphones portables via un câble d'UBS ou d'alimenter une lampe rechargeable. L'appareil conçu par Energy Cycle se fixe sur tout type de moto, scooter et mobylettes. La start-up cible les propriétaires de deux roues en zone rurale et les sociétés de transports en zone urbaine, pouvant ainsi proposer à leurs clients un service supplémentaire ».
En se classant 2è, le Togolais n’est devancé que par son concurrent ivoirien, porteur du projet dénommé « LIFILED », une solution 3 en 1, destinée aux populations rurales et qui combine accès à la fois à l'électricité Off-Grid, à l’Internet et fournit des contenus éducatifs sur le savoir-faire agricole. Le 3è prix de la compétition a été remporté par un Kenyan avec son projet Hydrobox, dans la catégorie Off-Grid.
Deux prix spéciaux à savoir « Prix coup de cœur d'ESCP Europe » et « Prix spécial Boost by EDF » ont également été distribués. Le jeune entrepreneur togolais et les 4 autres gagnants ont droit à des dotations allant de 5 000 euros à 15 000 euros, ainsi qu'un accompagnement complet.
En rappel, l'édition 2019 d'EDF Pulse Africa a attiré 536 projets de 26 pays d'Afrique, contre 434 projets de 24 pays l'an dernier. Les cinq meilleurs ont été sélectionnés sur une liste de 10 finalistes
Séna Akoda
La profession d'urbaniste est désormais légalement réglementée au Togo. Le parlement a adopté, hier jeudi 21 novembre 2019, un projet de loi visant à encadrer ce corps de métier.
L’idée derrière ce texte, adopté à l'unanimité des députés présents, est de mettre fins aux dérives dans ces secteurs, et de doter le Togo d’experts reconnus en la matière, qui pourront travailler au mieux à redessiner le paysage des villes, notamment la capitale.
Il s’agit, à terme, de « contribuer à donner une véritable identité à nos villes », selon un député.
Notons que ce texte vient renforcer l’arsenal juridique de l’Etat togolais, dans sa politique de développement urbain, à l’instar du nouveau code foncier et domanial, adopté récemment.
En effet, « les urbanistes vont contribuer au développement et à la promotion de toutes mesure visant à l'amélioration de la qualité, de la disponibilité et de la fiabilité des services professionnels dans le domaine, pour qu'ils exercent dans l'intérêt de la population », a précisé à l’occasion, Koko Ayeva, ministre en charge de l'urbanisme.
R.E.D
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Les activités ont repris, hier jeudi 21 novembre 2019, au port de pêche de Lomé. C’est le retour pour cette infrastructure qui fait peau neuve suite à des travaux de réhabilitation.
Situé à Gbétsogbé (à l’est de Lomé), l'ouvrage a mobilisé un financement sous forme de don de 14,4 milliards FCFA de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA). L’Etat togolais, pour sa part, a contribué au coût de sa réalisation à hauteur d’environ 6 milliards FCFA.
Le but est, « d’améliorer le quotidien des populations en termes de revenus », notamment par « l'amélioration de la qualité de poisson », et « la réduction des pertes post-capture », selon Damtani Ali, directeur des pêches et aquaculture.
Globalement, les autorités ambitionnent de créer ou consolider environ 8 000 emplois, dont 3 500 transformatrices de poissons, 1 500 mareyeuses et 3 000 pêcheurs, à travers l'équipement. Plus précisément, quelques 5000 nouveaux emplois directs et indirects sont attendus (notamment dans le domaine de la réparation des moteurs hors bords et des filets, le traitement de produits halieutiques).
Le sous-secteur de la pêche contribue à 4,5 % au PIB agricole, et 1,3% au PIB du Togo.
R.E.D
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L’Hexagone invite les entrepreneurs africains porteurs de solutions innovantes pour l’émergence des villes durables, à soumettre jusqu’au 31 janvier 2020, leurs projets.
Via son concours dénommé « Le Challenge des 1000 », le pays d’Emmanuel Macron sélectionnera et invitera à Bordeaux, 1000 porteurs africains de solutions pour les villes, à l’occasion du Salon « La Cité des Solutions », lors de la 28ème édition du Sommet Afrique-France. L'événement est prévu du 4 au 6 juin 2020.

Les entrepreneurs seront retenus sur la base de 7 critères : le projet émanera d’un entrepreneur africain, qui a une activité en lien avec l’une des thématiques de la Cité des Solutions ; la Parité Homme-Femme sera observée dans le choix des 1000 Entrepreneurs.
Seront également pris en compte l’équilibre géographique de provenance des Entrepreneurs, l’équilibre des thématiques, l’impact social de la solution, et l’enregistrement du porteur de projet sur la plateforme Digital Africa.
Les 7 quartiers thématiques autour desquels les projets devraient être élaborés, sont : "accéder aux services essentiels, nourrir les villes, aménager et embellir la ville, se déplacer dans la ville / visiter la ville, vivre dans la ville, financer et structurer les projets; et enfin connecter la ville".
Séna Akoda
Eranove a bouclé le financement nécessaire à la construction de Kékéli Efficient Power, porté à 65,4 milliards FCFA au lieu de 64 milliards FCFA préalablement annoncés, selon un communiqué publié jeudi 21 novembre 2019.
A côté des actionnaires commerciaux et institutionnels qui se sont mobilisés, on note Kifema Capital (en langue kabyè le jour se lève), une société d’investissements dont les actionnaires sont le fonds souverain Togo Invest, ainsi que les institutions nationales à savoir la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT).
Et, par le biais de Kifema Capital qui participe au projet de construction de la centrale thermique à hauteur de 25% de financement en capitaux propres, l’Etat togolais devient co-actionnaire de la centrale Kékéli Efficient Power.
Cette société d’investissements, selon les informations diffusées, axe sa stratégie sur la prise de participations dans tous les projets structurants au Togo, avec pour objectif de soutenir la croissance de l’économie.
Notons que le financement de 65,4 milliards de francs CFA, mobilisé à 100 % par des institutions financières africaines, a été réuni à travers les arrangeurs BOAD et Oragroup auprès de prêteurs institutionnels et commerciaux de la place (BOAD, AFC, Orabank Togo, BIA Togo, NSIA Benin et Banque Atlantique Togo). Ce qui contribue à dynamiser le marché financier régional en pleine croissance.
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