Togo First

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Les autorités togolaises vont mieux valoriser le potentiel touristique du site de la cascade de Womé (120 km de la capitale togolaise). Concrètement, ce site qui exerce un attrait sur les étrangers et booste le tourisme dans le village de Womé va être viabilisé.

Un bâtiment comprenant une salle d’accueil, un bar et des sanitaires va être construit sur les lieux pour créer des emplois. Les travaux envisagés prennent en compte également un parking, des reposoirs, une descente en escalier avec rampe. Il est également  prévu la construction d’une guérite.

Ces travaux vont annoncer la phase pratique d’un vaste plan lancé par le ministre Kossivi Egbetonyo, ministre du tourisme, via des prospections pour valoriser de nouveaux sites ayant un intérêt touristique.

A terme, ce plan vise à créer des revenus destinés au financement des programmes de développement sociocommunautaires.

En dehors de la cascade de Womé, d’autres sites à fort potentiel touristique sont retenus dans les Plateaux ; entre autres dans le Wawa, Akebou, Kpélé, pour être viabilisés.

Séna Akoda

A Elavagnon, 230 km de Lomé, où il tenait un meeting le week-end écoulé, Faure Gnassingbé, le Chef de l'Etat togolais, a annoncé une série de réformes, notamment dans l’Etat civil.

« Je voudrais dire aux parents, que désormais les actes de naissance seront établis gratuitement. Pour résoudre le problème d’identité, dès cette année, nous allons démarrer un programme pour qu’à chaque togolais soit attribué un numéro d’identification qui jouera le même rôle que les cartes d’identité », a lancé le n°1 togolais, sur fond d’opérationnalisation prochaine du projet e-ID Togo.

Annoncé en 2018, le projet e-ID Togo vise à doter, à l’horizon de 6 ans, chaque individu résident au Togo d’un numéro d’identification biométrique unique. Ce Numéro d’identification unique (NIU), composé de 10 chiffres, totalement aléatoire servira de base pour les services publiques, les services dans le social et dans le privé, selon la coordination du projet, dans un pays où seulement 25% de la population possède une carte d’identité.

Pour rappel, le projet e-ID Togo dont le coût est estimé à plus de 20 milliards FCFA, est appuyé par la Banque mondiale.  En prélude à sa mise en œuvre, le gouvernement togolais a lancé un appel d’offres pour recruter un opérateur. La première sélection qui s’est faite en 2019, a permis de retenir une short-list en attente d’une décision finale. 

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La région de la Kara, plus précisément la préfecture de la Kozah, abritera très bientôt des travaux d’entretien de route. Plus de 400 km de pistes rurales sont concernés par lesdits travaux.

Répartis en trois lots, ils porteront d’abord sur des voies longues de 57 km dans les cantons Tchitchao, Yadè-Bohou, Sarakawa et Yaka. Ensuite sur des pistes distantes de 73 km à Pya, Kouméa, Landa, Soumdina et Tcharè. Le 3è lot comprend des voies à Lama y compris la voirie de Kara, Djamdè, Lassa Kpenzindè, Awandjelo et Atchangbadè, soit 75 km de route.

Pour la réalisation des travaux, le gouvernement togolais lance jusqu’au 25 février prochain, un avis d’appel d’offres ouvert aux fins de la sélection d’une entreprise de BTP.

Toutefois, les entreprises titulaires de marchés publics en cours avec la Direction Générale  des Travaux Publics (DGTP) dont le taux d’exécution n’a pas atteint 70% pour une consommation de délai d’exécution de plus de 100% sont exclues du processus.

Notons que le financement des travaux sera assuré par la SAFER (Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier).

Séna Akoda 

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La commission de la Cedeao, en partenariat avec l’Organisation internationale pour la migration (OIM), organise depuis hier une campagne de sensibilisation et de plaidoyer sur la carte biométrique de la Cedeao et la libre circulation des biens et personnes, à la frontière Togo-Ghana.

En effet, bien que la libre circulation des biens et des personnes soit actée dans la zone depuis plusieurs années, l’application de la mesure n’est toujours pas effective. Plus encore, la Commission dénombre de nombreux cas d'abus des droits des citoyens de la Communauté le long des routes communes. 

Ces activités de deux jours, inscrites dans le cadre du projet d’Appui à la libre circulation et aux migrations en Afrique de l'ouest, vont ainsi sensibiliser plus encore les populations sur leurs droits, et surtout sur l’importance de la carte nationale d'identité biométrique. L’outil est aussi très important, pour la lutte contre la criminalité transfrontalière.

Car, « cette carte nationale d’identité biométrique de la Cedeao permet de faire la traçabilité des voyageurs de l'espace, et donc participe à lutter contre l'insécurité », souligne un représentant de la Commission. L’outil permet également de réduire les différentes formalités, pour faciliter le voyage des citoyens de l’espace communautaire.

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Après Abuja, la Commission de la CEDEAO envisage d’ouvrir un centre de formation aux ressources humaines à Lomé

En 2019, les ressources publiques consacrées au secteur de l'éducation s’élevaient à 174 milliards FCFA. Sur les 15 dernières années, elles ont connu une augmentation de 620% (ces dépenses étaient de 25 milliards FCFA en 2005).

Le gros de ces ressources, sur la période, a été dévolu au recrutement (on note une hausse globale de 48% entre 2005 et 2019 des effectifs du personnel éducatif, couplée d'une amélioration du traitement du personnel enseignant, qui est passé de 51 milliards à 163 milliards, soit un accroissement de 317 %).

Dans la foulée, le pays s'est doté de plus de 20 000 salles de classes, selon les informations, et a rehaussé le niveau de vie des professeurs de l'enseignement supérieur (dont les salaires, ont ainsi doublé entre 2012 et 2019, passant de 205 539 FCFA à 518 352 FCFA, pour un assistant délégué).

Des engagements du pouvoir public globalement confirmés par des observateurs extérieurs, notamment sur les débuts de la décennie. Ainsi, si le pays a un des meilleurs taux d’achèvement au cours primaire dans la sous-région, selon les statistiques de la Banque mondiale, « L’éducation représente pour le gouvernement togolais un secteur prioritaire comme l’atteste la hauteur de l’enveloppe budgétaire publique. » selon l'Unicef (dans son Rapport d’état du système éducatif togolais, en date de septembre 2014).

En effet, « en 2011, le financement public pour l’éducation s’élevait à 73,4 milliards de FCFA, soit 27,6 % des dépenses courantes de l’État hors dette, ou encore 4,3 % du PIB ». Des d’engagements qui correspondent « à des niveaux bien au-dessus de ceux observés dans des pays à niveau de revenu par tête comparable ». 

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Au Togo, les Universités publiques de Lomé et Kara disposent désormais d’une solution d’acquisition à grande échelle d’ouvrages et de documents.

Les ministères en charge des innovations technologiques et de l’enseignement supérieur ont mis en marche mardi, un ‘Expresso Book Machine’ (EBM), un système automatisé d’impression à la demande, capable d’imprimer un livre y compris sa couverture en quelques minutes.

Merveille technologique conçue aux USA et composée d’une plateforme de production et d’une interface numérique qui permet d’imprimer à partir d’un fichier PDF, l’EBM peut ainsi imprimer des livres allant jusqu’à 800 pages en 12 min maximum. Elle est exclusivement destinée aux étudiants et aux enseignants des deux universités publiques du Togo, confrontés régulièrement à un souci de disponibilité d’ouvrages et surtout de renouvellement continu de la bibliothèque universitaire.

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La communauté estudiantine pourra désormais acheter n’importe lequel des plus de 7 millions de livres référencés et disponible via la plateforme, au tiers du coût de fabrication initial par la maison d’édition mère.

« L’inauguration de cet outil technologique s’inscrit dans la même logique que les initiatives gouvernementales déjà mises en œuvre dans le système éducatif et universitaire (déploiement du très haut débit internet sur les campus universitaires de Lomé et de Kara, environnement numérique de travail dans les lycées scientifiques du Togo ou encore projet d’implantation d’un campus technologique) afin de mieux outiller la jeunesse togolaise face aux défis de la révolution numérique et des standards internationaux », affirme le ministre en charge du numérique, Cina Lawson.

Le Togo devient par ailleurs le seul pays d’Afrique de l’Ouest et le 3ème sur le continent, après l’Afrique du Sud et l’Egypte, à disposer de l’EBM.  

Octave A. Bruce

 

Le Togo vient de lancer sur la décennie 2020-2030, une initiative pour mieux canaliser les efforts des Racines et des Diasporas Africaines visant à promouvoir l’essor de l’Afrique: "la Décennie des Racines et des Diasporas Africaines" .

Avant-gardiste dans la proposition de projets visant à renforcer la contribution des diasporas africaines à l’essor du continent, le Togo, via son patron de la diplomatie Robert Dussey, a saisi la tribune du 33è Sommet de l’UA pour lancer cette nouvelle initiative.

Le projet qui a recueilli d’ores et déjà l’adhésion d’un certain nombre de pays, se propose de mettre en place une plateforme de préparation et de promotion des projets, des initiatives et événements portant sur les racines et les diasporas africaines.

« À travers ce cadre innovant de coopération entre pays africains, il s'agit de mieux impliquer les africains de l'extérieur et de renforcer les liens entre les afro-descendants, les communautés de racines africaines, les diasporas et leur continent, "terre mère", l'Afrique ».

L'objectif est de faire des diasporas africaines des acteurs stratégiques du développement de l'Afrique, indique un communiqué de l'UA parvenu à Togo First.

Un consensus s’est dégagé au sein de l’UA sur la mise en place d’un comité de haut niveau pour préparer le contenu et les conditions de mise en œuvre de cette plateforme panafricaine, souligne la même source.

Un  appel à projets ouvert à tous les pays africains est prévu pour le recensement, l’étude et la sélection de projets pouvant être inscrits dans l'Agenda continental de la Décennie des Racines et des Diasporas africaines.

 En rappel, le Togo prépare le premier « Forum Économique des Diasporas Africaines », avec pour ambition de faire de « Lomé, la capitale des racines et des diasporas africaines ».

Séna Akoda

Plus connue en matière pénale, l’instruction est désormais de règle au Togo en matière commerciale également. C’est l’une des innovations majeures de la loi adoptée le 7 janvier dernier, modifiant celle de décembre 2018 qui a institué les juridictions commerciales.

Toute nouvelle affaire portée devant le tribunal de commerce fera l’objet d’une instruction préparatoire. Cette étape permettra au juge et aux parties de « convenir d’un cadre de déroulement du procès », commente un magistrat affecté au tribunal de commerce. Notamment, de régler certaines questions à savoir les questions de compétence, de preuves et de s’accorder sur un planning des différentes phases du procès au regard de la complexité de l’affaire.

Dans le cadre de l’instruction de l’affaire dont il est saisi, le juge commercial doit, précise-t-on, « tenter de concilier les parties et en cas d’échec, leur suggérer le recours aux autres modes alternatifs de règlement des différends que sont la médiation et l’arbitrage tels que prévu dans la loi de 2018 ».

Notons que cette phase d’instruction contribuera à un règlement rapide des différends commerciaux.

Séna Akoda

Face au problème crucial d’emploi et d’employabilité des jeunes, le gouvernement togolais a mis en place divers mécanismes d’accompagnement des jeunes à l’auto-emploi et promu des programmes d’insertion à l’emploi.

Selon les documents officiels, les dépenses budgétaires consacrées à l’employabilité des jeunes, qui plafonnaient à 5 milliards FCFA en moyenne de 2013 à 2014, ont connu une hausse évaluée au triple en 2018.

En 2018, ces dépenses sont en effet cumulées en moyenne à près de 15 milliards FCFA. Au titre du volontariat national coordonné par l’Agence Nationale de Volontariat au Togo (ANVT), 30 000 volontaires ont été mobilisés dont 30% de femmes. Parmi eux, 16 000 sont Volontaires d’Engagement Citoyen (VEC).

Dans sa mise en œuvre, le projet d’opportunités d’Emploi pour les Jeunes Vulnérables (EJV) a permis de mobiliser 8 000 jeunes. Dans le même registre, THIMO (Travaux A Haute Intensité de Main-d’œuvre) a créé 250 000 emplois temporaires pour les jeunes et les femmes. Le PAEIJ-SP (Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs), lancé en 2017 pour promouvoir les emplois selon l’approche chaîne de valeurs), a créé 125 000 emplois directs et indirects.

Les jeunes bénéficiaires des formations et mécanismes de financement mis en place ont aussi créé un peu plus de 200 000 emplois directs et indirects.

« La position du Nigeria sur l'ECO est que les critères de convergence n'ont pas été remplis par la majorité des pays. », c’est pourquoi, Abuja demande « une prolongation du délai pour le lancement de la monnaie unique ». Cette récente déclaration la Présidence nigériane, marque un nouvel épisode dans le projet de monnaie unique de l’espace communautaire ouest africain, tel qu’impulsé en fin d’année dernière par les présidents Ouattara et Macron à Abidjan.

En effet, si le processus d’instauration de la monnaie commune était dans l’incertitude, depuis la récente volte-face des pays anglophones, menés par le Nigéria (qui représente à lui seul 70% du PIB de la Cedeao), la nouvelle annonce constitue un nouveau coup de frein à la monnaie qui, selon les prévisions, devait être lancée en juillet 2020.

On se rappellera ainsi que les pays anglophones de la sous-région ont critiqué l’initiative d’Abidjan, comme n’étant « pas conforme aux décisions de l'Autorité des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO pour l'adoption de l'Eco comme nom d'une monnaie unique indépendante de la CEDEAO ». (Zainab Ahmed, ministre des finances du Nigeria).

Notons qu’outre les challenges liés aux critères de convergence (que seul le Togo respecterait, à l’heure actuelle) et aux données macro-économiques, des experts n’excluent pas, en toile de fonds de grippages dans la machine, des questions de leadership et de rivalité internes, particulièrement entre le géant d’Afrique de l’Ouest et la Côte d’Ivoire.

Quoi qu’il en soit, le mouvement de convergence monétaire, amorcé il y a quelque 30 ans déjà, semble encore avoir du chemin à parcourir, en attendant d’autres développements.

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