Cyril Ramaphosa, président de la République Sud-Africaine, est attendu à Lomé ce jeudi 5 décembre 2019, à l’invitation de son homologue togolais Faure Gnassingbé, pour une visite de deux jours.
La rencontre aura notamment pour priorité « le renforcement de la coopération économique » entre les deux pays, selon les canaux de communication officielle. En effet, cette visite survient « au moment où l’Afrique du Sud veut dynamiser ses échanges commerciaux et le Togo tirer les dividendes du renforcement de l’intégration commerciale africaine. »
Du reste, les relations entre les deux pays sont en bonne forme. Déjà au début de cette année, plusieurs entreprises sud-africaines avaient marqué leur désir de s’installer au Togo, dont la Technology Innovation Agency (TIA). Et il y a un peu plus de six mois, Faure Gnassingbé de son côté prenait part à l’investiture de Cyril Ramaphosa.
Outre cela, la visite du président sud-africain sera marquée par un tête-à-tête entre les deux hommes d’Etat, demain vendredi 06 décembre, suivi de la visite de plusieurs infrastructures de développement, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
R.E.D
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Il se tient, ce jeudi 5 décembre 2019 à Adedikope (22 km de Lomé), un atelier de deux jours, à l’initiative du ministère des mines et de l’énergie, qui vise à valider le Cadre de la Politique de Réinstallation de populations (CPRP) du secteur minier au Togo.
La rencontre, inscrite dans le cadre du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) et appuyée par la Banque mondiale, réunit les acteurs du secteur minier, les organisations de la société civile, des sociétés minières actives dans le pays, des unions des travailleurs des mines, ainsi que des chefs de cantons et villages concernés par les activités extractives au Togo.

Selon Balakindi Abalo, expert environnemental, ce document, une fois adopté, permettra notamment de répondre à des questions comme : Quand et comment élaborer un plan de réinstallation dans le cadre d’un projet d’exploitation minière? Comment construire un tel plan? Comment accompagner les populations à reloger? Ou encore, Quelles populations sont éligibles à des indemnisations?
Le nouveau texte, qui devrait à terme définir les activités dans ce sous-secteur, vient notamment renforcer l’arsenal réglementaire de l'Etat, en matière minière; pour des activités extractives mieux encadrées, moins invasives, et aussi plus respectueuses des intérêts des populations locales.
R.E.D
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L'institution en charge de la collecte des recettes fiscales et douanières au Togo va offrir la possibilité de payer les impôts et taxes avec les cartes bancaires. "Les solutions de paiement en ligne par cartes bancaires sont en cours de déploiement", annonce l’Office Togolais des Recettes (OTR) ce 04 décembre à l’occasion des rencontres B2B auxquelles il participe à la Foire de Lomé.
L’OTR a saisi l’occasion offerte par ce cadre d’échanges pour offrir des consultations fiscales et rappeler les moyens de paiement digitaux des impôts et taxes : le mobile money, la toute dernière technologie adoptée et du télépaiement via certaines banques.
L’utilisation du mobile money aux fins des paiements fiscaux, devrait s’accompagner du déplafonnement des montants des transactions autorisés via cette technologie, apprend-on.
Information importante, l’Union Togolaise de Banque (UTB) « permet la création de compte pour les paiements en ligne, sans tenue de compte pour accompagner l’OTR et les opérateurs économiques ».
Notons que plus d’une cinquantaine d’opérateurs économiques nationaux et d'autres venus de l'extérieur, ont pris part à cette journée d'échanges.
Séna Akoda
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La localité de Kanté (située à 425 km au nord de Lomé), s’est vue dotée récemment de nouvelles infrastructures marchandes, dans le cadre du programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV).
Ces équipements (qui comprennent 5 hangars de type cantonal, 6 de type préfectoral, 4 magasins de stockage, 2 abris volailles, 1 boucherie, 1 forage photovoltaïque, 2 blocs latrines, 1 dépotoir et 1 bloc de 10 boutiques) ont fait l’objet d’une réception provisoire en début de semaine (lundi 02 décembre 2019) par la communauté de la Kéran et les autorités locales.
Une réception provisoire qui du reste marque, non seulement la fin des travaux (lancés il y a un an, au début du mois de décembre 2018) et la conformité physique des ouvrages mis en place, mais également le début de leur exploitation, selon l’Agence nationale de développement à la base (Anadeb), en charge du projet.
A cet effet, selon les termes du contrat conditionnant leur mise en place, les entreprises chargées de leur réalisation (toutes togolaises), assureront la correction des éventuels défauts éventuellement constatés dans un délai d’un an.
D’un coût total de 334,5 millions FCFA, ces équipements ont été entièrement financés par PAPV.
R.E.D
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L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) va débloquer environ 100 millions $ (50 milliards FCFA), au Burkina Faso, Mali et Niger, en vue d’intensifier la lutte contre le terrorisme dans la sous-région.
L’annonce a été faite par Abdallah Boureima, président de la commission de l’Uemoa, à l’issue de la 22ème session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat, qui s’est tenue hier mardi 03 décembre 2019 au Sénégal.
Cette facilité vise à contribuer le plus rapidement possible au financement de la lutte contre le terrorisme dans l’espace communautaire, et notamment venir en appui à ces trois pays, qui constituent la ligne de front du G5 Sahel.
Notons que cette enveloppe financière entre dans le cadre de l’engagement de l’Union à participer à hauteur de 500 millions $ au plan de la CEDEAO de lutte contre le terrorisme dans l’espace régional (sur la période 2020-2024).
Du reste, les chefs d'Etat ont également adopté un acte additionnel, pour instaurer un Fonds Régional de Sécurité, afin de mobiliser des ressources financières conséquentes sur le moyen terme, pour la mise en œuvre de ce Plan d’Action.
R.E.D
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La start up Dashmake, figure dans le Top 5 des entrepreneurs africains sélectionnés au MED’INNOVANT AFRICA 2019 et vise le 1er prix de cette compétition. MED’INNOVANT AFRICA 2019 vise à détecter, promouvoir et accélérer les porteurs de projet africains, qui proposent des initiatives innovantes en phase avec les enjeux de la ville durable méditerranéenne et africaine.
Le 1er prix, Prix du Jury, se compose d’une dotation financière de 5000 euros et d’autres avantages, notamment la mise à disposition d’un territoire d’expérimentation permettant de tester et démontrer la solution innovante : l’EcoCité Euroméditerranée (480 hectares localisés sur les 1er, 2ème, 3ème, 14ème et 15ème arrondissements de Marseille).
Le 2è prix, Prix Coup de Cœur, offrira à son lauréat, l’occasion de faire un pitch de 5 minutes lors de la remise du MED’INNOVANT AFRICA Award dans le cadre de la 3ème édition du sommet EMERGING VALLEY; une heure d’entretien avec le CEO d’Euroméditerranée pour voir comment optimiser l’adaptation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée, etc.
A noter que Dashmake est à cette étape finale, en compétition avec des start-up venant du
Ghana, du Cameroun, du Sénégal) et de l’Algérie.
Séna Akoda
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Une délégation guinéenne de l’Agence Nationale de l’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASP), est à Lomé depuis le début de cette semaine, pour s’inspirer de l’expérience togolaise en matière de gestion des déchets solides, à travers son homologue l'ANASAP ( Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique).
« Nous avons constaté que l’ANASAP est en avance sur nous ; nous voulons lui emboiter le pas. », a souligné Moussa Koulibaly, chef de fil de la délégation guinéenne. De plus, « Nous avons vu le sérieux qui se fait et la responsabilité des différents acteurs. Tout ceci nous a marqué. »
La rencontre de 5 jours est ponctuée de présentations des activités de l’ANASAP, de sessions d’échanges avec les différents acteurs et services techniques de l’administration publique et de la société civile impliqués dans la gestion des déchets solides ; ainsi que de visites dans le centre d’enfouissement technique d’Aképé, à l’ONG Ecosystème Naturel Propre, spécialisée dans le compostage, ou encore à l’ONG Africa Recycling, spécialisée dans le recyclage des déchets.
Notons que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’assainissement de la ville de Conakry, financé conjointement par le gouvernement guinéen et la Banque islamique de développement.
R.E.D
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Les entrepreneurs togolais ont désormais un cadre de rencontre avec les décideurs publics, les opérateurs économiques, les investisseurs: le E-day « jour des entrepreneurs ».
Annoncée pour les 5 et 6 décembre 2019 dans la capitale togolaise, cette initiative est portée par l’agence de communication Focus Yakou, avec l’appui de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) et d'autres partenaires.
Elle ambitionne de réunir les acteurs précités autour d’un thème en lien avec la création de valeurs, au développement économique, ou d’un sujet qui fait la une de l’actualité du monde des affaires. Et de connecter les créateurs de richesses entre eux afin de générer des synergies.
Le thème autour duquel se structurent les activités prévues est: « Obtenir un financement pour son entreprise : quelle est la formule gagnante ? ». Pour le développer, « E-DAY » se concentrera sur des ateliers, panels, rencontres B2B etc.
Entre autres, « obtenir un financement bancaire : les meilleures astuces » ; « le financement par la bourse, une opportunité encore méconnue des entrepreneurs », « Institutions financières internationales : quel accompagnement pour les entrepreneurs locaux ? », « les dispositifs publics d’accompagnement des entreprises et porteurs de projet au Togo ».
Seront présents pour les échanges, des cadres de banque, des représentants d’institutions onusiennes, des universitaires, des responsables de compagnies d’assurances, de la Bourse régionale des valeurs mobilières, de la société générale d’intermédiation (SGI), des responsables de fonds de capital-investissement, des responsables de dispositifs institutionnels d’accompagnement des entrepreneurs togolais, etc.
Séna Akoda
Depuis ce lundi 02 décembre, Lomé est la capitale de l’Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT) à la faveur de la 55è session du Conseil International des Bois Tropicaux (CIBT).
Au cours de cette session qui permet de renforcer davantage le partenariat entre l’OIBT et les autres institutions impliquées dans le renforcement de l’action visant à protéger les forêts et partant l'environnement, le Togo a présenté trois projets et un avant-projet d’un montant total de 1, 9 milliard $, en attente de financement.
Si on n’en sait pas davantage sur chacun des 3 projets, ils devront en revanche permettre au pays de renforcer les conditions de protection, préservation des forêts et de promotion de l’économie verte.
Le Premier ministre togolais nourrit l’espoir que ces initiatives attirent l’attention du CIBT. Il écrit sur son compte twitter : « Le Togo espère que ses trois projets et un avant-projet d’un montant total de 1.926.318 dollars US en attente de financement attireront l’attention du CIBT ».
Séna Akoda
L’Union européenne va injecter 33 millions € sous forme de don dans les caisses de trésor public togolais (soit environ 21,6 milliards FCFA), sur la période 2019 – 2020.
Cet appui budgétaire, dont 17 millions € devraient être décaissés très prochainement, au titre de l’année 2019, vise à accompagner le gouvernement du pays dans la mise en œuvre des réformes en matière de la gestion des finances publiques, de la politique de décentralisation, de l’amélioration du climat des affaires, et du système national de statistiques.
La facilité, qui s’inscrit dans le cadre du Contrat de Consolidation de l’Etat du Togo (Phase 3), a fait l’objet d’une signature de convention, entre le gouvernement togolais et l’UE, ce mardi 3 décembre 2019. Les deux partenaires étaient représentés respectivement par Demba Tignokpa, ministre en charge de la planification, et Bruno Hanses, Chargé d'affaires de l'UE au Togo.
A cette occasion, la ministre a notamment assuré que cet appui, « vient renforcer les ressources de l’Etat pour permettre au gouvernement de faire face aux besoins des populations et ceux prioritairement dans les secteurs sociaux. » Outre cela, la facilité permet de « promouvoir une croissance socio-économique inclusive et stable au Togo, conformément aux trois axes du Plan National de Développement (PND) 2018-2022 ».
R.E.D
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