Togo First

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Engagé dans un processus de professionnalisation de l’artisanat, Lomé envisage de susciter et promouvoir pas moins de 4 000 entreprises exerçant dans ce secteur, d’ici à 2025.

Cette ambition inscrite dans les documents officiels, vise une meilleure intégration des acteurs de ce secteur dans le cadre du développement industriel de l’économie.

Ce changement de paradigme inclura également, apprend-on des sources proches du ministère de tutelle, la promotion de la participation des artisans à la commande publique. 

Selon les documents consultés par Togo First, un quota de  15% des marchés exécutables par les artisans sera réservé à ce secteur.  Ce devrait être, apprend-on, la partition de la commande publique à la dynamisation de ce secteur. L’objectif in fine, est de faire des artisans, de véritables contributeurs à l’économie nationale.

A ce jour, environ 9 milliards FCFA ont été injectés dans la valorisation de ce secteur et de ses acteurs. L’offre de production artisanale a été renforcée avec la mise en place de 26 centres de ressources ; près de 25 000 jeunes artisans ont bénéficié de programmes de formation.

Dans cette veine, un 1er marché international de l’artisanat a également été organisé, l’année dernière. Selon les informations, l'extension du régime d’assurance-maladie aux artisans  suit également son cours normal.

2 jeunes startups vont représenter le Togo, le 7 mars prochain, à l’occasion du Forum X-Afrique 2020,  dédié à l'entrepreneuriat africain, organisé par Polytechnique, première école française de science et ingénierie.

Il s’agit de MUSA CS et Relika (cette dernière propose une solution, via sa plateforme numérique, aux problèmes de monnaie auquel se confrontent souvent vendeur et client dans les petits commerces, et permet de régler les transactions, au centime près).

Ces deux jeunes pousses vont représenter le pays à l’X-Afrique 2020, pour cette journée entièrement dédiée à l'entrepreneuriat africain ; qui vise, apprend-on, à donner une visibilité aux projets à fort potentiel et leur permettre de trouver des investissements. MUSA CS et Relika feront ainsi partie des dix start-ups africaines « à très haut potentiel » retenues, sur les quelque cent dossiers soumis, pour cette 5ème édition de la rencontre.

L’évènement, qui se meublera notamment d’ateliers sur l’IA, le Banking en Afrique, des sessions sur l’énergie et le digital, ainsi qu’un concours de pitch pour les 10 start-ups invitées, permettra par ailleurs de faire connaitre au public (étudiants, jeunes entrepreneurs, industriels, journalistes et Alumni) l’attractivité du continent Africain pour des initiatives innovantes du fait de sa forte croissance économique et de nombreuses opportunités encore peu exploitées.

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Ecobank, le Groupe bancaire panafricain basé à Lomé, vient d’ouvrir la 3ème édition de sa compétition d’innovation en technologie financière « Ecobank Fintech Challenge ».

Le mastodonte, présent dans plus d’une trentaine de pays sur le continent, invite à cet effet les entrepreneurs Africains en Fintech à s’inscrire, pour ce concours qui offre aux startups Africaines l’opportunité de promouvoir leurs solutions de technologie financière, et éventuellement de s’associer à Ecobank, pour le déploiement de leur solution, dans tout le réseau Ecobank (33 pays en Afrique et en France).

Notons que les Finalistes bénéficieront d’un programme de mentorat et participeront à un camp de formation, suivi par une Cérémonie de Remise de Prix et d’une Foire de l’Innovation au siège du Groupe Ecobank, dans la capitale togolaise en Juin 2020.

« Le Ecobank Fintech Challenge ainsi que le programme de Mentorat ont été repensés pour apporter davantage de plus-value à Ecobank et aux Fintech. », souligne Djiba Diallo, Conseiller Principal en Fintech à Ecobank.  Par exemple, « l’une des principales innovations cette année sera la possibilité pour les Fintechs présélectionnées d’accéder à nos interfaces API par le biais de notre plateforme panafricaine pour les développeurs – Sandbox »

Initié en partenariat avec le cabinet de conseil Konfidants, le concours bénéficie aussi de l’appui de plusieurs partenaires en Afrique et dans le monde. Les participations (ouvertes pour les 54 pays d’Afrique) peuvent être soumises en suivant ce lien. La date butoir est le 12 Avril 2020.

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L’ex-Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC), devenue Sunu Bank, adopte le whatsapp banking services. Cette solution est une innovation technologique développée par la startup Semoa du jeune togolais Edem Adjamagbo.

Contribution majeure à la banque digitale, cette solution permet aux clients de Sunu Bank de demander et d’obtenir instantanément leur solde et l’historique de leurs 10 dernières transactions notamment, renseigne la startup.

Le Whatsapp banking leur offre par ailleurs l’avantage de recharger leurs comptes mobiles Flooz et Tmoney, d'acheter du crédit téléphonique ainsi que de payer leurs factures Canal plus et d’électricité.

L’intérêt de Sunu Bank Togo pour cette innovation, est la possibilité offerte aux clients via le whatsapp banking, de faire des opérations à partir de leurs comptes bancaires en toute simplicité et surtout, "sans aucune contrainte d'horaires".

Pour avoir accès à ce service, informe l'institution financière, son client devra se rendre dans l'une de ses agences et remplir une fiche de souscription.

En rappel, le Whatsapp banking services a permis à Edem Adjamagbo, de remporter le Bootcamp Cap’tech 2019 à Casablanca.

Séna Akoda

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Le Centre Régional de Formation pour l’Entretien Routier (CERFER) va faire l’objet de rénovation. Les bâtiments de cette institution sise à Lomé qui forme aux métiers de la route, du chemin de fer et des mines pour le compte des pays membres du Conseil de l’Entente vont être soit réhabilités.

Les travaux prévus vont être réalisés sur un don de la Banque Africaine de Développement (BAD). A cet effet, le Conseil de l’Entente recherche un cabinet chargé du « contrôle et de la surveillance des travaux de réhabilitation et de construction des bâtiments du CERFER ».

Le cabinet qui sera retenu après clôture du dépôt des dossiers le 10 mars prochain, devrait faire la surveillance et le contrôle technique de l’exécution des travaux par les entreprises attributaires. Il assistera le maître d’ouvrage et les architectes également. Il se chargera en outre, entre autres, de faire les pré-réceptions, les réceptions techniques des matériaux, des équipements et des ouvrages exécutés.

Séna Akoda

Dans son rapport intitulé « Entrée dans l’âge de l’eco : implications de la réforme monétaire en Afrique de l’Ouest », publié le 17 février dernier, la société de notation financière Standard & Poor's revient sur la situation de la monnaie, qui fait couler tant d’encre et de salive depuis son annonce en décembre dernier. Si l’ECO est bien parti pour remplacer le FCFA, en tant que monnaie Uemoa, elle ne va pas de sitôt devenir la monnaie commune de la Cedeao (qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest), selon S&P. Ceci, notamment à cause des vents contraires qui souffle depuis le Nigéria, poids lourd de la région.

Si la mise en place de l’ECO dans l’espace UEMOA ( Union économique et monétaire ouest africaine), peut marquer un premier pas vers une monnaie commune de la CEDEAO, la persistance des « obstacles matériels », rend cependant le projet « peu probable à moyen terme ». Commentaire de l’agence de notation Standard & Poors, sur la monnaie ECO, en tant que monnaie commune pour l’espace communautaire ouest africain.

En effet, S&P vient de commettre un rapport sur la question, dans un contexte d’incertitude et d’atermoiements dans la marche vers cette monnaie, surtout avec le dernier revirement du Nigéria, véritable géant de la Communauté des 15 Etats, dont le PIB représente environ deux-tiers du PIB de la CEDEAO (670milliards $, selon S&P, soit 5 fois celui de tout l'UEMOA, avec ses 130 milliards $).

Ainsi, de par son poids important, couplé à sa politique « à contre-courant » d’une intégration sous-régionale (notamment son protectionnisme, marqué par la fermeture de ses frontières terrestres depuis plus de six mois avec le Bénin et le Niger), le Nigéria constitue un frein non négligeable à l’extension de l’ECO à la sous-région, en l’Etat actuel des choses.

En effet, « Convenir d'une politique monétaire commune entre le Nigeria  et ses partenaires de la CEDEAO semble donc difficile », souligne S&P, « d'autant plus que le Nigeria a récemment  décidé de fermer ses frontières avec le Bénin et le Niger afin de réduire la contrebande et de soutenir la production agricole locale. » 

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Au sein de l’Uemoa, pas d’inquiétude à l’horizon 

Ceci dit, selon l’Agence de notation, si l’ECO ne devrait donc pas être étendu de sitôt à l’ensemble de la CEDEAO, il n’en est pas moins que son introduction en zone Uemoa (8 pays), verra la parité maintenue avec l’Euro, une parité qui par le passé a notamment permis de maintenir un taux d’inflation bas dans la Zone (autour de 2 %), beaucoup plus bas en comparaison au reste de la CEDEAO (environ 10%), ou au reste de l’espace sub-saharien (environ 16%).

Pas de changement non plus, en ce qui ce qui concerne la notation souveraine des pays UEMOA par S&P (par exemple, le Togo est noté « B », avec perspectives stables).

Parité fixe, Dévaluation et Dettes souveraines 

Par contre, un changement du régime de change impactera significativement la dette extérieure des pays Uemoa (environ 50% de l'endettement en devises en Côte d'Ivoire, 40% au Sénégal et 30% au Bénin), pour le cas où ils renonceraient à la garantie de convertibilité, assurée jusqu’alors par le Trésor français. Une nouvelle donne dont il leur faudra tenir compte. Plus encore, une éventuelle dévaluation « aurait un effet immédiat et significatif sur la situation budgétaire de ces États à  travers une augmentation matérielle du poids de leur dette », relève le rapport.

Du reste, selon l’évaluateur, si la dévaluation leur donnerait plus de compétitivité à l’export, ses avantages ne pourraient cependant pas l’emporter sur les coûts, car « les gains budgétaires associés seraient sans doute insuffisants pour compenser l'envolée soudaine de l'endettement ». Ce qui pousserait, à terme, à dégrader les notes des pays Uemoa. 

A titre d’illustration, la Côte d'Ivoire et le Sénégal apparaissent comme les plus sensibles à une éventuelle dévaluation dans la zone Franc, principalement du fait du poids important de leur dette en devises (environ 40% et 50% du PIB respectivement). Pour sa part, avec ses 16% de dette publique en devise, le Togo est le quatrième pays le plus sensible à une baisse de la valeur de la monnaie, dans toute la zone CFA.

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Discipline budgétaire et politique économique forte

Quoi qu’il en soit, quel que soit au final le choix qui sera fait par les pays Uemoa (environ 120 millions d’habitants), quant à leur régime de change ( maintien de l’arrimage à l'euro, arrimage à un panier de devises (comprenant l'euro, le dollar américain et le renminbi chinois), ou un régime de change flottant, avant tout, « la discipline budgétaire et une politique économique forte (passant notamment par un renforcement du cadre institutionnel) », seront des leviers importants, pour le maintien de la stabilité économique de l'Union monétaire, conclue S&P.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le nombre de ménages ayant accès à l’énergie électrique a connu un bond, passant de 125 543 en 2005 à 485 543 en 2019, selon des documents consultés par Togo First. Soit une augmentation de 287% du nombre de ménages électrifiés, sur la période visée.

Dans un 1er temps, la centrale Contour Global construite sur le modèle du Partenariat Public-Privé (PPP) et dotée d’une capacité de production de 100 MW a permis, informent des sources du ministère des Mines et de l’Energie, de « régler des difficultés en matière de disponibilité de l’électricité ».

Le programme CIZO, mis en route pour permettre au Togo d’amorcer une transition énergétique vers le renouvelable, a permis à ce jour d’électrifier plus de 23 000 ménages.

Cette initiative a reçu dès mars 2019 un coup de boost, avec le chèque solaire Cizo, une subvention mensuelle de 2000 FCFA sur la consommation des kits solaires individuels.

Surfant sur le potentiel solaire du pays, les pouvoirs publics  togolais ont installé 4 mini-centrales solaires et près de 350 lampadaires, pour fournir l’électricité à plus d’un millier de familles et renforcer l’éclairage public dans les localités bénéficiaires.

Toutes ces réalisations, dont l’objectif optimal est de favoriser l’accès universel à l’électricité, en ligne avec la stratégie nationale d’électrification 2018-2030, ont contribué à propulser le taux d’électrification, de 18% à près de 50% sur la période 2005-2019. Elles vont être complétées par d’autres méga chantiers ouverts, comme la construction de la centrale solaire photovoltaïque de 50 MWc à  Blitta, de trois autres centrales solaires et l’installation de la centrale Kekeli Efficient Power de 65 MW.

A rappeler que dans la lignée du défi de l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, le pays ambitionne de se doter de plus de 300 mini-centrales solaires et même d’exploiter son potentiel hydro-électrique.

Séna Akoda

Au Togo, le taux de croissance agricole est passé de 3,95% en 2010, à 5,63% en 2018, selon de récents documents du ministère de tutelle. Une évolution marquée par un pic de 14,32%, en 2014, ce qui traduit une croissance moyenne de 6% par ans. 

Ces performances, par ailleurs conformes  à la cible du Programme détaillé de développement agricole en Afrique (PDDAA) fixée par l’Union Africaine, se sont matérialisées, dans la foulée, par un PIB agricole (à prix courant) qui a, quant à lui, presque doublé ; passant de 644,26 milliards FCFA en 2010 à 1 357,4 milliards FCFA en 2019.

Une évolution significative, portée par les récents progrès du pays en matière d’agriculture, pour un secteur qui représentent 40% de son PIB, et 60% des emplois.

Notons que pour 2019, les plus grosses pourvoyeuses d’emplois dans le domaine agricole sont, les filières Soja (de loin la principale), le Sésame et l’Ananas. Deux d’entre elles (filière Soja et Sésame), font partie des plus soutenues par le gouvernement (outre le Riz et le Maïs), pour des fonds qui ont atteint, sur la période, plus de 15 milliards FCFA, pour globalement appuyer 10 filières agricoles.

 

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Au cours des cinq prochaines années, le Togo va allouer au développement des infrastructures routières l’équivalent de ce qu’il y a investi sur les dix dernières années. Au total, près de 1000 milliards FCFA. 

Les investissements cibleront en priorité la construction de l’autoroute de l’unité (Lomé-Cinkassé) et la modernisation de la voie Avépozo-Aneho. La protection des côtes maritimes togolaises figure en bonne place des priorités  gouvernementales.

La construction d’une plateforme multiservices à Adakpamé et d’un port sec à Cinkassé au cours des 5 prochaines années devrait permettre de décongestionner le Port Autonome de Lomé.  

Plusieurs voies transversales sont également prévues, pour faciliter l’accès des opérateurs économiques notamment ruraux, aux marchés. Entre autres, Lomé-Vogan, Lomé-Kpalimé, Notsé-Agou, Aouda-Kara.

Lomé ambitionne, au titre des travaux de construction ou d’aménagement d’infrastructures routières, la réalisation d’une voie de contournement de Sokodé et la réhabilitation des voies urbaines à Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Bassar et Mango, notamment. 

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Le Togo est annoncé comme exposant au ITB Berlin (Internationale Tourismus-Börse Berlin) qui se tiendra cette année, du 04 au 08 mars. 

Au cours de ce salon, le plus grand en matière de tourisme au monde, le pays de l’Afrique de l’Ouest valorisera tout son potentiel touristique.

Nostalgique de sa superbe d’antan, le Togo qui dispose d’atouts naturels notamment le site de Koutammakou au Nord (les Tata Somba) classé au patrimoine mondial de l’humanité, des cascades, des villes historiques, lance de vastes chantiers visant à viabiliser et valoriser de nouveaux sites identifiés. Objectif : susciter des ressources financières pour contribuer au développement sociocommunautaire des localités qui abritent les sites concernés. 

En ligne avec des initiatives visant à porter à 6,4% la contribution du tourisme à l’économie nationale, plus exactement à l’atteinte des objectifs du Plan National de Développement (PND 2018-2022), le ministère de tutelle a, fin 2019, organisé un forum à Lomé.

Actuellement, le pays est présent sur le portail du marché virtuel du salon ITB Berlin, réservé aux exposants.

Séna Akoda 

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