Le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA SA), fondé sur le partage de risques, vient d’annoncer la récente signature d’une convention de partenariat tripartite, entre la structure, les Entreprises de services et organisations de Producteurs (ESOP) et la BB Lomé, l’importante compagnie brassicole du pays.
Par cette entente, signée hier lundi 23 décembre 2019 au siège de la brasserie, ces trois parties s’engagent pendant trois ans, à contribuer à la promotion des services financiers adaptés au secteur agricole, particulièrement la filière du Riz.
Pour rappel, un ESOP est un modèle d'entreprise sociale qui établit une alliance commerciale et institutionnelle entre un entrepreneur privé et des producteurs organisés, ceci en vue de satisfaire au mieux à des demandes peu ou pas satisfaites. Ce type de structure vise à connecter durablement les producteurs à des marchés rémunérateurs en vue d'augmenter et sécuriser leurs revenus.
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Au-delà de l’effet d’annonce des présidents français et ivoirien, quelles lectures suggère la grande mutation annoncée sur le franc CFA de l’Union monétaire ouest-africaine. Le satisfecit des opinions publiques anti-CFA laissera rapidement place à de nouveaux enjeux.
Emmanuel Macron a profité de sa visite officielle à Abidjan en Côte d’Ivoire du 20 au 22 décembre 2019, pour annoncer la fin d’un des francs CFA, plus précisément celui de l’UEMOA. Le président français a dit avoir entendu les « appels de la jeunesse » de cette sous-région.
« Le franc CFA cristallise de nombreuses critiques sur la France. Je vois votre jeunesse qui nous reproche une relation qu’elle juge post-coloniale. Donc, rompons les amarres », a déclaré M. Macron, expliquant qu’il avait été à l’initiative de cette avancée.
Cette déclaration a eu un effet d’annonce positive sur les opinions publiques anti-CFA, qui y voient une « grande victoire ». Le président ivoirien Alassane Ouattara a lui aussi indiqué que cette décision avait été prise en toute souveraineté. Pour sa part, le Fonds monétaire international (FMI), par sa directrice générale, a aussi salué l’initiative.
« Les mesures annoncées s’appuient sur le bon bilan de l’UEMOA en matière de conduite de la politique monétaire et de gestion des réserves extérieures. Ces dernières années, l’UEMOA a enregistré une faible inflation et une croissance économique forte, la situation des finances publiques s’est améliorée et le niveau des réserves de change a augmenté », a expliqué Kristalina Georgieva.

Un effet d’annonce qui nécessite plus de clarifications pour les investisseurs
Mais derrière l’effet d’annonce politique, plusieurs points retiennent l’attention. Le premier est le type de réforme qui a été entreprise. Il est essentiellement question d’un changement de nom de la monnaie concernée qui s’appellera désormais « Eco », et aussi du fait de ne plus affecter les réserves de change de l’UEMOA dans un compte d’opérations logé au sein du Trésor public français.
En revanche, la parité fixe qui lie le CFA actuellement à l’Euro devrait en principe se poursuivre avec la nouvelle monnaie et la garantie de convertibilité de la France devrait aussi se poursuivre sur la base d’un mécanisme qui n’a pas été clairement expliqué. Par ailleurs le président Ouattara n’a pas apporté de précisions sur les nouveaux arbitrages qui l’ont conduit à accepter cette évolution sur une question qu’il avait qualifiée de faux débat vers la deuxième moitié de février 2019 à sa sortie d’une rencontre avec son homologue français. Ce qui lui avait valu de grosses critiques au sein des opinions africaines.
De nombreux médias français parlent aussi de négociations discrètes pour aboutir à cette réforme. La sortie récente du président béninois, Patrice Talon, qui annonçait le retrait de ses réserves de change du compte d’opérations trouve aujourd’hui un autre sens. Il est clair qu’à un haut niveau, les chefs d’Etat de l’UEMOA ont planché sur la question.
Ce qu’on note cependant, c’est que l’ « Eco » n’est pas un projet de l’UEMOA, mais de la CEDEAO dans son ensemble, qui inclut aussi des pays comme le Ghana, le Nigeria, ou encore la Guinée-Conakry et des pays comme le Liberia et la Sierra Leone.

Si la convertibilité de l’Eco continue d’être soutenue, sa stabilité future est incertaine
A ce jour, la manière dont sera gérée la situation extérieure de cette monnaie demeure assez imprécise. Certains analystes ont souvent évoqué la possibilité pour le Naira, la monnaie du Nigeria, d’être la monnaie de réserve de l’Eco, en raison de la puissance de l’économie nigériane. Mais la position extérieure de ce pays demeure assez faible, en raison de sa dépendance vis-à-vis du pétrole.
La stabilité du Naira lui-même est garantie à coût de stratégies multi-taux et des emprunts auprès d’investisseurs internationaux. Une stratégie analogue est mise en œuvre par le Ghana où le volume des réserves de change demeure assez modeste, comparé aux besoins d’importations du pays.
La solution intégrative serait que l’ensemble des futurs utilisateurs de l’Eco acceptent un abandon de leur souveraineté monétaire, au profit d’une entité unique qui s’impose à eux. Mais une telle décision supposerait que le Nigeria marque son accord ; ce qui ne semble pas à l’ordre du jour. Dans la zone UEMOA aussi, les pays leaders comme la Côte d’Ivoire ne risquent pas de laisser de sitôt la gestion de leurs réserves de change.
Par ailleurs, cette évolution des choses ne devrait pas concerner la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), où est utilisé l’autre franc CFA, entendu cette fois comme la Coopération financière en Afrique. Réunis en urgence lors d’un sommet extraordinaire le 22 novembre 2019 à Yaoundé au Cameroun, les pays de la zone CEMAC ont, dans un communiqué final, affiché leur ouverture à mener des discussions en vue de l’évolution de la coopération monétaire.

Dans la zone CEMAC, l’approche des réformes semble pragmatique au-delà des divergences
Mais la déclaration de certains leaders de cette sous-région a permis de voir l’existence de points de divergence sur la manière de mener cette réforme. Pour le président équato-guinéen, Obiang Nguema, il faudrait opérer une rupture définitive avec le partenaire monétaire historique qu’est la France. Pour le président congolais Denis Sassou-Nguesso, c’est un sujet qu’il faut aborder avec un maximum de responsabilité.
Mais l’Agence de notation Moody’s est intervenue dans ce débat sur le franc CFA de la zone CEMAC, pour indiquer qu’un abandon à moyen terme de la garantie française déstabiliserait fortement les économies de cette sous-région. Une des clés de cette analyse est que la CEMAC ne parvient pas à générer suffisamment de devises pour faire face à ses engagements extérieurs et que les stratégies de diversification adoptées par ses pays membres tardent à porter des fruits.
Au-delà de ces discussions politiques et politiciennes, l’Agence Ecofin a pu apprendre que la réforme sur la coopération monétaire a pris une certaine avance dans la zone CEMAC. L’idée est de maintenir les objectifs de stabilité extérieure de la monnaie, tout en apportant de la flexibilité dans la gestion des réserves de change. Ainsi, plutôt que de déposer 50% des avoirs extérieurs dans le compte d’opérations en France, il serait proposé une réforme qui repose sur deux piliers essentiels.
Le premier est que les réserves ne devront plus systématiquement être de 50% des avoirs extérieurs. Elles devront juste suffire à rassurer les marchés quant à la capacité de la BEAC à respecter les obligations de paiements extérieurs et à défendre la parité, tout en étant capable de soutenir un choc extérieur négatif pendant que des mesures correctives sont mises en place. Afin de s’assurer de la bonne constitution de ce fonds commun, chaque pays membre remettrait ses recettes en devises étrangères à la BEAC, de manière à couvrir durablement 5 (cinq) mois de ses importations.
Le deuxième pilier concerne la gestion des excédents de réserves de change. Une fois le seuil des réserves de stabilité de cinq mois atteint, chaque pays disposerait de son propre fonds d’épargne, géré par la BEAC, en fonction de ses objectifs et d’autres considérations qui seront présentées par son gouvernement. Cette approche trouve l’adhésion de certains experts, qui estiment que la France a bien joué sur l’opportunité sociopolitique ambiante pour se décharger d’un engagement sur une monnaie qui ne sert plus particulièrement ses intérêts, mais plutôt ceux de ses concurrents sur le marché des pays d’Afrique francophone subsaharienne.
Idriss Linge
Avec les récentes routes internationales inaugurées en ce mois de décembre (la ligne Addis-Abbeba-Lomé-Houston, sa 127ème destination, et la ligne vers Athènes en Grèce), Ethiopian Airlines devient la 5e plus grande compagnie au monde en matière de pays desservis.
Le transporteur africain rejoint ainsi le Top 5 mondial, talonnant au passage Turkish Airlines (121 pays desservis), Air France (91), Qatar Airways (87), British Airways (82). Elle devance dans le même temps les compagnies d’envergure comme Emirates (78), Lufthansa (76) ou encore KLM (67), selon les données croisées d’OAG Schedules Analyser.
Notons que pour cette année, le Groupe éthopien aux ambitions panafricaines, par ailleurs partenaire stratégique d’Asky Airlines, son relais en Afrique de l’Ouest, a dégagé un bénéfice net de 180 millions $, pour un chiffre d’affaires de 4 milliards $, et ce, en dépit du crash de son Boeing 737 MAX 8, le 10 mars 2019.
Par ailleurs, avec ses vols réguliers vers Houston via la capitale togolaise, Ethiopian devrait injecter 100 millions $ annuellement à l’économie de ville américaine.
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Neuf porteurs d’idées innovantes dans la valorisation des déchets et l’utilisation des matériaux locaux dans les constructions d’habitation et de transport ainsi que dans la délivrance des actes de l’Etat civil auront la possibilité de décrocher une enveloppe globale de 240 000 $ (120 millions FCFA), mise en jeu par le bureau pays du PNUD.
Dans les détails, ceux qui se démarqueront du lot par le caractère innovant de leurs solutions en matière de construction des villes durables recevront chacun, une enveloppe de 20 000 $ tandis que leurs pairs dans la catégorie visant à améliorer la délivrance des actes d’Etat civil empocheront 30 000 $ chacun.
L’initiative de lancer cette compétition trouve sa justification dans la nécessité ressentie, de valoriser les savoir-faire et bonnes pratiques au niveau local, indique Aliou Dia, représentant-résident du PNUD au Togo. Elle matérialise de ce fait, un changement de paradigme dans l’approche de développement de l’institution onusienne au Togo.
Via cette compétition, le PNUD apporte son appui aux autorités togolaises, engagées dans une course contre la montre pour l’atteinte des ODD en lien avec les thématiques concernées.
Séna Akoda
Le Togo, conseillé par Lazard Frères, vient de conclure sa 1ère sortie sur les marchés financiers internationaux, en dépit du retrait de la garantie de la Banque mondiale suite à l’arrivée de David Malpass.
Substituant sa garantie devant permettre au Togo de recourir aux marchés financiers internationaux à des conditions plus favorables, à un appui budgétaire, le nouveau Président avait estimé que l’instrument (la garantie IDA) était plus adapté au secteur privé.
Si la manœuvre a fait couler beaucoup d’encre dans l’écosystème financier, les derniers développements semblent en faveur de Lomé qui fait, dans la foulée, d’une pierre deux coups.
Si aucun montant n’a été communiqué, ce premier financement privé international, assuré à 100% par l'Agence pour l'assurance du commerce en Afrique (ACA), porte sur une durée de 10 ans et bénéficie d'un coût global inférieur à 5% par an.
Un coût qui reste similaire à l’emprunt obligataire du Bénin en début d’année, appuyé lui, par une garantie de la Banque mondiale via un crédit IDA, avant l’arrivée du pion de Donald Trump à la tête de l’institution de Bretton Woods.
Le Fournisseur d’Accès Internet (FAI) Teolis, en phase d’extension à Lomé et ses environs, se déploie sur le tronçon Baguida-Agbodrafo, selon un communiqué parvenu à Togo First.
22 mois après le démarrage de ses activités au Togo, cette société qui revendique une couverture à plus de 90% du Grand Lomé, se concentre ainsi sur sa 4ème zone. Selon les informations, plusieurs centaines de foyers pourront accéder à la connexion internet haut débit, avec ce déploiement.
De fait, en développant son réseau Grand Public (ménages, petites et moyennes entreprises), le 3ème FAI titulaire d'une licence après Togo Télécom et Cafe Informatique entend satisfaire toutes les catégories de consommateurs, justifie-t-il. Le Togo lui a attribué cette licence au même moment qu'à GVA-Togo qui complète ainsi la liste du quartet des FAI en activité au Togo.
Hormis la fourniture de l’internet, TEOLIS compte explorer différents domaines où il veut relever le défi d’apporter des réponses globales, avec le concours de ses partenaires, informe le communiqué.
Entre autres, le diagnostic digital, le conseil en transformation digitale et en intégration digitale, la télésurveillance et la vidéosurveillance, les solutions Microsoft.
Séna Akoda
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Au Togo, il est désormais interdit « l’importation, la commercialisation et l’utilisation du glyphosate et tout produit le contenant ».
La décision a été officialisée ce jeudi 19 décembre à travers un arrêté du ministre de l’agriculture, de la production animale et halieutique, Noel Koutera Bataka.
Toutefois précise la note, « les dispositions de l’arrêté ne s’appliquent pas au Glyphosate ou tout produit le contenant expédié directement au Togo avant le 30 décembre 2019 ».
Un moratoire de 12 mois a donc été accordé par le ministre pour l’écoulement des produits introduits avant cette date.
L’arrêté met ainsi un terme à près de deux années de supputations et de malentendus autour du puissant herbicide, au cours desquelles les avis auront été partagés sur son utilisation ou non.
Avril 2018, le gouvernement avait en effet pris des mesures interdisant l’importation et la commercialisation de l’herbicide Total, contenant le glyphosate, ainsi que de tout autre pesticide sans une autorisation préalable et un agrément délivré en bonne et due forme par l’Etat.
Le communiqué signé par Ouro-Koura Agadazi, le ministre de l’agriculture d’alors, indiquait que la mesure était prise dans « le souci de préserver non seulement l’environnement mais aussi la santé animale ». Toutefois, le Directeur de la Protection Végétale, Atsou Tagba expliquera que seul « le glyphosate non homologué » était interdit.
Molécule chimique, aux puissantes propriétés herbicides, le Glyphosate commercialisée depuis 1974 est depuis quelques années sujet à controverse sur le plan international et a été interdit dans de nombreux pays, du fait de ses effets néfastes sur l’environnement et la santé.
Octave A. Bruce
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Pour le développement et le financement de la Centrale électrique Kekeli Efficient Power, le Groupe Eranove se fait conseiller par Orrick, le grand cabinet d’avocats présent notamment dans les technologies, des énergies et infrastructures; apprend-on du média d’information juridique Le monde du droit.
Le cabinet est ainsi intervenu dans le cadre de l’élaboration et de la négociation de l’ensemble des contrats de projet, notamment la convention de concession, le contrat d’achat d’énergie et le contrat EPC, ainsi que dans le cadre de la négociation des documents de financement et du bouclage financier.
A côté de cela, Eranove s’est appuyé sur les conseils et l’expertise du Cabinet Martial Akakpo & Associés, basé à Lomé, pour ce qui était du droit togolais. De son côté, l’Etat togolais était conseillé par le Cabinet Héctor Farina, expert en Energie et Partenariats Public-Privé.
Enfin, Allen & Overy, la firme internationale basée à Londres ( un des cinq plus importants cabinets d’avocats britanniques ), est intervenu pour le compte des parties financières et de GuarantCo, qui fournit une garantie de 14,2 milliards FCFA pour le financement à long terme de la Centrale.
Rappelons que Kekeli Efficient Power, avec son coût global de 65 milliards FCFA, doit fournir à terme une puissance de 65 MW, et donner au Togo une source additionnelle cruciale de production d’électricité stable à l’horizon 2021. L'infrastructure devrait, à cet effet, entrer en service dès fin 2020.
R.E.D
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Devenu obligatoire, le principe de télépaiement des impôts et taxes à l’Office Togolais des Recettes (OTR) ne recueille pas suffisamment l’assentiment des grandes et moyennes entreprises qui en sont pourtant les bénéficiaires.
La mesure qui présente des avantages en termes de gestion de temps, de transparence et de sécurité des transactions, peine à entrer dans les habitudes des contribuables, réservés face à cette innovation.
En ligne avec l’article 1er de la Loi de finances rectificative 2019, l’OTR accorde un délai supplémentaire de 48 heures aux opérateurs économiques retardataires, pour leur permettre de satisfaire leurs obligations de télé-déclaration et télépaiements.
Des plateformes de paiements en ligne sont disponibles et opérationnelles dans certaines banques, notamment UTB, BTCI, ECOBANK, ORABANK, et Banque Atlantique. D’un autre côté, le mobile payment est aussi possible grâce aux produits Tmoney et Flooz développés par TogoCom et MoovTogo.
Pour optimiser le succès de cette migration vers une dématérialisation des paiements des impôts et taxes par la cible visée par la mesure de télépaiement, l’OTR dispose d’une équipe technique chargée d’appuyer les contribuables.
Cette transition vers le tout numérique est en ligne avec l'amélioration du climat togolais des affaires.
Séna Akoda
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L'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) va déployer la technologie de surveillance aérienne par satellites ADS-B, sur toute l’étendue de son espace aérien.
L’information émane de la société américaine Aireon, spécialisée dans les systèmes de surveillance des aéronefs, dans un communiqué publié le 13 décembre 2019. La société annonce ainsi que l'ASECNA utilisera, à partir du 1er janvier 2020, sa technologie ADS-B pour la surveillance de ses six régions d'information de vol (FIR) : nommément, les FIR Antananarivo, Brazzaville, Dakar terrestre, Dakar océanique, Niamey et N'djamena.
Cette extension de la surveillance permettra à l’ASECNA, de disposer « d'une surveillance du trafic aérien à 100% en temps réel, sur l'ensemble des 16,1 millions de kilomètres carrés de son espace aérien », selon Aireon.
« L’ANSP (fournisseur de services de navigation aérienne, ndlr) sera en mesure de réduire en toute sécurité les minimas de séparation entre les avions, en ajoutant plus de capacité, et en autorisant les trajectoires préférentielles aux compagnies aériennes », ajoute l’entreprise américaine spécialiste de la surveillance aérienne.
« L'élargissement de la surveillance ATS dans les principaux espaces aériens océaniques nous permettra de nous associer plus facilement avec les ANSP régionaux dans ces couloirs importants » a déclaré Mohamed Moussa, directeur général de l'ASECNA.
Notons que cette technologie ADS-B par satellites, viendra combler les lacunes des ADS-B terrestres, en exploitation depuis 2014.
Pour rappel, l’ASECNA est un établissement public international créé le 12 décembre 1959, à Saint-Louis au Sénégal. La structure transnationale garantie la sécurité des vols dans l’espace aérien à sa charge. Elle est composée de 18 pays membres à savoir : Bénin, Burkina, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, et Togo.
R.E.D
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