Réforme majeure du foncier au Togo, la suppression des deuxième et troisième tampons a été actée par un arrêté interministériel fixant le délai d’accomplissement de l’ensemble des formalités afférentes aux actes et opérations immobiliers. « Les anciennes procédures de « deuxième tampon à la Direction de l’Aménagement, de l’équipement et de la mécanisation agricole et celle de « troisième tampon à la division du cadastre sont supprimées », stipule la mesure.
Les géomètres, interface de fait entre les propriétaires immobiliers qui les mandatent et l’administration foncière, continueraient à percevoir des fonds pour ces procédures, surfant ainsi sur l’ignorance de cette réforme ou la naïveté de leurs clients.
« Peu de Togolais ont connaissance de la réforme ayant débouché sur la mise en place du Guichet Foncier Unique (GFU) et la suppression de ces procédures et ce, en dépit de la campagne de communication menée », constate l’OTR. L’institution dirigée par Philippe Kokou Tchodié déplore de la part des géomètres une pratique véreuse aux senteurs d’arnaque.
Séna Akoda
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Grâce à l’appui du MIFA, cinq unités modernes de production du Gari (farine de manioc) vont voir prochainement le jour dans la préfecture de Vo, a-t-on appris le week-end dernier lors d’une visite du Chef de l’Etat dans le canton d’Akoumapé, village de Gnita.
Sur instruction du Chef de l’Etat, apprend-on, la première unité, de 50 millions FCFA, sera implantée dans ce village, où des centaines femmes transforment du manioc en ses produits dérivés, notamment le Gari, très présent dans l’alimentation togolaise.
Au Togo, la production annuelle de manioc avoisine 900 000 tonnes. Si le manioc demeure l’un des produits les plus transformés, le Togo enregistre chaque année, environ 400 000 tonnes d’excédents de manioc. Selon le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique, Noël Koutéra Bataka, cet excédent est à la recherche de transformateurs.
La 6è édition des rencontres AGAU RÂ, se tiendra du 8 au 9 mai 2020. Pour cette fois, c’est la ville de Kara (411 Km au nord de Lomé), qui habitera l’évènement.
Pour cette rencontre, comme à l’accoutumer, la première journée sera consacrée à des ateliers pratiques, et des ateliers de renforcement de capacités entrepreneuriales. Notamment : Conception et rentabilisation d'une page YouTube, conception de kits d'Agriculture hors-Sol, Formation et production d'accessoires de mode, formation et programmation en robotique, conception d'une pompe solaire.
La deuxième journée sera quant à elle consacrée à des mini-conférences, puis 10 entrepreneurs seront sélectionnés pour présenter leur projet devant des partenaires et Investisseurs potentiels dans le cadre des Bourses AGAU RÂ d'Excellence Entrepreneuriale (BAEE). Au terme de cela, les meilleurs projets seront accompagnés jusqu'à la Levée de Fonds par CUBE et les incubateurs partenaires.
Du reste, dans le cadre de la rencontre d'entrepreneurs promue par le Centre Urbain de Business et d’Entrepreneuriat (CUBE), les organisateurs ont ouvert une liste d’inscription pour recueillir des initiatives d'affaires. Les meilleurs porteurs de projets seront invités à Kara pour présenter leur projet.
Rappelons qu'aucun frais d'inscription ou de participation n'est demandé tout au long du processus ou pour accéder à l'événement, sauf pour les exposants.
La date butoir pour les inscriptions est fixée au 13 Mars 2020.
S’inscrire en suivant ce lien.
R.E.D
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Le gouvernement togolais, par le biais de l’Agence Togolaise d’Electrification Rurale et des Energies Renouvelables (AT2ER), recherche des investisseurs pour l’implantation de deux centrales solaires, prévues dans les régions de la Kara (à Awandjélo), et Centrale (à Sokodé), pour une capacité installée totale cumulée comprise entre 60 et 80 MWac (unité de mesure en courant alternatif).
L’AT2ER a émis à cet effet une demande de préqualification (DPQ) invitant des acteurs privés à participer à un processus de sélection compétitif d’un ou plusieurs producteur(s) indépendant(s) d’électricité (IPP) pour la conception, le financement, la construction, l’installation, la mise en service et l’exploitation de ces deux structures.
Leur exploitation, en mode PPP, est prévue sous forme de concession de 25 ans.
Les soumissionnaires sont ainsi invités à proposer leur meilleure offre (à noter qu’un acteur peut obtenir les deux marchés, selon son offre). Les dossiers de préqualification des investisseurs privés intéressés sont attendus à l’AT2ER jusqu’au 30 mars 2020.
Dans cette opération, l’AT2ER est conseillée par la SFI (Société financière internationale, branche du groupe de la Banque mondiale qui s’occupe du secteur privé). En effet, pour ces deux projets, l’Agence a eu recourt à l'initiative Scaling Solar, lancée par l’institution de Bretton Woods, en vue de développer des centrales solaires à moindre coût dans les pays en développement.
Rappelons que l’ambition du gouvernement togolais, déclinée dans sa Stratégie nationale d’électrification, est de doter chaque région d’une centrale solaire.
Les demandes de pré-qualification doivent être soumises au plus tard le 30 mars 2020 à 10 h, heure locale.
Pour plus de détails, consulter ici l'avis de préqualification
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé et le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement ont matérialisé ce dimanche 12 janvier 2020 leur entente, sur le financement de la construction de la Centrale photovoltaïque de Blitta, en marge de la 10ème Assemblée générale de l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) qui s’est tenue dans la capitale Emirati.
Le fonds va accorder au pays un prêt de 15 millions $, pour cette infrastructure devant permettre d’assurer l’accès à l’électricité à 30 000 ménages, et alimenter en énergie une usine d’égrenage de coton à partir de 2021.
Cet appui vient ainsi s’ajouter aux 11 millions $ récemment approuvés par la Banque Ouest-Africaine de Développement. La signature de l’accord de financement s’est déroulée entre Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances Togo, et un représentant de l’IRENA, en présence des ministres Marc Ably-Bidamon et Cina Lawson.
Rappelons que l’implantation de la centrale va être gérée par le Groupe AMEA Power, dans le cadre d’une concession de 25 ans, qui s’inscrit dans la stratégie d’électrification du pays. A termes, l’ambition est de doter chacune des régions du Togo, d’une centrale solaire.
R.E.D
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Togo, première destination africaine de nouveaux projets d’IDE en 2019
En 2019, plus précisément sur les 11 premiers mois de l’année, le Togo a été le pays le plus performant d’Afrique en termes de promotion des investissements. C’est ce que révèle FDI Intelligence, service spécialisé du Financial Times, dédié au décryptage de la mondialisation de l’industrie et l’Investissement Direct Etranger (IDE) dans un article publié cette semaine dans son magazine.
De janvier à novembre, le Togo a remporté 11 projets d’investissements nouveaux contre seulement 02 pour l’ensemble de l’année 2018, soit la plus forte croissance du nombre de projets greenfield dans tous les pays africains. Le pic précédent était de 07 projets, remportés en 2013.
Selon le magazine, le Togo qui a attiré 6,7 fois ce qui pouvait être attendu compte tenu de la taille de son économie, se classe devant le Rwanda et le Sénégal, respectivement 2ème et 3ème.
La majorité de cet investissement vient du double partenariat signé début novembre avec le géant nigérian Dangote, pour l’implantation d’une usine de traitement de phosphate (02 milliards $) et l’installation d’une usine de fabrication de ciment (60 millions $).
Autre investissement notable, celui d’Amea Power dans la construction de la centrale solaire de Blitta (33,5 millions$).
De nombreux autres faits et évènements sont également à mettre au crédit de l’année 2019 qui aura toute somme, été plus que satisfaisante pour le Togo : la tenue du Forum Togo-UE et ses 852 milliards FCFA de promesses fermes d’investissement, le bond de 40 places dans le Doing Business 2020 avec la clé une place de 1er réformateur en Afrique et 3ème au monde, la première notation financière internationale du Togo, le premier emprunt sur le marché international…
« Cette nouvelle gratifiante renforce notre conviction que nous sommes sur la bonne voie avec les nombreuses réformes entreprises pour assurer la prospérité et le développement inclusif de notre pays » a affirmé le président togolais, qui s’est dit « ravi de cette distinction ».
Octave A. Bruce
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La plateforme mensuelle d’échanges et de partages d’expérience des jeunes entrepreneurs togolais initiée par le Faiej, ‘Jeudi J’ose’ a repris ce 09 janvier 2020 ses activités à Lomé.
Pour cette 51ème session animée par un consultant, près de 200 jeunes entrepreneurs, évoluant dans divers secteurs d’activités, ont été entretenus sur le thème de la planification de l’année pour une bonne réalisation des objectifs.
Ce premier numéro de l'année donne ainsi le coup d’envoi d’une nouvelle aventure destinée à permettre aux jeunes entrepreneurs togolais de s’inspirer davantage de leurs aînés ou des conseils de professionnels.
‘Jeudi J’ose’ qui a été lancé en 2015 se tient chaque deuxième jeudi du mois, et se veut, à l’instar d’autres rencontres de ce genre (Mercredi de l’Entrepreneur notamment), un creuset permettant aux gouvernants et aux jeunes de consolider la fibre entrepreneuriale. L’an dernier, de nombreuses sessions ayant porté sur la fiscalité, l’accompagnement institutionnel à l’endroit des entreprises, les facilités offertes et les divers canaux d’épanouissement pour les jeunes entrepreneurs, ont enregistré la participation d’officiels.
Des alumnis TEF (Tony Elumelu Foundation) du Togo organisent ce vendredi 10 janvier 2020, une session d’information et de formation sur le programme d’entrepreneuriat et de mentorat du tycoon nigérian Tony Elumelu et surtout sur la manière d’y participer.
Il s’agit d’un coup de main volontariste des jeunes qui ont déjà passé le cap et ont été sélectionnés, vis-à-vis de leurs compatriotes désireux de suivre leurs pas, sur la voie d’une prise en main de leur destin professionnel ou entrepreneurial.
C’est également, apprend-on, une réponse aux inquiétudes de plusieurs jeunes qui manifestent l’intention de s’enregistrer pour espérer faire partie de la liste des futurs gagnants, dans un contexte où plusieurs changements sont annoncés à partir de cette année dans le programme et dans la sélection des gagnants. La formation aura lieu à la Maison des Jeunes d’Amadahomé.
En rappel, l’objectif du programme TEF est de créer des millions d’emplois et les revenus nécessaires au développement durable du continent, en positionnant le secteur privé comme moteur de croissance de l’Afrique et en soulignant l’importance de la création de richesses sociales et économiques.
Séna Akoda
Lomé devrait accueillir, en fin du mois d’avril prochain, une rencontre au sommet entre intellectuels et experts africains autour de la future monnaie commune sous-régionale, dénommée « les Etats Généraux de l’Eco », à l’initiative de l’économiste togolais Kako Nubukpo.
Ce colloque, avec pour thème « quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’ouest ? ECO 2020 », devrait ainsi réunir plusieurs grands noms africains sur la question. Sont d’ores et déjà annoncés, la malienne Aminata Traoré, le Bissau-guinéen Carlos Lopes, la Cap-verdienne Cristina Duarte, les Sénégalais Felwine Sarr et Demba Moussa Dembélé, l’Ivoirien Mamadou Koulibaly, et le Camerounais Martial Ze Belinga.
Pour l’ancien ministre de la prospective togolais, il s’agit de soumettre cette monnaie et ses enjeux au prisme de « l’expertise africaine », en vue d’apporter des réponses souveraines et idoines sur la question, quelques mois avant la mise en œuvre de l’Eco.
Le projet de rencontre, précédemment annoncé par une note officielle émanant de l’actuel doyen de la faculté d’économie de l’université de Lomé, a été confirmé hier jeudi 09 janvier 2019, lors d’une rencontre-dédicace autour de son dernier ouvrage « L' Urgence africaine: Changeons le modèle de croissance ! », à Lomé.
Pour rappel, aux dernières nouvelles, seul le Togo respecterait les critères de convergence pour l’adoption d’une monnaie unique Cedeao
R.E.D
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Le Plan National de Développement (PND), référentiel du Togo en matière de développement économique et social sur la période quinquennale 2018-2022, réserve une place de choix aux jeunes.
Mais quelles opportunités cette vision de développement réserve-t-elle précisément à la jeunesse ?
L’initiative dénommée « Mercredi Talk » portée par l’incubateur Nunya Lab et dont la 2ème séance est annoncée pour le 15 janvier prochain, fera un focus sur la question.
Le conférencier qui animera la conférence est Kanka Malick Natchaba (photo), ministre-délégué, conseiller du Président togolais, coordonnateur de la Cellule Présidentielle d’Exécution et de Suivi (CPES) des projets. Les candidatures pour la participation à cette session d’information sont ouvertes via ce lien.
En rappel, le 1er talk organisé cette année par l’incubateur qui se loge à la Maison des Jeunes de Lomé à Amadahomé (banlieue nord-ouest de Lomé) a porté sur « les opportunités des ODD pour la jeunesse ». Ce thème a été développé par Dr Stéphane Akaya, économiste et conseiller du Premier ministre togolais.
Séna Akoda