Selon un communiqué du gouvernement daté du samedi 21 mars dont Togo First a obtenu copie, le Centre Hospitalier Régional (CHR) Lomé Commune va assurer dorénavant au Togo, la prise en charge exclusive des maladies infectieuses dont le Covid-19. « Le gouvernement informe la population togolaise qu’en raison de l’évolution de l’épidémie au Covid-19 dans notre pays, le Chef de l’Etat a décidé que le CHR (Centre Hospitalier Régional) Lomé-Commune soit dédié uniquement à la prise en charge des maladies infectieuses ».
Les personnes contaminées par le coronavirus y ont été transférées afin de bénéficier d’une meilleure prise en charge. En ce qui concerne les autres patients, ils ont été redirigés vers d’autres structures sanitaires publiques de Lomé.
Les consultations et admissions au CHR Lomé-Commune sont par ailleurs "suspendues jusqu’à nouvel ordre", avertit le gouvernement qui encourage les patients non infectés par le Covid-19 à se tourner vers le CHU Sylvanus Olympio, le CHU CAMPUS, l’hôpital de Bè, les autres établissements de soins publics ou privés de Lomé.
Pour réduire au minimum le risque de propagation du covid-19, les autorités togolaises exhortent la population à continuer d’observer toutes les mesures préventives recommandées.
Séna Akoda
En vue de palier les « graves conséquences sur l'activité économique et financière » engendrées par le covid19 dans la Zone Uemoa, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest annonce un grand plan pour les Etats-membres.
Pour l’établissement basé à Dakar, la riposte va se faire en 8 mesures précises.
Dans un premier temps, informe un communiqué officiel, les établissements bancaires pourront profiter d’une rallonge de 340 milliards FCFA, sur le montant que la Banque Centrale leur accorde chaque semaine, et qui s’élève désormais à 4 750 milliards FCFA. Ceci « afin de permettre à celles-ci de maintenir et d'accroître le financement de l'économie ».
Appui aux PME/PMI
Puis, la Banque centrale, va élargir le champ des mécanismes à la disposition des banques pour accéder au refinancement à son niveau, et coter 1700 entreprises, jusqu’alors exclues de ce portefeuille. Ce qui devrait leur permettre « d'accéder à des ressources complémentaires de 1050 milliards, et aux entreprises concernées de négocier et bénéficier de meilleures conditions pour leurs emprunts ».
Dans un troisième temps, il sera affecté 25 milliards FCFA au fonds de bonification de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), en vue de lui permettre à son tour d’accorder plus de prêts concessionnels, et à de meilleurs taux, aux États-membres, dans le financement des « dépenses urgentes d'investissement et d'équipement dans le cadre de la lutte contre la pandémie ».
Les banques sont également incitées à utiliser ces fonds disponibles via le guichet spécial de refinancement des crédits accordés aux petites et moyennes entreprises (PME/PMI). Un guichet sans plafond, conçu pour promouvoir le financement des PME/PMI dans l'Union.
Du reste, un cadre sera mis en place pour « accompagner les entreprises affectées par les conséquences de la pandémie et qui rencontrent des difficultés pour rembourser les crédits qui leur ont été accordés ».
Liquidités physiques et numériques
Des réductions de couts des transactions de monnaie électroniques sont également à l’horizon, en effet la Bceao annonce mener « négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique ».
Du côté de la monnaie physique, les banques seront approvisionnées en billets « en quantité et en qualité suffisantes », pour assurer « un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques de banques »
Enfin, l’institution communautaire va organiser, au besoin, le réaménagement du calendrier d'émission des titres publics sur le marché financier régional, en prévision des besoins et perturbation possible.
A ce jour, six sur huit sont touchés par le Covid19 dans la sous-région : Le Burkina (64 cas), le Sénégal (47 cas), la Côte d’Ivoire ((19), le Togo (16), le Niger ( 1) et le Bénin (1). Si la crise sanitaire, en elle-même est va être un défi pour les pays de l’Union, l’enjeu financier et économique, n’en est pas moins tout aussi grand.
Ayi Renaud Dossavi
C’était dans l’air, à présent c’est officiel : toutes les écoles, universités et centres de formations professionnels sont fermés au Togo, et ce jusqu’à nouvel ordre.
La sentence ressot d'une note signée par les trois ministres en charge de l'éducation. A compter d’aujourd’hui, vendredi 20 mars 2020, toute la machine éducative togolaise est à l'arrêt. Les établissements scolaires et universitaires, et tous les centres de formation professionnelle, publics, privés, laïcs et confessionnels sont fermés à 17h30 sur toute l’ensemble du territoire.
Par ailleurs, « Tout contrevenant aux dispositions susmentionnées, sous quelque prétexte que ce soit, s’expose à la rigueur de la Loi », ont assuré les ministres de tutelle, Affoh Atcha-Dédji, Tairou Bagbiègue et Koffi Akpagana.
Cet arrêt complet vient renforcer drastiquement une mesure, prise il y a quelques jours, et interdisant les activités culturelles dans les établissements scolaires ou de formation. Une évolutiom qui intervient surtout à la suite du diagnostic de nouveaux cas de contamination de Coronavirus (Covid-19) dans le pays.
Dans son dernier point de situation, l’OMS informe qu’à l’heure actuelle, le Togo présente un total de 51 cas suspects cumulés, dont 21 nouveaux. Dans le lot : 12 cas confirmés, 10 cas probables au total dont 8 nouveaux, et un sujet rétabli. Aucun décès n’a encore été signalé.
Ayi Renaud Dossavi
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Dans le cadre des mesures envisagées par le gouvernement pour prévenir la propagation de l’épidémie du coronavirus, les dispositions complémentaires ci-après sont prises :
1. La fermeture pour deux semaines, à compter de ce vendredi 20 mars 2020 à minuit de toutes les frontières terrestres de notre pays aux passagers. Cette mesure ne s’applique pas à la circulation des marchandises.
2. Le bouclage de certaines villes notamment Lomé, Tsévié, Kpalimé et Sokodé, à partir de samedi 21 mars 2020 à 06 heures, avec les contrôles stricts aux entrées à hauteur de Tsévié sur la route nationale N°1 ; du péage d’Aného sur la route nationale N°2 et d’Amoussou-Copé sur la route nationale N°5.
3. L’interdiction jusqu’à nouvel ordre de la fréquentation par toute personne de la plage tout le long du littoral.
4. La fermeture pour un mois, des lieux de culte, des églises et des mosquées, à compter de samedi 21 mars 2020 à 6h.
5. La fermeture immédiate de tous les établissements scolaires publics, privés et confessionnels, primaires, secondaires et universitaires pour une période de trois (03) semaines.
6. Les funérailles et les enterrements ne devront pas regrouper plus de 15 personnes, et ce, jusqu’à nouvel ordre.
7. Tous les vendeurs dans les marchés devront porter des masques de protection.
8. Les activités culturelles et sportives de masse sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.
9. La fermeture immédiate des discothèques sur toute l’étendue du territoire national.
Le Gouvernement invite la population à plus de précaution dans les lieux publics et lors des activités d’ordre social notamment le respect des mesures d’hygiène préconisées et à limiter les déplacements non indispensables.
Il fait appel à la compréhension, au civisme et au sens de responsabilité de tout un chacun pour la mise en œuvre efficace de toutes ces mesures. Tout contrevenant à ces mesures s’expose à de sévères sanctions.
Fait à Lomé, le 20 mars 2020
Le Gouvernement
Le Groupe bancaire panafricain Ecobank, dont la maison mère est basée à Lomé, a annoncé en début de cette semaine, des changements à son sommet.
En effet, selon un récent communiqué, l’institution financière a deux nouvelles nominations et des changements au sein de son Conseil d'administration.
Ainsi, apprend-on la nomination au Conseil d'administration d'ETI, du Dr Georges Agyekum Nana Donkor, avocat, banquier et consultant en marketing, comme administrateur non exécutif, en remplacement de M. Bashir Mamman Ifo (pour représenter la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO - BIDC).
Le Dr Donkor ayant été récemment nommé Président de la BIDC suite au départ à la retraite de son prédécesseur.
De même, Zanele Monnakgotla représente, elle, désormais la Public Investment Corporation (PIC), d’Afrique du Sud, et incidemment le plus grand gestionnaire d’actifs du continent. La Sud-Africaine remplace le Dr Daniel Matjila, qui a démissionné du Conseil d'administration d'ETI (lorsqu'il a quitté le poste de Directeur général de PIC).
« Nous devons tout d'abord exprimer sincèrement nos remerciements à M. Ifo et au Dr Matjila pour leur contribution au Conseil d'administration et leur dévouement infatigable à l'égard du Groupe Ecobank. », souligne Emmanuel Ikazoboh, Président du Conseil d'administration du gropue Ecobank. Dans le même temps, l’institution « a l’honneur d’accueillir chaleureusement le Dr. Donkor et Mme Monnakgotla dont les domaines d’expertise respectifs seront très bénéfiques au Conseil. »
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L'Université de Lomé, premier centre publique d'enseignement supérieur du Togo, ferme ses portes jusqu'à nouvel ordre, à cause du risque lié au Coronavirus.
L'information est portée au public par les autorités universitaires, par communiqué ce vendredi matin.
En effet « en raison de la promiscuité aggravée, notamment remarquable dans les amphithéâtres et salles de cours où les effectifs sont très largement au-delà de la limite indiquée, le Président de l’Université de Lomé porte à la connaissance de la communauté universitaire et des usagers de son campus que l'institution ferme ses portes pour compter du vendredi 20 mars 2020 jusqu'à nouvel ordre ».
Si, quelques heures plus tôt, ce sont les activités en rapport avec la Semaine Culturelle (qui a lieu généralement avant les congés de Pâques, dans les collèges et lycées), qui étaient interdites, pour les mêmes raisons, la mesure s’étend à présent au campus.
A ce jour, le Togo dénombre officiellement 8 cas actifs de coronavirus, le premier sujet contaminé étant désormais tiré d'affaire, selon les autorités compétentes.
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Sur l’ensemble des 15 dernières années, allant de 2006-2020, le Togo s’offre la deuxième place des pays plus réformateurs au monde, après le Rwanda qui trône sur le classement établi par le Groupe de la Banque mondiale via son très suivi rapport Doing Business (DB).
Il est suivi dans le Top 5 de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite et de la Jordanie.
Une performance portée surtout par les progrès que le pays a réalisés sur les deux dernières années où il cumule un total de 59 places gagnées pour 13,42 points de plus grappillés. De 48,88 points en 2018, le Togo a enregistré une amélioration de son environnement des affaires en 2019, ce qui lui a permis de totaliser 55,3 points en 2019 et de gagner 19 places. Il passe ainsi de la 156è place à la 137è.
La progression la plus nette qui a tiré le Togo vers le top du classement est induite par les réformes mises en œuvre et validées par le DB dans son édition 2020. 40 nouvelles places de gagnées pour un score total de 62,3 points sur 100, qui propulsent le pays au rang de 1er Top reformer en Afrique et de 3ème au monde. Avant cet envol (sur la période 2018-2020), le pays a alterné de bonnes et de moins bonnes performances, d’une année à une autre.
A titre d’illustration, si en 2008, le Togo était 156ème mondial après avoir été 151ème, deux ans plus tard, il se perdait dans le classement en se logeant à la 165ème place sur les 190 pays évalués au monde. Des inconstances qui se sont poursuivies jusqu’en 2018, où le pays s’est doté de la Cellule Climat des Affaires (CCA).
Selon Sandra Ablamba Johnson, ministre-conseillère chargée du climat des affaires, l’objectif via les nouvelles réformes, est de faire passer le Togo sous la barre des 50 premières places dans la livraison 2021 du DB.
Séna Akoda
Désormais, la fonction de conservateur de la propriété foncière est décentralisée au Togo.
La nomination par Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances, de 4 des 5 conservateurs régionaux attendus, acte cette réforme. A savoir Yawo Defly pour la région des Savanes, Awesso Kossi Komossi dans la Kara, Yakpo Ankou Agbenyo pour les Plateaux et Dotsè Kodjo Nyaku dans la Maritime.
Cette nouvelle réforme qui vise une meilleure administration du foncier au Togo, permettra d’accélérer le traitement et la délivrance des titres fonciers. « Désormais, toutes les procédures se feront dans les chefs-lieux des régions sous l’œil vigilant du conservateur régional nommé », selon Essoham Labari, conservateur national. La réforme s’inscrit par ailleurs, en droite ligne de la dynamique d’amélioration du climat des affaires au Togo.
En effet, avec cette réforme, le délai de délivrance du titre foncier est dorénavant fixé à 6 mois. Aussi, selon la Dadc, toutes les dispositions sont prises pour que les dossiers introduits à partir de septembre 2019 soient traités, et les titres fonciers délivrés dans ce délai record.
Séna Akoda
Alors que le pays affichait encore relativement peu de cas, le ministère en charge de la santé vient de faire un rapide point de situation de l’évolution du Coronavirus (Covid19) au Togo.
A ce jour, souligne l’autorité de tutelle, 8 nouveaux cas s’ajoutent au premier enregistré. Les chiffres officiels s’évaluent actuellement à 9 cas de Covid19 au Togo, dont 1 guéri, et 8 cas actifs.
Si le gouvernement a par ailleurs déjà annoncé des mesures face à la pandémie galopante, dont un fond d’urgence de 2 milliards, les chiffres ne sont néanmoins sans susciter l’inquiétude. D’autant que l’OMS, dans une récente communication prévient : « Douze pays de la région africaine connaissent aujourd'hui une transmission locale. »
En tout état de cause, prévient l’institution, « Il est crucial que les gouvernements empêchent la transmission locale d'évoluer vers le pire scénario de transmission communautaire durable et généralisée. », face à un cas de figure qui serait « un défi majeur pour les pays dont les systèmes de santé sont faibles. »
Du reste, l’Etat togolais insiste d’autant plus sur le respect des mesures barrières notamment le lavage des mains et la limitation des mouvements.
Ayi Renaud Dossavi
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En fin de ce mois (le 28 mars prochain), la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), va régler une partie de ses crédits.
En effet, l’institution financière basée à Lomé, va procéder au remboursement des intérêts semestriels, et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire dénommé BIDC-EBID 6,50% 2014-2021, soit un montant de 3,658 milliards FCFA (5,487 millions €).
En effet, l’institution financière avait levé au total 40 milliards FCFA en 2014 (du 18 février au 18 mars). Des fonds qui ont servi à notamment financer 8 projets localisés, dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), à savoir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, et Togo (où la facilité a financé la construction et la mise en exploitation d’un complexe hôtelier, pour 5 milliards de FCFA).
Du reste, apprend-on, pour les huit projets, le financement était assuré à hauteur de 87,53% à travers l’emprunt obligataire effectué par la BIDC, et 12,47% assuré par les sociétés bénéficiaires.
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