Togo First

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Au 3ème trimestre 2019, les encours de crédits dans les Systèmes financiers décentralisés (établissements de microfinance) du Togo ont connu une hausse moyenne de 8%, par rapport à fin septembre 2018. Selon les dernières données de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Dans l’Uemoa, ces encours se sont accrus de 12,1%, en glissement annuel, pour s’établir à 1498,9 milliards FCFA. En proportion, le Togo enregistre une progression relativement plus faible que ses voisins, pour la période considérée ; il vient derrière le Mali (+17,1%), le Burkina Faso (+13,5%), le Sénégal (+13,3%), la Côte d'Ivoire (+12,9%) et le Bénin (+8,2%). Le Niger, pour sa part, a montré la plus faible progression (+3,1%), alors que la Guinée Bissau observe un net recul de 36,7%. 

En ce qui concerne les dépôts, le Togo enregistre la deuxième hausse pour le trimestre, soit 11,4%; juste derrière le Mali (+17,9%). Viennent ensuite le Bénin (+9,8%), la Côte d'Ivoire (+8,8%), le Sénégal (+7,5%) et le Burkina (+6,1%). En contraste, les dépôts ont reculé en Guinée-Bissau (-23,1%) et au Niger (-0,9%).

Sur cette période, le montant des dépôts collectés s'est établi à 1454,1 milliards de FCFA dans l’Uemoa, contre 1335,5 milliards FCFA une année plus tôt, soit une augmentation de 8,9%.

Ayi Renaud Dossavi

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Adiwale Partners, gestionnaire de fonds de capital-investissements co-fondé par les togolais Jean-Marc Savi de Tové et Vissého Gnassounou, vient de décrocher un investissement de 20 millions $, via son fonds Adiwale I, en vue de financer les petites et moyennes entreprises (PME) d’Afrique de l’Ouest. Ce capital est injecté par CDC Group, l’agence d’investissement étranger du gouvernement britannique.

L'annonce a été faite en début de semaine, dans le cadre du UK-Africa Investment Summit.

Dans la foulée, un second fond, Verod Fund III (présent au Nigeria et au Ghana), a également bénéficié d’un investissement de l’agence britannique, à hauteur de 19,2 millions $, ce qui porte à 39,2 millions $ l’engagement de CDC Group en appui au PME ouest africaines.

Fidèle à son ADN, Adiwale Fund I ciblera les pays francophones de la région, principalement de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Bénin, de Guinée, et du Togo ; avec des financements compris entre 3 et 10 millions $, apprend-t-on. De son côté, Verod Fund III se concentrera sur les l’Afrique de l’Ouest anglophone.

Ayi Renaud Dossavi

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Annoncé depuis 2017, plusieurs fois évoqué par les autorités gouvernementales togolaises, le projet d’identification biométrique E-ID Togo, suit son bonhomme de chemin, et espère démarrer effectivement d’ici la fin de cette année.

Appuyé par le groupe de la Banque mondiale, l’initiative veut à terme « attribuer à chaque individu résidant sur le sol togolais, qu’il soit togolais ou pas, un identifiant unique », selon la coordination.

Il s’agit de doter, à l’horizon de 6 ans, tous les résidents du Togo d’un Numéro d’identification unique (NIU), composé de 10 chiffres, totalement aléatoire, qui servira de « base pour les services publiques, les services dans le social et dans le privé », en vue de « permettre aux entités du gouvernement d’avoir un élément pour communiquer ensemble, et être plus efficace dans ses politiques publiques ».

La procédure a également un fort volet social, en ceci qu’elle veut permettre aux couches les plus démunies, ne disposant pas de pièces d’identité conventionnelles (actuellement, seuls 20 à 25% de la population togolaise possède une carte d’identité), d’accéder à un élément d’identification. La biométrie intègre notamment les empreintes digitales, l’iris, et une photo.

A l’écoute de la société civile

Encore dans sa phase d’amorçage, E-ID a fait l’objet, ce mardi 21 janvier 2020, d’un atelier de consultation avec des parties prenantes au projet au niveau national. Cette rencontre, appuyée par la Banque mondiale et le ministère des postes, de l’économie numérique et de l’innovation technologique (le levier gouvernemental sur ce projet de biométrie), a réuni les acteurs de la société civile (OSC), de l’Etat, ainsi que des experts de l’institution de Bretton Woods.

Ces représentants des structures publiques comme non gouvernementales ont ainsi échangé sur le projet, l’importance et les modalités d’implication des différentes parties prenantes. La rencontre a notamment permis aux coordonnateurs d’identifier les contraintes matérielles liées aux réalités du terrain, et d’échanger avec ces acteurs sur les questions afférentes, notamment la protection des données à caractère personnel, et les possibles impacts sociaux d’un tel outil. L’idée étant d’avoir un système le plus inclusif possible, face à la « fracture civile » entre les différentes couches de la société.

biometri

Vers une agence nationale en charge de l’identification biométrique…

Pour la phase opérationnelle, à l’horizon de cette fin d’année, apprend-on, il devrait être mis en place une future agence en charge de l’enrôlement et l’enregistrement biométrique des populations. L’objectif à terme étant d’arriver à des outils comme un registre unique et intégré des bénéficiaires des prestations sociales (inclusion financière, différents mécanismes assuranciels, filets sociaux etc…), ou encore la digitalisation de l’Etat civil.

Des outils en ligne avec le projet affiché d’atteindre, pas à pas, la couverture assurance universelle (par exemple, après ses premières expériences au niveau des fonctionnaires publiques, l’INAM se tourne peu à peu d’autres vers d’autres segments de la population, notamment les étudiants, ou encore les journalistes ; de l’autre côté, le projet d’assurance destiné aux artisans est également dans les tuyaux).

et à terme, une intégration sous-régionale

Du reste, E-ID devrait s’articuler, à terme, avec une dynamique plus vaste et sous-régionale : le projet WURI (West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion Project), un programme piloté par la Banque mondiale, visant à « enregistrer » tous les résidants de la sous-région, avec comme horizon, l’interopérabilité des systèmes d’identification dans l’espace CEDEAO.

Si, au niveau national, l’institution de Bretton Woods espère mettre en place le système d’ici 2026, le gouvernement togolais, plus optimiste, table sur les deux ans à venir, avec un lancement d’ici la fin de cette année.

Ayi Renaud Dossavi

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Le cabinet BDO LLP vient de s’adjuger le marché portant sur le recrutement d’un administrateur indépendant chargé de l’élaboration des rapports ITIE (l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) des années 2017 et 2018.

Le 5 ème plus grand cabinet d'audit au monde après Deloitte, Ernest& Young, KPMG et PwC  (PricewaterhouseCoopers), disposera de vingt-quatre semaines dès la notification par ordre de service du démarrage des travaux. La réalisation de ce marché coûtera 90 millions FCFA TTC au Secrétariat Technique de l’ITIE.

« L’ITIE représente un effort commun destiné à prévenir les tractations malhonnêtes, comme le détournement, par des industries extractives, de revenus destinés aux comptes publics de l’État vers des comptes privés. A travers le processus de transparence et de redevabilité (obligation de rendre des comptes), elle tente de prévenir les tractations malhonnêtes et d’éliminer le « fléau des ressources » auquel font face de nombreux pays du monde. La transparence des paiements et des revenus renforce l’obligation de rendre des comptes, car lorsque l’information est accessible au public, il est plus facile d’exercer des pressions sur les gouvernements afin qu’ils affectent les revenus à des services de base clés tels que la santé et l’éducation », relève le Secrétariat Technique de l’ITIE sur son portail web www. itietogo.org.

Sous la double impulsion de l’ITIE et du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM), le Togo améliore progressivement sa gouvernance minière. Une étude récente révèle, que davantage de Togolais ont une perception positive de l’activité minière, même s’ils soulignent qu’il reste encore à faire.

Séna Akoda

Annoncé en juin 2019, le Business forum Togo-Brésil devrait se tenir à São Paulo, dans le courant de cette année. L’information émane de Antoniõ Carlos de Salles Menezes, ambassadeur du Brésil au Togo, en marge d’une audience accordée par Yawa Dzigbodi Tsegan, présidente de l’Assemblée nationale, hier lundi 20 janvier 2020.

Outre les représentants du Togo, et des milieux d’affaires brésiliens, la rencontre devrait également attirer des opérateurs économiques et hommes d’affaires de l’espace Cedeao, apprend-on.  Des développements en ligne avec l’ambition du pays, de devenir une importante plateforme d’échanges et d’affaires en Afrique de l’Ouest.

Pour rappel, l’idée de ce forum est née en milieu d’année dernière, à l’occasion de la visite au Brésil de Robert Dussey, ministre togolais des affaires étrangères et de la diaspora. « On l’a prévu justement pour 2020 et on va le faire », souligne à cet effet le diplomate brésilien.

Du reste, cette initiative, pour attirer les investisseurs du géant d’Amérique latine au Togo, s’inscrit dans le cadre de l’offensive diplomatique du Togo, engagée dans le cadre de la promotion du Plan national de développement depuis le milieu 2019.

R.E.D.

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L’Association Internationale de Développement (IDA) du groupe de la Banque Mondiale va financer via le Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU), des travaux d’aménagement, d’assainissement et de bitumage de 3, 2 km de route à Kara (450 km de Lomé). 

Les travaux prévus à hauteur de 2,6 milliards FCFA, se subdivisent en deux lots. Le 1er concerne le tronçon Collège Chaminade-tronçon immeuble Matata-Centre Hospitalier Régional (CHR) de Tomdè, soit  1 509,58 mètres linéaires (1,5 km). Le bitumage de ce tronçon coûtera 1, 11 milliards FCFA. 

Le deuxième lot, pour sa part, est distant de 1 691 mètres linéaires (près d’1,7 km) et va du CHR précité au SOS Village d’Enfants en passant par le tronçon Lycée Kara II. Financement requis: 1, 488 milliards FCFA.

Prévus pour être livrés en 12 mois, ces travaux seront exécutés respectivement par le groupement d’entreprises NECBAPS/EEBTP/EGK et le groupement EEBTP/EGK.

L'information est rendue publique via le Procès-verbal d’Attribution du ministère de la ville, de l’urbanisme, de l’Habitat et de la Salubrité publique, autorité contractante.

Séna Akoda

Dans le cadre du 1er Forum des agripreneurs qui s’ouvre ce mardi 21 janvier pour deux jours à l'université de Kara, le comité d’organisation a enregistré 7 350 dossiers de candidatures.

1 126 candidatures dénombrées sont féminines, soit le ¼ du total de candidatures enregistrées à cette rencontre dont l’objectif in fine est de produire des champions nationaux.

C’est l’information distillée ce 20 janvier par les organisateurs, réunis pour faire le point du processus lancé. Ces statistiques dépassent la prévision initiale de  5 000 entrepreneurs.

L’événement va déclencher un processus rigoureux de sélection et d'accompagnement de champions togolais sur les filières avicole, piscicole et apicole de haute valeur ajoutée.

Selon l’APRODAT,  le forum des agripreneurs se veut une tribune pour informer surtout les femmes et les jeunes sur le processus de sélection des agripreneurs et évaluer leur engagement à intégrer le monde  entrepreneurial. « Dans ce contexte, il est retenu de développer un tissu de trois cents (300) femmes et jeunes en deux vagues de cent-cinquante (150) agripreneurs sur les filières cibles», indiquait récemment l’APRODAT à travers un communiqué.

En définitive, 150 meilleurs entrepreneurs seront identifiés après une étape finale d’incubation pour bénéficier d’un appui technique et financier. Ils s’installeront dans l’agropole soit pour la production en régie, soit pour s’agréger et alimenter l’agroparc de Kara.

Séna Akoda

Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), une structure française de recherche agronomique et de coopération internationale active notamment en Afrique, veut renouer ses relations avec le Togo.

Dans un entretien accordé à CommodAfrica en novembre dernier, Christian Cilas, nouveau directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest côtière, basé à Abidjan, a en effet affirmé que sa structure « aimerait redynamiser certaines régions comme la Guinée Conakry et surtout le Togo qui appartient à l'historique du Cirad.» En effet, souligne-t-il, « Le Cirad a beaucoup travaillé avec le Togo dans les années 70, 80 et 90 et [on] devrait reprendre une coopération j'espère le plus tôt possible. » 

Pour ce faire, le Centre « essaiera de prendre contact avec l'ITRA, l'Institut togolais de recherche agronomique, pour essayer de redévelopper des actions de recherche avec ce pays qui nous semble important. » Les axes de collaborations envisagés concernent particulièrement la lutte face au changement climatique, notamment la recherche sur les cultures adaptées et des variétés qui résistent le mieux à la sécheresse; ainsi que les projets d'amélioration génétique du café et du cacao.

Pour rappel, la direction ouest-africaine du Cirad couvre la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Ghana, le Nigeria, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, le Liberia, la Sierra Leone, et le Togo. Au niveau global, ce Centre mène des activités de coopération avec plus de cent pays, à partir de douze directions régionales.

Ayi Renaud Dossavi

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Créé par décret en 2011, l’Institut National d’Assurance-Maladie (INAM) a été doté de la mission d’assurer la couverture des risques liés à la maladie, aux accidents et maladies non professionnels et à la maternité des agents publics et de leurs ayants droit.

Pour ce faire,  cet institut travaille à favoriser une meilleure accessibilité à des soins de qualité, aux bénéficiaires du régime d’assurance maladie.

En 7 ans, cette institution, quelque peu balbutiante à ses débuts et confrontée à certaines oppositions, a réussi à donner un réel sens et du contenu à l’assurance-maladie obligatoire au Togo.

Avec à la commande Myriam Dossou, l’assurance-maladie compte aujourd’hui 104 288 cotisants, pour plus du double de bénéficiaires et ayants droit à la couverture maladie.

De fait, l’institut prend en charge à ce jour 254 844 personnes.  Il compte parmi ses partenaires prestataires, 90% des centres de santé et 95% des pharmacies.

Prise en charge des maladies

La prise en charge des malades se fait à concurrence de 80 à 100%. Les soins pris en charge et les prestations offertes de l'INAM au titre du régime obligatoire d’assurance maladie couvrent : les frais de consultations, d’hospitalisation, de médicaments, des actes médicaux, chirurgicaux et paramédicaux.

Les actes d’analyse de biologie et d’imagerie médicale sont également couverts y compris les frais des prestations de soins liées à l’état de grossesse et à l’accouchement; les frais de vaccins obligatoires et d'appareillages.

Un 1er pas vers une couverture universelle

Après les agents publics et assimilés, l’INAM vise à étendre ses prestations au secteur privé, aux artisans et autres. En ce sens, il a lancé en partenariat avec le ministère en charge de l’artisanat, l’assurance-maladie en faveur des artisans.

L’objectif est de couvrir 100 000 artisans à l’horizon 2025. L’INAM vient de lancer également la phase pilote de son assurance-maladie en faveur des étudiants, avec 500 personnes inscrites.

Comme perspectives, l’institution a dans son viseur  la corporation des hommes de médias. Une rencontre d’information se tiendra ce mardi 21 janvier à Lomé à cet effet.

Séna Akoda

A cause de travaux qui auront bientôt lieu sur le gazoduc ouest-africain (WAGP), la disponibilité du gaz sera limitée à Lomé, Cotonou et Accra, pour ce premier trimestre 2020.

En effet, selon un communiqué de WAPCo (West African Gas Pipeline Company), le réseau va faire l’objet, à partir de ce lundi 20 janvier, d’un vaste programme de nettoyage et d’inspection, qui durera trois mois pour s’achever au plus tard le 21 mars 2020.

Ces travaux, dont la part se fera dans les zones offshores que traverse le gazoduc, notamment dans les eaux nigérianes, limiteront temporairement la disponibilité du gaz au niveau de l’installation de prélèvement de Tema au Ghana, ce qui pourrait impacter la production électrique du pays voisin du Togo. L'information est par ailleurs confirmée par le ministère de l’énergie ghanéen.

Si au Togo, les sources officielles ne se sont pas encore prononcées sur cette limitation de l'approvisionnement en gaz, l'hydrocarbure joue néanmoins un rôle non négligeable dans la production d’énergie du pays ; notamment pour la Centrale électrique Contour Global, qui fonctionne à 100% au GNL.

Rappelons que le gazoduc ouest-africain, dont la WAPCo est l’opérateur, est acheminé depuis le Nigeria, pour desservir le Ghana, le Bénin et le Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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