Togo First

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D’un coût global de plus de 450 millions de FCFA pour une durée de 3 ans, le sous-projet de gestion des déchets solides et liquides dans la commune des Lacs 1, a été officiellement lancé ce lundi 27 janvier 2020, par David Wonou Olatokoun (photo), ministre togolais en charge de l’environnement. La cérémonie a eu lieu dans la cité côtière tricentenaire d’Aného.

Cette initiative d’assainissement publique, s’inscrit dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA-ResiP), appuyé par le groupe de la Banque mondiale sur le littoral ouest africain. Plus concrètement, le projet va à terme, doter notamment 127 ménages de la ville d’Aného (40 km à l’est de Lomé) de toilettes ECOSAN (adaptée à la nappe phréatique affleurante de la zone), 7 écoles primaires publiques du canton de Glidji en toilettes à chasse manuelle.

Outre cela, 2 300 ménages devraient être abonnés à un service de collecte de déchets solides, 400 ménages abonnés au service de contrôle de bon fonctionnement et de vidange. Au finish, près de la moitié des déchets collectés seront traités, avant enfouissement ultime.

Rappelons que le projet de gestion des déchets, fait partie de 11 sous-projets communautaires, appuyés à hauteur de 1,2 milliards FCFA, au profit des populations du littoral pour la lutte contre l'érosion côtière et la pollution marine.

A titre d’illustration de l'ampleur du défi au niveau local et national, la dégradation côtière a couté 310 millions $ au Togo en 2017, selon les statistiques de la Banque mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

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Orabank, partenaire des 1ères heures du Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) veut accroître les chances de financement en faveur des entrepreneurs agricoles.

Elle a lancé pour ce faire, jusqu’au 31 janvier prochain, un appel à manifestation d’intérêts pour la sélection de trois nouvelles institutions de microfinance (IMF).

Une fois sélectionnées sur la base de plusieurs critères dont leur présence dans de nouvelles zones d’intervention envisagées, les microfinances devront appuyer financièrement les entrepreneurs agricoles de Tchamba et Blitta (Région centrale), Kouka (Kara) et Dapaong (Savanes).

Notons qu’il y a environ deux ans, à l’heure du bilan, le PAEIJ-SP, selon sa coordination, a permis d’accompagner 286 jeunes entrepreneurs dans la mise en œuvre de leurs plans d’affaires.

443 groupements de producteurs ont signé des conventions en vue de l’approvisionnement des PME de transformation et les agrégateurs en manioc, maïs, et soja.

L’initiative a, grâce à sa capacité de financement, boosté la croissance des sociétés comme la JCAT (Jonction de Croissance Agricole du Togo) et Agrokom.

Séna Akoda

Renforcer les cultures de contre-saison, la transformation et la commercialisation des produits agricoles et agroalimentaires, ainsi qu’instaurer des labels de qualité, en vue de tripler les rendements et les revenus des petits producteurs d’ici 2025. Ce sont les visées du plan d’urgence lancé par Komi Sélom Klassou, le Premier ministre, ce samedi à Kara, à l’issue de la 12e édition du Forum national du Paysan togolais. Objectif ultime : une profonde transformation agricole au Togo.

De grands projets sont prévus, dans le cadre de ce programme où le paysan tient une place de choix. A terme ou sans délai, selon la structuration du projet, les choses iront vite, a eu le temps de rappeler la délégation conduite par le Premier ministre.

Lomé annonce qu’il accompagnera l’aménagement de 500 000 hectares de terres cultivables, et l’installation d’au moins une zone d’aménagement agricole planifiée (ZAAP) par canton. Au total, 400 ZAAP devraient voir le jour sur toute l’étendue du territoire national. Dans la même dynamique, le projet de mise en place des agropoles sera renforcé.

Les ambitions à terme, portent désormais sur la création de deux (02) agropoles dans chaque région. 10 000 hectares de terres seront irriguées pour permettre à 40 000 jeunes et femmes de développer les cultures de contre-saison. Si le ministre Noel Bataka a promis en ouverture ce forum la fin de l’agriculture de subsistance, le cap résolument mis sur l’agrobusiness.

L’exécutif indique qu’il accompagnera au moins 2000 jeunes et femmes dans la création et le développement de leur entreprise dans le domaine agricole pour le développement d’une économie rurale. Aussi, apprend-on, le soutien à l’habilitation de 50 000 jeunes et femmes professionnels pour la production, la commercialisation locale voire l’exportation de divers produits d’élevage.

L’INAM sera mis à profit pour offrir différents produits d’assurance adaptés aux réalités du secteur agricole pour au moins un million d’actifs d’ici 2022.

Premier exportateur de produits agricoles biologiques vers l’Union européenne, en Afrique de l’Ouest, le Togo compte maintenir son leadership. La promotion de l’agriculture biologique et la qualité labélisée Togo, notamment dans les filières et produits à forte valeur ajoutée tels que le soja, le sésame et le fonio, seront des chantiers importants dans ce nouveau plan d’urgence.

Les productions animale et halieutique ne sont pas en reste. Un coup de pouce sera donné à la création de ranchs et la construction d’au moins un abattoir moderne par région par an, a annoncé le gouvernement.

« C’est un ambitieux plan », s’exclame l’un des participants de ce forum. « Maintenant, il faudra l’exécuter, et très rapidement. », poursuit le transformateur.

La lutte contre le trafic de faux médicaments devrait amorcer une phase cruciale dans les prochains mois avec la signature d’un accord-cadre attendu.

Ce document balisera la voie pour la mise en œuvre de la déclaration politique de Lomé. Par la signature de cette déclaration, les chefs d’Etat africains ou leurs représentants ont condamné le trafic de faux médicaments en Afrique, en ratifiant les accord internationaux existants et en introduisant de nouvelles sanctions pénales contre les trafiquants.

"Un palier qu'il fallait franchir, puisque les textes applicables actuellement ne semblent pas assez dissuasifs pour ceux qui mènent ou financent ce trafic", de l'avis d'un spécialiste de la question. Selon les informations, un investissement de 1000 $ peut générer jusqu’à 500 000 $. Le trafic est donc très juteux. Mais l’envers du décor, ce sont les morts et d'autres dégâts qu’il occasionne.

Notons que toujours dans la droite ligne de ce combat,  il est annoncé la tenue cette année d’un forum dans une capitale africaine. Ce forum sera le lieu de la restitution d’une consultation de la société civile, qui sera appelée prochainement à émettre des propositions pour des solutions immédiates, via une plate-forme en ligne.

Séna Akoda

Au Togo en 2019, la palme de la plus grosse pourvoyeuse de nouveaux emplois dans le domaine agricole revient à la filière Soja, suivie des filières Sésame et Ananas. L’information émane des autorités publiques, dans le cadre du 12ème Forum national du paysan Togolais, qui se tient actuellement à Kara (412km de Lomé). 

A cette 12 édition du FNPT, on apprend également que les filières ayant le plus bénéficié des fonds mobilisés lors de la précédente édition sont (incidemment): la filière Soja, suivie de la filière Riz, la filière Maïs, et enfin Sésame.

Des fonds qui représentent environ 15,5 milliards FCFA, pour globalement appuyer 10 filières agricoles. Sur cette manne financière, plus du tiers, c’est-à-dire 5,9 milliards FCFA, a déjà été mis à la disposition des acteurs de ces chaines de valeurs.

Ces facilités, selon les informations du ministère de l’agriculture togolais, ont bénéficié à plus de 750 000 acteurs (76 519, dont 21 712 femmes). Ce qui, plus globalement, a permis de générer près de 140 mille emplois (139 491). 

Ayi Renaud Dossavi

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Le Ministère de l’Economie et des Finances va pourvoir à 700 postes disponibles en son sein, via un concours de recrutement qu’organise le ministère en charge de la Fonction publique.

Le concours est ouvert aux jeunes des deux sexes, d’âge compris entre 18 et 40 ans avec une exception pour les contractuels et volontaires admis à concourir, même à 44 ans. Ceux-ci pourront déposer leurs dossiers de candidatures à Lomé ou à Kara. 

A Lomé, le lieu indiqué est le ministère de la fonction publique tandis qu’à Kara, ce sera à la direction régionale du travail et des lois sociales. Les Dossiers de candidatures seront reçus à partir du 27 janvier prochain et ce, pendant un mois. La date butoir est le 27 février 2020, précise l’arrêté interministériel annonçant ce concours.

Le concours est fixé au 27 mars 2020 dans les centres de Lomé et Kara. Les autres modalités du concours sont à consulter dans le Quotidien national Togo-Presse de ce vendredi 24 janvier.

Séna Akoda

vendredi, 24 janvier 2020 11:25

Journées Portes Ouvertes sur la SEGUCE

La Société d’Exploitation du Commerce Extérieur du Togo (SEGUCE) annonce des journées portes ouvertes du 28 janvier au 1er février prochain.

Cette activité, la 2ème dans la vie de cette entreprise après celle des 13 au 15 mars 2018, sera structurée autour du thème suivant: « le guichet unique pour le commerce extérieur : outil de facilitation des échanges au Togo ».

La principale cible de cette initiative se constitue des acteurs de la communauté du commerce extérieur, des opérateurs économiques, des importateurs et exportateurs, des banques, des étudiants et autres. 

L’événement est parrainé par Kodjo ADEDZE, Ministre du Commerce, de l’Industrie, du Développement du Secteur privé et de la Promotion de la Consommation locale.

Notons que le guichet unique pour le commerce extérieur permet aux parties impliquées dans le commerce extérieur et le transport de déposer des informations et des documents normalisés auprès d’un point d’entrée unique afin de remplir toutes les formalités officielles liées à l’importation, à l’exportation, au transit et au transbordement.

Il permet d’assurer la transparence de toutes les étapes de la chaine logistique et de gagner du temps. La création de SEGUCE a été faite suivant le Partenariat Public-Privé.

Séna Akoda

L’Union européenne et la France financent un projet d'environ 12 milliards FCFA pour appuyer la lutte contre la traite des personnes dans les pays du golfe de Guinée. 6 pays partenaires sont concernés par l’initiative, dont le Togo, le Bénin, la cote d'Ivoire et le Nigeria.

L’initiative transnationale a fait l’objet, hier à Lomé, d’un atelier. Il s’est agit de discuter des modalités de collaboration dans sa mise en œuvre.

Selon Alessandro Rabiossi, Directeur régional du projet, il s’agit notamment « d’accompagner les efforts de tous les services qui sont en première ligne contre la traite, au Togo », dont « le ministère de la justice, de la sécurité, la gendarmerie et la police ».

Incidemment, des experts des secteurs de la justice, de la sécurité, des affaires sociales, de la société civile, du Togo et du Bénin, se sont retrouvés à Grand-Popo (Bénin), en début de ce mois, pour dynamiser la coopération entre les deux pays, en matière de lutte contre la traite transfrontalière. 

Ayi Renaud Dossavi

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vendredi, 24 janvier 2020 08:48

Togo : ces progrès agricoles de la décennie

Au Togo, le secteur agricole crée deux fois plus de richesse qu’en 2010, montre le bilan dressé hier, par Noel Bataka, ministre de l’agriculture et des ressources halieutiques, à l’ouverture de la 12e édition du Forum National du Paysan Togolais (FNPT).

De 640,6 milliards FCFA en 2010, le PIB agricole est passé à 1 354,4 milliards FCFA en 2019, soit 40% de l’économie togolaise. En moyenne, l’agriculture togolaise a progressé de 6% chaque année, avec un pic de 14% en 2014. Ceci, « conformément à la cible du programme des développements agricoles en Afrique », a indiqué le ministre.

Cette performance, Bataka l’attribue à la vitalité du secteur et au dynamisme des « vaillants producteurs et productrices ».

Le revenu par producteur a sensiblement évolué mais reste en deçà des objectifs. Il est passé de 217 149 FCFA en 2010, soit 1, 19 $ par jour à 336 300 FCFA en 2019, soit 1,84 $, alors que les statistiques montrent une baisse continue de l’incidence de la pauvreté. Si elle était relativement élevée atteignant 73% de la population rurale, la pauvreté n’en touchait qu’environ 63% en 2017, en amélioration d’année en année.

L’objectif du ministre est d’atteindre les 2 $ par jour, soit 444 548 FCFA de revenu moyen. Et, assure-t-il : aucun sacrifice ne sera de trop pour « faire en sorte que chaque ménage ait au moins 500 000 FCFA pour pouvoir se sortir de la pauvreté ».

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Le défi de la transformation locale

Revenant sur la question de la sécurité alimentaire, le bilan est reluisant selon le ministre. Globalement, le Togo dégage, à nouveau, un excédent avec un taux qui est passé de 90% en 2008 à 137% en 2019.

La croissance cumulée des filières de rente s’est, quant à elle, traduite par une progression de 408,35%. La production cotonnière, premier produit d’exportation, est passée de 27 000 tonnes en 2009 à 137 000 tonnes en 2019, grâce à la restructuration de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) et à la redynamisation de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC). Rien que pour la campagne de l'année passée, plus de 24 milliards FCFA de revenus nets ont été distribués en termes d'achat aux cotonculteurs.

« Aucune autre filière n’a réussi à le faire jusqu’à présent », se satisfait le ministre, comme un défi lancé aux 14 autres interprofessions.

Toutefois, la balance commerciale du pays est aux prises à de fortes pressions.

« L’amélioration de notre balance commerciale qui est en baisse de 11% reste un des défis que nous devons tous ensemble relever, les opérateurs économiques, doivent croire davantage en nos produits locaux, et les transformer pour notre alimentation », rappellera-t-il. Un appel de pied au secteur privé local qui a été, abondamment incité à investir dans l’agrobusiness.

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Le groupe Globeleq, principal producteur d’énergie indépendant (IPP) en Afrique subsaharienne, va bientôt développer un projet d'énergie renouvelable au Togo. Le britannique a en effet signé avec le gouvernement du pays, en décembre dernier, un accord portant sur le développement conjoint d’un projet d’énergies renouvelables à des fins commerciales.

En ligne de mire, une possible centrale entièrement hydraulique, une centrale hydroélectrique et solaire combinée, ou une centrale solaire équipée d'une batterie de stockage de grande capacité, générant entre 24 et 30 MW d'énergie fiable, 100 % renouvelable.

« Ce projet innovant permettra d'assurer une nouvelle production d'électricité à faible émission de carbone dans le nord du Togo et favorisera le développement et la croissance dans la région », selon le PDG de Globeleq, Mike Scholey (photo).

Le projet devrait être développé entre Kara et Dapaong, au nord du pays, selon les modèles technologiques qui seront finalement adoptés. L’infrastructure sera à terme connectée à la ligne de transport d'énergie Kara-Mango-Dapaong (actuellement en construction).

Notons par ailleurs que cet accord en PPP, est l’une des retombées du renforcement des relations économiques, annoncé entre le Togo et le Royaume-Uni.

Ayi Renaud Dossavi

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