L’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), étend à 10 nouvelles zones du Grand Lomé, son projet de Restaurants communautaires, une initiative sociale visant à fournir des repas aux personnes vulnérables de la région.
L’information a été communiquée au sortir d’une récente réunion, le 05 février 2020, au siège de ladite Agence à Lomé.
D’un cout global de 616 millions CFA, cette initiative, inscrite dans le cadre du Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV), va fournir au total des repas à 6500 personnes vulnérables. L’opération concerne 149 quartiers du Grand Lomé.
Cette extension survient après évaluation de la phase-test (qui concernait trois zones). Le pouvoir public a ainsi décidé d’étendre son action.
Les restaurants communautaires vont ainsi démarrer demain vendredi 07 février 2020, et seront animés, chaque 02 semaines dans les dix 10 nouvelles zones à savoir Adakpamé, Bè, Agoè, Démakpoè, Doumasséssé, Gbadago, Légbassito, Nyikonakpoè, Sanguéra et Togblékopé. Les repas, d’un coût unitaire de 300 f CFA, seront gratuits.
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Dans son émission “THE DEVELOPMENT PODCAST”, du 30 janvier 2020, qui met en avant les meilleurs et les pires pays pour entreprendre dans le monde, le Groupe de la Banque mondiale, revient sur les grosses performances du Togo.
Zoom sur le pays, avec une petite interview accordée par l’institution, à Candide BAMEZON-LEGUEDE, Entrepreneure et patron de l’incubateur Innov’Up dédiée aux femmes.
La Banque revient ainsi sur les performances du Togo en matière d'amélioration du climat des affaires, en prenant le point de vue de l’entrepreneur de « ce petit pays d'Afrique de l'Ouest qui entreprend de grandes réformes pour stimuler son secteur des affaires ».
World Bank (WB) : Selon votre expertise, est ce que les entrepreneurs considèrent que le climat des affaires s’améliore dans le pays ?
Candide Leguede (CL) : Je suis entrepreneure et je travaille également avec des entrepreneurs, et depuis quelques années maintenant, le Togo a amélioré avec succès son milieu des affaires, et c'est très important, pour booster le secteur privé.
La situation des entrepreneurs s'est améliorée dans plusieurs secteurs, par exemple nous avons d'importantes avancées en ce qui concerne la création d'entreprises, les permis de construire, le raccordement à l'électricité, le transfert de propriété, l'accès au crédit.
Le délai de création d'entreprises est notamment passé de 5 jours à 24h. Ces réformes sont portées par le PND 2018 - 2022, qui vise à générer une croissance inclusive et durable pour les populations togolaises, et surtout à créer de l’emploi !
Il en a notamment découlé une très grande simplification des procédures, la réduction drastique de la paperasse, tout ceci dans le but d'attirer des investisseurs, nationaux et internationaux, à investir dans les secteurs favorisant la croissance.
WB : Votre pays est l'un des tops performers en matière d'amélioration du climat des affaires en Afrique. Selon vous, pourquoi le Togo y arrive, alors que d’autres non ?
CL : C'est le fruit d'une forte volonté politique, tous les Etats n'en ont pas forcément. Notre président (Faure Gnassingbé, ndlr), a jeté les bases pour une implémentation effective de ces réformes, en permettant au cadre réglementaire du climat des affaires de s'améliorer.

WB : Aucun pays ou aucune économie n'est cependant parfaite. Alors, pouvez-vous aussi nous en dire plus sur les principaux défis que les entrepreneurs togolais rencontrent aujourd'hui, et comment ils peuvent être relevés ?
CL : L'accès aux crédits est le principal obstacle au développement des PME. Le financement est le besoin le plus fondamental pour un jeune entrepreneur. Au-delà de ça, la plupart des femmes entrepreneures travaillent dans le secteur informel. Elles gèrent le plus souvent de petites entreprises, et sont moins représentées que les hommes dans les grosses entreprises (les secteurs à forte concentration de capitaux). C'est une importante différence entre les hommes et les femmes à la tête des entreprises.
Je travaille dans un incubateur qui aide les entrepreneures togolaises à surmonter ces obstacles. Nous les aidons à acquérir les compétences et les moyens pour relever ce défi qui les met souvent en position de désavantage, comme la communication et le marketing.
Nous les aidons à créer et augmenter leur visibilité sur internet, également en termes de production et de packaging, et avec des stratégies de management et développement pour conquérir le marché international.
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Installée au Togo au cours du dernier trimestre 2019, la société Ouest Africaine de Crédit-bail ou African Lease Togo (ALT) porte son capital initialement de 3,1 milliards FCFA à 3,5 milliards FCFA.
La société qui évolue dans des opérations de crédit-bail, d’affacturage et de services de paiement » a récemment adopté une délibération en ce sens au cours d’une assemblée générale extraordinaire afin d’augmenter de 400 millions FCFA son capital.
Cette augmentation de capital permettra à la société de revoir à la hausse le portefeuille qu’elle dédie aux opérations de crédit-bail et d’affacturage. Elle devrait multiplier les chances des PME/PMI togolaises en manque de financement, de se procurer des outils de production à des conditions plus favorables.
Selon un expert, le crédit-bail est un contrat entre une société propriétaire de biens d’équipements et une autre souhaitant louer du matériel contre versement.
En rappel, en juin 2019, le parlement togolais a adopté une loi applicable au crédit-bail. « L’adoption de la présente loi revêt une importance majeure et offre un cadre juridique adéquat permettant au système bancaire d’améliorer l’accessibilité du secteur privé au crédit pour accroître ses activités.», avait souligné Demba Tignokpa, ministre de la Planification du Développement et de la Coopération.
Plus de 4 ans après avoir rendu obligatoire la facture normalisée et surtout gardé l’exclusivité de son édition, l’Office Togolais des Recettes (OTR) desserre un peu les verrous. « Toutes les entreprises redevables de la TVA ainsi que celles qui ont été autorisées pour l’option à la TVA ont désormais la faculté d’éditer des factures personnalisées ».
Toutefois, soucieux d’encadrer l’exercice de cette faculté qu’il offre, l’OTR précise via un communiqué consulté par Togo First, que les factures personnalisées devront porter la vignette de l’administration fiscale pour faire foi.
Les factures personnalisées éditées et délivrées doivent en outre répondre impérativement « aux normes définies… » en rapport avec les mentions et spécifications à porter sur les factures et aux dispositions de l’arrêté fixant les conditions d’édition et de gestion des factures normalisées.
Notons que cette réforme intervient, après plusieurs années de formation et de sensibilisation des opérateurs économiques à la tenue et à l’utilisation de la facture normalisée.
Quant aux non assujettis à la TVA, ils continueront d’utiliser les carnets de factures sans TVA fournis par l’OTR, souligne le communiqué.
Séna Akoda
La Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) envisage d’ouvrir à Lomé, un centre de formation aux ressources humaines, pour la formation de ses équipes. L’information émane d’un communiqué, actant la mise en place de la même structure dans la capitale nigériane Abuja, en début de semaine (le 03 février 2020).
« La centralisation de la formation donnera aux membres du personnel la possibilité d'acquérir les aptitudes et compétences techniques nécessaires pour fonctionner dans leurs rôles au sein de la CEDEAO », souligne le Prof Dias Jeremias Furtado, commissaire aux ressources humaines de la Commission.
Notons que le centre d’Abuja, ouvert à tous les ressortissants des pays membres de la communauté, sera concentré sur la formation intra-institutionnelle et interinstitutionnelle ainsi qu'à l'initiation du personnel nouvellement recruté et à la facilitation d'activités telles que la formation de formateurs.
À cet effet, il a été conçu pour être un pivot pour la diffusion des idées autour du programme de réforme de la CEDEAO au point de devenir une référence pour l'excellence de la formation sur le continent.
Outre Lomé, la ville de Lagos est également évoquée, pour habiter un tel centre d’appui.
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Au Togo, l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), ex-ART&P (Autorité de Réglementation des Secteurs des Postes et Télécommunications) annonce le lancement prochain de son centre d’appels.
Destiné au public et plus exactement aux consommateurs, ce centre permettra, selon un communiqué de l’organe de régulation, à chaque citoyen de demander des renseignements sur les secteurs des communications électroniques et des postes.
Il permettra également aux consommateurs de déposer des plaintes qu’ils pourraient formuler à l’encontre des opérateurs. Les consommateurs pourront également signaler des cas de pannes ou de dysfonctionnements sur le réseau des opérateurs ou encore faire des suggestions à l’ARCEP.
Cette avancée consacrera une évolution dans la gestion des relations entre les prestataires des services de communications électroniques et de postes et leurs consommateurs.
Selon le régulateur, l’ouverture de ce centre d’appels est en harmonie avec les dispositions légales sur les communications électroniques et sa mission de gérer toutes les questions touchant à la protection des intérêts des consommateurs.
Notons que le 23 mai 2019, les organisations de protection et de défense des droits des consommateurs et l’ARCEP ont scellé leur volonté de collaboration par la signature d’un accord-cadre de partenariat.
Séna Akoda
A travers son partenariat avec le Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole), la BOA Togo veut augmenter ses niveaux de financement au secteur agricole.
Ainsi, pour cette année 2020, la filiale togolaise du groupe bancaire présent dans 17 pays d’Afrique, veut porter ses crédits accordés au secteur agricole à 7 milliards FCFA, notamment dans la mécanisation.
Un appui annoncé, en hausse de près de 46% par rapport à l’exercice 2019, où les sommes allouées s’élèvent globalement à 4,8 milliards FCFA.
L’annonce de cette augmentation d’enveloppe a été faite en fin de mois dernier, à l’occasion du 12ème Forum national du paysan togolais (FNPT) à Kara (412 km de Lomé).
« Nous avons reçu l’autorisation de pouvoir financer une enveloppe globale de 7 milliards au cours de cette année sur les machines agricoles », précise la représentation de BOA.
Notons qu’au Togo, le secteur agricole souffre d’une pénurie de crédit, car considéré comme à haut risque, notamment à cause du manque de structuration des acteurs, et aussi parce que les établissements financiers manquent de spécialisation technique pour l’évaluer.
Ainsi, pour le Mifa, apprend-on, il s’est agi notamment, d’une part, d’appuyer techniquement les acteurs agricoles, dans la constitution et la présentation de leur dossier, et d’autre part, via un partenariat avec l’établissement financier, de permettre une meilleure compréhension et ciblage des sous-secteurs à financer (comme les intrants, la production, la transformation, l’exportation ou l’industrialisation).
Ayi Renaud Dossavi
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En vue du financement de son budget gestion 2020, le Togo ambitionne de lever au total 420 milliards FCFA sur le marché financier régional, indique l’agence régionale de planification de la dette UMOA-Titres. L’information est portée au public et aux investisseurs ouest africains via le calendrier annuel prévisionnel des émissions des Etats membres de l’UMOA.
En effet, au 1er trimestre 2020, le Togo sollicitera le marché financier régional pour engranger 150 milliards FCFA à raison de 125 milliards FCFA par émission d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de 25 milliards FCFA par Bons Assimilables du Trésor (BAT).
Au 2è trimestre, le Trésor public devrait espérer 75 milliards FCFA dont 40 milliards FCFA de BAT et 35 milliards FCFA d’OAT. Au 3è trimestre en revanche, le pays ne prévoit de recourir qu'à des OAT, pour un objectif financier de 135 milliards FCFA. Au cours du dernier trimestre 2020, le Togo testera sa cote sur le marché financier régional en émettant des BAT et des OAT, respectivement de 20 milliards FCFA et 40 milliards FCFA.
Avec cette prévision d’emprunt, le Togo est, le deuxième pays après la Guinée Bissau (75 milliards FCFA) à envisager de s’endetter moins sur le marché UMOA-TITRES. Il est suivi du Niger (465 milliards FCFA) et du Sénégal (485 milliards FCFA). Le record de ressources à mobiliser (1075 milliards FCFA) ira à la Cote d’Ivoire, suivie du Bénin (734 milliards FCFA).
Le volume annuel prévisionnel des ressources à mobiliser au plan régional se situe à 4 361 milliards FCFA, soit 1 562 milliards de BAT et 2 799 milliards d’OAT.
Notons que cette année, le Togo a déjà sollicité deux fois le marché régional de la dette pour tenter de mobiliser au total 50 milliards FCFA. Comme résultats, il a enregistré respectivement des sursouscriptions à hauteur de 276 % et 296% de ses émissions. Le pays a retenu 55 milliards FCFA pour alimenter le Trésor public. Sa 3è sortie sur ce marché cette année va être bouclée le 14 février prochain. Montant recherché : 25 milliards FCFA.
Séna Akoda
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Le Mécanisme incitatif de financement agricole, fondé sur le partage des risques, (MIFA SA), va bénéficier d'un financement de 7,5 milliards FCFA, en vue d’appuyer le développement des PME/PMI, dans les chaines de valeur agricoles.
Globalement, le projet vise la création d'un peu plus de 13 mille emplois, en particulier chez les jeunes et les femmes.
Dans le détail, le Mifa va accompagner « 2864 micro-entreprises qui pourront bénéficier d'un financement compris entre 2,5 millions et 5 millions FCFA avec une création d'environ 8600 emplois », selon les précisions d’Aristide Agbossoumonde, patron du Mécanisme. De plus, « 676 petites entreprises, bénéficieront d'un financement bancaire de 5 à 12,5 millions FCFA avec la création de 3500 emplois », et enfin « 163 moyennes entreprises auront des financements compris entre 12,5 millions FCFA et 25 millions, pour générer 1226 emplois ».
L’appui financier a fait l’objet d’un mémorandum, signé en début de semaine, entre Hussain Jasim Al-Nowais, PDG du bailleur de fonds Khalifa Fund, et Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, représentant le Togo. Une cérémonie qui s’est déroulée en présence du président Faure Gnassingbé, dans la localité de Tchamba (environ 375 km de Lomé).
Notons qu’outre cette facilité, un autre accord a été signé dans la foulée entre le Mifa et African Lease Togo, en vue de financer des entreprises de prestation de service de mécanisation. Il s’agit là, de débloquer un fonds de 2,3 milliards FCFA, pour fournir une centaine de tracteurs modernes aux entrepreneurs agricoles.
Ayi Renaud Dossavi
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Le gouvernement togolais via des fonds de la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER), veut lancer des travaux d’entretien de plus de 340 km de route.
Les travaux prévus sur la route nationale RN N°1 seront réalisés à Lomé (GTA), Togblekopé, Tsévié, Notsé, Atakpamé et Aouda, Sokodé, Kara et Kanté. Il s’agit de grosses réparations, des réparations localisées et des travaux de resurfaçage.
Dans les détails, les fonds serviront à entretenir 61 km de route dans la région maritime. La région des Plateaux aura 86 km de routes entretenues. Dans la région centrale, 59 km de routes seront pris en compte par les travaux et dans la région de la Kara, il y aura 136 km de routes à entretenir.
Un appel d’offres international est ouvert jusqu’au 05 mars prochain pour la réalisation de ces travaux qui se subdivisent en 12 lots. Si une entreprise est libre de soumissionner pour 4 lots au maximum, aucune d'elles ne peut en revanche remporter plus d'un lot, indique-t-on.
Notons que dans le cadre des travaux d’entretien routier prévus en 2020, la SAFER s’est déclarée à même de mobiliser 14 milliards FCFA. Des ressources légèrement au-dessus du 1/3 du coût global des travaux envisagés cette année, soit 39 milliards FCFA.
Séna Akoda