Une fausse information défile sur les réseaux sociaux, attribuée à la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Selon l’infox, il circule « de faux numéro de série sur les billets de 10 000 et 5 000 franc CFA » et invite la population « à ne plus accepter les coupures de 10 000 et 5 000 F CFA portant sur les numéros de série A, N, S et T »
Cette Fake-news vient de faire l’objet d’un démenti strict par la Banque Centrale.
Ainsi, dans une récente note officielle, l’organe d’émission sous-régional dément « formellement être à l’origine de ces fausses informations et appelle par conséquent les populations à la plus grande vigilance ».
L’institution financière précise par ailleurs que les usagers peuvent se renseigner sur son portail officiel, tout en se réservant le droit « d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices » des actes et messages « de nature à altérer la confiance des usagers ou porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membres de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA) ».
A ce jour, informe la Banque Centrale, il n’y a donc pas de fausses coupures de « 5000 » et « 10000 » en circulation dans l’espace communautaire.
Ayi Renaud Dossavi
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Conforté par ses performances dans les deux récentes publications du Doing Business (2019 et 2020) où il a gagné 59 places, le Togo maintiendra le cap des réformes les cinq prochaines années. Le président togolais Faure Gnassingbé place de fait, l’amélioration de l’environnement des affaires parmi les priorités du nouveau mandat de 5 ans qu’il va démarrer le 05 mai prochain. L’information est rapportée ce lundi 20 avril par republiquetogolaise.com, le site officiel du gouvernement togolais, qui cite un entretien accordé par le locataire du Palais de la Marina à FDI Intelligence, service spécialisé du célèbre magazine économique américain Financial Times. « Notre pays est résolument déterminé à adopter une série de réformes. L'objectif est de rendre l'environnement des affaires plus attractif, de mobiliser davantage d'investissements et de réaliser une forte croissance économique à moyen terme », a déclaré le N°1 togolais.
Avec dans son viseur la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022) et un taux de croissance de 7,6 %, le Togo compte en effet mobiliser les 2/3 des ressources nécessaires, soit environ 3 000 milliards FCFA auprès du secteur privé.
Dans cette entrevue, Faure Essozimna Gnassingbé attribue les récents succès du pays en matière de facilitation des affaires et l’attrait des Investissements Directs Etrangers (IDE) au Togo, à « l'engagement politique, le pragmatisme et le leadership des plus hautes autorités du pays ».
Le Chef d’Etat togolais réaffirme par ailleurs sa confiance dans un Partenariat Public-Privé dynamique et l’engagement de son gouvernement à accompagner le secteur privé: « Nous sommes fermement résolus à faire du secteur privé l'acteur clé et le moteur de notre économie en lui accordant une grande attention et en faisant preuve de flexibilité et de souplesse dans la gestion de nos partenariats ».
Séna Akoda
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Deux semaines à peine après son lancement, le programme Novissi a déjà alloué plus de 2,5 milliards FCFA aux Togolais, dans le cadre du plan de soutien gouvernemental aux personnes et familles les plus affectées par les mesures de riposte à la pandémie du Covid-19.
Selon les statistiques mises à jour, fin semaine écoulée, plus de 2,689 milliards FCFA ont été distribués à plus de 462 000 personnes sur quasiment le triple de personnes enregistrées.
Dans les détails, plus de 300 998 femmes ont raflé plus d’1,8 milliard FCFA tandis que 161 064 hommes, pour leur subsistance dans le contexte actuel de crise sanitaire, s’en sont tirés avec plus de 845 millions FCFA.
En moyenne, chaque femme réunissant les conditions d’éligibilité a reçu 6 125 FCFA. Quant aux hommes, ils ont chacun perçu 5 252 FCFA.
Ces montants représentent la moitié du montant total des allocations mensuelles prévues en faveur de chaque couche vulnérable.
Séna Akoda
Malgré la crise sanitaire qui sévit dans la zone, le marché financier régional est à flot. Ce vendredi 17 avril, le Togo a bouclé la levée de fonds de 22 milliards FCFA.
Le pays, a la recherche de 20 milliards à travers un bon assimilable du trésor (court terme), a été abondamment servi par les investisseurs régionaux, à hauteur de 29 milliards, soit un taux de couverture de plus 147%.
Si depuis le début de l’année, les recettes domestiques se sont raréfiées, sapées le coronavirus dont le premier cas a été détecté le 06 mars, ce nouveau succès constitue une autre bouffée d’oxygène pour Lomé. Pressé par la pandémie, le pays a dû prendre des mesures drastiques, impliquant un confinement partiel aux coûts socio-économiques pesants.
Si plusieurs financeurs ont annoncé leur volonté d’accompagner cette période de vache maigre, seuls le FMI et la Banque mondiale ont, pour l’instant, sorti une enveloppe à la hauteur de l’épidémie. Le premier, en plus d’octroyer la dernière tranche du financement du programme triennal, a complété son engagement avec 58 milliards FCFA supplémentaires pour lutter exclusivement contre le Covid-19. La Banque mondiale quant à elle a soutenu les autorités togolaises à hauteur de 7 milliards FCFA.
Pour rappel, le 13 mars, le Togo réussissait à mobiliser 55 milliards FCFA alors que le premier cas venait d’être détecté sur son sol.
Fiacre E. Kakpo
« Après trois ans de mise en œuvre du programme soutenu par le FMI, la performance est satisfaisante dans la plupart des secteurs », conclut en substance le Fonds, au sortir de sa 6ème et dernière revue du programme d’accord soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) pour le Togo.
C’est donc sur un tableau globalement positif que le pays aura conclu ce programme triennal, approuvé en mai 2017, assorti d’un appui financier d’environ 239,3 millions $.
Le seul bémol étant dans le secteur financier où « les réformes ont connu des retards »
Bilan globalement positif
Depuis 2017, le pays aura notamment respecté le critère de convergence de l'UEMOA d'un déficit budgétaire ne dépassant pas 3% du PIB, engrangé des progrès en matière de réformes structurelles liées à l'administration des recettes et à la gestion des finances publiques, de collecte des arriérés d'impôts, ainsi que de soumission en ligne des déclarations en douane et d’étapes vers la budgétisation des programmes.
Point fort, « Le Togo a été l'un des pays les plus performants dans l'amélioration du climat des affaires ces dernières années », félicite le Fonds, tout en recommandant de poursuivre les réformes, en particulier dans le renforcement de la gouvernance, et la mise en œuvre des mesures décrites dans le plan national de développement. L’accent est aussi mis sur les deux banques publiques, actuellement en cours de privatisation, « pour préserver la stabilité financière et éviter des risques au budget de l’État ».
Coronavirus, un cygne noir
Si le pays aura ainsi « réalisé des progrès considérables en 2017-2019 », la reprise va être entravée par le Covid-19, véritable cygne noir qui met à mal toutes les prévisions de 2020 au niveau mondial.
Comme ses voisins, le Togo fera donc face à des défis cette année. En substance, « les projections de croissance pour 2020 ont été sensiblement revues à la baisse. Le déficit budgétaire et le besoin de financement de la balance des paiements pourraient s’élargir considérablement en raison de la perte de recettes, de l'augmentation des dépenses de santé et de la baisse des exportations. »
En tout état de cause, le Togo recevra une aide additionnelle de la part du FMI, dans le cadre de l’appui face au virus, avec le décaissement de 131.3 millions $ à la fin de la FEC. Une somme « presque quatre fois plus important que le montant initialement prévu ».
Ayi Renaud Dossavi
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Alors que l’Afrique subsaharienne est en passe de connaître sa première récession depuis 25 ans, les voyants sont aussi au rouge pour le Togo. Le Pays fortement connecté au reste du monde devrait voir sa croissance chuter à 1% contre des projections initiales de 5,5%, et révisées il y a seulement quelques semaines, à 3%.
Sales temps pour le PND qui devrait prendre son envol, une fois la page de l’élection présidentielle tournée. Rendez-vous raté. Bien qu’on pourrait s’attendre à une reprise poussive, mais encourageante dès l’année prochaine, dans un scénario où le coronavirus pliait bagage plus vite que prévu, rien n’est moins sûr. Car le Togo, hub logistique et centre des affaires de premier plan, est fortement sensible aux chocs externes.
La dynamique économique est liée à 25% aux résultats économiques français, moins de 20% au train de chacune des économies italienne, allemande et espagnole. Ceci, dans un contexte où la zone euro est condamnée à une importante récession (plus de -7%).
Avec ses liens commerciaux forts avec la Chine et l’Europe, sa dépendance vis-à-vis du tourisme, la faiblesse de son système sanitaire, le Togo pâtira fortement des conséquences négatives du nouveau coronavirus (Covid-19), prédit le FMI.
Dans sa dernière mise à jour sur les perspectives de croissance pour l’Afrique subsaharienne, un document présenté ce 17 avril par son Représentant-Résident, Sampawendé Jules Tapsoba, le fonds ne cache pas l’incertitude qui plane sur l’économie togolaise. Le solde budgétaire, dons y compris, qui était sorti excédentaire fin 2019, devrait à nouveau se creuser pour atteindre 4,1% et l’inflation grimper sensiblement à 2% contre 0,7% en 2019. Des progrès douchés. Il faut remonter à la période 2010-2016, pour voir un tel gap, montrent des données compilées.
Les premiers symptômes de ce tableau sombre sont palpables dans les secteurs du détail et de loisirs, a confié le Responsable. La fréquentation des commerces de détail et des lieux de loisirs et des marchés ont baissé du tiers entre janvier et février, bien avant l’annonce du premier cas au Togo et des mesures drastiques de confinement partiel. Le Togo est, avec le Nigeria, le Ghana, et le Sénégal, l’un des pays les plus touchés. Le taux de rétention à la maison a fortement augmenté dans une économie encore à la traîne sur le plan du e-commerce.
Fiacre E. Kakpo
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Le ministère de l’économie et des finances togolais vient de mettre en place un compte bancaire dédié au Fonds de Solidarité nationale, annoncé par le Président Faure Gnassingbé en début de ce mois dans le cadre de la riposte au Covid-19, afin de permettre à tout citoyen ou bonne volonté d'y apporter sa contribution financière.
On se rappelle en effet que le numéro 1 togolais avait, dans son adresse à la nation togolaise, lancé ce mécanisme avec l’ambition de mobiliser 400 milliards FCFA pour faire face à la pandémie, d’un point de vue sanitaire, sécuritaire et socio-économique.
Si la facilité sera financée par l’Etat et ses partenaires, la porte est également ouverte aux acteurs privés et citoyens, désireux de participer à “l’effort de guerre”.
Ledit Compte bancaire a été ouvert auprès de Coris Bank, et les contributions peuvent se faire par chèque émis à l'ordre du Trésor Public, par virement ou par versement d'espèces.
Relevé d’identité bancaire du compte
Intitulé : TRESOR SOLIDARITE NATIONALE COVID-19
IBAN : TG1820100100129282410108
SWIFT : CORITGTG
Ayi Renaud Dossavi
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La Société des Postes du Togo (SPT) et le programme Novissi se mettent ensemble pour sensibiliser les commerçants à l’utilisation des outils de paiements électroniques dans les marchés du Grand Lomé.
Cette démarche vise à promouvoir l’utilisation du porte-monnaie électronique Eco CCP de la Poste, et des moyens de paiements mobiles Tmoney, Flooz. Elle est initiée dans un contexte de crise sanitaire liée au Covid-19 où les contacts humains sont à éviter, ou à réduire au minimum.
En pratique, des agents en gilet jaune portant les logos de la Poste, d’Eco CCP et de Novissi, sillonnent les marchés concernés, à la rencontre des commerçants dans ces lieux qui favorisent les contacts, identifiés comme des comportements à risque de propagation du virus.
Démarrée la semaine dernière, cette campagne de sensibilisation se déroulera jusqu’à la fin de ce mois d’avril 2020, d’après l’institution dirigée par Kwasi Kodjo Djodjro.
Séna Akoda
L’agence de communication « Beyond Productions » dirigée par la Togolaise Tinda N’Guessan, va être en charge de la communication sur le Projet d’Appui à la Gouvernance Economique au Togo.
C’est ce qu’indique un avis d’attribution de marché diffusé par le Ministère de l’Economie et des Finances, chargé de ce projet.
Devenue célèbre par la production de « Big Stories », son magazine télé qui met en lumière à travers des films documentaires, les histoires marquantes et les exploits de certaines personnes au profit de leurs communautés, cette agence travaillera bientôt à donner une grande visibilité au PAGE, tant au niveau national qu’international. Notamment en faisant connaître ses objectifs, ses activités, les progrès réalisés, les contraintes et défis dans le cadre de l’instauration d’une bonne gouvernance économique.
Beyond Productions devra entre autres, pour ce faire, élaborer et mettre en œuvre une stratégie et un plan de communication. Le processus de sélection a consisté d’abord en une présélection d’un trio, sur une liste de 7 concurrents. Et ensuite, en une dernière évaluation sur la base des offres techniques, sur une short-list où cette agence était en concurrence avec Hermès Communication et Intelligence Group.
Séna Akoda
Non seulement le Togo vient d’enregistrer deux décès supplémentaires de patients atteints du Covid-19, mais les conséquences sanitaires vont bien au-delà de ces pertes tragiques, eu égard aux circonstances de ces décès.
En effet, ces deux patientes, « âgées de 63 ans et 39 ans sont décédées dans la soirée du 15 avril. L’une est décédée au cours de son transfert au centre de traitement et l’autre à son admission au centre », sont entrées en contact répété avec des agents de santé du CHU-Sylvanus Olympio de Lomé, notamment le service des urgences et la pneumologie.
Si une quinzaine de médecins sont d’ores et déjà placés en quarantaine, selon de récents développements, le CHU établirait le nombre de cas-contacts au sein du personnel médical à au moins une quarantaine, pour le moment. Autant d'agents de santé à mettre au suivi et à l’isolement, dans un des plus important centre de santé public du pays.
La situation est rendue d’autant plus difficile et complexe, que le corps médical, acteur clé dans la lutte, est toujours en première ligne et donc, paradoxalement, le plus exposé aux contaminations, au risque d'être même vecteur dans le pire des cas.
A ce jour, le Togo dénombre 81 cas confirmés de Covid-19, dont 45 guéris, 31 cas actifs et, regrettablement, 5 décès au total.
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