Togo First

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Le Togo se lance le défi d'atteindre la couverture maximale d’internet aussi rapidement que possible.

En effet, « Nous allons étendre et améliorer la couverture numérique du territoire, notre objectif est que d'ici 2022, 90% de la population accède à l'internet haut débit. », souligne dans une récente communication Cina Lawson, ministre togolaise des postes, de l’économie numérique et de l’innovation technologique, confirmant ainsi les ambitions du pays d’Afrique de l’Ouest.

Pour ce faire, apprend-on, le ministère de tutelle a notamment cherché à définir quels seraient les meilleurs points de passage du réseau, c'est à dire, les plus cohérents avec les infrastructures existantes (réseau ferroviaire, réseau des FAI et opérateurs télécom du pays, E-Gouv) et avec les besoins des utilisateurs.

Pour le gouvernement, l’enjeu relatif au développement de réseaux de communications de très haut-débit est devenu central, avec son rôle de pôle d’attractivité, de productivité et de modernisation pour le pays. Ainsi, « de nombreux domaines, parmi lesquels le commerce, la santé, l’administration, la culture dépendent désormais en effet étroitement de l’usage du numérique », informe le département.

Rappelons qu’au Togo, le Taux de pénétration a atteint 60%, selon les chiffres de l’ART&P, datant de septembre 2019. En ce qui concerne la présence active sur la toile, Hootsuite évoque un chiffre avoisisant les 21%.

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La région des Plateaux, plus précisément Gbadi-Nkougna, à 36 km au Nord de Badou va abriter à l’horizon 2022, une usine de transformation du gingembre et du poivre.

Le projet porté par  la société Boss Approche Agricole en partenariat avec des associés allemands et canadiens devrait mobiliser 13,5 milliards FCFA. Selon les informations rapportées par l’Agence Togolaise de Presse (ATOP), cette unité de transformation va booster les rendements des agriculteurs et créer aussi des emplois qu’indirects.

Au bas mot, prévoit-on, ce seront 200 000 T de gingembre brut de diverses variétés qui seront transformés annuellement. Selon Koudjo Bossiadé, directeur général de Boss Approche Agricole, la filière gingembre tirée par ce projet, va créer 4 000 emplois agricoles. 

L’exploitation de ce produit va générer 1000 emplois ouvriers dans la collecte, le stockage, le traitement, la transformation et la commercialisation. Récemment, le directeur des semences agricoles et plants a procédé à la pose de la première pierre pour la construction de cette usine.


Séna Akoda

« A ce jour, ZÉRO cas de personne suspecte du Coronavirus sur le sol », déclaration ferme de l'Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE), en réaction à une récente infox, une fake news qui agite les réseaux sociaux au Togo.

En effet, de photos montées circulent en ligne et font croire à des articles publiés dans "Le Parisien" et "France Info", sur un "mise en quarantaine" de l'Aéroport de Lomé à cause du Coronavirus (Covid-19). Ces infos font courir un petit vent de panique. De tels articles n'existent tout simplement.

Ainsi, à l'heure actuelle, les autorités togolaises n'ont encore rapporté AUCUN cas de Covid-19 sur leur territoire.

L'Afrique reste par ailleurs le continent le moins atteint par le mal (avec l’Amérique latine…et les régions polaires), avec deux pays touchés au dernières nouvelles, dans le Maghreb (à savoir l’Egypte, et tout récemment l’Algérie). En Afrique sub-saharienne l'Afrique du Sud est en première ligne, selon certains experts.

Néanmoins, point notable, les pays présentant un risque modéré sont : le Nigeria, l’Éthiopie, le Soudan, l’Angola, la Tanzanie, le Ghana et le Kenya.

Rappelons également que l'inquiétude est réelle, au niveau mondial, autour de la pathologie, dont il est de plus en plus difficile d'exclure le risque pandémique. Et si l'OMS reconnait globalement que « le monde n'est pas prêt » face aux défis du virus, les pays sub-sahariens dont le Togo, objectivement les moins équipés, se tiennent en alerte, et se préparent tant bien que mal à faire face à un éventuel cas de Covid-19 sur leur territoire.

Du reste, à terme, outre l’aspect sanitaire, l'impact économique sera un défi majeur pour l’économie mondiale (Notamment en termes de rupture des chaines d'approvisionnement, de ralentissement des grandes économies, et de secousses financières). Les pays Africains, particulièrement, devront faire face au défi lié à leur dépendance aux importations chinoises de matières premières.

Ayi Renaud Dossavi

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Il s’est ouvert en début de semaine, à Genève, la 43ème session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, ouverte par le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres en présence de plusieurs hautes personnalités mondiales. Les échanges doivent porter pendant un mois sur le renforcement, la promotion et la protection des Droits de l’Homme sur la planète.

Le Togo prend une part active aux travaux, par la représentation de son ambassadeur permanent, Yackoley Kokou Johnson, qui a notamment présidé lundi soir (au nom du pays) en qualité de Vice-Président du Bureau du Conseil des droits de l’homme, la troisième réunion consacrée au Segment de Haut Niveau, en présence de la nouvelle Haute Commissaire Adjointe des Droits de l’Homme, Nada Al-Nashif.

Ce dernier présidera par ailleurs tout au long de la session qui s’achève le 20 mars prochain.

Pour rappel, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a été crée en 2006; depuis, c’est l’organe intergouvernemental principal des Nations unies en charge de toutes les questions relatives aux droits de l'homme.

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En appui aux producteurs de soja regroupés, le gouvernement a installé l’huilerie de soja, une unité de transformation de soja en tourteau et en huile de soja à Kparataou, préfecture de Tchaoudjo. Dans le cadre de l’augmentation à 486 515 266 FCFA du capital de cette Entreprise de Services et Organisation de Producteurs (ESOP) dénommée "Huilerie de Sokodé", les autorités togolaises espèrent mobiliser 30% de ce montant auprès du secteur privé national.

Le co-investisseur privé recherché par avis d’appels d’offres ouvert jusqu’au 05 mars prochain, peut être une personne physique, une banque, un établissement de crédit, ou encore un investisseur financier institutionnel. Notamment un Fonds Professionnel de Capital Investissement, un Fonds Commun de Placement, un Fonds d’Investissement de Proximité ou une Société de Capital-risque.

L'investisseur doit être de nationalité togolaise, ne pas être en conflit d’intérêt avec l’huilerie et avoir la capacité de décaisser en cash une somme de 100 millions FCFA pour son entrée au capital de l’usine.

Il devrait en outre, précise-t-on, avoir une bonne connaissance du secteur agroindustriel ou agroalimentaire ou exercer des fonctions de distribution ou d’exportation de produits agroalimentaires. Sa capacité à trouver des débouchés pour la commercialisation ou l’exportation du tourteau ou de l’huile de soja serait un atout, indique le document consulté.

En rappel, cet appel à un co-investisseur privé repose sur la structure de l’ESOP qui comporte le collège des producteurs, le collège du personnel et l’investisseur privé.

Séna Akoda

Si au Togo la production de coton a quintuplé surs la décennie (passant de 27 000 tonnes en 2010 à 137 255 tonnes en 2018, grâce notamment à la restructuration du secteur avec la création de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) et la mise en place de la fédération nationale des groupements des producteurs de coton), ce n’est pas la seule filière à avoir tiré l’économie du pays sur la période.

Ainsi, selon les données recueillies, le café et le cacao affichent un accroissement des productions, respectivement de 76 % et 107%, entre 2012 et 2018 faisant passer les productions de 10 843 tonnes en 2012 à 19 076 tonnes en 2018 pour le café et de 6 126 tonnes à 12 674 tonnes pour le cacao. 

Dans la foulée, la croissance agricole a fait un bon significatif, passant de 3,95% en 2010 à 5,63% en 2018 avec un pic de 14,32% en 2014, soit en moyenne une croissance de 6% par an.

Notons que, pour le pays, deux des prochains défis pour consolider les acquis et aller de l’avant, sont : augmenter le financement au secteur (notamment avec un mécanisme comme le Mifa), et réussir la transformation locale (tel que porté par l’axe 2 du PND).

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Les six premiers mois de cette année sont porteurs de grandes opportunités d’affaires pour les entreprises de BTP. Après l’annonce de travaux d’entretien visant plus de 200 km de pistes rurales, de plus de 340 km de routes et autres, le gouvernement met le cap sur l’entretien de plus de 400 km de routes nationales transversales revêtues.

Ces travaux pour lesquels un avis d’appel d’offres (AAO) vient d’être émis jusqu’au 19 mars 2020, concernent la région maritime (57,6 km de route) et les Plateaux (40,9 km). La région centrale se taille la part la plus importante avec 193 km  de routes devant bénéficier des travaux annoncés, suivie de la région de la Kara (112 km).

Le financement de ces travaux sera assuré par le ministère des Infrastructures et des Transports (MIT) grâce à des fonds de la Société de Financement de l’Entretien Routier (SAFER) dédiés à l’entretien annuel du réseau routier. 

Selon l’avis d’appel d’offres du MIT, les entreprises attributaires de marchés publics dont le taux d’exécution n’a pas atteint  70% et qui sont en retard par rapport au planning d’exécution sont exclus du processus. Elles ne peuvent pas soumettre de dossiers de candidature. 

Séna Akoda 

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Le ministère togolais en charge de l’agriculture vient de conclure avec la Fondation OCP (de droit marocain), une entente dénommée la « Convention Spécifique n°2 », afin de consolider son appui aux efforts du pays, dans la mise en place de sa carte de fertilité des sols. 

OCP devrait participer pour un peu plus de 150 millions FCFA dans le cadre d’un Programme de coopération (d’un cout globale de 695 millions FCFA), aux côtés des 541 millions FCFA du gouvernement togolais. 

Objectif de ce programme d’une durée de 2 ans: évaluer le niveau de fertilité des sols sur une superficie totale d’1,8 millions d’hectares, ainsi que les besoins précis en éléments fertilisants. A ce jour, la moitié du territoire national (50,46%) a été déjà échantillonnée par l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) et des cartes thématiques sont disponibles pour les Régions Savanes et Kara. Il s’agira également de mettre en place une plateforme informatique de la carte de fertilité des sols agricoles. 

A terme, le projet (dénommé Fertitogo) vise à permettre au Togo d’introduire des techniques d’une fertilisation raisonnée basée sur une connaissance précise des sols et leurs besoins en fertilisants.

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Après avoir élaboré son Plan stratégique de lutte contre la corruption (qui couvre la période 2019-2023), la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia) veut enrichir ce document, en associant ses différents partenaires et acteurs impliqués, afin notamment de le rendre conforme standards internationaux. L’organe togolais a organisé à cet effet une rencontre en fin de semaine dernière. 

« Nous sommes à l'heure de la planification (...) nous devons élaborer un Plan pour que la lutte puisse se mener de façon méthodique, secteur par secteur, ministère par ministère », souligne Essohanam Wiyao, président de la Haplucia. 

Ce dernier rappelle également que le pays « a engagé plusieurs réformes dans le sens de la bonne gouvernance économique et financière », illustrées notamment par ses récentes performances en matière de Doing Business, de sa note de 3,2 sur 6 (selon un rapport de la BM évaluant les politiques et institutions en Afrique, « le Togo progresse pour la deuxième année consécutive », souligne à cet effet Wiyao), ou encore son taux de réalisation de plus de 70% des réformes communautaires (Uemoa) en matière d’assainissement de la gestion publique. A contre courant, cependant, notons que Lomé a quand même perdu un point, dans le dernier classement de Transparency International.

Du reste, apprend-on, cette stratégie nationale s’inscrira dans la vision du gouvernement, tel qu’exprimée par le volet Bonne gouvernance du Plan national de développement, promu notamment par le président Faure Gnassingbé, nouvellement réélu (chiffres provisoires). Le Document vise, à terme, à permettre au pays de se conformer aux recommandations de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la corruption, mais aussi de servir de référence à tout projet et programme de lutte contre la corruption et les infractions assimilées au Togo. 

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Si le Togo a enregistré des progrès, en ligne avec les Engagements de Malabo pour le développement de l’agriculture en Afrique, il lui reste cependant du chemin à faire, dans un contexte où, globalement, les pays africains sont encore loin du compte. Pour exemple, seuls 4 pays, au niveau continental, répondent aux objectifs de 2019 (c’est-à-dire obtenir ou dépasser la note de référence de 6,66 pour cette année) : le Rwanda, le Maroc, le Mali et le Ghana.

Ces notes émanent du dernier rapport biennal à la Conférence de l’UA sur la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo de juin 2014, récemment publié.

Cependant, indique le rapport, plusieurs autres Etats (32 au Total), dont le Togo, ont amélioré leurs résultats par rapport à ceux de 2017. Le pays enregistre ainsi une amélioration modeste de 5% (en comparaison, le Bénin est à +34%, le Burkina Faso +13%, le Nigéria +52%, et le Sénégal +36%). On note une régression du score dans d’autres pays notamment au Botswana (-24%), Djibouti (-12%), le Malawi (-2%), la Namibie (-18%) et l’Afrique du Sud (-30%).

Le Togo affiche également un taux de 92,5%, en ce qui concerne l’augmentation durable et inclusive de la productivité agricole, le pays fait partie des 9  qui ont atteint ou dépassé en 2018, l’augmentation minimale de 30% par rapport à 2015 (avec le Botswana (37,4%), le Burundi (38,3%), le Libéria (41,0 %), le Mozambique (35,6%), la Namibie (51,7%), le Rwanda (220,7%), les Seychelles (188,9%), le Soudan (255,9%)).

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En ce qui concerne les efforts pour réduire les pertes après les récoltes (visant à accroître la disponibilité de la nourriture), le Togo fait partie des 10 pays ayant atteint l’objectif de 15% de réduction par rapport au niveau de 2015, avec 21%.

Pour rappel, les engagements de la déclaration de Malabo sur « L’accélération de la croissance et de la transformation de l’agriculture en Afrique pour une prospérité́ partagée et de meilleures conditions de vie » sont au nombre de sept, don notamment : Un Nouvel engagement envers les principes et les valeurs du processus du PDDAA ; le Renforcement du financement des investissements dans l'agriculture ; l’Éradication de la faim d’ici 2025 ; la Réduire de moitié de la pauvreté́ grâce à l’agriculture d’ici 2025 ; la Stimulation du commerce intra-africain des produits de base et des services agricoles ; le  renforcement de la résilience à la variabilité́ climatique, et le Renforcement de la responsabilité́ mutuelle sur les actions et les résultats.

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