Togo First

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Alors que la CEET annonce le remboursement des avances sur consommation pour les clients MT (Moyenne Tension), la Togolaise des Eaux (TDE) enchaîne avec la suppression des frais de raccordement à l’eau pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Petites et Moyennes Industries (PMI). 

Selon une note de service portant exonération des frais de branchement d’eau en faveur des PME/PMI, cette mesure vise à créer un environnement compétitif pour les structures concernées, déjà installées ou en cours d’installation au Togo.

Dans la même veine, la TDE fixe dorénavant le délai d’exécution à 5 jours, dès la signature du contrat d’abonnement. La mesure, précise-t-on, est entrée en vigueur depuis le 26 février dernier et devrait accroître le niveau de satisfaction des opérateurs économiques vis-à-vis de l’institution en charge de la production et de la commercialisation de l’eau au Togo.

Les mesures qu’annonce la note de service de la TDE, notons le, s’intègrent dans un vaste ensemble  de réformes dont la numérisation de la demande en ligne via  le www.tde.tg.

Séna Akoda

Critiqué pour ne fournir que ses propres évaluations sur le processus de contractualisation des formations sanitaires, le gouvernement togolais annonce un audit externe. Le financement de cette opération sera assuré par l’Organisation ouest-africaine de la santé, apprend-on du Conseil des ministres tenu ce jeudi 05 mars 2020, qui informe que cette mesure fait partie des instructions issues du séminaire gouvernemental de février 2019. Une réunion au cours de laquelle le ministre de la santé a été invitée à « prendre des mesures visant à renforcer les acquis et à étendre l’approche aux autres formations sanitaires ».

Alors que les premiers résultats fournis par le gouvernement semblent reluisants, la contractualisation est en passe d’être généralisée. Un nouveau peloton de 8 hôpitaux entrera bientôt dans la danse. Le plan d’extension concerne les CHP Aného, de Kpalimé, de Notsè et de Sotouboua, les CHR de Tsévié et de Lomé-Commune, l’Hôpital de Bè et le CHU Campus.

« L’avis à manifestation d’intérêt, destiné au recrutement de sociétés contractantes, a été publié dans le quotidien Togo-Presse, le 28 février 2020 », précise le relevé du conseil des ministres.

En attendant les résultats de cette évaluation externe, le gouvernement arrête un nouveau bilan satisfaisant au 31 janvier 2020, après celui de début 2019.

« En ce qui concerne le bilan, les résultats validés par les différents acteurs se traduisent entre autres par : une confirmation des tendances initiales, notamment l’augmentation des taux de fréquentation, de consultation, du nombre d’actes et des chiffres d’affaires », souligne-t-on.

 

L’amélioration est également ressentie dans la disponibilité des produits pharmaceutiques, et le respect des règles régissant l’administration publique.

Alors que sa sœur, la Banque mondiale, venait d’annoncer un premier fonds disponible de 12 milliards $ pour aider les pays en développement à faire face à la Pandémie de Coronavirus, le Fonds monétaire international (FMI) fait monter les enchères, et déclare être prêt à débloquer 50 milliards $.

L’information a été rendue publique il y a deux jours, à la faveur d’une conférence de presse, ou la Patronne du Fonds, Kristalina Georgieva, a annoncé la mise à disposition de cette enveloppe, dans la lutte face à la tempête Covid-19.

« Quel que soit le scénario, la croissance mondiale en 2020 sera inférieure au niveau de l'année dernière. », souligne-t-elle. Le niveau de violence du choc étant la grande inconnue de l’équation tout au long de l’année. Selon la Cnuced, la pandémie a déjà couté 50 milliards $ en exportations.

Dans le détail, l’enveloppe du Fonds, essentiellement composée de facilités de financement d'urgence, comprend notamment près de 10 milliards $ disponibles en prêts à taux zéro pour les pays pauvres (via une facilité de crédit rapide).  

Pour le reste du financement (40 milliards $), il devrait être débloqué via le mécanisme de financement rapide, ciblant plutôt les pays émergents, qui pourraient solliciter l’appui du FMI, face à la pandémie.

A ce jour, le virus, très contagieux, touche 84 pays et territoires dans le monde, avec plus de 98 mille cas de contamination selon les chiffres déclarés (et devrait à ce train dépasser bientôt la « barre psychologique » des 100 mille cas), pour 3388 décès officiels; soit un taux de létalité d’environ 3,4%.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo renforce ses outils en matière de décentralisation. Dans cette dynamique, le pays veut clarifier, les rôles et responsabilités des acteurs de l’exécution du budget des collectivités territoriales (des circonscriptions administratives, dotées d'une personnalité morale, et jouissant d’une certaine autonomie en terme de gestion).

En effet, réuni en conseil des ministres hier jeudi 05 mars 2020, le gouvernement a adopté un décret visant à clarifier les procédures d’élaboration, d’adoption et d’approbation du budget de ces entités subsidiaires de l'appareil administratif.

Le texte adopté met notamment un certain accent sur les opérations d’exécution et de fin d’exercice, ainsi que les différents contrôles de l’exécution du budget et l’obligation de rendre des comptes, auxquels sont soumis les acteurs de la gestion des finances au niveau local.

Notons qu'outre de donner un nouveau coup de pouce au processus de décentralisation, enclenché de manière effective l’an dernier (notamment avec le tournant majeur des municipales de juin 2019), cette modification, vise pour le Togo à s'harmoniser avec les recommandations de l'Uemoa en la matière (à savoir sa directive portant régime financier des collectivités territoriales), adopté au niveau communautaire depuis près d'une décennie, et censé être transposé au niveau des Etats. Au Togo, c'est désormais chose faite.

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L’Université de Lomé, première université publique du Togo, a lancé, hier jeudi 05 mars 2020, son mécanisme de financement de la recherche, dénommé «  Fonds compétitif pour le financement de projets de recherche scientifique et d’innovations technologiques à l’UL ».

Doté d’une enveloppe globale de 100 millions FCFA (juste pour l’année académique en cours), cette facilité vise à stimuler davantage la recherche et l’innovation technologique dans le secteur de l’éducation supérieur, ceci au profit des communautés locales, nationales et internationales. Le mécanisme s’inscrit ainsi au titre des efforts fournis par le pays pour orienter les ressources intellectuelles vers la résolution des enjeux réels de la population.

« Il est important pour l’Université d’avoir une recherche au service du développement », souligne à cet effet Dodzi Kokoroko, Président de l’UL.

Dans le détail, deux catégories de projets sont déclinées : les Grands projets de recherche (financés à hauteur de 10 millions FCFA par projet), et les Petits projets (financés à hauteur de 2,5 millions FCFA).

Pour ce mécanisme d’appui, les thématiques éligibles doivent porter sur : les recherches agricoles et environnementales, les sciences fondamentales, humaines et sociales, sciences appliquées et technologies, santé, information et communication, juridiques, politiques, économiques et de gestion.

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Le 1er Conseil des Ministres d’après scrutin présidentiel donnant vainqueur Faure Essozimna Gnassingbé a eu lieu jeudi 05 mars 2020. Selon le compte rendu de cette réunion, il a été procédé à l’adoption du projet de loi relatif à l’identification biométrique des personnes physiques au Togo.

L’identification biométrique consiste à attribuer à toute personne physique de nationalité togolaise ou résidant au Togo, un numéro d’identification unique (NIU) sur la base de ses données démographiques et biométriques. « Ces données ainsi que les NIU permettront de générer une base de données centrale, sécurisée qui servira de référence pour la vérification de l’identité des bénéficiaires des services publics, privés ou sociaux », précise le communiqué du conseil des ministres.

A long terme, indique le Conseil des Ministres, l'opération « permettra entre autres, d’assurer le suivi administratif du citoyen, de simplifier la mise à jour du fichier électoral, de réduire les fraudes dans le secteur financier et de faciliter l’accès aux services de santé ainsi que le ciblage des bénéficiaires des aides dans le secteur social ». Lancé en 2018, le processus d’identification biométrique devrait prendre un coup d’accélérateur, avec l’adoption attendue de la loi y relative.

En rappel, quelques jours plus tôt, le Chef de l'Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé annonçait des réformes, notamment dans l’Etat civil: "désormais, les actes de naissance seront établis gratuitement". Mais pour résoudre le problème d’identité, "dès cette année, nous allons démarrer un programme pour qu’à chaque togolais, soit attribué un numéro d’identification qui jouera le même rôle que les cartes d’identité », a affirmé le N°1 togolais.

Séna Akoda

L’Office Togolais des Recettes (OTR) s’est allié avec l’Association des Femmes Chefs d’entreprises du Togo (AFCET) pour lancer ce jeudi 05 mars 2020, l’opération « Une femme, une identité ».

Objectif : permettre à 300 femmes d’obtenir leurs pièces d’identité, selon les organisateurs. Et, in fine, faciliter l’affirmation de leur identité, 1er pas vers leur contribution à l’essor du pays  et leur inclusion dans la société.

Selon Philippe Kokou Tchodié, Commissaire Général de l’institution en charge de la mobilisation des recettes fiscales et douanières, cette « activité s’inscrit dans la stratégie de collaboration de l’OTR adaptée à chaque type de partenaire, chacun contribuant à sa manière au développement global du pays ».

Cette initiative s’inscrit dans les actions que mène l’OTR au titre de son engagement citoyen. Dans le même registre, ce vendredi 06 mars, l’institution invite à son siège, ses cadres et agents à une opération de don de sang à laquelle ceux-ci ont été sensibilisés hier. C’est « une belle opportunité pour un geste noble à l’humanité et pour  sauver des vies », selon son N°1.

Séna Akoda

Au Togo, les rencontres se multiplient au plan national pour faire face à la pandémie à Coronavirus (Covid-19), alors que quelques pays de la sous-région (Nigéria et Sénégal, nommément) ont déjà enregistré des premiers cas. 

Une réunion de travail s'est tenue à cet effet, hier mercredi 04 mars 2020, entre les ministères de la santé, des transports et autres partenaires, comme l'OMS, sur la lutte contre la pneumonie à coronavirus qui sévit depuis le début de l'année.

A cette occasion, un état des lieux a été dressé, ainsi qu'une évaluation des dispositions prises par l’Aéroport de Lomé (Aéroport international Gnassingbé Eyadema), point d'entrée potentiel d'une contamination, pour prévenir la maladie, et évaluer les différents outils  disponibles.

« Lomé est devenu un hub aujourd'hui, il y a beaucoup de vols vers les Etats unis, l'Europe, et l'Asie, et donc il faut renforcer les mesures à l'aéroport. » souligne Latta Dokissime Gnama, DG de l'ANAC (Agence nationale de l’aviation civile).

« Nous avons plusieurs mesures : la formation du personnel, pour qu'ils sachent traiter les gens; nous avons installé les thermo-scanners; et mis à bord des avions des fiches que les gens remplissent, pour les suivre pendant 14 jours (…) Nous avons en plus une cellule de veille, la cellule opérationnelle de crise, qui surveille tout »

Du reste, les travaux ont également concerné les moyens pour renforcer les actions synergiques en vue d'éviter l'entrée du Coronavirus dans le pays, notamment au Port de Lomé, où le personnel a été également été renforcé. A l’occasion, la Représente Résidente de l'OMS, Dr Fatoumata Binta Diallo, s’est félicitée de la conformité des dispositions prises pour « Zéro cas de Covid-19 au Togo ». Déclarant notamment que le pays est « très avancé dans la préparation et surtout dans la surveillance ».

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Entrée en février 2018 sous la coupole du Groupe Sunu à travers son véhicule d’investissement SUNU Investment Holding, la Banque Populaire pour l'Épargne et du Crédit (BPEC) a achevé sa mue. Désormais, la BPEC devient Sunu Bank, grand début de l’assureur sénégalais dans l’univers bancaire. Ces premiers pas restent toutefois contrastés.  Le premier exercice s’est soldé par une perte de 197 millions FCFA. On est bien loin des résultats sombres qui ont précipité la BPEC vers la restructuration.

Début 2018 lorsque le groupe présidé par le financier sénégalais Pathé Dione décidait de prendre une participation majoritaire dans la BPEC, l’établissement financier était au bord du gouffre.  L’opération de sauvetage pour une banque qui a tourné à perte de 2012 à 2016, permit d’entamer la remise des pendules à l’heure. La banque togolaise sous-capitalisée qui devait faire face à d’énormes défis tels que les créances en souffrance, portait son capital à 20,8 milliards FCFA pour s’aligner sur les exigences du régulateur régional. SUNU Investment holding, participera à cette augmentation de capital pour s’en offrir 65,7%.

Si la BPEC n’est toujours pas sortie de la zone rouge, ses indicateurs prudentiels sont en nette amélioration d’après un de ses plus récents rapports d’activité.

La marge d’intermédiation est passée de 1,5 milliards à 2,3 milliards fin 2018. Toutefois, insuffisante pour porter les objectifs du groupe en matière de Produit net bancaire (PNB).

D’un autre côté, certes, la rentabilité économique est en baisse, mais les actifs continuent de se doper, passant à 66 milliards FCFA. Soit 5 milliards FCFA de plus.  De même, longtemps restée peu profitable pour ses actionnaires, la BPEC semble revenir sur une bonne trajectoire, depuis la prise de contrôle du groupe basé à Dakar.

Pour redorer son blason, Sunu Bank mise désormais sur les services digitaux tels que le whatsapp banking.

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La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) va désormais rembourser aux clients Moyenne Tension, leurs avances sur consommation. « Les avances sur consommation relatives au contrat de fourniture d’énergie électrique en Moyenne Tension (MT) seront désormais remboursables, au bout de trois années d’activités continues pour les nouveaux abonnés », indique une décision de la CEET.

Pour bénéficier de ce remboursement, le client MT doit payer mensuellement et régulièrement à date échue, ses factures d’énergie électrique ainsi que d'autres sommes et frais dus, sur une période de 3 années d’activités continues. 

Une étude en cours, devra déterminer les conditions et modalités de remboursement de l’avance sur consommation des abonnés existants, souligne la décision signée par Mawusi Kakatsi, directeur général de la CEET.

La décision de remboursement des avances sur consommation des clients MT s’intègre dans un ensemble de réformes mises en œuvre par la CEET, en ligne avec l’amélioration du climat des affaires.

Séna Akoda

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