Togo First

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520 nouveaux jeunes, primo-entrepreneurs ont été récemment enrôlés dans le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP).

Ce programme porté par l’Etat togolais avec l’onction financière de la Banque Africaine de Développement (BAD), d’Orabank-Togo et d’autres partenaires financiers, fait la promotion des chaines de valeurs agricoles, notamment le soja bio, le soja et la farine de maïs.

Avec pour ambition de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, l’initiative a réussi à fabriquer des success stories notamment la Jonction de Croissance Agricole au Togo (JCAT) de Yao Toyo, roi du soja bio, Agrokom de Daniel Komlan, et autres. Via son mécanisme de financement, le PAEIJ-SP a permis à ces jeunes de repousser les limites de leur portée, de produire davantage et d’exporter plus.

Par exemple, Agrokom, qui ne transformait que 180 tonnes de soja avant 2016, tutoie les 6 000 tonnes de soja par an sur sa chaîne de valeur (approvisionnement, transformation et distribution). Quant à la JCAT, elle exporte aujourd’hui jusqu’à 10 920 tonnes de soja bio, créant 3 203 emplois directs et 6 931 temporaires.

Selon les informations, le PAEIJ-SP a permis à plus de 25 000 personnes à ce jour de s’insérer.

Séna Akoda

La dématérialisation des procédures et prestations à l’Office Togolais des Recettes (OTR) a franchi un nouveau palier avec le recours obligatoire au Sydonia World, système douanier automatisé.

L’institution  en charge de la mobilisation des ressources fiscales dématérialise totalement la procédure de dédouanement en rendant obligatoire l’envoi dans le Sydonia World, de la déclaration en détail et des originaux des documents relatifs à cette déclaration. Cette réforme s’inscrit en ligne droite des efforts de l’OTR vers  le tout numérique. La validation de la déclaration dans le Sydonia World vaut signature par le déclarant, conformément aux dispositions du Code des douanes national,

La note adressée aux opérateurs économiques précise que la déclaration dans le système douanier automatisé est une condition de recevabilité à la Division des Opérations Douanières du Port de Lomé. Elle souligne qu’il appartient au déclarant de faire la preuve de l’authenticité des documents joints électroniquement à la déclaration en détail.

S’agissant des marchandises exonérées de droit et taxes de douanes, « le dépôt de l’original du titre d’exonération dûment signé par l’autorité compétente, sera préalablement exigé avant tout traitement de la déclaration en douane. Il en sera de même des marchandises admises en franchises au titre de diverses conventions », précise la note.

Séna Akoda

1,5 milliard FCFA, c’est le montant du crédit que le gouvernement met à disposition de chaque préfecture en vue de booster la filière anacarde au titre de la campagne 2020.

Ce crédit dont la gestion est confiée au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole basé sur le partage de risques (MIFA), devrait permettre en effet de relancer cette filière qui d’année en année, enregistre des volumes de production en hausse.

« Il nous appartient, en tant qu’acteurs, professionnels de nous lancer pour saisir ces opportunités qui nous sont offertes », a déclaré Noël Bataka, ministre de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique (MAPAH) à l’occasion du lancement à Lomé de la campagne de commercialisation 2020.

Fort de la hausse continue de la production de ce produit, Noël Bataka encourage les acteurs de la filière à unir leurs forces et énergies pour bâtir une filière capable de faire face à des risques et chocs hexogènes. Ceci, en appui aux efforts du gouvernement pour protéger l’économie et le marché, laisse-t-il entendre.

En rappel, de 2019 à 2020, le volume de noix de cajou destiné à la commercialisation est passé de 22 000 t à 25 000 t, soit une progression d’environ 14%.

Séna Akoda

L’Office Togolais des Recettes (OTR) s'apprête à déployer un nouveau système informatique de gestion intégrée des impôts, selon un récent communiqué. L’outil s’inscrit dans la solide dynamique de numérisation de ses services impulsée par cet organe chargé du recouvrement au Togo.

Ainsi, le nouveau système devrait permettre « la digitalisation de la quasi-totalité de nos prestations telles que : l’immatriculation, la demande des documents fiscaux divers (Carte d’Immatriculation Fiscale, Quitus fiscaux, etc.) la déclaration et paiement qui se feront désormais en ligne. », apprend-on.

En vue de faciliter son adoption par les usagers, le fisc togolais veut lui donner un nom "people friendly". A cet effet, l’Office a lancé dans la foulée, un appel à proposition de noms.

Les propositions, en Français ou en langues locales, devront notamment être : significatives au regard des caractéristiques et avantages de la plateforme (moderne, rapide, facile, commode), courtes ; faciles à prononcer ; et agréables à l’ouïe, précise le communiqué.   

Notons que les propositions doivent être déposées sous pli fermé au secrétariat de la Personne Responsable des Marchés Publics sis au siège de l’OTR. Les deux meilleures propositions, après dépouillement par une commission, seront primées respectivement à 150 000F CFA et 100 000FCFA.

Date butoir : 31 mars 2020 à 17H30.

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Réuni en plénière, hier lundi 9 mars 2020, le Parlement togolais vient de voter à l’unanimité un projet de loi visant à réglementer la profession d’ingénieur au Togo. Dans la foulée, le pouvoir législatif entérine également la création d’un Ordre national des ingénieurs.

Ce projet de loi avait été adopté par le gouvernement (Conseil des ministres) en début décembre dernier. Les bases sont désormais établies, pour plus de réglementation dans la profession des ingénieurs, qui doivent « satisfaire à des standards et à une éthique », selon le gouvernement.

Cette adoption s’est faite en présence de Koko Ayéva, ministre de la Ville, de l'urbanisme, de l'habitat et de la salubrité publique, venue défendre le projet, en vue de « permettre au public d'être assuré de la prestation efficace de l'ingénieur dans ses différents domaines de spécialité. »

Par ailleurs, apprend-on, cette étape, ainsi que la prochaine mise sur pied de l’Ordre des ingénieurs, « s’intègre dans un vaste programme visant à garantir et à sécuriser la propriété des citoyens. » Elle entre en cohérence avec le renforcement de l’arsenal juridique du pays, citons à cet effet : l’adoption du Code foncier et domanial, la codification du métier d’architecte et d’urbaniste.

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Les opérateurs économiques ne paieront plus la taxe pour escorte des marchandises dénommée « Travail Extra Légal pour escorte », applicable aux marchandises en régime douanier de transit.

Cette  mesure fait suite au choix opéré par l’Office Togolais des Recettes (OTR) d’adopter un outil opérationnel douanier permettant un suivi électronique des marchandises en régime de transit au Togo.

Ce système de tracking des marchandises dénommé SSE consiste, selon une source proche de l’institution qui collecte les recettes fiscales et douanières, à apposer des balises émettant des signaux, sur les véhicules transportant les marchandises en transit.

En pratique, cette technologie dispense les douanes de l’escorte physique des marchandises susvisées qui supposait d’affecter un agent des douanes aux opérateurs économiques pour suivre les marchandises sur tout leur itinéraire jusqu’à la frontière. Et l'opération avait un coût que devaient supporter les commissionnaires en douane agréés, les consignataires, les importateurs, exportateurs et autres.

L’objectif de l’escorte, confie à Togo First un spécialiste de la question, est d’éviter que des marchandises en transit, donc non soumises à dédouanement, soient reversées sur le territoire national par des opérateurs « indélicats », et commercialisées.

A terme, il s’agissait d’éviter la concurrence déloyale entre commerçants et des fraudes aux intérêts de l’Etat.

Séna Akoda

Dans le Top 20 des pays africains producteurs de Bambou de Chine, le Togo arrive à la 18ème, c'est l'un des plus modestes contributeurs pour cette plante, venant néanmoins devant l’Ouganda.

 Le classement émane de récentes informations publiées sur cette plante herbacée, aux nombreuses utilisations, dont le principal producteur est incidemment…la Chine.

Pour ce marché, considéré comme sous-exploité en Afrique par l'Organisation internationale sur le bambou et le rotin (INBAR), les principaux producteurs africains sont l’Ethiopie, le Bénin (premier en Afrique de l’Ouest) et le Burundi, qui forment le trio de tête.

En Afrique de l’Ouest, le Ghana et le Nigéria viennent après le Bénin (respectivement 7ème et le Nigéria (13ème), pour un marché global évalué à près de 60 milliards $ en 2014  et considéré comme en pleine expansion.

De fait, les secteurs privés et public africains ont entamé des démarches pour la commercialisation de la plante. Et à ce jour, sur la trentaine de pays africains où pousse naturellement cette graminée, 18 (dont le Togo) font partie de l'Organisation internationale sur le bambou et le rotin.

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Il s’est ouvert ce lundi 9 mars 2020 à Lomé, un atelier de formation et de sensibilisation des acteurs nationaux du secteur éducatif, sur les méthodologies permettant de réglementer, l'obtention de ce diplôme clé pour l’éducation supérieure.

La rencontre de 5 jours, qui réunit enseignants, directeurs régionaux et inspecteurs venus de toutes les régions du pays, vise à les outiller sur le projet d’harmonisation du Baccalauréat dans l’espace communautaire Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine).

Un processus qui « ambitionne d’assurer la crédibilité de cet important examen » souligne Assoukou Raymond Krikpeu, Représentant résident de l’Uemoa au Togo, « mais surtout de faciliter la mobilisation des jeunes dans l’espace communautaire ».

L’atelier va ainsi permettre d’informer les acteurs au niveau national, de la démarche en cours au niveau sous-régional, et de les former sur la méthodologie d’harmonisation des sept disciplines qui comptent pour cet examen. A terme, il s'agit d'avoir un examen synchronisé dans l'Union qui couvre les 8 pays francophones d'Afrique de l'Ouest.

Notons que ce projet d’harmonisation fait actuellement l’objet d’une phase pilote, qui concerne 4 matières (à savoir, les sciences de la vie et de la terre (SVT), le Français, les mathématiques, et l’histoire géo). Un premier test, un examen sous-régional synchrone du baccalauréat blanc, est à cet effet prévu pour 2022.

Dans un récent communiqué, le ministère en charge de l’agriculture au Togo rappelle, que l’Atrazine et le Paraquat sont bels et bien interdits sur le territoire, et invite les agriculteurs à signaler tout cas de vente de ces produits.

En effet, le pays a interdit depuis 2018 « l’importation et la distribution de ces deux produits sur le territoire togolais et entrepris depuis lors des actions en vue de la saisie et du retrait de l’ensemble des stocks résiduels éventuellement encore en circulation », souligne Noel Koutéra Bataka, ministre en charge du secteur agricole.

De fait, en 2019, plus de 13 tonnes d’Atrazine ont été saisis.

Cette mise au point de l’autorité publique veut préciser les choses, notamment en réponse à de récentes publications sur les réseaux sociaux sur les effets dévastateurs de ces deux substances, dont les effets effets repro- et génotoxiques sont avérés ; en plus de causer entre autres, lésions oculaires, saignements de nez, irritations et brûlures de la peau, et troubles respiratoires.

Rappelons que, pour les mêmes raisons sanitaires, le pays a également interdit le Glyphosate

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Le Conseil Interprofessionnel de la Filière Anacarde du Togo (CIFAT) a dévoilé en fin de semaine dernière, le volume de noix de cajou brut qu’il met sur le marché, au titre de la campagne 2020. Soit 25 000 t, au prix bord champ de 325 F le kg, selon le président du conseil d’administration de la faîtière. Cette annonce a été faite lors du lancement à Lomé de la campagne de commercialisation de la noix de cajou.

Sur la période 2017 - 2019, rappelle le N°1 du CIFAT, la production de l’anacarde est passée de 15 000 t à 22 000 t, soit une progression d’environ 47 %. Avec l’évolution notée de 22 000 à 25 000 t sur la campagne 2019-2020, c’est une croissance d’environ 14% qui est enregistrée. Ce qui dénote, selon Komla Mawuko Gozan, de la bonne santé de la filière au Togo.

Aussi, une part belle est-elle prévue en faveur de la transformation. Selon les prévisions, 7 000 t de noix de cajou devraient être transformées, avant exportation.

En rappel, une mesure fiscale incitative a été adoptée en novembre 2018 pour promouvoir la transformation de ce produit. Si au cordon douanier, il est prélevé 40 FCFA par kg sur les noix de cajou brutes, c’est seulement 5 FCFA qui devraient être perçus sur le kg de la noix de cajou transformée.

Dans la même lignée, révèle le président du CIFAT, pour la campagne lancée, des mesures strictes sont prises : « aucun convoyage n’est autorisé, aucune cargaison ne doit quitter l’intérieur pour Lomé au cours d’une période moratoire. L’idée est de permettre aux unités de transformation de s’approvisionner suffisamment en matière première », indique-t-il.

Séna Akoda

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