Togo First

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L’Office Togolais des Recettes (OTR) et la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS) ont lancé, via diverses initiatives, leur transition vers l’ère digitale.  D’abord par une présence sur le web à travers un portail numérique,  une refonte de tout leur dispositif digital, ensuite par la mise en ligne de leurs diverses prestations et enfin, la digitalisation des paiements.

Si au départ, le recours au digital a été présenté comme une option, visant à faciliter les paiements aux contribuables des deux services, progressivement, il prend des allures d’une contrainte, à l’aune de la difficile adhésion des bénéficiaires desdites réformes.

Si au 28 février 2019, plus de 1700 grandes entreprises ont recouru à la télé-déclaration des cotisations à la CNSS traduisant une adhésion à la réforme digitale en cours, le télépaiement qui complète ce processus semble ne pas avoir reçu le même accueil.

A l’OTR également, les informations font état de ce que la réforme instituant le télépaiement des impôts et taxes au profit des grandes et moyennes entreprises ne suscite pas l’engouement escompté. Un constat qui a contraint le Top management des deux institutions à rendre obligatoires la télé-déclaration et le télépaiement. Pour faciliter aux contribuables cette migration, l’OTR annonce également l’extension de l’E-paiement bancaire à toutes les banques et l’admission du mobile payment. Les banques partenaires de l’OTR à ce jour sont Ecobank, l’UTB, la BTCI, Banque Atlantique et Orabank.

Dans la même tendance, on note les efforts des grands facturiers notamment la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) et la Togolaise Des Eaux (TDE) qui ont adopté le mobile payment. Les acteurs de téléphonie mobile comme TogoCom et Moov pour leur part, ont digitalisé la vente de crédits de communication et mis en place des services de mobile money à savoir respectivement TMoney et Flooz.

Le processus devrait déboucher sur la digitalisation de tous les services de paiement et, l’interdiction des paiements physiques. Ce sera, indique-t-on, une généralisation du processus amorcé par l’OTR et la CNSS vers le tout-digital.

Séna Akoda

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Togo First revient dans ce dossier Rétro, sur quelques activités ayant marqué le secteur des mines en 2019.

Avril 

L’Université de Lomé lance des filières dédiées au secteur minier

Lancement des Licences en Géologie minière et en Chimie analytique à l’Université de Lomé, dans le cadre du Projet de Développement et de Gouvernance Minière

Juillet

ICA Invest décroche le permis d'exploitation à grande échelle du gisement d’argile de Ledjoblibo (Dankpen, 417 km de la capitale togolaise, dans la région de la Kara)

L’attribution du permis d’exploitation de ce gisement devrait permettre à l’Etat d’améliorer ses revenus miniers.

retour in 1 les evenements marquants dans le secteur minier en 2019

Le gouvernement prépare la modification du Code minier

Le projet de loi devrait participer à la définition des types d’investissements, concourant d’une part à la croissance économique et, d’autre part, à la réduction de la pauvreté à travers les activités minières.

Octobre

Le gouvernement adopte un projet de loi autorisant la ratification des statuts du Centre Africain de Développement Minier

Le Centre Africain de Développement Minier (CADM) va, une fois ses statuts ratifiés par le Togo, assister le pays dans la mise en œuvre de ses réformes minières. La création en décembre 2013 du CADM répond, à la volonté de l’Union Africaine de coordonner et de superviser la mise en œuvre de la Vision Minière Africaine (VMA) et de son plan d’actions. 

Le Togo valide une étude sur la contribution de la production des mines artisanales et à petite échelle au PIB

L’étude menée par l’INSEED et le ministère en charge des mines, révèle que le Togo a tiré 18 milliards FCFA de la vente des mines de petites tailles. Elle recense 1621 unités économiques d’exploitation des mines de petites tailles réparties sur toute l’étendue du territoire qui emploient plus de 10 000 personnes.

Société Générale des Mines, filiale de Keras Resources décroche le permis d’exploitation du gisement de manganèse de Nayéga (préfecture de Kpendjal ouest).

Les recherches menées par cette société évaluent à près de 8,5 millions de tonnes les réserves de Manganèse découvertes dans la zone.

retour in 2 les evenements marquants dans le secteur minier en 2019

Une étude révèle que les Togolais ont de plus en plus une perception positive sur l’activité minière soucieuse de l’environnement

Ce rapport a été validé pour permettre au Togo de relever les défis qui se posent en matière de gestion des impacts environnementaux de l’activité minière.

Décembre

La Politique de réinstallation des populations (CPRP) affectée par les exploitations minières validée

Le texte vise à améliorer la réinstallation des populations affectées par les activités minières

Mise en place d’un cadastre minier

 Mise en place d’un cadastre minier pour la gestion des titres et permis

Le gouvernement togolais met en place des outils de gestion de ses données géo-minières, en lançant à Lomé les Systèmes de Cadastre Minier (SCM), d’Information géologiques et minière (SIGM), et de Gestion Electronique de Données (GED).  Ces outils informatisés devraient contribuer à l’amélioration de la gestion des ressources minières.

Tenue du forum national sur la redevabilité du secteur minier 

Le thème retenu était : « l’exploitation minière au service du développement durable »

 

En matière de gestion des subventions octroyées par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Global Fund), le Togo affiche de meilleurs résultats que la moyenne générale dans la sous-région ouest africaine. L’information émane d’un rapport du Fonds, dans son deuxième audit des subventions allouées à la lutte contre ces trois maladies au Togo.

Le Bureau de l'Inspecteur général du Fonds mondial a ainsi constaté que le pays avait fait des progrès considérables dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, avec des résultats remarquables, par rapport à la moyenne régionale de l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

Ainsi, pour le cycle de mise en œuvre actuel, qui s'étend de janvier 2018 à décembre 2020, le Fonds mondial et le Togo ont signé des subventions d'un montant de 73,2 millions $. En juin 2019, à mi-parcours du cycle de subvention, 22,1 millions $, soit 30 % du montant signé, avaient été décaissés.

Au Togo, le bénéficiaire principal de ces ressources est l'Unité de Gestion de Projet (UGP), qui relève du Cabinet du Premier Ministre, avec trois programmes de lutte contre les maladies du Ministère de la Santé, comme sous-récipiendaires.

R.E.D

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Le club espagnol de football FC Barcelone va implanter un centre de formation au Togo. L’annonce a été faite par Claude Emmanuel Ajavon, partenaire du FC Barcelone en marge du deuxième stage de formation tenu par le club catalan dans le pays, qui s’est achevé le 30 décembre 2019.

Le Togo sera, à ce titre, le quatrième pays d’Afrique à bénéficier de l’implantation d’une académie du club catalan après l’Egypte, le Nigeria et la Zambie. En effet, La Barça Académie est l’Académie officielle du FC Barcelone qui existe déjà dans 32 pays à travers le monde.

Le choix du Togo, « Un fait historique à la fois pour le football togolais et à la fois pour le football africain car un club légendaire comme le FC Barcelone a bien évidemment choisi avec beaucoup de précaution les pays dans lesquels il veut s’implanter. », selon Claude Emmanuel Ajavon, est justifié en effet par les potentialités de ses jeunes footballeurs.

Notons que cette structure sera notamment composée d’un centre à Lomé et d’autres infrastructures de formation dans les villes secondaires du Togo, en vue de donner les mêmes opportunités aux jeunes dans tout le pays. Du reste, apprend-on, outre la formation des joueurs, l’académie formera également les entraineurs locaux, dans un souci de transfert de compétences.

R.E.D

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Janvier

Adoption d’un cadre juridique pour la production, la distribution et la commercialisation des énergies renouvelables

L’ambition des pouvoirs publics en franchissant ce cap est de « relever les défis liés à l’insuffisance de l’énergie, augmenter la capacité en énergie électrique » et réduire la dépendance énergétique du Togo.

Février

Le Fonds Vert donne un coup de pouce aux pays de l’Uemoa via la BOAD.

Le Togo, le Benin, le Burkina-Faso, la Guinée-Bissau, le Mali et le Niger obtiennent du fonds vert pour le climat une enveloppe de 100 millions d’euros. Les fonds qui seront mis à disposition de la BOAD serviront à assurer la transition de ces pays vers les énergies renouvelables

Mars

Le gouvernement met en place une subvention pour les ménages dans le cadre du projet CIZO

Le Togo institue pour 36 mois, une subvention mensuelle de près de 40% en faveur des ménages détenteurs de kits solaires individuels CIZO.

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Kya Energy Group, une startup togolaise retenue pour former 3000 techniciens à la maintenance de kits solaires sur l’initiative CIZO

La société KYA-Energy Group, lauréate du prix d’excellence « Start up BOAD » en 2018, décroche un contrat auprès du gouvernement togolais pour la formation de 3000 techniciens en maintenance sur le projet CIZO.

MoU entre le Togo et AMEA POWER pour l’installation d’une centrale solaire à Blitta.

Un séjour du Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé aux Emirats Arabes Unis permet la signature d’un Mémorandum d’entente avec AMEA Power pour l’installation d’une centrale solaire photovoltaïque de 30 MW, à Blitta, dans le centre-nord du Togo.

La BOAD s’engage pour financer la centrale thermique Kekeli Efficient Power.

Le CA de la BOAD approuve un financement de 25 milliards FCFA pour la construction de la centrale thermique Kekeli Efficient Power.

Dèdèriwè Marc Ably-Bidamon, ministre des Mines et de l’Energie, participe au 13è forum germano-africain de l’énergie

Entre autres activités, il y présente les enjeux de la réalisation et le financement de la révolution énergétique en Afrique.

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Juin

Lancement d’activités pour SOLEVA, 2ème opérateur agréé sur l’initiative Cizo

Après BBOXX, SOLEVA, 2ème opérateur agréé sur l’initiative Cizo lance ses activités.

Pose de la première pierre de la future centrale thermique Kekeli Efficient Power

Le Premier ministre Komi Sélom Klassou et le groupe Eranove posent la première pierre de la future centrale thermique Kekeli Efficient Power. D’une puissance installée de 65 MW, cette centrale utilisera la technologie du cycle combiné qui permet de produire plus d’électricité sans consommation additionnelle de gaz et en limitant les rejets de CO2 dans l’atmosphère.

Finalisation d’un appui UE-BAD en faveur de CIZO dans le cadre du nouveau plan d’investissement de l’UE en Afrique 

L’UE annonce la préparation avec la BAD, d’un appui au projet d’électrification rurale CIZO dans le cadre de son nouveau plan d’investissement pour l’Afrique.

Juillet

L’initiative CIZO dans la ligne de mire de Mitsubishi 

Mitsubishi s'annonce sur le programme CIZO, au détour d’une audience accordée à son responsable Afrique Yas Doida, par le Chef de l’Etat togolais.

Août

Entrée de Mitsubishi au capital de BBOXX, avec 50 millions $

Mitsubishi entre au capital de BBOXX, en levant 50 millions $ au profit du britannique spécialisé dans la conception et la commercialisation de solutions énergétiques par kits solaires individuels.

Ecobank passe au vert

La Banque panafricaine Ecobank Transnational Incorporated (ETI) migre vers les énergies vertes en installant des centrales solaires photovoltaïques à son siège pour une alimentation partielle.

Octobre

Le oui de l’équipe du Doing Business aux réformes de la CEET

Dans son rapport Doing Business 2020 sur la facilité de faire des affaires dans le monde, la Banque Mondiale salue les performances du Togo en matière de raccordement à l’électricité.

Le pays se classe 99è avec 72,6 points sur 190 pays évalués avec 3 réformes majeures : une réduction de 50% du coût de raccordement pour les entreprises, une réduction à moins de 30 jours du délai de raccordement contre deux mois et demi en 2017 et l’efficacité de la fourniture de l’électricité. Dans le Doing Business 2019, le Togo occupait la 105è place avec 70 points.

Décembre

Eranove boucle le financement de la centrale thermique Kekeli Efficient Power de Lomé

Eranove boucle le financement de Kekeli Efficient Power, d’un montant total de 65,4 milliards FCFA auprès de prêteurs institutionnels et commerciaux de la place (BOAD, AFC, Orabank Togo, BIA Togo, NSIA Benin et Banque Atlantique Togo). L’opération est garantie par GuarantCo à hauteur de 14, 2 milliards FCFA.

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La BAD octroie environ 9 milliards FCFA au Togo en appui au volet social du Cizo et au PND

Le gouvernement et la Banque Africaine de développement (BAD) ont acté l’accord sur le Projet d’appui au volet social du programme Cizo d’électrification rurale du Togo (PRAVOST) et le Projet d’appui ciblé à l’exécution du PND.

Séna Akoda

Le dernier trimestre 2019 aura vu le Togo totalement absent du marché financier régional UMOA-TITRES.

Le pays qui a réussi un grand coup en décrochant fin 2019 un emprunt sur le marché international, fait son grand retour en ce début 2020 sur UMOA-TITRES et annonce rechercher 25 milliards FCFA. L’instrument qui lui servira à mobiliser les fonds recherchés est une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT).

Cette opération qui devrait être bouclée le 17 janvier prochain, est stipulée pour une maturité de 12 mois, avec un nominal de 1 million FCFA.

Les titres émis prendront de la valeur le 20 janvier pour un taux d’intérêt multiple, précise l’avis d’appel d’offres.

L’opération, une grande première, vise à mobiliser l'épargne des personnes physiques et morales en vue d'assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'Etat du Togo, gestion 2020.

Elle permettra au pays de prendre le pouls du marché financier et d’évaluer sa signature au sein de l’espace UEMOA.

Séna Akoda

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Le remboursement du solde de l’emprunt obligataire du Togo souscrit pour 2018- 2023 aura lieu le 26 janvier 2020

Le mois dernier, le ministère de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, a remis à jour la Politique Nationale d’Action Sociale (PNAS). C’était à la faveur d’un atelier de validation, avec l’appui de partenaires comme l’UNICEF.

Cette nouvelle approche actualisée, vise entre autres à entrer en cohérence avec le nouveau contexte économique et administratif du pays : notamment l'évolution de la pauvreté au Togo sur la dernière décennie, la mise en branle du Plan Nationale de Développement (dont l’Axe 3 fait la part belle au social), et le processus décentralisation, qui a connu un tournant important en 2019 avec les élections locales.

Ainsi, informe la Direction générale de l'action sociale, « beaucoup de projets sont déjà déclinés dans cette politique, et l'ensemble des projets ne sont que des déclinaisons de ce que nous trouvons déjà dans le Plan national de développement ».

De fait, dans le nouveau document, qui ne rentrera effectivement en vigueur qu’après son adoption en Conseil des ministres, par le gouvernement, intègre des projets déjà entamés, comme les systèmes de filets sociaux de sécurité, ou encore le programme de transferts monétaires pour les populations vulnérables.

R.E.D

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Le Togo va se doter d’un outil de suivi physique des investissements publics. Un manuel va être élaboré pour servir de guide en matière de suivi des investissements de l’Etat, des Etablissements publics et / ou des collectivités publiques.

Ce guide « devra expliquer la démarche d’analyse et de contrôle de l’utilisation des ressources financières, techniques et humaines, la qualité des résultats obtenus et le niveau d’atteinte des résultats par rapport aux objectifs visés et aux délais impartis ».

Destiné à appuyer le gouvernement togolais dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance économique, ce manuel sera élaboré par un consultant.

En ligne avec sa mission, le consultant devra définir les procédures, rôles et responsabilités des intervenants selon les étapes du suivi physique des projets et programmes d’investissements publics. Il élaborera en outre les outils de collecte des données sur le terrain.

Il devra par ailleurs proposer un canevas de rédaction du rapport de suivi physique des projets d’investissements et une méthode harmonisée d’estimation de leur taux d’exécution physique.

Séna Akoda

Il s’est ouvert aujourd’hui lundi 6 janvier 2020 à Lomé, une session de travail réunissant les acteurs de la Commission nationale de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes légères et de petits calibres (CNLPAL), et l’Union Européenne.

La rencontre vise à mettre en place une feuille de route devant mener à un avant-projet de loi sur le contrôle des armes au Togo. Objectif à terme : Doter le pays d’un instrument législatif pour réguler et contrôler le commerce des armes légères.

La rencontre de 4 jours va ainsi permettre aux acteurs locaux et experts de l’UE, de plancher sur les bonnes pratiques internationales dans le domaine, en plus d'examiner l'avant-projet de loi national sur le contrôle des armes. Le texte, déjà sur la table, porte notamment des dispositions sur leur commercialisation au niveau international : leur exportation et importation, leur transit, leur transbordement et leur courtage.

De plus, informent les experts, l’avant-projet de loi togolais est encore plus ambitieux, dans la mesure où il veut également réglementer et prendre en compte l'entièreté du cycle de vie d'une arme, de sa fabrication à sa destruction, en incluant ainsi le port d’arme, ou encore la session.

Cette rencontre, visant à renforcer la sécurité nationale en maitrisant les flux des armements à l'échelle internationale, fait suite à une précédente qui s’est tenue en Février 2019.

R.E.D

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Retour sur quelques évènements saillants au Togo en 2019, dans le domaine agricole.

Janvier

24 janvier : Noel Koutéra Bataka est nommé ministre de l’agriculture. A 41 ans, cet ingénieur agronome devient ainsi le nouveau visage de l’agriculture togolaise.

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29 janvier : Le FIDA appuie le MIFA. Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) accorde un financement de 20 milliards FCFA au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA).

Février

05 février : Réhabilitation de 5 retenues d’eau dans la région des savanes. Ces travaux, d’une valeur de plus de 1,3 milliards FCFA, ont été entrepris dans le cadre du programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE). Ils visent à augmenter la production maraichère et l’élevage.

07 février : le MIFA devient une société anonyme. Le 2è Conseil des Ministres de 2019 acte cette transformation, en considération notamment des « résultats concluants » enregistrés après six mois de phase pilote. A partir de là, le Mécanisme fonctionne sur le modèle de Partenariat Public-Privé.

26 février : Le MIFA SA appelle tous les acteurs du secteur agricole à s’inscrire dans sa base de données. Peu après sa transformation en S.A., le MIFA se propose de disposer d’une base de données des différents acteurs intervenant dans le secteur agricole, en vue de structurer les chaines de valeur agricole.

21 février : Un an après son lancement, le projet de développement rural de la plaine de Djagblé est réalisé à 32%. Ces travaux ont été constatés par une délégation ministérielle en visite sur site. La mise en œuvre globale du projet (visant à désenclaver la zone (340 hectares), améliorer l’irrigation, favoriser l’accès des populations locales à l’eau potable, et promouvoir la production rizicole et maraichère) était pour sa part de 45%.

22 février : Le gouvernement signe un accord-programme avec les acteurs de la filière anacarde, à Dapaong (624 km au nord de Lomé), dans la Région des Savanes. C’était dans le cadre de la 3ème campagne de commercialisation de la noix de cajou. A cette occasion, l’ambition a été dévoilée de produire 24 000 tonnes en 2019, et 30 000 tonnes annuelles d’ici 4 ans.

Mars

08 mars : Le ministère de l’agriculture ouvre le recrutement de 1552 fonctionnaires. 

11 mars : La Banque togolaise pour le commerce et l'industrie (BTCI) engage 5 milliards FCFA pour le Mifa S.A. L’accord vient en appui aux acteurs des chaînes de valeur agricoles au Togo.

12 mars : L’émirati Al Dahra Holding s’intéresse au Togo. Alors en voyage aux Emirats arabes unis, le président Faure Gnassingbé s’entretient avec deux grands groupes émiratis, dont Al Dahra Holding qui se positionne sur le secteur agricole togolais.

Avril

15 Avril : Le Mifa, la BTCI et le Saoudien KFB (Knowledge-Fusion Builders) signent une convention pour appuyer le secteur agricole, en mettant en place un fonds de garantie de 6 milliards FCFA placé sous la supervision du MIFA. Il s’agit notamment permettre l’acquisition de 300 mini-tracteurs pour la création des sociétés de service de mécanisation.

24 avril : Inauguration du nouveau port de pêche à Gbetsogbe-Baguida. D’une capacité de 300 pirogues, cette infrastructure a été cofinancée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Togo, respectivement à hauteur de 14,46 milliards FCFA et 6,23 milliards FCFA.

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25 avril : Inauguration de l’usine d’ananas bio « Jus Délice ». Basée à Gbatopé (Préfecture du Zio), la firme veut transformer 8 tonnes d’ananas par jour et produire du jus bio.

Juin

17 juin : L’Agence régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA-CEDEAO) subventionne 15 projets dans le cadre de la transition agroécologique amorcée dans l’espace sous-régional. Leurs coûts varient entre 240 474 et 305 000 €.

18 juin : Inauguration de l’IFAD d’Elavagnon (préfecture de l’Est-Mono, à 235 km de Lomé), dédié à l’aquaculture.

Juillet

05 juillet : Lancement du Projet d’appui au Mifa à destination de 300 000 bénéficiaires. D’un cout de 20 milliards FCFA sur 6 ans, il survient 6 mois après la signature de la convention d’accord.

17 juillet : Le Togo et le fonds Khalifa formalisent un accord de financement de 15 millions $ en faveur du secteur agricole. Noël Koutera Bataka, ministre de l’agriculture, et Hussain Jasim Al Nowais, président du Fonds Khalifa pour le développement des entreprises, paraphent les documents, en vue d’un appui à hauteur de 15 millions $ destiné à soutenir le développement des jeunes entrepreneurs agricoles et des PME/PMI du secteur.

19 juillet : Changements à la tête de la fédération des groupements de cotonculteurs. Le flambeau de cette structure passe à Kouroufei Koussouwè, nouveau président élu.

02 juillet : Le Mifa et le Fonds Africain de Garantie signent un accord pour développer le secteur agricole. Il s’agit de mettre en place un fonds destiné à augmenter davantage les financements dédiés aux acteurs du secteur.

Aout

29 août : 3 filières sont désignées, après études, pour la mise en place de l’Assurance agricole au Togo, sous pilotage du Mifa. Il s’agit : du maïs, du riz fluvial, et du coton.

Septembre

07 septembre : E-Agribusiness signe un accord avec le chinois Quanfeng Aviation pour promouvoir les drones agricoles en Afrique de l’Ouest. Cette entente avec la compagnie chinoise, présente dans le domaine de l’agriculture de précision depuis 20 ans, devrait positionner le Togo comme important pôle de promotion de l’agro-tech dans la sous-région.

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Octobre

Imposition de taux minimums de produits locaux à utiliser dans la pâtisserie et la boulangerie par ordonnance ministérielle. Les boulangers et pâtissiers sont ainsi tenus d’ajouter des produits locaux « à des proportions variant de 15 à 50% selon la nature du produit ». Un coup de pouce au Made in Togo.

Lancement de l’opération de levée de fonds Telefood 2019, en marge de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA). Elle vise à mobiliser des fonds destinés à la création de 1 000 entreprises agricoles pour les jeunes et les femmes, avec un objectif de 800 millions FCFA.

Lancement de la 1ère campagne réglementée de commercialisation du Soja à Atakpamé (161 km de Lomé). La quantité attendue à la commercialisation pour cette campagne est fixée à 78 000 tonnes de soja-graine, pour un prix-plancher de 189frs/kg.

03 octobre : Après une étude, la Banque mondiale dévoile les 9 filières agricoles les plus porteuses pour les jeunes togolais. Il s’agit : de l’ananas, l’apiculture, l’aquaculture, le karité, le sésame, le soja, les champignons, le fonio, et les légumes.

11 Octobre : Le Mifa annonce avoir facilité 3,8 milliards FCFA de prêts en 2 mois (entre Août et Septembre), au bénéfice des acteurs des chaines de valeur agricole.

15 octobre : La filière Karité se dote d’une faîtière, il s’agit de la Fédération Inclusive du Karité du Togo, une coopérative avec Conseil d’Administration (Fikato Coop Sa). Le groupement est dirigé par Elisabeth Essodolom Pali-Tchalla, PDG de la Société Togolaise du Karité. Rappelons que le pays est 7ème producteur mondial du karité.

25 octobre : Ouverture du premier Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO). Organisé par le ministère de l’artisanat et l’Union des chambres régionales des métiers, l’évènement de 10 jours a permis de mettre en lumière le génie et les potentialités des artisans togolais, et promouvoir les produits artisanaux et également valoriser les métiers porteurs de ce secteur.

Novembre

25 novembre : démarrage des travaux de construction de forages dans la zone de l'agropole de la Kara. Ces travaux visent à construire, d’ici mars 2020, 20 nouveaux forages et réhabiliter 8 anciens en panne. Ils amélioreront l'accès à l'eau potable dans les localités Bassar, Dankpen, Doufelgou, Kéran et Kozah.

Décembre

Orabank appuie la transformation rizicole. Le groupe bancaire injecte 106 millions FCFA dans l’installation d’une chaîne de transformation du riz paddy en riz blanc, à Kovié, environ 30 km de Lomé.

09 décembre :Le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) lance des appels à projets pour la sélection de 805 primo-entrepreneurs agricoles.

11 décembre : L’APRODAT ouvre une antenne régionale à Kara, afin de mieux coordonner le projet d’installation de l’agropole pilote du Togo et de transformation agro-alimentaire.

Ayi Renaud Dossavi

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