Super User

Super User

La Togo et la Banque mondiale (BM) ont signé ce jeudi 21 décembre trois conventions de financements portant sur un montant total de 101,9 millions de dollars, soit un peu plus de 58 milliards de FCFA. L’accompagnement de la BM est scindé en deux parties : un don de 66,9 millions de dollars et un crédit de 35 millions de dollars. 

Approuvé le 03 octobre 2017 par le Conseil d’Administration de la Banque Mondiale, un don de 15 millions de dollars, dédié au Projet de Gouvernance Economique, va aider à renforcer la gestion des investissements publics, la mobilisation des recettes intérieures, la responsabilité de l’Etat et les mécanismes de suivi, dans le but d’améliorer la qualité des services dans les secteurs prioritaires de l’éducation, de la santé et de l’eau.

Un second don de 51,9 millions de dollars, le Programme d’appui à la Gestion Fiscale et aux Réformes ayant trait aux Infrastructures (PAGFRI), se décline en un appui budgétaire destiné à soutenir le Togo dans ses efforts pour consolider son cadre fiscal et lever les contraintes majeures qui entravent la croissance économique, notamment dans le secteur des infrastructures.  

Le Projet de Réforme et d’Investissements dans le Secteur de l’Energie au Togo (PRISET), un crédit de 35 millions de dollars approuvé le 20 décembre 2017 par le directoire de la BM, va contribuer à améliorer l’environnement institutionnel et la soutenabilité financière du secteur de l’énergie au Togo.

Un changement important s’est opéré à la direction du groupe HeidelbergCement au Togo. En effet, le Franco-norvégien Eric Goulignac (ancien Directeur Général de CIMBURKINA) est nommé nouveau Directeur Général du cluster Togo – Bénin –Burkina Faso, apprend-on. Il remplace à ce poste Endre Rygh.

Le Groupe HeidelbergCement est une multinationale spécialisée dans la production du béton, d’agrégats et de béton prêt à l’emploi. 

Au Togo, il possède trois sociétés : CIMTOGO qui gère deux usines de production du ciment à Lomé et à Kara, SCANTOGO qui produit du clinker et GRANUTOGO, une unité de concassage de graviers, située à 72 km de Lomé.

La Loi de Finances exercice 2018 adoptée par l’Assemblée nationale le mercredi 19 décembre 2017 s’équilibre en ressources et en charges à 1321,918 milliards FCFA.

La satisfaction des besoins sociaux exprimés par les populations togolaises mobilisera 44,5% des ressources budgétaires attendues. Appliqué à la Loi de Finances, ce budget correspond à la bagatelle de 588 253 510 000 FCFA.

En clair, l’année 2018 sera fortement marquée par la réalisation de projets sociaux annoncés, dont une bonne partie au titre du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) et du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV), se réjouit Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances.

Dans le détail, il s’agit de l’éducation, la santé, le développement socioéconomique à la base, à travers la réalisation rapide des projets d’infrastructures socioéconomiques en milieu rural et semi-urbain.

Plus concrétement, il sera construit des écoles, des instituts de formation en agropastorale, des centres de santé, des points d’eau potable, des routes et pistes rurales. Il sera procédé à l’aménagement hydroagricole, à la réalisation des infrastructures de stockage et de transformation des produits agricoles, et à l’électrification rurale grâce à toutes les sources d’énergie.

A propos d’énergie, un accent particulier sera mis sur les initiatives présidentielles CIZO, dont l’installation de mini-centrales photovoltaïques pour faciliter l’accès à l’électricité aux populations non raccordées au réseau.

S’agissant du développement de l’agriculture, les bonnes intentions affichées par l’Etat togolais dans sa note de Politique agricole adoptée en décembre 2016, se déclinent notamment par le développement des agropoles. Dans le même souffle, le Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN), censé professionnaliser et rentabiliser davantage les métiers agricoles sur la période 2017 et 2026, devra passer de projet à réalité.

Reste au gouvernement à relèver le défi de la mobilisation des ressources et à assurer une gestion en phase avec ces ambitions.

L’Office Togolais des recettes (OTR) a revu à la baisse la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux produits de première nécessité.

Ainsi, le taux passe-t-il de 18% à 10% pour certains produits et services à savoir le tissu kaki et le tissu imprimé (pagne), l’huile alimentaire, le sucre, la farine de céréales (blé, etc.), les pâtes alimentaires, le lait manufacturé, les aliments pour bétail et pour volailles, les poussins d’un jour, les matériels agricoles, les services de location et de réparation de matériels agricoles, l’hébergement et la restauration des touristes.

Mieux, la TVA devient nulle pour le lait non transformé, le riz, à l’exception du riz de luxe, les terminaux mobiles et équipements informatiques, l’opération de crédit-bail dans les transports et les matériels de production d’énergie renouvelable.

Cette baisse et/ou suppression de la TVA devrait induire une baisse conséquente des prix ou des coûts des biens et services concernés. 

La sécurité et la sûreté aériennes relèvent bien des préoccupations majeures de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), une structure qui a dix ans cette année.

En effet, selon les résultats de l’audit USOAP (Universal Safety Oversight Audit Programme) effectué du 18 au 24 mai 2016, la sûreté et la sécurité sont assurées à plus de 85% par l’ANAC.

Un autre, réalisé par l’UEMOA du 15 au 25 août 2017 révèle la prise en compte des préoccupations sécuritaires et de sûreté à 93% par la structure en charge de l’aviation civile au Togo.

Du 04 au 12 septembre 2017, un dernier audit USAP-CMA (Universal Security Audit Programme - Continuous Monitoring Approach) de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) affiche un résultat de plus de 76%.

Les résultats de ces audits montrent que l’espace aérien togolais rassure. Ils sont, en outre, la consécration d’une gestion axée sur les résultats, assurée par le Colonel Dokissime Gnama Latta (photo). 

Celui-ci résume : « Vous avez de bons avions, des ateliers de maintenance corrects, agréés, un personnel qualifié, vous volez et on est content. Vous avez un avion douteux, vous restez au sol et on est content aussi. Il n’y a pas d’à peu près en matière d’aviation ».

 

De plusieurs jours ponctués de longues et lourdes procédures, le délai d’immatriculation des véhicules d’occasion est passé à 24 heures, au Togo. En un jour, l’acquéreur d’un véhicule d’occasion peut obtenir sa carte grise et sa plaque.

C’est la cellule informatique de la Direction des Transports Routier et Ferroviaire du Togo qui a fait l’annonce de cette nouvelle mesure.

Pour ce faire, les formalités devront désormais s’effectuer directement à l’achat, grâce à un système interconnecté entre les douanes et les transitaires agréés.

L’idée est née de la nécessité ressentie par la Direction des Transports Routier et Ferroviaire, de réduire le temps de la procédure et de parvenir, in fine, à une dématérialisation totale de la procédure.

Le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI)  a approuvé lundi dernier, le déblocage de 35,6 millions de dollars (19 761 millions de FCFA), indique un communiqué de l’institution.

Ce décaissement entre dans le cadre de l’accord conclu en mai, entre l’institution et le gouvernement togolais au titre d’une facilité élargie de crédit d’un montant global de 241,5 millions de dollars (134 067,22 millions de FCFA).

Ces fonds devraient permettre au Togo de continuer les réformes entamées et dont les résultats ont été jugés satisfaisants par l’institution de Bretton Woods. « Le déficit primaire s’est amélioré, passant d'une moyenne annuelle d'environ 6 % du PIB entre 2013 et 2016 à un excédent de 1,4 % du PIB au cours du premier semestre de 2017, principalement en raison de la maîtrise des dépenses et de l'arrêt des financements peu orthodoxes de projets d’investissement public », indique le communiqué du fond.

Le FMI estime qu’à la fin de l’année, la dette publique togolaise devrait baisser de 81,5% du PIB en 2016, à 77,3%. Malgré les troubles politiques que connaît le pays, l’activité économique aurait progressé de 4,8% avec une inflation assez faible.

Notons que ce nouveau décaissement succède à un premier de 34,5 millions de dollars (19 151,19 millions de FCFA) déjà effectué en mai, toujours dans le cadre de cet accord.

A Lomé, les experts du Ministère du Commerce, de la Promotion du Secteur Privé et ceux du Centre du Commerce International, travaillent à valider une étude de faisabilité sur la création d’une agence togolaise de promotion des exportations et des investissements.

Dans le détail, il s’agit pour les parties prenantes, de plancher non seulement sur les conclusions et recommandations du comité mis en place à cet effet, mais aussi sur les projets de structure de gouvernance, le cadre organique et les services d’appui élaborés.

A terme, les parties prenantes devront être en mesure de soumettre aux autorités togolaises un document retraçant, entre autres, le mandat et la mission de l’agence ; la structure de gouvernance et le cadre organique ; les sources de financement de l’agence et les services d’appui à la promotion des exportations et des investissements.

Ces informations permettront au gouvernement togolais de diligenter les procédures administratives nécessaires pour la mise en place effective de la nouvelle agence.

La préfecture du Golfe prévoit un budget de 8 995 898 000 FCFA au titre de l’exercice 2018. Dans le détail, elle table sur un apport de l’Office Togolais des Recettes (OTR) de 4 536 613 000 FCFA et des recettes propres de 4 459 285 000 FCFA.

Ce budget prévisionnel se décline en budget de fonctionnement qui se chiffre à 4 256 909 261 FCFA et en budget d’investissement de 4 738 988 739 FCFA.

Une fois adopté, ce projet devra être transmis au plus tard début janvier, au Ministère de l’Administration territoriale, ministère de tutelle de cette collectivité territoriale pour dispositions.

Le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales apporte son expertise à l’Office Togolais des Recettes (OTR) dans sa volonté de relever le défi de transparence fiscale et de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale.

Dans cette optique, un accent est mis sur les renseignements entre les administrations fiscales et l’examen de deux normes internationales : l’échange des renseignements sur demande entre les administrations fiscales et l’échange automatique des renseignements sur les comptes financiers. Ce dernier instrument international n’a été lancé qu’en 2014 ; de même les premiers échanges d’informations ne datent que de septembre 2017 et ce, entre une cinquantaine de pays dans le monde.

Les cadres de l’OTR se félicitent de l’appui de cette organisation internationale car l’échange des renseignements en matière fiscale, expliquent-ils, « est indispensable entre les administrations fiscales. Mieux, il concourt à la transparence, à l’équité, à la justice fiscale et à une mobilisation efficiente des ressources publiques », ajoutent-ils.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.