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L’Etat togolais veut voir plus clair dans la gestion financière et organisationnelle de plusieurs villes du pays, à savoir Lomé, Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong.

Sous la tutelle et la supervision opérationnelle du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie, il a retenu trois cabinets à cet effet.

Cette action se situe dans le cadre du « Projet d’Infrastructures de Développement Urbain » (PIDU), en sa composante "Renforcement des capacités", financée par un don IDA (International Development Association) de la Banque Mondiale.

A terme, les structures en charge de cet audit organisationnel et financier feront un état des lieux de l’existant, relèveront les forces et les faiblesses du management de ces collectivités territoriales et feront des recommandations en vue de l’améliorer.

Le Togo a débuté 2018 sur une modeste expérience sur le marché obligataire de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Pour sa première sollicitation de 15 milliards de FCFA ayant une maturité d’un an, le pays n’a reçu que 5,13 milliards de FCFA de la part des investisseurs. Cela représente un taux de souscription de seulement 34,21%.

C’est une performance assez faible, en comparaison aux deux dernières opérations de même nature effectuées par le Togo en novembre 2017 et qui avait été souscrites à hauteur d’une moyenne de 101%. On note aussi que le taux d’intérêt servi par les investisseurs a été de 6,7%, contre 6,31% pour la dernière émission de BAT togolais.

Par ailleurs, on note aussi, que le taux servi au Togo est le plus élevé des 13 derniers bons assimilables du trésor à un an, émis par les pays membres de l’UEMOA. Aucune raison officielle de cette baisse de performance n’a été donnée au terme de l’opération. On peut simplement rappeler que le Togo traverse une période difficile, marqué par des revendications socio-politiques qui se répètent. Il n’est pas exclu, que ce climat de tension fasse peur aux investisseurs.

L’année s’annonce sous de bons auspices pour l’économie togolaise. Dans l’édition 2018 de son rapport annuel intitulé « Perspectives économiques en Afrique » (PEA), la Banque Africaine de développement (BAD) prévoit un retour du dynamisme de croissance du PIB du Togo pour les deux prochaines années.

En 2018, l’activité économique devrait retrouver des couleurs. Avec l’abondance des précipitations et l’apaisement des tensions politiques, la taille de l’économie togolaise devrait augmenter de 5 % cette année, en deçà des prévisions de la Banque mondiale qui table sur une accélération de 5,3 %. Il s’agit de toute façon d’une amélioration par rapport l’année 2017 (+4,5 %).

En 2019, l’activité économique est promise à de meilleures performances, soutenue par la conduite des réformes amorcées par le gouvernement pour attirer plus d’investissements privés, au détriment des dépenses publiques qui alourdissent la dette du pays. La croissance devrait s’en trouver renforcée et pourrait franchir la barre des 5,3 %.

En 2018–2019, le secteur tertiaire, qui représentait en 2015, plus de 47 % du PIB selon l’INSEED, « devrait bénéficier de la capacité du port de Lomé, étendue grâce à l’installation d’équipements modernes de transbordement », précise le la BAD.

L’agriculture qui demeure le moteur de l’économie togolaise, avec une contribution de 1,7 point de pourcentage à la croissance en 2017, devrait se trouver stimulée par la nouvelle politique agricole du gouvernement, basée sur le développement et la promotion des agropoles.

Fiacre E. Kakpo

A Togo, la loi de finances 2018 approuvée par le parlement le 20 décembre dernier apporte quelques modifications à celle de l’année dernière en matière de fiscalité.

Ainsi, le gouvernement joue la carte de l’allègement fiscal pour lutter efficacement contre la pauvreté, réduire le chômage et relancer la consommation et l’investissement.

La nouvelle orientation de Lomé porte un ensemble de mesures qui devrait fournir un cadre réglementaire plus attractif aux investisseurs aussi bien locaux qu’étrangers.

Au rang des nouvelles incitations, les PME régulièrement formalisées bénéficieront d’une exonération sur la taxe professionnelle unique pour leur toute première année d’activités. Les entrepreneurs togolais sont également dispensés de payer les droits d’enregistrement et des timbres préalablement prévus au titre de la loi de 2017, lors de la création de leurs entreprises.

D’un autre côté, le gouvernement togolais réduit de 3 points de pourcentage les droits d’enregistrement sur les titres fonciers qui passent désormais de 5% à 2%. Il s’agit d’un ensemble de mesures qui a pour objectif de permettre aux PME/PMI de se doter du filet de sécurité nécessaire pour avoir facilement accès au crédit auprès des institutions financières.

Outre ces assouplissements, la loi de finances 2018 réorganise le Code Général des Impôts (CGI) dans le but de stimuler la création d’entreprises dans la deuxième plus performante économie de l’Uemoa en termes de croissance sur les 5 dernières années.

Autre mesure phare qu’il convient de citer : depuis le 1er janvier, les entrepreneurs togolais peuvent créer une SARL sans capital initial.

Un cocktail de réformes économiques qui sonne comme une révolution et qui devrait porter ces fruits d’ici la fin de l’année. C’est d’ailleurs au regard de cette dynamique que la Banque mondiale table sur une reprise vigoureuse de la croissance économique en 2018. Cette année, selon l’institution de Bretton Woods, le PIB devrait progresser de 5,3%.

Selon les chiffres officiels, l’année 2017 a enregistré plus de 10 000 nouvelles entreprises. La mise en place d’un cadre réglementaire attractif devrait porter les recettes publiques dans les années à venir et réduire fortement le déficit budgétaire du pays de 7 millions d’habitants.

Fiacre E. Kakpo

Le Conseil des ministres du mercredi 11 janvier 2018 a accouché entre autres, de nominations au Ministère de l’Economie et des Finances et au Ministère de la Planification et du développement, consacrant parfois des mutations.

En effet, un décret de nomination porte Adjabo Ekpao, jusque-là inspecteur central du Trésor au poste de Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique en remplacement de Yérima Mashoud Amadou.

Un autre décret consacre une mutation à la tête de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED). En effet, Kouassi Koame, statisticien démographe, administrateur civil de classe exceptionnelle, remplace à la tête de cette institution, Kokou Yao N’Guissan, admis à la retraite.

Pêle-mêle, on enregistre également la nomination de Amawuda Kodjo Wolanyo, inspecteur central du trésor au poste de Directeur général du budget et des finances et celle de Patoki Badanam, économiste à la BCEAO, au poste de Secrétaire général du Ministère de l’Economie et des Finances. Enfin, Mme Johnson Aheba, administrateur des finances, devient directeur général des études et analyses économiques.

A l’initiative du « The Institute of Internal Auditors Togo », les auditeurs et contrôleurs internes du Togo tiennent leur 2è forum les mercredi 11 et jeudi 12 janvier 2018.

Le but ultime de cette rencontre, selon ses promoteurs, est de faire des acteurs de ce corps de métier, des sources de valeur ajoutée pour leurs entreprises.

A cet effet, il s’agit de les inciter à mettre en place des dispositifs efficients, adaptés aux risques et aux réglementations, en capitalisant sur les bonnes pratiques du secteur, de leur rappeler leurs responsabilités en matière de gestion des risques dans l’entreprise et leur rôle d’appui pour la surveillance et le contrôle des Conseils d’Administration.

A terme, la conférence procèdera au réseautage des participants.

Les autorités de la commune de Lomé ambitionnent d’éclairer plusieurs artères de la ville. C’est près d’une quinzaine d’artères qui sont concernées par ce projet d’installation d’éclairage public.

Il s’agit de la rue Lagune, située dans le quartier N’tifafa Komé, des rues Thomas Sankara et Toouda à Totsi, de la rue 138 passant devant le collège d’enseignement général Bè-Kpota Colas. Il y a, en outre, les rues qui ceinturent les locaux de la Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin, la rue de l’Avé dans le quartier Nyékonakpoè, la rue Bitchen BHE dans le quartier Bè-Hédjé, la rue Cardinal Gautin, au quartier N’tifafa Komé, et la rue 125 Tot au quartier Totsi, entre autres.

Si l’électrification de ces artères dans la ville de Lomé devrait réduire substantiellement l’insécurité au coucher du soleil, il n’est pas exclu qu’elle contribue à booster de petits commerces qui prospèrent les nuits et qui sont déjà visibles sur plusieurs artères de la capitale.

Le coût de ce projet d’extension du réseau d’éclairage public sera couvert par le budget communal. Le prestataire sera retenu au terme d’un processus d’appel d’offres ouvert.

Le gouvernement togolais veut limiter l’âge des véhicules d’occasion importés au Togo. C’est la quintessence d’un décret pris en conseil des ministres, le mercredi 10 janvier 2018.

L’importation incontrôlée des véhicules d’occasion hors normes et leur utilisation causent un problème de santé publique et environnemental. On déplore des nuisances sonores et l’émission de substances polluantes, sources de maladies pour les populations.

En effet, l’absence de réglementation applicable à l’importation de ces véhicules ainsi que leur utilisation accélèrent la dégradation des infrastructures routières et engendrent des coûts énormes pour l’entretien routier. Le décret ainsi adopté, permettra de remédier à cette situation. La limite d’âge des véhicules concernés n’a toutefois pas encore été communiquée.

A terme, l’objectif poursuivi par les autorités togolaises est d’assainir le parc automobile togolais, de préserver l’environnement, la santé des populations et surtout, de sauvegarder la vie des citoyens, victimes de l’insécurité routière, liée parfois à l’état délabré de ces véhicules d’occasion hors normes.

La Banque Ouest Africaine de développement (BOAD) héberge depuis ce mardi 09 janvier, les travaux de l’atelier de validation de la proposition complète du projet de promotion de l’agriculture climato-intelligente en Afrique de l’Ouest.

D’un coût global de plus de 14 millions $ (7 milliards FCFA) entièrement mobilisables sous forme de dons sur les ressources du Fonds pour l’adaptation climatique, ce projet devrait contribuer à la croissance inclusive et la sécurité alimentaire dans cinq pays de la sous-région. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Niger et du Togo.

Précisément, les fonds levés à l’issue de cet atelier serviront à mettre en place des politiques visant la réduction de la vulnérabilité aux risques climatiques des agriculteurs et des pasteurs. Le projet prévoit également une assistance technique aux groupements de producteurs pour la mise en œuvre de sous-projets viraux ainsi que la réalisation d’ouvrages de maitrise de l’eau et de gestion des pâturages, précise le communiqué de la BOAD.

Tel que structuré, son déploiement devrait faciliter également aux pays impliqués, la mobilisation de ressources concessionnelles ou gratuites auprès des mécanismes financiers de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

La rencontre qui réunit la BOAD, l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation de la CEDEAO, la Commission de l’UEMOA, les autorités nationales et les agences nationales des évaluations environnementales des cinq pays, connaitra son épilogue ce mercredi 10 janvier.

Fiacre E. Kakpo

Les ressources mobilisées par les pays membres de l’UEMOA par des bons et obligations du Trésor émis sur le marché obligataire (de la dette) sous régional a atteint 4412,1 milliards en 2016, a-t-on appris d’une note d’information publiée par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cela représente 750% de plus que le volume de ressources financières mobilisées (513,1 milliards de FCFA) par ces Etats à l’ouverture de ce marché en 2008.

La BCEAO indique que ce niveau de performance a été atteint en partie grâce à la politique monétaire accommodante qu’elle a adopté durant cette période. Cela s’est traduit notamment par le réaménagement depuis 2008, de ses taux directeurs, qui ont connu quatre baisses successives, passant progressivement de 3,00% à 2,50%.

« La conjugaison de ces mesures a accru les demandes de ressources des banques aux guichets de la BCEAO. Ainsi, les créances de l’Institut d’émission sur les établissements de crédit sont passées de 365,0 milliards à fin décembre 2008 à 4704,9 milliards à fin décembre 2016, puis à 3986,5 milliards à fin août 2017 », a expliqué l’institution.

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