Un mois après la signature de la convention de prêt avec la Banque mondiale, portant sur 35 millions de dollars, le gouvernement togolais veut matérialiser le projet de réforme et d’investissement dans le secteur de l’énergie au Togo (PRISET), par le bras opérationnel de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET).
A cet effet, la compagnie publique de fourniture d’électricité au Togo a lancé un avis général de passation des marchés publics en vue de l’acquisition de matériels roulants, de compteurs et équipements de branchements ainsi que pour la réalisation des travaux.
Ce projet, apprend-on, comporte trois principales composantes consacrées à l’amélioration de l’accès aux services de fourniture d’énergie.
Dans les détails, la composante 1 est dédiée à « l’amélioration de l’accès aux services électriques en milieu urbain » et devra permettre les investissements nécessaires en vue de garantir un service continu dans l’exploitation du réseau de distribution, ainsi que sa modernisation.
La composante 2 dénommée « Réforme du secteur » vise à faire un diagnostic du secteur de l’électricité afin de proposer des réformes en vue de son amélioration.
Au titre de la composante 3, on note « la gestion du projet et la formation du personnel ».
Sur l’ensemble du projet, il est prévu la réalisation des travaux, à savoir la pose de matériels de branchements ainsi que la réhabilitation et le renforcement des postes sources et des réseaux Moyenne Tension/Basse Tension (MT/BT).
Des services de consultants seront également sollicités. Précisément, ceux-ci porteront sur la supervision de la réhabilitation des postes sources MT/BT, la supervision de la réhabilitation des réseaux MT (Moyenne Tension) et de l’extension des réseaux MT/BT, entre autres.
A terme, ce projet devrait contribuer à l’amélioration de l’environnement institutionnel et à la soutenabilité financière du secteur de l’énergie au Togo.
Les travaux de la seconde phase du contournement de Lomé devraient s’achever très bientôt, a promis Hao Zhou, directeur chargé des travaux de la China Road Bridge Corporation (CRBC).
Profitant d’une visite du Ministre des Infrastructures et des Transports Ninsao Gnofam, l’entreprise chinoise et le bureau de contrôle, l’AG7 BTP ont rassuré l’autorité de tutelle de la livraison définitive de ce chantier de 43 km dans de meilleurs délais.
Selon le responsable chinois, les travaux de cette voie expresse, permettant de rallier le Port Autonome de Lomé aux Postes de contrôles juxtaposés de Noépé, frontière Ghana, devrait s’accélérer dans les prochains jours. Actuellement à un taux d’exécution d’environ 31 %, le chantier a été retardé en raison de la lenteur dans la libération des espaces par les riverains.
Grace à l’engagement du ministre qui a promis organiser dans les prochains jours une réunion d’urgence pour évacuer les difficultés que rencontre ce projet, les travaux devraient reprendre « de plus belle », avant la saison pluvieuse.
Fiacre E. Kakpo
A Lomé, des assises nationales se sont tenues, ce 29 janvier, en vue de l’actualisation de la liste des maladies professionnelles et du barème d’indemnisation des séquelles des accidents du travail/maladies professionnelles (AT/MP).
Selon Yawotsè Kpegba (photo), représentant le directeur général de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale, cette étape est cruciale et répond à un objectif que la Conférence Internationale de la Prévoyance Sociale (CIPRES) s’est fixé depuis 2010.
Cette évolution est mue, selon lui, par la nécessité de corriger de nombreuses insuffisances dans la prise en charge des victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles, notamment l’existence des tableaux des maladies professionnelles obsolètes et de textes législatifs et réglementaires peu adaptés.
Concrètement, les participants à ces assises nationales ont examiné les projets de liste actualisée et harmonisée de la CIPRES, en vue d’amendements éventuels qui, à terme, vont être soumis à la CIPRES pour dispositions.
Société Générale Togo installe sa deuxième agence à proximité du Port Autonome de Lomé. La cérémonie d’inauguration de cette nouvelle agence a eu lieu vendredi 26 janvier 2018, en présence du directeur général du Port Autonome de Lomé, le Contre-Amiral Fogan Adegnon, de plusieurs autorités économiques et administratives, des principaux clients de la banque, ainsi que des représentants d’institutions internationales.
Le choix d'installer cette agence dans la zone portuaire répond, selon les responsables de l’établissement bancaire, à une volonté de s’affirmer très rapidement « comme la banque de référence au Togo ».
Présente dans ce pays depuis 2015, Société Générale offre à sa clientèle, entre autres, des services d’accompagnement à l’international, un accès à la salle de marché régionale, des financements structurés, du cash management... En bientôt trois ans d’activités au Togo, Société Générale a réalisé des performances « au-delà de ses pronostics les plus optimistes », déclarent ses dirigeants.
La Banque mondiale a dépêché une mission à Lomé, du 29 janvier au 02 février 2018. L’objectif assigné à cette mission est le suivi du Projet de Développement et de Gouvernance Minière.
Selon les informations recueillies par notre rédaction, le PDGM est un projet financé à hauteur de 15 millions de dollars par la Banque mondiale, à travers le fonds IDA.
Ce projet, apprend-on, a pour objectif de renforcer les capacités institutionnelles et les systèmes de gouvernance des institutions clés, impliquées dans la gestion du secteur minier au Togo. Cet objectif se décline en deux composantes essentielles que sont, d’une part, la gouvernance, la transparence, le suivi et l’efficience du secteur minier, et d’autre part, le développement environnemental, social et économique durable, découlant des activités du secteur.
Dans le cadre de cette mission, la Banque mondiale et le Ministère des Mines et de l’Energie vont organiser, mercredi 31 janvier 2018, une séance de travail. Celle-ci s’articulera autour de deux points : l’état de mise en œuvre du projet PDGM et l’évolution du secteur minier. Au terme des présentations sur ces deux points, un débat sera ouvert. Ce sera une occasion pour les journalistes invités à cette séance de travail d’obtenir des réponses aux interrogations que suscite la gouvernance minière au Togo.
Ce mardi 30 janvier à Lomé, le Chef du Gouvernement Komi Selom Klassou a procédé au lancement officiel des activités de la Cellule Climat des Affaires (CCA) et à l’ouverture d’un atelier visant à valider le Plan d’actions pour l’amélioration du Climat des Affaires au Togo.
Les travaux consisteront à faire des propositions sur les actions/réformes pour l’amélioration des indicateurs nationaux et la poursuite de l’assainissement du monde des affaires ; mettre en place des dispositions pratiques d’échanges d’informations entre les structures responsables de la mise en œuvre des réformes et établir un calendrier de réalisations et de suivi des différentes actions.
Pour le PM, la CCA poursuivra dans la lignée des importantes réformes entreprises ces dernières années, au rang desquelles la réduction des coûts et délais de création d’entreprise, la facilitation pour l’obtention du permis de construire et de transfert de propriété, la réduction du temps de raccordement à l’électricité, la réduction de l’impôt sur le revenu des sociétés et sur la masse salariale, ou encore le renforcement du partenariat privé-public.
Waliyullah Tajudeen
Selon les résultats d’une nouvelle étude de la Banque mondiale réalisée sur un échantillon de microentreprises de Lomé, au Togo, les formations orientées sur l’initiative personnelle rapportent presque trois fois plus de bénéfices que les formations commerciales classiques.
« Les entrepreneurs formés à l’initiative personnelle ont vu leurs bénéfices augmenter en moyenne de 30 %… ».Tandis que ceux ayant reçu uniquement des formations classiques (qui portent essentiellement sur la comptabilité, le marketing et la gestion des ressources humaines) ont obtenu une hausse moins significative de 11 %.
Pour l’institution de Bretton Woods, il s’agit d’une tendance générale dans les pays en développement. « Les études actuelles montrent que dans les pays en développement, les formations entrepreneuriales classiques ne parviennent que rarement à augmenter sur le long terme les bénéfices des petites entreprises, surtout celles détenues par des femmes », révèle la Banque mondiale.
La tendance se dégage donc mieux chez les femmes. Les résultats montrent que les bénéfices des femmes ayant reçu une formation axée sur la psychologie entrepreneuriale (prise d’initiative, anticipation, comportement proactif) ont augmenté de près de moitié (+40 %). Les femmes formées de façon classique n’ayant obtenu qu’une augmentation modérée de 5 % de leurs résultats.
Une progression substantielle qui a permis aux cibles d’amortir en un an, le coût de la formation (environ 750 dollars par personne), explique l’institution basée à Washington.
Au Togo comme dans l’ensemble de la sous-région, la réussite entrepreneuriale continue d’être perçue comme l’apanage d’un cercle d’individus mus par un coup de chance ou dotés ayant des prédispositions naturelles à gérer. Ces résultats révèlent non seulement la place de l’état d’esprit dans le succès entrepreneurial, mais également l’impact d’une formation de développement personnel axée sur l’entrepreneuriat.
Fiacre E. Kakpo
A Lomé, quatre startups viennent de sceller leur union pour plus d’impact. A la faveur d’une conférence de presse au Centre Christ Rédempteur « Brother Home », Expertes Concept, Perla Création, Diamond Tech et Lawgro ont annoncé avoir trouvé un accord pour faire chemin ensemble.
L’initiative prise par Expertes Concept, une entreprise de placement d’hôtesses au Togo, a pour objectif de faire profiter mutuellement à chacune des pousses, l’énorme potentiel qui pourrait se dégager d’un effet de synergie.
Cette fusion qui prend l’allure d’une intégration verticale, permettra à Expertes Concept de s’offrir les services de Perla Création qui fournira des bijoux et autres ornements aux hôtesses. Diamond Tech s’exercera à la conception de flyers et cartes, tandis que Lawgro, de la restauration des hôtesses en aval.
Fiacre E. Kakpo
L’amélioration des services de justice en matière commerciale se poursuit au Togo. Dans ce cadre, fin 2017, des chambres commerciales ont été mises en place au tribunal de première instance de Lomé pour la gestion des litiges relatifs à ce que l’on appelle dans le milieu judiciaire, les « petites créances », comprises entre 0 et 1 000 000 FCFA.
En effet, par ordonnance référencée n° 2699 I2OI7, dont la rédaction de Togofirst a obtenu copie, le président du tribunal de Lomé a nommé deux magistrats en charge des dossiers dont l’intérêt litigieux est compris entre zéro et un million de FCFA. Selon la mesure, ces nominations répondent aux nécessités de service et de célérité du traitement des dossiers concernés.
En outre, cette ordonnance réglemente les dates et lieu des audiences qui se tiendront. Ce sera tous les 2è et 4è mardi de chaque mois, dans la petite salle d’audience des chambres commerciales, à l’ancienne Cour Suprême, indique le document.
Cette nouvelle réforme a, non seulement pour effet de désengorger les chambres commerciales en procédant à une distinction entre les dossiers commerciaux en fonction de leurs montants, mais également de permettre un traitement diligent de ceux relatifs aux petites créances.
En définitive, elle devra soutenir une bonne administration de la justice commerciale et augmenter la confiance des commerçants en cette institution. Un indicateur d’un environnement propice aux affaires et destiné à booster les investissements au Togo.
La première édition des journées portes ouvertes de l’Office des taxes et revenus, placée sous le signe de la promotion du civisme fiscal, a pris fin samedi dernier, avec à la clé une cérémonie de remise de prix aux meilleurs contribuables togolais de l’année 2016.
En présence des autorités, invitées à la cérémonie de clôture, plus de 110 entreprises opérant sur le sol togolais ont été récompensées pour leur loyale contribution aux recettes fiscales.
Pour l’exercice 2016, Togo cellulaire, l’opérateur public de téléphonie mobile qui détient près de 73% du marché local est le plus gros contribuable avec plus de 27 milliards de francs CFA d’impôts et de droits de douanes versés à l’OTR. Total Togo vient en deuxième position avec une contribution de 22 milliards de francs.
Dans le détail, au niveau des impôts, Togocel, contraction de Togo Cellulaire, arrive en première place pour avoir versé 22 milliards à l’autorité fiscale. Vient ensuite, loin derrière, Total Togo.
Cependant, à la Douane, la tendance est inversée. Le pétro-gazier togolais s’offre la première place, du fait de son grand volume d’importation. Total a payé plus de 19 milliards de francs aux services de la douane contre 5 milliards pour Togocel.
Outre ces deux mastodontes du marché togolais, d’autres compagnies comme T-Oil, ex Shell Togo, Samex, Royal Air Maroc ont été également récompensées pour leur respect de la loi fiscale.
Satisfaites de ces journées, les autorités de l’OTR ont promis organiser une nouvelle édition l’année prochaine.
Fiacre E. Kakpo