Le secteur minier est encore très peu développé au Togo. Malgré la grande richesse du sous-sol, la contribution à l’économie reste faible et les investissements ne sont pas encore à la hauteur des attentes.
Quelques chiffres…
D’après le rapport ITIE paru en décembre 2017 pour l’année fiscale 2015, le secteur extractif a contribué pour 17,910 milliards de francs CFA aux revenus de l’Etat, 13,208 milliards (environ 82%) provenant des Mines. L’industrie extractive pèse ainsi juste un peu plus de 2% dans les recettes totales de l’Etat. La contribution au PIB reste également faible, environ 3,7%, la plus grande part venant du phosphate. Les principaux produits miniers du Togo, le phosphate, le clinker et l’or représenteraient respectivement 13%, 6% et 3% des exportations totales du pays. En termes d’emplois, les données montrent que 0,6% de la population active du Togo travaille dans le secteur extractif.
L’exploitation minière au Togo et perspectives
La première matière d’exploitation minière au Togo est le phosphate. Aujourd’hui, le produit est exploité par une seule société, SNPT, qui est active à Hahotoé et Kpogamé sur deux mines dont les réserves sont estimées à 50 millions de tonnes.
Le pays produit également du calcaire sur le gisement de Tabligbo exploité actuellement par WACEM et Scantogo Mines. D’autres sociétés ont reçues des permis d’exploitation du minerai de fer, du marbre et du manganèse.
Le Togo héberge de très grandes ressources qui, pleinement exploitées, aideront à booster son économie. Les ressources de fer sont par exemple évaluées à 500 millions de tonnes dans la région de Bassar, celles de chromite à 50 000 tonnes (Massif Kabyè), celles de manganèse à plus de 6 millions de tonnes (Nayéga), celles de phosphates à 55 millions de tonnes (Bassar).
La stratégie du gouvernement aura donc principalement pour but d’attirer plus d’investissements étrangers dans le secteur, tant dans l’exploration que dans l’exploitation.
Code minier et adresses utiles : voir ici
Le passeport togolais permet de voyager librement dans 56 pays sur la planète, révèle l'indice Henley Passport 2018 qui classe à l’échelle mondiale, les passeports des différents Etats en fonction du nombre de pays auquel ils donnent accès sans visa.
Pour cette édition, le Togo se classe 79e mondial et 25e sur le plan africain en compagnie d’autres pays de l’Uemoa comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Mais parmi les pays membres de l’espace d’intégration monétaire (Uemoa), le passeport togolais est surclassé par celui du Bénin (61 pays) et du Burkina Faso (58 pays).
Notons que ce rang est meilleur au classement que le Nigeria (46 pays) dont la taille de l’économie est 100 fois plus grande que celle du Togo.
Si à l’échelle mondiale, le passeport allemand continue d’être le plus capé, dans le classement africain, les Seychelles gardent toujours le premier rang, suivies de Maurice et de l’Afrique du Sud. La Somalie a le passeport le moins coté en Afrique.
L'indice Henley Passport est un classement qui s’appuie sur des données exclusives de l'Association du transport aérien international (IATA), qui tient à jour une base de données sur les informations relatives aux voyages dans le monde.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la migration vers la télévision numérique pourrait être effective sur toute l’étendue du territoire dès fin 2019. C’est que révèle la déclaration de politique du secteur de l’économie numérique pour la période 2018 à 2022, un document du ministère de tutelle.
Après le rendez-vous manqué par l’ensemble des pays africains en juin 2015, le gouvernement togolais prévoit de mettre le pied à l’étrier. Dans un premier temps, Lomé entrevoit de finaliser l’équipement des centres de diffusion audiovisuelle en numérique dès 2019. Et dans un second temps, mettre en œuvre les mesures de communication et d’accompagnement de la population afin d’assurer le succès du basculement numérique.
Pour ce second objectif, il s’agit de s’assurer que la population ait « accès à la qualité et aux services numériques pour la télévision, tout en réduisant le coût de sa diffusion».
Ainsi, l’exécutif fera profiter pleinement aux Togolais, du « fameux » dividende numérique, un ensemble de fréquences libérées à la suite du passage à la télévision numérique terrestre et de l'arrêt de la télévision analogique.
Les bandes 800 MHz et 700 MHz libérées seront ensuite réallouée dans le cadre du déploiement du haut débit 4G.
Pour les deux chantiers de ce plan quinquennal du secteur de l’économie numérique, les autorités togolaises envisagent de s’appuyer partiellement sur le financement privé.
Fiacre E. Kakpo
La situation énergétique du Togo se caractérise par un taux d’électrification de 45,7% selon la Banque mondiale. Une proportion qui a connu une augmentation significative depuis 2005 où elle se chiffrait à 18%.
La capacité installée du pays est de 229 MW pour une consommation électrique nationale qui s’élevait en 2015, à 1213 GWh. Le pays fait face à un déficit énergétique qui le conduit à importer 40% de sa consommation auprès de ses voisins, le Ghana et la Côte d’Ivoire.
Depuis 2014, le Togo s’est fixé pour objectif de faire passer son taux d’électrification à 50% d’ici 2020 et 90% d’ici 2030 dans le cadre de sa mutation vers le statut de pays émergent.
Pour y parvenir, il misera principalement sur le taux d’électrification rural qui devrait passer de 7% en 2017 à 40% en 2022.
Ainsi, dans le cadre du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, le Togo ambitionne de construire une centrale éolienne et d’électrifier 22 villages avec des installations solaires photovoltaïques. Un programme conduit en collaboration avec l’Inde permettra en outre d’apporter l’électricité à 150 localités rurales.
Par ailleurs, le gouvernement prévoit d’apporter l’énergie à 2 millions de personnes dans le cadre du projet CI-ZO qui distribuera des kits solaires domestiques aux populations rurales.
L’office Togolais des Recettes change d’approche dans sa mission de mobilisation des recettes fiscales. Il misera davantage sur le consentement volontaire du contribuable.
C’est l’annonce phare à retenir des Journées Portes Ouvertes qui se terminent demain, 27 janvier 2018. Selon les organisateurs, l’initiative vise à promouvoir le civisme fiscal.
Devant une pléthore d’opérateurs économiques, de journalistes et de curieux, les premiers responsables de l’OTR affirment changer de paradigme dans la stratégie de mobilisation des recettes fiscales. Selon Kodzo Adédzé, Commissaire Général p.i de l’institution, il s’agit de renforcer le civisme fiscal en amenant le contribuable à coopérer volontairement au paiement de l’impôt.
Dans les détails, l’institution entend sensibiliser les citoyens de sorte qu’ils adhèrent au principe posé par l’article 47 de la Constitution togolaise : « Tout citoyen a le devoir de contribuer aux charges publiques dans les conditions prévues par la loi ».
Pour ce faire, elle compte gommer la perception de contrainte qu’ont les citoyens lorsqu’ils s’acquittent de leurs obligations fiscales, et renoncer aux moyens contraignants auxquels elle a coutume de recourir.
Pour inciter au paiement volontaire des impôts, l’OTR prévoit « d’encourager les contribuables qui assument leur rôle de partenaires ».
Au surplus, il est question pour les premiers responsables de l’OTR de sensibiliser davantage les populations et de présenter l’impôt, non plus comme une contribution désintéressée mais comme l’apport du citoyen aux efforts de construction de leur pays.
La contribution au PIB du secteur des télécommunications s’élève aujourd’hui à 8 %. Selon les prévisions de Pyramid Research, le marché des télécommunications au Togo devrait connaitre un taux de croissance annuel moyen de 6,5 % au cours de la période 2015-2020 pour atteindre 617 millions de dollars à l’horizon 2020. Une performance qui sera portée par le segment voix mobile et les services Internet fixes, promis à une croissance annuelle de 19,9 % sur la période.
Avec l’entrée potentielle d’un troisième opérateur, la concurrence pourrait s’intensifier. Les prix des services mobiles de Togocel et de Moov Togo sont parmi les plus élevés de la région ouest-africaine. En conséquence, le gouvernement a mis en place une politique de plafonnement des prix qui rend les cours de communication plus abordables, dans une certaine proportion.
Mais les tarifs des communications internationales au Togo demeurent relativement élevés par rapport à ceux pratiqués par les pays voisins. Une étude comparative de l’autorité de régulation montre que les tarifs togolais vers les destinations habituelles (CEDEAO, France, autres pays d’Europe, Canada et USA) sont sensiblement plus élevés que ceux pratiqués par le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal. L’arrivée d’un nouvel opérateur pourrait contribuer à faire baisser les prix de communication mobile sur le marché. On évoquait à ce sujet les velléités du géant sud-africain MTN, déjà leader sur les marchés à l’est (Bénin et Nigéria). Le processus d’octroi d’une troisième licence de téléphonie mobile est annoncé depuis 2009.
Dans le domaine des postes, le processus de restructuration devrait aboutir à une gestion privée des services postaux.
En ce qui concerne les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les efforts du Gouvernement se poursuivent pour rendre accessibles le matériel informatique et les consommables à tous. À ce titre, une exonération a été pratiquée sur les importations de matériels informatiques au cours de l’exercice fiscal 2017. Mais, les résultats mitigés de cet allègement ont poussé le gouvernement à reprendre sa politique de taxation initiale dès le 1er janvier 2018.
Du côté de la connectivité Internet, le Togo reste sur une bonne dynamique, mais le chemin à parcourir est encore conséquent. Le secteur des services de transmission de données (Internet) est essentiellement dominé par Togo Telecom et Café Informatique qui offrent jusqu’à 100 Mo/s de bandes passantes et fournissent la plupart des autres fournisseurs (Moov, Togocel, ..). Deux autres opérateurs, notamment Téolis, devraient entrer dans leur phase opérationnelle dès février 2018.
Un marché encore dominé par un duopole
Jusqu’en 1986, les activités de télécommunications étaient exploitées par une direction du ministère chargé des postes et télécommunications. À partir de 1986, l’exploitation a été confiée à l’Office des Postes et Télécommunications du Togo (OPTT). En 1991, cet office sera transformé en une compagnie publique, mais soumise aux règles de gestion des sociétés privées. C’est l’année 1996 qui marque le début des grands chantiers de modernisation du secteur des télécommunications au Togo.
La déclaration de politique sectorielle adoptée par le gouvernement en 1996 lance la refonte du secteur. Elle conduit à la scission de l’OPTT en deux sociétés d’État. La première sera chargée des postes, la Société des Postes du Togo (SPT) et la seconde des télécommunications, la Société des Télécommunications du Togo, Togo Telecom devenue plus tard un holding.
Cependant, c’est à partir de 1998 que le secteur des télécoms connaitra sa vraie révolution. L’introduction d’un organe de réglementation du secteur appelé Autorité de réglementation des postes et télécommunications (ART&P) conjuguée à la libéralisation du marché des télécommunications contribue à une diversification des produits et services offerts. Togocel, filiale de Togo Telecom, perd son monopole. Désormais, le marché de la téléphonie mobile est dominé par le duopole constitué de Togocel (73 % de parts de marché) et de Moov Togo du groupe émirati Etisalat (27 %). Selon les projections, cette concurrence qui devrait se poursuivre d’ici 2020.
En juillet 2017, le gouvernement a adopté une série de mesures destinées à la transformation du groupe Togo Telecom en une Holding dénommée Togocom, garante de l’efficacité de l’ensemble de ses filiales dont elle définit la stratégie. Togocom a été dotée d’un capital social de 1 000 000 000 Fcfa et sera dirigée par Affoh Atcha-Dédji.
Une délégation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), conduite par son président M. Germain Meba, a pris ses quartiers dans la région de la Kara (420 km de Lomé).
Objectif : former pendant deux jours (mercredi 24 et jeudi 25 janvier), les opérateurs économiques de l’intérieur du pays sur les procédures de passation des marchés et les mécanismes de présentation des dossiers d’appels d’offres.
Cette démarche de la CCIT vient en partie du constat selon lequel les opérateurs économiques de l’intérieur du pays, par méconnaissance des procédures, ne parvenaient pas à décrocher les marchés.
Elle s’inscrit en outre dans le cadre de l’initiative du Chef de l’Etat SEM Faure Essozimna Gnassingbé, de réserver un quota de 20% des marchés publics aux jeunes entrepreneurs. « Pour que ces jeunes entrepreneurs puissent saisir cette opportunité, ils doivent parvenir à présenter correctement leurs dossiers. C’est à cette école que nous les convions », a précisé, Germain Meba, président de la CCIT.
Cette formation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), se poursuivra dans les toutes les régions économiques du pays afin d’atteindre les opérateurs sur toute l’étendue du territoire national.
Créer son entreprise au Togo, devient de plus en plus facile. En effet, le Code Général des Impôts, exercice 2018 consacre en son article 761, au point 21, une suppression pure et simple des droits d’enregistrement des entreprises à l’Office Togolais des Recettes (OTR), la société d’Etat qui mobilise les recettes publiques, tant douanières que fiscales.
Concrètement, c’était 2% du capital social que l’entrepreneur avait l’obligation de libérer. Pour une SARL dotée d’un capital de 10 000 000 FCFA par exemple, nous explique un expert fiscaliste, c’était 200 000 FCFA qu’il revenait à l’entrepreneur de payer.
Dans le même ordre d’idées, les droits de timbres que percevait le Centre de Formalités des Entreprises, sont également supprimés.
Sandra Johnson, chef de la Cellule Climat des Affaires (CCA), en marge d’une rencontre lundi 22 janvier 2018 entre le Premier ministre togolais Komi Sélom Klassou et les médias, apporte des précisions à ce sujet : « les droits d’enregistrement étaient très importants ; 2% pour le capital en numéraire et 4% pour les apports en nature et, alors que l’investisseur n’avait ni exercé son activité, encore moins réalisé de bénéfice, il devait s’acquitter de ces droits. L’Etat s’est dit qu’il devait encourager les investisseurs, et a supprimé ces droits d’enregistrement ».
« Pour ce qui est des droits de timbres aussi, ils étaient de 1500 FCFA pour les entreprises créées sans les notaires et de 1000 FCFA pour celles créées avec le concours d’un notaire; tout ceci pour faciliter la création des entreprises », ajoute-t-elle.
Avec cette réforme, l’entrepreneur aura moins de charges à supporter. Tout ceci, combiné à toutes les réformes déjà matérialisées et/ou en cours dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Togo, devrait donner lieu à un rebond en matière de création d’entreprises au Togo et, par conséquent, à une réduction du taux de chômage, notamment parmi les jeunes.
Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, le gouvernement togolais a créé des chambres commerciales pour traiter les contentieux commerciaux. Auparavant, a appris la rédaction de Togofirst, c’étaient les chambres civiles qui géraient à la fois les dossiers civils et commerciaux. Cette réforme, de l’avis des acteurs de la justice, constitue une nette amélioration en matière de facilitation de l’investissement.
En effet, concèdent-ils, la justice togolaise était confrontée, dans ses relations avec les justiciables, à des problèmes majeurs. Au rang de ceux-ci, la longueur des délais de traitement des dossiers, la faible qualité du service rendu aux usagers, les lourdeurs administratives et les coûts de procédure, entraînant un découragement de l’investissement.
De fait, rappelle Kuami Lodonou, directeur du projet de réforme (photo), dans une interview accordée au magazine Reflets du Palais, « la sécurité juridique et judiciaire des investissements reste un moteur important de l’environnement des affaires ». In concreto, on note la mise en place de chambres commerciales au niveau de la cour d’appel de Lomé.
Pour répondre aux besoins de célérité et d’efficacité généralement exprimés par le monde des affaires, on enregistre la nomination des greffiers autonomes chargés des dossiers commerciaux, consacrant ainsi une séparation nette dans l’enrôlement des dossiers des chambres commerciales et celui des dossiers qui sont du ressort des chambres civiles.
Cette réforme a entraîné une réduction significative du délai de traitement du contentieux commercial de plusieurs mois à cent (100) jours, ainsi qu’un allègement des coûts de traitement. On note également une proportion accrue d’affaires jugées au niveau de la cour d’appel, et une amélioration de la qualité des décisions rendues.
La Compagnie Energie Electrique du Togo vient d’abaisser les frais de raccordement aux réseaux de distribution de 30%, apprend-on d’une circulaire parvenue à Togo First.
« Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Togo, les frais de fourniture et pose hors TVA et les avances sur consommation, relatifs aux travaux de raccordement Moyenne Tension au réseau de service public de distribution (équipements électriques et équipements de comptage) sont réduits de 30%. », indique la circulaire.
Cette nouvelle disposition entre dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement en vue d’assainir le cadre des affaires et d’encourager le secteur privé au Togo. Elle a pour objectif de réduire les charges, notamment celles des entreprises à la création. En outre, des possibilités sont offertes d'étaler le paiement de ces frais sur une période donnée.
Cet ensemble de mesures devrait accélérer le taux d'électrification du pays. Un taux que le gouvernement envisage de porter à 90% d’ici 2030.
Cette baisse d’un tiers devrait également profiter aux ménages non encore électrifiés, qui sont pour la plupart constitués de personnes à bas revenus.
Fiacre E. Kakpo