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Jeudi dernier, le parlement togolais a donné autorisation au gouvernement de ratifier le protocole de Seoul portant sur l’élimination du commerce illicite de tabac, signé en novembre 2012.

La mise en place de ce cadre règlementaire vise la protection de la santé publique grâce au renforcement de l’appareil juridique à travers le durcissement des sanctions pénales et la coopération internationale des services de répression des fraudes et des services judiciaires.

Plus spécifiquement, l’adoption de ce protocole devrait doper les recettes fiscales de l’Etat togolais grâce aux nouveaux dispositifs de contrôle renforcé de toute la chaîne de production, depuis la fabrication jusqu’à la distribution du tabac et dérivés.

Les ressources mobilisées dans ce cadre serviront à financer les hôpitaux, selon les autorités togolaises. « L’élimination du commerce illégal va générer une hausse des recettes fiscales résultant de l’augmentation de la vente de produits du tabac taxés. Les revenus ainsi générés iront aider le secteur médical », a indiqué Moustapha Mijiyawa, le ministre de la Santé.

En Afrique de l’ouest, la contrebande de tabac est un problème majeur. Les contournements en amont et en aval des obligations en matière de taxes et de droits de douane constituent de réels défis pour les services publics. Selon une récente étude, chaque année dans cette sous-région, le volume de produits de tabac sur le marché noir est évalué à 25 000 tonnes. Ce chiffre représente 10% de la production annuelle des 4 grands fournisseurs mondiaux qui ont plus que jamais mis le cap sur ce marché de plus de 320 millions de consommateurs.

Fiacre E. Kakpo

Pour 2018, la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) anticipe un résultat déficitaire, relève le rapport de l’étude du projet de Loi de finances, gestion 2018 et ce, en dépit d’une prévision en hausse de 14% de ses produits par rapport à son budget de 2017.

Ce résultat prévisionnel serait imputable à l’importance et à la hausse continue des charges d’électricité, d’entretien et de maintenance des installations et équipements de l’aérogare.

Cette contre-performance attendue s’inscrit dans une tendance à la baisse de ses résultats depuis les deux exercices 2016 et 2017. En effet, de 736,8 millions FCFA en 2015, son bénéfice net a chuté  de 40% et se chiffre à 438,8 millions FCFA en 2016. Au 31 décembre 2017, il est estimé à 300,9 millions FCFA, soit une baisse de 31% par rapport à 2016.

Fin 2016, la SALT alertait déjà de ce que l’opérationnalisation de la nouvelle aérogare avait non seulement contribué à l’accroissement du trafic aérien mais aussi entrainé une augmentation des charges de structure et de fonctionnement non entièrement couvertes par les recettes d’exploitation.

La réhabilitation du wharf de Kpémé au Togo coûtera 14,8 millions d’euros. C’est le groupement Sogea-Satom, LSE et Freyssinet (Vinci Construction) qui a remporté ce contrat, lit-on dans un communiqué publié sur le portail web du géant des BTP Sogea-Satom.

Le communiqué indique que les travaux démarreront en janvier 2018 pour un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois. Dans cette optique, l’installation du chantier a débuté fin septembre 2017.

En fonctionnement depuis 1961, ce wharf est l'une des installations majeures de la Société nouvelle des phosphates du Togo, qui exploite les mines de phosphates du pays. Le quai métallique de 1000 mètres de long permet de mener à bien le chargement des vraquiers.

Les travaux comprennent notamment la réhabilitation des éléments mécaniques et électriques nécessaires pour une exploitation sécurisée des machines de chargement et pour assurer la production à l'usine (conduite d'eau de mer). S'y ajoutent les dispositions de conservation et de protection des structures des machines de chargement (trois îlots avec leurs pieux de fondation, deux machines, passerelles de liaison, barge des pompes).

A terme, ce coup de neuf permettra à la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) de sécuriser davantage cette installation dont la portée économique est très importante.

 

Le Togo pourra bénéficier de 35 millions de dollars du gouvernement américain au titre du programme de Seuil du Millenium Challenge Account à condition que le dialogue annoncé entre les acteurs politiques connaisse une bonne issue.

C’est ce qui ressort de la dernière réunion trimestrielle du Conseil d’administration du Millenium Challenge Corporation (MCC) tenue le 19 décembre 2017 en ce qui concerne le Togo. Le communiqué de cette institution indique en effet qu’«en ce qui concerne le Togo, le Conseil est encouragé par la possibilité d’un dialogue inclusif comme moyen de résoudre l’impasse politique actuelle, et continuera à suivre les développements sur le terrain avant de prendre une décision sur le programme de Seuil proposé ».

Le programme de Seuil est le plus petit programme de subvention du MCC conçu pour les pays qui ont démontré leur engagement à améliorer leur performance en matière de gestion publique, mais qui ne respectent pas encore tout à fait les critères d'éligibilité pour des investissements plus importants.

Celui élaboré pour le Togo vise à atteindre deux objectifs: d’abord, améliorer l’accès des services de TIC à tous les Togolais, et ensuite augmenter l’accès formalisé à la terre en légitimant les droits fonciers coutumiers et en élargissant l’accès inclusif à la terre.  

 

 

Le prochain sommet de l’Union Africaine se tiendra du 22 au 29 janvier 2018 à Addis Abeba avec comme thème central : « Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique ».

C’est un truisme, la corruption est une véritable gangrène pour les économies africaines. Au-delà, elle accentue les inégalités sociales. « Dans beaucoup de pays, les populations ne parviennent pas à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires et vont se coucher affamées chaque nuit à cause de la corruption, pendant que les puissants et les corrompus mènent un train de vie somptueux », avait constaté José Ugaz, président de Transparency International lors de la publication du rapport 2016 de cette institution sur l’état de la corruption dans le monde.

Pour se frayer une voie vers la transformation, la croissance inclusive qui induit une réduction des inégalités sociales, l’Afrique doit renforcer la lutte contre ce fléau. Pour relever le défi d’enrayer ou tout au moins de réduire la corruption, il lui faut bien plus que des déclarations d’intentions de ses gouvernants.

Au Togo, le fléau est réel ; et les plus hautes autorités publiques en ont conscience. La mise en place de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) procède de leur volonté de combattre ce mal.

Malgré l'existence de certains mécanismes juridico-institutionnels, c’est à la HAPLUCIA qu’il incombe principalement de donner une orientation plus efficace à cette lutte soit par la prévention, soit par la répression.

Opérationnelle à partir de mai 2017 et officiellement lancée le 15 décembre de la même année, la filiale Vie de Saham Assurance Togo enregistre déjà un chiffre d’affaires de 400 millions FCFA.

 Avec ce résultat en six mois d'activités, elle se positionne comme un acteur avec lequel le secteur des assurances-vie devra compter au Togo.

Saham Assurance Vie Togo a été agréée par la Commission régionale de contrôle des assurances en session ordinaire tenue à Ouagadougou en octobre 2016 et par un arrêté du Ministère de l’Economie et des Finances du Togo en date du 5 décembre 2016. 

Avec cette nouvelle structure, c’est une demi-douzaine de compagnies qui se partagent le marché des assurances-vie au Togo. Ses concurrentes sont : GTA C2A Vie, NSIA Vie, UAT Vie, SUNU ASSURANCE Vie et Beneficial life.

Le Ministère des Infrastructures et des Transports a procédé jeudi au lancement officiel du Projet de « digitalisation des paiements » des frais routiers et ferroviaires.

Désormais, en collaboration avec la compagnie de téléphonie mobile publique Togo Cellulaire, les frais d’inscription à l’examen pour l’obtention de permis de conduire, d’immatriculation des voitures et d’obtention de la carte grise internationale et toutes autres prestations de la Direction des Transports routiers et ferroviaires, se feront via l’opération de digitalisation.

Les usagers n’auront qu’à taper le code *145# pour y accéder.

Cette initiative est le fruit du vaste programme de réformes et de modernisation de l’administration publique, initié depuis 2006 par le Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

En plus de considérablement réduire les coûts et le temps, le projet de digitalisation participe à la transparence dans la collecte des ressources de l’Etat.

Fin d’année plutôt heureuse pour les autorités togolaises. Après le FMI et la Banque mondiale, c’est au tour de Banque africaine de développement (BAD) de procéder au décaissement de 7,47 milliards de FCFA au titre du Programme d’Appui à la Promotion de l’Agrobusiness (PAGPA).

La signature de ces protocoles de dons, a eu lieu ce jeudi entre le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya et Mme Kahdidia Diabi, représentante de la BAD au Togo.

Le PAGPA s’attachera à soutenir l’essor d’un environnement favorable aux investissements, dont principalement le développement de l’agrobusiness. Ce programme permettra aussi de renforcer la capacité de mobilisation des ressources internes, afin de soutenir les investissements publics requis pour le développement de l’agriculture et ses chaines de valeurs.

Outre la prise en compte du genre dans les actions publiques, et en particulier dans le secteur agricole, les résultats attendus du PAGPA, portent notamment sur :

  • la diminution du délai de transfert de propriété qui devrait passer de 283 jours en 2016 à 60 jours (moyenne constatée dans la zone UEMOA),
  • la réduction du déficit de la balance commerciale agricole passant de 64 milliards FCFA à 30 milliards FCFA
  • le renforcement de la résilience du Togo aux facteurs de fragilité liés aux inégalités spatiales et de genre à travers la promotion du développement régional autour des zones de transformation agricole 
  • la sécurisation foncière des sites aménagés 
  • l’amélioration du taux de pression fiscale de 16,7% en 2016 à 21% du PIB en 2018 
  • l’optimisation de la gestion des investissements en faisant progresser la note PI-11 du pays de D en 2016 à au moins C en 2018.  

La compagnie GTA/C2A-Vie veut passer au numérique, pour faciliter l’accès à ses services via des opérations en ligne.

Claude Daté Yao, Directeur Général de GTA/C2A-VIE, revendique une clientèle de plus de 200 000 personnes, constituée en 18 ans d’activités. Cette performance génère un chiffre d’affaires en constante progression. De 2 milliards FCFA en 2007, ses produits et services lui ont permis de réaliser en 2016 un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards FCFA.

Ce dynamisme et cette capacité à s’adapter aux évolutions sociétales, lui a valu deux distinctions, décernées par l’organisme britannique Europe Business Assembly : « le prix de Meilleure Entreprise Régionale » et celui de « Meilleur Manager de l’année » en 2016.

Le gouvernement togolais vient de lever l’exigence d’un capital social minimum de 100 000 FCFA pour la constitution des sociétés à responsabilité limitée (SARL), apprend-on du révélé du conseil des ministres qui s’est tenu ce mardi 19 décembre 2017.

Désormais, aucun capital minimum n'est exigé pour créer une SARL et le montant en est librement fixé par les associés dans les statuts. Le capital d’entrée est divisé en parts sociales égales.

Ce nouveau décret s’inscrit dans la vision du gouvernement d’améliorer le climat des affaires et de stimuler l’esprit d’entrepreneuriat au sein de toutes les catégories sociales, notamment la couche juvénile.

Selon les chiffres officiels, 10 645 entreprises ont été créées en 2015 contre 4581,5 ans plus tôt. Le gouvernement togolais veut davantage augmenter ce chiffre au cours des prochaines années en mettant en place des « mesures supplémentaires d’incitation à la création des entreprises commerciales capables de générer de la richesse, des emplois et une vie économique plus active.»

Fiacre E. Kakpo

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