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L’agriculture représente plus de 40 % du PIB togolais, et occupe près de 65% de sa population active, pour une superficie cultivable évaluée à 3,6 millions d’hectares, soit 60% de la superficie globale du pays, dont 41% sont emblavés (1,4 millions d’hectares). Naturellement, le secteur prend une bonne place dans le récent Programme quinquennal du Togo (l’Axe 2 du Plan national de développement, PND, qui coure de 2018 à 2022).

Contraste saisissant cependant, bien que levier important de l’économie togolaise, ce secteur, exposé à des variations significatives d’une année à l’autre, est marqué globalement par un faible niveau de crédit ( 2% des crédits bancaires en 2019), et un faible niveau technique (25% des exploitations bénéficient d’un appui technique des structures d’encadrement, l’utilisation d’engrais concerne 16% de ces cultures, et 89% des superficies cultivées sont emblavées avec du matériel aratoire (houe, coupe-coupe)).

 

De plus, on note des rendements agricoles assez inégaux d’une région à l’autre : les plus bas étant comptabilisés dans la région des Savanes, une zone notamment exposée à la réduction du couvert forestier et à la pression foncière.

Pour ce qui est du sol, justement, le Togo possède des terres assez riches (dont la plupart servent à la culture du maïs). Les terres de la région des Plateaux sont réputées pour leur fertilité, alors qu’en contraste, la géomorphologie rocailleuse de la région de la Kara la rend plus difficile à exploiter.

 

Révolution verte

En 1975, le pays a lancé sa « révolution verte », depuis laquelle il s’attèle à maintenir son autosuffisance alimentaire (avec des succès assez soutenus ces dernières années). Dans cette lignée, le Togo a pu réduire la prévalence de la sous-alimentation de 16,5% en 2012 et de 11,4% en 2014, avec le Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA), par la production excédents alimentaires et une amélioration des taux de couverture.

 

Aujourd’hui et demain…

A ce jour, le pays compte plusieurs programmes visant à améliorer sa production agricole : comme le Projet d’appui au développement de l’agriculture au Togo (PADAT), le Projet d’appui au secteur agricole (PASA, actif notamment dans l’élevage la couverture vaccinale des ruminants), le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest-Togo (PPAAO), le Projet d’aménagement hydro-agricole de la basse vallée du fleuve Mono (PBVM), de développement de la production rizicole dans la région de la Kara (PDPR-K). Le projet d’agropole, est actuellement dans les clous dans la région de Kara.

A cet égard, les efforts de modernisation consentis par le gouvernement s’appuient sur des leviers comme : un meilleur accès au financement des paysans pour booster la production, la pratique de l’agroforesterie, l’intensification de la recherche agricole, la mécanisation, l’utilisation d’engrais, le développement des chaines de valeur agricoles, et l’émergence d’agro-entrepreneurs.

MIFA

 

En témoignent des initiatives plus récentes comme le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP), ou encore le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa), lancé le 25 juin 2018, pour apporter des solutions aux acteurs des chaînes de valeur agricoles en facilitant l’accès aux crédits bancaires. En 2019, ce mécanisme a octroyé plus de 3,8 milliards FCFA de crédit aux acteurs du secteur agricole. Mais le secteur reste toujours peu soutenu par le secteur bancaire qui n’y consacre que 0,3% de son portefeuille de crédits chaque année. Pour le gouvernement togolais, l’objectif est de porter à 5% la part des crédits bancaires alloués au secteur à l’horizon 2027 et à réduire idéalement de 15% à 7,5% le taux d’intérêt pratiqué sur ces prêts. Ce taux devrait se stabiliser à 10,5%.

De même, en vue d’accompagner les agriculteurs les plus vulnérables, le gouvernement a mis en place une subvention annuelle comprise entre 1,5 et 2 milliards FCFA pour l’acquisition d’engrais. L’Etat a introduit AgriPME, un porte-monnaie électronique de l’agriculteur, qui compte à ce jour plus de 270 000 producteurs bénéficiaires, deux ans après sa mise en service. L'outil, qui s'appuie sur les nouvelles technologies, permet à ces derniers d'effectuer des transactions via sa plateforme AgriPME, et même au-delà.

Enfin, il ne faut bien évidemment pas oublier l’ambitieux Plan national de développement (PND 2018-2022), officiellement lancé en 2019, et qui mise fortement sur le boost de la production agricole et la transformation agro-industrielle.

 

Regard sur quelques produits de l’agriculture togolaise

Les cultures vivrières

Les cultures vivrières représentent 70% de l’ensemble de la production agricole togolaise. Plutôt destinées à la consommation locale et nationale, elles sont moins disponibles pour une commercialisation extérieure. Ces produits assurent cependant des revenus non négligeables et « sûrs » aux paysans, du fait de la demande permanente. Ce sont principalement les céréales et les tubercules. Les premiers, en moyenne, représentent 56% de l’approvisionnement calorique total des produits végétaux. Sur la période 2014-2017, le maïs seul représente 51% des céréales, suivi du riz (20%), du sorgho (17%) et du blé (9%). Quant aux tubercules, les plus consommés sont le manioc (61,8% des tubercules) et l’igname (37,8%).

 

Maïs

C’est la graine reine, cultivée par 1,5 millions de Togolais dans les quatre zones agroécologiques, et occupant plus de 700 000 hectares, soit 40% des superficies consacrées aux cultures vivrières. Sa production est en hausse soutenue depuis 1990, particulièrement dans le nord. Pour la campagne agricole 2018-2019, sa production s’élève à 886 630 tonnes.

mais Togo

 

Outre de servir à la consommation des ménages (ruraux comme urbains), c’est également un produit de rente, avec un revenu moyen net de 223 000 FCFA/ha, selon les dernières statistiques, ce qui en fait la principale source de revenu pour les exploitations agricoles, après les cultures de rente.

 

Le riz

Le gros du riz togolais est cultivé dans la région des Savanes. Sa production, plutôt coûteuse pour les paysans, est confrontée à la sérieuse concurrence du riz d’importation, essentiellement asiatique. Plus récemment, d’ambitieux projets ont été lancés pour booster la production rizicole, notamment dans la plaine de Djagblé. Sa production était de 145 000 tonnes en 2018.

 

Le sorgho et mil

Deuxième céréale en termes de volumes produits, le sorgho est très répandu dans la région de la Kara et des Savanes. Il est cultivé essentiellement pour la fabrication de la boisson (le " tchoukoutchou "). Sa production s’accompagne de celle du mil (également dans le Nord du pays), cette dernière est la céréale la moins répandue en termes de quantités annuelles. Leur production globale est de 303 000 tonnes en 2018.

 

Les tubercules (Igname et Manioc)

L’igname est surtout cultivée à Kpalimé et Bassar. Ce tubercule est consommé notamment sous forme de "Foufou", plat commun dans l’espace ouest africain. Sa production est en hausse soutenue ces cinq dernières années, passant de 78100 tonnes en 2015 à 859 000 tonnes en 2018.

Igname

 

Quant au manioc, dont la production oscille autour du million de tonnes ces cinq dernières années, il est exclusivement produit dans le Sud du pays (notamment Agoè, Tabligbo, Tsévié, Vogan, Aného). En plus de servir pour le « foufou », il est également transformé en « gari » (farine fermentée) ou en tapioca.

 

Légumineuses

Enfin, pour ce qui est des légumineuses, le Togo produit du voandzou, du haricot et de l’arachide (production oscillant autour de 40 000 tonnes annuelles, en diminution cependant, à cause de la fermeture de certaines usines de transformation d’arachide en huile). En 2018, la production de Haricot et Niébé était de 208 000 tonnes.

Les produits d’exportations

Ce sont essentiellement le coton, le café, le cacao, et l’huile de palme. Le karité, la cola, l’anacarde sont également des produits de rente, dont le développement s’est accru depuis la révolution verte.

 

Coton

Provenant essentiellement des Régions des Plateaux et Savanes, cette importante culture de rente a connu une progression spectaculaire en 2011, qui s’est maintenue depuis avec une légère augmentation en 2012. Cependant, en 2018, sa production était de 127 500 tonnes, selon les données de la Bceao (dont les exportations vers l’Europe ont rapporté plus de 11 millions $); pour la campagne 2019-2020, ses exportations sont attendues à plus de 150 000 tonnes.

 

Café & cacao

Tous deux introduits par l’occupant allemand à l’époque coloniale, ils contribuent à 1,2% au PIB national, et occupent environ 32 000 producteurs.

Le café se retrouve dans la région des Plateaux (Kpalimé, Atakpamé et Badou), sa production est en légère croissance depuis les années 1990 : 11 000 tonnes en 1998 et 17 000 tonnes en 2003. Les plantations de café couvrent plus de 40 000 hectares. Aux premiers trimestres 2017, 2018 et 2019, le café a représenté 1090 tonnes, 4883 tonnes, 3465 tonnes en production (et 476 tonnes‬, 2089 tonnes et 2379 tonnes en exportation).

Le cacao quant à lui est presque exclusivement produit à Kpalimé, Atakpamé et Badou. Ce qui a valu à ces trois villes le qualificatif de « triangle de café et de cacao ». Au début du siècle, sa production tournait autour de 8000 tonnes, pour une superficie de plus de 30 000 ha. En comparaison, aux premiers trimestres 2017, 2018 et 2019, le pays a produit respectivement, 1326 tonnes‬, 1660 tonnes, et ‭2258 tonnes de cacao (pour en exporter respectivement, 1058, 1278 et 4743 tonnes.‬ ‬‬‬‬‬‬‬‬

 

L’agriculture Bio

Premier exportateur vers l’Union européenne dans la zone Cedeao, pour une filière qui occupe environ 40 000 producteurs, le Togo est relativement actif dans le domaine du Bio, bien que ce dernier ne représente que 1% des terres agricoles au Togo. Le secteur est porté par un demande extérieure soutenue, notamment pour le soja.

 

Soja

Avec une production qui est passée de 24 000 tonnes à 35 000 tonnes sur les trois dernières années, la filière Soja emploie près de 300 000 personnes au Togo, pour une superficie d’environ 67 000 hectares, soit 38% de la superficie consacrée aux légumineuses.

Le pays a l’un des meilleurs rendements de la sous-région (3 t/ha), pour un chiffre d’affaires d’environ 6,8 milliards FCFA. La graine reste essentiellement un produit d’exportation, tiré par la forte demande mondiale en Bio. Cette année, le pays a lancé sa première campagne réglementée, avec une quantité attendue à la commercialisation de 78 000 tonnes.

 

Quelques autres cultures de rente

Outre ces produits de rentes, on peut notamment citer l’huile de palme (occupant environ 7000 ha, pour une production de 61 800 tonnes en 2017), et l’ananas (production de 3300 tonnes en 2018, assez modeste, en comparaison aux performances des pays de la sous-région, ses exportations ont rapporté 1,5 milliards FCFA cette année).

 

Le Togo est un pays naturellement touristique. En dépit de sa superficie limitée, le pays dispose néanmoins d’énormes atouts touristiques. Une diversité de paysages répartis dans chacune des cinq régions, qui en fait une « Afrique en miniature », des sites et monuments reconnus à l’international (dont un inscrit au patrimoine de l’Unesco) et une bande côtière de plages aux sables fins, sur 45 km, baignée par l’Atlantique.

Diversifié, le mot convient également pour désigner l’offre hôtelière. Plus de 500 établissements recensés sur tout le territoire, sans compter les maisons d’hôtes, du plus haut standing au plus bas, avec bien évidemment une forte concentration dans les Régions Maritime et Plateaux. Chaque région est dotée au minimum d’un grand établissement avec de larges capacités d’accueil. L’Hôtel du 2 Février, Sarakawa, Onomo, à Lomé ou ceux du 30 Août, Kara en sont quelques-uns.

1adress hotel lome togo

 

Cette large palette de choix participe au dynamisme du secteur, qui contribue significativement à l’économie nationale togolaise (8% du PIB) et à l’emploi.

Mais le Togo en veut plus. Désireux de mettre en valeur ce potentiel de croissance et tirer pleinement parti de ce secteur, le Togo a entamé de grandes manœuvres. Le Plan National de Développement (PND) lancé en mars 2019 y accorde une importance significative, avec pour objectifs majeurs de faire passer la contribution au PIB à deux chiffres dans les années à venir et créer au moins 10 000 emplois décents dans le secteur d’ici 2022.

 

Un seul mot d’ordre : promouvoir la destination touristique « Go To Togo »

Pour y parvenir, Lomé mise sur la promotion et le développement du tourisme balnéaire, culturel, sportif et l’écotourisme, avec un intérêt particulier sur le développement du tourisme bleu.

Un autre filon est de plus exploité par le gouvernement, celui du tourisme d’affaires à travers lequel on entend positionner le pays comme un centre majeur dans la sous-région ouest-africaine.

Des résultats encourageants ainsi que des chiffres flatteurs ont été obtenus lors des dernières années : un classement en tant que 2ème destination (derrière l’Egypte) en termes de progression (+46%) des arrivées de touristes internationaux en 2017, plus de 712 000 touristes enregistrés au Togo en 2018 (+26% par rapport à 2017), 48 milliards FCFA de recettes provenant du secteur hôtelier encaissé, (+3 milliards qu’en 2017).

Le pays est également mieux ouvert aux touristes, selon différents rapports et classements internationaux (OMT, BAD, Jumia).

2Aného Beach

 

Dans sa stratégie de conforter le développement de ce secteur, le Togo ambitionne de faire passer le nombre de visiteurs pour 100 habitants, de 3,2 en 2015 à 5 en 2022 et les recettes par visiteur de 520$ en 2015 à près de 700$ en 2022.

Ces ambitions demanderont, entre autres, la mise en place d’une démarche qualité et la création d’une identité touristique, notamment, autour des produits touristiques bleus, le positionnement clair du Togo comme destination touristique, à l’exemple du slogan « Go to Togo ».

Le gouvernement entend également s’appuyer sur la diversification, l’accroissement et la valorisation de l’offre touristique et hôtelière à travers la labélisation systématique et le rating, la facilitation du financement des investissements, et l’amélioration du cadre juridique et organisationnel dans le secteur.

Des initiatives ont ainsi été multipliées tout le long de l’année 2019 afin de jeter les bases de cette restructuration du tourisme togolais : participation à diverses rencontres internationales de premier plan servant à promouvoir le tourisme, organisation de rencontres et d’évènements d’affaires de premier plan, lancement d’un premier forum national sur le tourisme dans la foulée de journées portes ouvertes sur les métiers du secteur.

3tata tamberma au nord

 

Formé d’une végétation de Savanes, l’extrême-nord du Togo est riche en trésors historiques et culturels et regorge de sites, dont la plupart ont été proposés au Patrimoine de l’Unesco. La Fosse aux Lions, les peintures rupestres de Namoudjoga, la plaine alluviale de l’Oti ou encore la Réserve de Chasse de Mandouri sont autant de sites qui attirent les touristes.

La Région de la Kara, riche en faune et en flore, est l’une des plus reconnues à l’extérieur, grâce à sa diversité et à son attrait touristique indiscutable. Elle abrite notamment le paysage Koutammakou (classé à l’Unesco) et ses Tata-Somba, les hauts-fourneaux de Bandjéli, les réserves naturelles de la Kéran et de Sarakawa. C’est également un centre folklorique important, fait d’une mosaïque de danses et fêtes traditionnelles (Akpéma et Evala).

Doté d’un paysage plutôt plat, la Région Centrale regorge elle aussi d’atouts culturels, dont le plus important, le Parc national de Fazao-Malfakassa, qui accueille souvent des safaris. La région est aussi réputée pour la variété de ses activités artisanales.

La Région des Plateaux est sans contexte la plus prisée par les naturelles, elle est le principal centre artisanal et touristique du pays. Château Viale, Station de Kamina, Pic d’Agou, Cascades de Kpimé ou d’Akrowa, Monastère de Djogbégan sont autant de sites qui offrent un séjour inoubliable dans la Région

Principalement caractérisée par son littoral, la Région Maritime regorge aussi de nombreuses attractions. Plages aménagées, musées et centres d’art nationaux comme privés, marchés (aux fétiches, de troc), maisons des esclaves, forêt classée, monuments architecturaux, la Région offre un visage touristique riche et varié.

touristes. Caractérisée par son climat frais et doux, sa végétation luxuriante et ses innombrables cascades

Au Togo, les créations d’entreprises sont en nette progression cette année. Sur les quatre premiers mois de l’année, 4201 entités ont vu le jour contre 3712 durant la même période un an auparavant. Il s’agit d’une augmentation de 13% selon les données communiquées par le Centre des formalités des entreprises (CFE) qui montrent également une hausse constante de mois en mois.

Ainsi, comparé à la même période en 2018, le mois de janvier affiche une hausse de 17% à 1181 nouvelles entreprises, février, une progression de 15% à 1013. En mars, par contre, la tendance haussière s’est affaiblie, avec seulement 10 entreprises de plus que le même mois un an plus tôt. Au total, 1062 entreprises se sont formalisées durant le mois de cette année, indique le CFE. Enfin décompte-t-il 945 entités créées au cours du mois d’avril, en progression de 21% sur avril 2018.

Cette vitalité des créations s'explique par les réformes incitatives entreprises par le gouvernement depuis quelques années et qui se sont accentuées depuis début 2018 avec l’avènement de la Cellule Climat des affaires (CCA). La réduction des coûts de façon générale, combinée à la diminution drastique et effective du délai a donné un coup d’accélérateur à la création d’entreprise, dans un contexte économique difficile. Les créations d’entreprises sont reparties de plus belles atteignant 10 545 nouvelles entités, frôlant ainsi de peu le record historique de 2015.

L’engouement de cette année est attribuable non seulement à la poursuite des réformes, mais également la réduction encore plus sensible du délai qui est passé depuis février à 7h contre 24 l’an dernier. Si le CFE n’a pas encore donné de détails sur les types d’entreprises créées, la fièvre du PND et la mesure des 20% de marchés publics aux jeunes et aux femmes, revalorisée à 25% depuis fin avril, peuvent être également citées au chapitre des facteurs qui booste la création d’entreprises.

Avec des actifs évalués à 545 milliards FCFA, la filiale d’Oragroup, le groupe panafricain basé à Lomé, est la première banque togolaise fin 2017, selon les dernières données disponibles rendues publiques par la BCEAO. Orabank est suivie par Ecobank Togo qui totalise à son bilan 416 milliards FCFA d’actifs.

Le trio de tête est fermé par l’Union togolaise de banque (UTB), une institution financière détenue à 100% par l’Etat togolais, en cours de privatisation depuis 2018. En 2017, malgré ses déboires, la Banque publique totalisait 303 milliards d’actifs.

A la queue du peloton des 13 banques qui opèrent dans le système bancaire, la société InterAfricaine de banque (SIAB), ex-Baltex, est talonnée par la Banque populaire pour l'épargne et le crédit (BPEC) reprise en 2018 par le Groupe Sunu.

Au total, le système bancaire togolais, fort d’abriter les sièges sociaux de deux réseaux panafricains, Ecobank et Orabank, pesait plus de 2430 milliards FCFA.

 

 

La bataille entre Orabank et Ecobank se poursuit sur le plan des dépôts de la clientèle. En 2017, les dépôts collectés par la filiale de la banque présente dans 12 pays africains, sont passés à 317 milliards contre 301 milliards pour son dauphin en terre togolaise, Ecobank.

S’en suivent l’UTB (214 milliards), la BTCI (168 milliards), Diamond Bank, cédée à NSIA Banque (107 milliards) et Banque Atlantique (104 milliards).

La SIAB et Société Générale qui n’a démarré ses activités qu’en 2015, sont les deux banques ayant attiré le moins de dépôts, soient respectivement 9 et 30 milliards FCFA.

 

 

En ce qui concerne les volumes de crédits octroyés à l’économie, Orabank maintient un leadership sans partage, écartant son challenger Ecobank, de plus de 100 milliards FCFA. Au cours de la période sous revue, les crédits accordés par Orabank ont atteint 292 milliards FCFA. Ceux mis en place par Ecobank, quant à eux, se sont situés à 161 milliards.

Dans cette course, Ecobank devance de peu l’UTB qui a octroyé près de 150 milliards de crédits, selon la BCEAO.

Banque Atlantique, détenu par le Marocain BCP, est la quatrième institution bancaire ayant octroyé le plus de crédit au cours de cette année 2017.

Dans le box des faibles financeurs de l’économie, on peut noter la présence de la SIAB (seulement 8 milliards de crédits) ou de la BIA (33 milliards). En difficultés, la BPEC fait également partie de la queue.

 

 

Fiacre E. Kakpo

La Ministre du Développement à la Base, de l'artisanat, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes, Victoire Dogbe Tomegah a accordé un entretien à Togo First, l'occasion de faire le point sur les efforts fournis par ce département clé pour faire de l’inclusion sociale, économique et financière, une réalité au Togo. En dépit de résultats probants, obtenus dans le cadre de la mise en œuvre des programmes et initiatives visant jeunes, femmes et couches défavorisées, les chantiers à venir sont encore énormes, assure la ministre.

 

Togo First : Dans son adresse à la nation le 03 janvier dernier, le chef de l’Etat SEM Faure Essozimna Gnassingbé a fait la part belle à la jeunesse et aux femmes togolaises (octroi de 20% des marchés publics, FPJ). S’agit-il d’un cap à suivre, particulièrement pour votre département ?

Victoire Tomegah Dogbé (VTD) : Comme vous pouvez le constater depuis quelques années déjà, les questions liées à la promotion et l’autonomisation des jeunes et des femmes sont placées au cœur de la politique du Chef de l’Etat. Ceci s’est traduit par la multitude d’initiatives qui sont développées sous son impulsion pour prendre en compte les préoccupations et répondre aux aspirations profondes de ces couches qui représentent la grande majorité de notre population. C’est donc dans cette dynamique que le Président de la République a décidé d’octroyer 20% des marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs pour leur permettre d’avoir accès à la commande publique et participer à l’économie nationale. Il s’agit à la fois d’une mesure volontariste et innovante pour soutenir l’effort des jeunes et des femmes et booster l’activité entrepreneuriale.

En ce qui concerne le forum présidentiel de la jeunesse, il constitue une réponse du Chef de l’Etat aux souhaits de sa jeunesse d’être mieux écoutée et associée au processus de développement du pays. En effet, dans toutes nos préfectures, les jeunes n’ont cessé d’exprimer leurs vifs désirs de dialoguer directement avec le Président de la République. Ce sont des attentes qui sont revenues tout le temps, lors des foras régionaux que le ministère organise depuis 2011. La décision d’initier un forum présidentiel répond au souci du Chef de l’Etat de renforcer sa proximité avec les jeunes, de pouvoir les écouter sur les questions qui les préoccupent et surtout recueillir leurs propositions pour répondre le plus efficacement possible à ces attentes.

Il s’agit d’instaurer une démarche qui responsabilise et fasse de la jeunesse les principaux acteurs de leur autonomisation.

En clair, ces deux mesures nous recommandent de faire davantage pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’autonomisation des jeunes et des femmes et de renforcer les cadres de dialogue et d’écoute de la jeunesse.

 

Togo First : Anadeb, Pradeb, Fnfi, Faiej…. A la croisée des chemins, quels bilans faites-vous de ce cocktail d’initiatives concoctées et/ou pilotées par votre département au profit des couches vulnérables ?

VTD : Chacune de ces initiatives que vous citez répond aux besoins urgents et légitimes des communautés que nous nous faisons le devoir de servir.

Rien que pour l’année 2017 écoulée, les projets et programmes pilotés par l’agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) et le PDCPlus finissant, ont permis de réaliser  277 infrastructures socioéconomiques, d’accompagner 1700 groupements, d’offrir des repas quotidiens à 89 000 élèves de 305 écoles primaires, d’octroyer une allocation mensuelle de 5000 FCFA à 17 360 ménages et d’accompagner 78 200 personnes dans la dynamique de l’inclusion financière.

« En 2017, les mécanismes de promotion de l’auto-emploi des jeunes ont permis de créer 3500 Micro-entreprises pour 9000 emplois durables et 22 130 emplois temporaires au profit des jeunes. »

Toujours en 2017, les mécanismes de promotion de l’auto-emploi des jeunes (FAEIJ, PRADEB, FNFI) ont permis de créer 3500 Micro-entreprises pour 9000 emplois durables et 22 130 emplois temporaires au profit des jeunes.

L’engouement des jeunes Togolais pour ces mécanismes de financement et d’accompagnement ne se dément pas. D’où la nécessité de diversifier et d’adapter les offres aux différentes cibles. Ceci nous a conduit à initier le projet d’appui à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs, notamment l’agriculture, l’élevage… Ce projet, lancé en 2016 par le Chef de l’Etat, bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement. Il prévoit la création de plus de 19 600 emplois directs dans les 5 années de mise en œuvre du projet.

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« Nos actions impactent positivement le quotidien des populations.»

Le constat général que nous faisons lorsque nous allons sur le terrain pour rencontrer et échanger avec les bénéficiaires est que nos actions impactent positivement le quotidien des populations. Les nombreux témoignages qui nous parviennent, la confiance que nous portent ces communautés et la croissante volonté de nos partenaires à nous accompagner nous prouvent que nous sommes sur la bonne voie.

En dépit de ces résultats satisfaisants nous n’aurons pas de répit tant que, dans notre pays, certains de nos concitoyens vivent dans l’extrême pauvreté.

 

Togo First : Vous avez un des portefeuilles ministériels les plus dynamiques et les plus proches de la population. Quels sont les défis qui nécessitent aujourd’hui d’être relevés ?

VTD : Les défis à relever sont évidemment nombreux car les besoins de chacune de nos cibles sont légitimes et requièrent toute notre attention, tout notre dévouement. Notre principal défi est de mobiliser davantage de ressources pour répondre à ces besoins. De nombreux partenaires, auxquels je voudrais témoigner au passage de ma gratitude et celle du gouvernement, nous accompagnent déjà dans notre combat pour un Togo émergent. Cependant, des appuis de leur part et ceux d’autres acteurs, notamment du secteur privé seront les bienvenus pour porter nos différentes initiatives à échelle.

 

Togo First : « Le foisonnement de programmes et projets pilotés par des structures autonomes, et dont certaines actions s’entremêlent sans véritable coordination, constitue un goulot d’étranglement ». C’est l’une des conclusions d’une récente étude réalisée par l’OCDE sur les initiatives entreprises par le ministère du développement à la Base. L’Organisation estime que la pluralité des projets lancés par votre ministère est susceptible d’entraver son efficacité. Quelle est votre appréciation face à ces conclusions ?

VTD : D’abord, je voudrais faire remarquer que le rapport de l’OCDE sur l’examen du bien-être et des politiques de jeunesse au Togo a été réalisé à la demande du gouvernement. Et c’est également le Togo qui a identifié les thématiques sur lesquelles les études ont été portées. A ce titre, nous apprécions à leur juste valeur les conclusions et les recommandations dressées par l’OCDE et qui ont le mérite, non seulement de mettre à notre disposition des données qualitatives pertinentes sur la situation des jeunes dans notre pays, mais aussi de permettre aux acteurs nationaux d’être édifiés sur les différentes dimensions du bien-être de la jeunesse et sur les enjeux liés à la mise en œuvre des politiques publiques de jeunesse.

Malheureusement, les conclusions de ce rapport, élaboré depuis 2016, n’ont été rendus disponibles que cette année 2018.  Ainsi, vous comprenez que beaucoup de données ne sont pas récentes et ne tiennent pas compte des évolutions déjà enregistrées par le pays ces dernières années.

J’en veux pour preuve la question de la coordination des actions, relevée comme une entrave à l’efficacité des programmes et projets, qui a été adressée par le gouvernement avec la mise en place d’une coalition nationale pour l’emploi des jeunes, dotée d’un secrétariat permanent opérationnel, qui constitue un levier de mise en synergie des acteurs sectoriels et locaux. Il s’agit d’une plateforme de partenariat multi-acteurs dont la mission est de veiller à travers un dialogue de haut niveau, à la cohérence des interventions des parties prenantes de la problématique du bien-être et de l’insertion professionnelle des jeunes.

Mais, ce qui est important dans ce rapport, c’est le fait qu’il met en exergue le caractère transversal et multidimensionnel de la problématique de la promotion de la jeunesse ainsi que la responsabilité partagée de tous les acteurs (publics, privés, OSC et PTF).

 

Togo First : Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a annoncé récemment le lancement d’un forum présidentiel de la jeunesse. Une initiative qui dans la foulée, a reçu un écho favorable. Concrètement, quel sera le contenu de ces rencontres prévues pour cette année 2018 ?

VTD : Ce rendez-vous du Chef de l’Etat avec la jeunesse est une rencontre que le Président a voulue afin d’échanger avec les jeunes Togolais autour de leurs préoccupations pour qu’ensemble, des solutions soient trouvées. Il s’agira précisément d’analyser les préoccupations et les problèmes structurels auxquels font face les jeunes et les réponses apportées aux préoccupations liées à leur inclusion et leur bien-être, de capitaliser les expériences et de tirer les leçons des mécanismes et stratégies de promotion de l’emploi des jeunes et d’implication de la jeunesse dans la vie publique.

Il s’agira enfin de faire des propositions qui pourront être prises en compte dans le cadre de la formulation d’une nouvelle politique pour l’inclusion et le bien-être de la jeunesse au Togo.

Des rencontres préparatoires de ce forum présidentiel ont eu lieu dans les 5 régions et une synthèse a été présentée aux principaux délégués de ces régions.

Le forum proprement dit se tiendra sur deux jours avec des ateliers thématiques, des sessions plénières en présence du Chef de l’Etat, des évènements parallèles, autant de canaux qui puissent permettre à la jeunesse de s’exprimer sur ses besoins et ses attentes, mais aussi montrer son potentiel, son génie ou sa créativité.

 

Togo First : Quels sont les résultats attendus ?

VTD : Pour le gouvernement, le principal résultat attendu du forum présidentiel de la jeunesse reste la formulation par les jeunes eux-mêmes d’un ensemble de propositions pertinentes devant être prises en compte pour la formulation d’une nouvelle politique de jeunesse au Togo.

« Saviez-vous que l’opérationnalisation du FAIEJ, le programme de construction des maisons de jeunes ou encore l’allocation d’une ligne budgétaire au conseil national de la jeunesse par exemple, sont des résultats de ce premier forum en 2011 ? » 

Mais, en nous référant aux résultats du premier forum national de la jeunesse, je puis vous assurer que d’importantes autres mesures peuvent en sortir. Saviez-vous que l’opérationnalisation du FAIEJ, le programme de construction des maisons de jeunes ou encore l’allocation d’une ligne budgétaire au conseil national de la jeunesse par exemple, sont des résultats de ce premier forum en 2011 ? 

Il faut aussi souligner que le forum présidentiel doit permettre de sceller un nouveau partenariat entre le Président de la République et la jeunesse.

 

Togo First : On a souvent remarqué une forte mobilisation autour de ce genre d’initiative. Mais, la pérennisation demeure encore un autre défi très marginalisé. Que prévoyez-vous à la suite de ces rencontres ?

VTD : Nous disons que les jeunes doivent être à l’avant-garde de ce qu’ils veulent. Du côté du gouvernement et du ministère chargé de la jeunesse en particulier, nous sommes engagés pour faire de cette initiative une action perpétuelle. D’ailleurs, l’organisation du forum national de la jeunesse a été instituée par un décret, quelques mois après le premier forum national qui a eu lieu en 2011. En plus, nous avons organisé régulièrement des fora régionaux de jeunesse, notamment, en 2013, 2014, 2015 et 2016. Nous pensons, que l’initiative du Chef de l’Etat témoigne de l’importance et de la nouvelle dynamique qu’il souhaite engager avec la jeunesse. Et il revient à la jeunesse togolaise de saisir cette opportunité pour la transformer en un rendez-vous permanent. Les jeunes eux-mêmes sont les mieux placés pour exprimer ce qu’ils désirent pour leur propre bien-être.

 

Togo First : Le Faiej et le Pradeb accompagnent fortement les jeunes entrepreneurs togolais, entre autres pour l’accès au crédit auprès des institutions financières. Un modèle de réussite à encourager. Mais, au-delà d’un certain montant, ces projets portés par ces start-ups deviennent très risqués. Par exemple, Tanko Timati, une start-up porteuse a annoncé  vouloir lever plus de 250 millions pour poursuivre sa croissance à travers une ouverture de capital. Quels mécanismes mettez-vous en place pour aider les jeunes entrepreneurs avoir accès à des financements plus adaptés aux différents phases de développement de leurs entreprises.

VTD : L’objectif du FAIEJ et de la composante emploi jeunes du PRADEB est d’apporter un appui technique aux jeunes entrepreneurs et de leur faciliter l’accès au financement pour la création de leur microentreprise. Depuis leur mise en œuvre, c’est plus de 15 000 jeunes qui ont été formés, environ 2500 microentreprises créées par les jeunes et 6500 emplois directs créés. Plus de 5 milliards de francs CFA ont été libérés pour accompagner ces jeunes entrepreneurs. Ces interventions ont permis l’émergence d’une nouvelle classe d’entrepreneurs qui ont effectivement besoin de plus de ressources financières pour le développement de leur microentreprise.

« C’est plus de 15 000 jeunes qui ont été formés, environ 2500 microentreprises créées par les jeunes et 6500 emplois directs créés. »

Outre les conventions signées avec certaines banques pour leur accompagnement, plusieurs mécanismes sont mis en œuvre :

L’Agence National de Promotion de Garantie et de Financement (ANPGF) est l’un des mécanismes mis en place pour l’accompagnement des PME /PMI. Les financements accordés par l’ANPGF vont au-delà de 250 millions si le promoteur démontre la viabilité de son projet. Un partenariat existe entre le FAIEJ et l’ANPGF pour l’accompagnement des micro entrepreneurs dont les besoins en financement sont élevés et dépassent le cadre du FAIEJ et du PRADEB.

En vue de promouvoir le secteur agricole et l’agrobusiness, le gouvernement a mis en place un nouveau dispositif dénommé TIRSAL, qui a été dévoilé par le Chef de l’Etat. TIRSAL est une approche holistique conçue pour relever les défis qui entravent la croissance et le développement du secteur agricole au Togo. Il est conçu dans le but de réorganiser les différents maillons de la chaîne de valeur agricole et de promouvoir leur financement. Il s’agira de partager les risques entre les différents acteurs, en vue de faire passer le financement du secteur agricole et de l’agrobusiness par les banques commerciales à 5% d’ici 10 ans contre 0,2% aujourd’hui.

Enfin, le partenariat avec le secteur privé , le coaching et le monitoring des jeunes entrepreneurs, leur permet de développer des partenariats avec leurs ainés en vue d’une association pour le développement de leur entreprise.

Propos recueillis par Fiacre E. Kakpo

L’agence des cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM)  est présidée par un Togolais, Anselme Gouthon, également secrétaire exécutif du Comité de coordination pour les filières café et cacao au Togo.

Lors de sa dernière assemblée générale tenue à Yaoundé au Cameroun, l’association a examiné les moyens d’optimiser les partenariats en vue de booster la production du café Robusta en Afrique de l’Ouest et d’améliorer sa qualité. Cette mission s’avère compliquée au regard du contexte de risque de réduction des surfaces cultivables à l’horizon 2050.

Selon les experts, c’est la hausse incessante des températures qui pourrait entraîner cette diminution des surfaces cultivables destinées au café Robusta.  

Pour relever le défi d’améliorer la production et la qualité du café Robusta, il est préconisé entre autres, un changement de sites de plantation et l’accompagnement des plants de café par d’autres espèces qui devraient leur apporter de l’ombre. Dans le même esprit, les experts recommandent la création de variétés plus résistantes et l’accroissement de la production par hectare.

Séna Akoda

Dans le cadre du Forum Présidentiel pour la Jeunesse (FPJ) annoncé pour la première quinzaine du mois d’avril, un appel à témoignages a été lancé par le Comité d’Organisation mis en place par la Présidence togolaise.

Les jeunes Togolais sont invités à se livrer et à raconter leur parcours pour servir de modèles et partager leurs expériences, via ce message : « Racontez votre histoire au monde entier ! Vous êtes jeune, entrepreneur, artisan, artiste, membre de la société civile, ... vous faites des choses exceptionnelles que vous voulez partager avec la jeunesse Togolaise et le monde entier ? Racontez-nous votre histoire en envoyant votre biographie sur 1 page Word maximum à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  le plus tôt possible ! Le Forum Présidentiel de la Jeunesse, pour les jeunes et par les jeunes !! ».

Quelques 3000 jeunes sont attendus autour du Chef de l’Etat SEM Faure Essozimna Gnassingbé en avril prochain pour le tout premier Forum Présidentiel de la Jeunesse.

Ses préparatifs ont démarré depuis le 09 mars dernier avec la tenue d’atelier régionaux dans les cinq régions économiques du Togo pour recueillir les contributions de différents acteurs locaux.

vendredi, 02 mars 2018 09:42

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Des indicateurs en progression constante depuis 5 ans

Selon l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique (IIAG), le Togo est le deuxième pays le plus réformateur sur les cinq (2012-2016) et les dix (2007-2016) dernières années, derrière la Côte d’Ivoire. Un classement que le pays doit aux nombreuses réformes entreprises depuis l’arrivée au pouvoir du président Faure Gnassingbé en 2005. Lutter contre la corruption fait partie du cahier des charges du gouvernement qui s’est doté de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées.

Depuis 2008, l’environnement des affaires a connu des améliorations selon le Doing Business (DB). Le pays passe de la 162e place au classement mondial en 2011 au 156e rang en 2017.

Selon l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique, le Togo est le deuxième pays le plus réformateur sur les cinq (2012-2016) et les dix (2007-2016) dernières années, derrière la Côte d’Ivoire.

A cet effet, l’amélioration du climat des affaires demeure une priorité absolue pour le gouvernement togolais, comme en témoigne la mise en place d’une cellule Climat des affaires, chargée de conseiller le gouvernement dans ce cadre et la mise en œuvre d’initiatives ayant des impacts tangibles telles que le guichet unique pour le commerce extérieur ainsi que le guichet unique pour la création d’entreprises.

En vue de soutenir l’économie, l’exécutif togolais s’est engagé dans une série de réformes visant à  faciliter la création d’entreprises. Le capital minimum requis pour les SARL a été libéralisé. Les droits d’enregistrement à la création et l’obligation de détenir une carte d’opérateur économique ont été supprimés. D’autres mesures incitatives ont également été mises en place pour donner priorité à l’initiative privée. Le gouvernement s’est aussi engagé sur le chemin de réformes structurelles profondes, notamment l’adoption du nouveau code des investissements, et la mise en place d’un tribunal de commerce. Pays disposant d’énormes atouts miniers, le Togo fait partie de l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE).

Le Togo a fait des progrès en matière de privatisation de certaines activités budgétivores de l’État, notamment dans le domaine de l’assurance, dans le secteur bancaire, de l’hôtellerie, de la distribution d’électricité, des télécommunications et des activités de manutention de conteneurs.

Enfin, l’indice de développement humain est passé de 0,44 en 2006 à 0,49 en 2015. 

 

Principaux indicateurs de gouvernance

(Source Banque mondiale, govindicators.org)

 Voice and Accountability

 Control of corruption

Government Efectivenes

Rule of Law

 

 

Une position centrale en Afrique de l’Ouest

Situé sur la route côtière Abidjan-Lagos, au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Togo est le carrefour de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et du marché commun qui s’y développe. Le pays offre de nombreuses opportunités d’investissements, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’Énergie, de l’Agriculture, de l’Exploitation minière, des télécommunications et du Tourisme.

Developments indicators

Le gouvernement togolais tente depuis 2007 de redynamiser l’économie et de jeter les bases d’une croissance plus inclusives. Ces efforts ont contribué à repositionner le Togo comme un acteur important dans la sous-région. Le pays affichant l’un des taux de croissance les plus importants de la sous-région sur les cinq dernières années.

L’institution de Bretton Woods table sur une croissance de 5,4 % en 2020, tandis que la Bad s’attend à une progression de 5,3 % de l’économie.

Cette dynamique devrait se poursuivre à l’horizon 2020, selon la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque mondiale. L’institution de Bretton Woods table sur une croissance de  5,4 % en 2020, tandis que la Bad s’attend à une progression de 5,3 % de l’économie. Ces perspectives favorables confortent la confiance des investisseurs internationaux, tels que Bolloré, MSC, Asky, Ecobank, Etisalat, Contour Global et d’autres.

Déjà, Lomé abrite le siège de la compagnie aérienne régionale Asky, la banque panafricaine Ecobank et le port autonome de Lomé, le seul port de la côte ouest-africaine à partir duquel il est possible de rejoindre plusieurs capitales en une journée. Le gouvernement multiplie ses actions en vue de renforcer la capacité de la plateforme portuaire. A cet effet, deux investissements majeurs dans le port ainsi que la construction du nouveau terminal aéroportuaire ont été réalisés simultanément en moins de deux ans. Ce qui reflète la volonté de l’exécutif de faire de Lomé, un pôle d’attractivité dans la sous-région.

 

Une croissance annuelle du PIB par habitant de 3% depuis 6 ans

Sur les cinq dernières années (2012-2016), l’économie togolaise a enregistré un taux de croissance annuel moyen de 5 %. Avec une croissance moyenne de la population de 3 % par an, on note une augmentation équivalente du PIB par habitant (3 %).

L’économie du pays est dominée par l’agriculture commerciale et de subsistance. La production vivrière (maïs, manioc, igname, sorgho, mil, riz, haricot, arachide, etc.) et d’exportation (coton, café, cacao, etc.) représentent près de 40,7 % du PIB, selon l’OCDE. Le secteur emploie 65 % de la population active.

L’industrie minière est l’un des secteurs les plus prometteurs du Togo, le pays étant le quatrième producteur de phosphate au monde. Ses réserves estimées à 60 millions de tonnes représentent une manne encore peu exploitée. Le secteur secondaire quant à lui bénéficie de la performance des industries extractives et manufacturières.

Le secteur tertiaire profite de l’augmentation continue des échanges commerciaux au Port de Lomé et de la hausse des activités aéroportuaires de l'aéroport international de Lomé.

Indicators have been on the rise over the past five years

According to the Ibrahim Index of Governance in Africa (IIAG), after Côte d’Ivoire, Togo is the country that has implemented the most reforms on the continent, over the past five (2012-2016) to ten (2007-2016) years. This ranking is attributed to the many reforms undertaken by President Faure Gnassingbé since he came into power in 2005. As fighting corruption is one of the government’s key objective, it has put in place the High Authority for the Prevention and Fight against Corruption and Related Offenses.

Also, according to Doing Business (DB), the country’s business climate has recorded some improvements since 2008. Indeed, in this index, Togo moved from the 162nd position, in 2011, to the 156th position in 2017.

According to the Ibrahim Index of Governance in Africa, after Côte d’Ivoire, Togo is the country that has implemented the most reforms on the continent, over the past five (2012-2016) to ten (2007-2016) years.

 

Attesting of the government’s will to maintain this trend is the Business Climate Cell which was put in place to advise the administration in this regard and implement measures with a significant impact, such as the single desk for external trade and the single desk for companies creation.

To support the economy, Togolese government has initiated a battery of reforms aiming to ease business creation. Among others, minimum capital required for LLC creation was erased; same for registration fees and the compulsory economic operator card. The government has also initiated deep structural reforms, such as adopting a new investment code and setting a tribunal of commerce. Having many mining assets, Togo is part of the Initiative for Transparency in Extractive Industries (ITEI).

Moreover, the country has achieved some progress in regards to the privatization of some activities that were weighing on State budget. These include sectors like insurance, banking, hospitality, power supply, telecommunications and container handling.

Finally, the nation’s human development index grew from 0.44 in 2006 to 0.49 in 2015.

 

Main governance indicators

 (Source World Bank, govindicators.org)

Voice and Accountability

 Control of corruption

Government Efectivenes

Rule of Law

 

 

A key positon in West Africa

Located on the Abidjan-Lagos coastal axis, at the heart of West Africa, Togo is the crossroad of the West African Economic and Monetary Union and the common market growing within. The country offers many investment opportunities, namely in sectors such as infrastructures, energy, agriculture, mining, telecommunications and tourism.

Developments indicators

Since 2007, Togo’s government is trying to restart the economy and lay foundations for a more inclusive growth. These efforts made the country one of the most important actors in the region, with one of the highest growth rates across over the past five years.

The Bretton Woods institution forecast a 5.4% growth in 2020, while AfDB expects the figure to stand at 5.3%.

 

The trend should continue by 2020, according to the African Development Bank (AfDB) and the World Bank. The Bretton Woods institution forecast a 5.4% growth in 2020, while AfDB expects the figure to stand at 5.3%. These positive projections reassure international investors like Bolloré, MSC, Asky, Ecobank, Etisalat, Contour Global, among others.

So far, Lomé is home to the headquarters of regional airlines Asky, pan-African bank Ecobank and to the autonomous port of Lomé, which is the only port along the West African coast where it is possible to travel to many capitals in a day. In regard to the latter, government is working to augment its capacity. Actually, two major investments were made in the port, and a new airport terminal was built, in less than two years, thus reflecting the government’s will to make Lomé an attractive hub in the region. 

 

GDP per capita records 3% annual growth over 6 years

Over the past five years (2012-2016), Togo’s economy recorded an average annual growth rate of 5%; with average growth rate of population at 3% per annum, and 3% average annual growth for GDP per capita, also.

The economy is dominated by commercial and subsistence farming. According to OECD, subsistence (maize, cassava, yam, sorghum, millet, rice, beans, peanuts, etc.) and export (cotton, coffee, cocoa, etc.) oriented outputs make up to 40.7% of GDP. The sector employs 65% of active population.

Mining is one of the most promising sectors in Togo, as it is the fourth largest phosphate producer worldwide, with reserves estimated at 60 million tons, even though not much exploited. As for the secondary sector, it benefits from the performance of extractive and manufacturing industries.

Tertiary sector for its part enjoys a continuous rise of commercial exchanges at Lomé’s port and also of the boost in airport activities at the International Airport of Lomé.

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