La Compagnie Brussels Airlines change sa fréquence de vols à destination de la capitale togolaise. De trois vols par semaine, au départ de Bruxelles, elle dessert à présent le Togo par cinq vols, les lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi. Et annonce vouloir officialiser cette décision à la fin du mois d’octobre 2018.
Dans cette perspective, Pierre-Yves Buysscahert, directeur de cette compagnie pour le Togo, a eu droit aujourd’hui, 11 octobre 2018 à une audience auprès du locataire de la Primature, Komi Sélom Klassou.
Au cours de cette rencontre, il a informé le Chef du gouvernement togolais de ce changement et précisé que sa démarche auprès de ce dernier visait à soutenir les autorités togolaises dans leur volonté « de faire du Togo un hub de transit dans la sous-région ». Il a ajouté que « Brussels Airlines voudrait contribuer, d’une manière ou d’une autre, à ce développement et proposer parallèlement ses services afin de promouvoir le Togo et le tourisme dans ses avions ».
Séna Akoda
D’ici mi-2019, 70 000 agents de l’administration publique vont être dotés de comptes de messagerie professionnelle harmonisés au sein du domaine gouv.tg, apprend-on.
La création de ces comptes, découle d’un projet de messagerie gouvernementale, destiné à sécuriser et à rationaliser les échanges électroniques.
Le projet, piloté par le ministère des postes et de l’économie numérique, veut renforcer la crédibilité des échanges et améliorer la productivité de l’administration, en facilitant la communication et le travail collaboratif.
Le nouvel outil qui se veut plus pratique, fiable et sécurisé propose différentes fonctionnalités comme la gestion des mails, contacts, calendriers, fichiers et autres outils collaboratifs comme la messagerie instantanée ou la vidéoconférence en ligne.
La phase pilote, lancée en 2015, a déjà permis l’ouverture de 150 comptes, pour le personnel de la Présidence de la République, les présidents des institutions, les membres du gouvernement et leurs secrétaires ainsi que les ambassadeurs.
Rappelons que, toujours dans le cadre de la modernisation de l’administration togolaise et pour renforcer la visibilité du pays sur internet, les autorités du pays ont créé un portail web regroupant les sites de toutes les institutions gouvernementales et un autre, rassemblant toutes les procédures et formalités administratives.
Octave A. Bruce
Comme annoncé au lancement d’Africa Pulse, début octobre, la Banque mondiale vient de dévoiler à Bali (Indonésie) dans le cadre des Assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods, son tout nouvel indice du capital humain.
Le nouvel indice permet de mesurer les pertes de productivité économique subies par les pays qui sous-investissent dans leur population. « L'indice du capital humain reflète la productivité future d’un enfant né aujourd'hui, comparée à celle qu'il aurait pu atteindre s'il avait bénéficié de conditions de santé optimales et d'une scolarisation complète et de qualité. », explique la banque mondiale.
Et de poursuivre :
« Cette mesure intègre trois facteurs :
Les tout premiers résultats de ce nouvel indice sont déjà accablants. 56 % des enfants nés aujourd'hui dans le monde seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États ne font pas les investissements nécessaires pour produire une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.
Selon l’institution multilatérale, « si les pays agissent maintenant, les enfants nés aujourd'hui pourraient être en meilleure santé, plus riches et plus productifs à l’âge adulte ».
« Le capital humain est souvent le seul capital des personnes les plus pauvres. C'est un des facteurs essentiels d'une croissance économique durable et inclusive », soutient Jim Yong Kim (photo), président du Groupe de la Banque mondiale.
Et de s’indigner : « Pourtant, les investissements dans la santé et l'éducation n'ont pas reçu l'attention qu'ils méritent. Cet indice établit un lien direct entre l’amélioration de la santé et l'éducation des populations, la productivité et la croissance économique. J’espère qu’il encouragera les pays à prendre des mesures urgentes et à investir plus et mieux dans leur population. »
Fiacre E. Kakpo
Genève (Suisse) accueille du 22 au 26 octobre la sixième édition du Forum mondial de l'investissement organisé par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Plus de 5000 participants venus de 160 pays dont le Togo sont attendus à ce rendez-vous mondial qui reste un lieu privilégié pour forger des partenariats entre les acteurs de l'investissement et du développement afin de combler les écarts d'investissement actuels, estimés à environ 2500 milliards de dollars.
Rassemblement unique d'acteurs de haut niveau de la communauté mondiale, le forum offrira l'occasion « d’un dialogue ouvert, de réfléchir à des initiatives axées sur des solutions durables et de favoriser des alliances mondiales pour promouvoir la prospérité partagée ». Une soixantaine d'événements meubleront cette édition, dont trois sommets, cinq tables rondes ministérielles, des séances dirigées par le secteur privé et plusieurs cérémonies de remise de prix.
En plus de donner aux participants l'occasion de mettre en lumière les priorités pour attirer et canaliser les investissements qui favoriseront le développement durable, les sessions du forum se concentreront également sur les actions transformatrices et les modes de financement innovants pour le développement, tels que la Blockchain, les obligations durables et le financement mixte.
Une centaine de grandes entreprises et d’organisations de renommée mondiale seront présentes. On annonce également des chefs d’Etat et une cinquantaine de ministres.
La conférence de haut niveau intervient dans un contexte d'inquiétude croissante face à la baisse des flux d'investissements et leur impact sur les efforts déployés pour la réalisation de l'Agenda 2030 pour le développement durable, adopté par la communauté internationale il y a trois ans.
Selon les Nations-Unis, en 2017, les flux mondiaux d'investissements étrangers directs ont chuté de 23 %, tandis que la croissance était presque nulle dans de nombreuses économies en développement.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, 2564 entreprises ont été créées de juillet à septembre 2018 contre 2043, l’année dernière à la même période. Soit une hausse de 25,5%. Une dynamique observée depuis le début de l’année.
De janvier à fin mars 2018, 2934 nouvelles entreprises se sont formalisées contre 2583 au premier trimestre 2017, en augmentation de 13,5%. D’avril à fin juin, on note 2462 entreprises formalisées pour 2055 à la même période un an plus tôt.
Ainsi, avec un total de 7960 d’entreprises formalisées fin septembre, la création d’entreprises aura enregistrer une progression de 19,4% sur les neuf premiers mois de cette année, en comparaison avec les trois premiers trimestres de 2017.
Cette performance est tirée par de nombreuses réformes mises en œuvre en vue de simplifier la création et le cycle de vie des entreprises, notamment des SARL, avec pour chef d’orchestre, la Cellule Climat des affaires.
Au titre des mesures incitatives, on citera, entre autres, la réduction des frais de création d'entreprises et de délai, la possibilité de créer une entreprise en ligne, la libéralisation du capital social pour les SARL, la réduction des frais et du délai de raccordement au réseau électrique.
Notons qu’en septembre 2018, ce sont 773 nouvelles entreprises qui se sont formalisées contre 579 au même mois l’année dernière. Une hausse de 33,5%, en glissement annuel.
Fiacre E. Kakpo
Nouveau sacre pour l’entrepreneuriat togolais. Le jeune togolais Klutse Koku a remporté ce mercredi 10 octobre à Erevan en Arménie, le Prix Jeune Entrepreneur Francophone 2018 de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie).
Le jeune patron de 26 ans, qui emploie 28 personnes dont 17 femmes, s’est déclaré « très content » pour lui et « pour le Togo ». Il empoche le chèque de 10 000 euros mis en jeu.
Sa société, Jony Group Sarl-u est spécialisée dans la promotion des énergies vertes comme alternatives aux énergies fossiles. Elle est notamment présente dans la livraison express de gaz-butane et du biogaz à domicile avec des possibilités de paiement par tranches.
L’entreprise fondée en juin 2016 opère aussi dans le recyclage des bouteilles de gaz, l’installation, la maintenance et la réparation des gazinières. Elle intervient enfin dans la sensibilisation et l’information.
Klutse Koku succède à sa compatriote Lucia Allah-Assogbah, lauréate de l’édition 2017.
Le prix Jeune Entrepreneur Francophone récompense les initiatives entrepreneuriales des jeunes âgés de 18 à 35 ans, ressortissants des pays membres de la francophonie. Cette année, il a été décerné dans la capitale arménienne, en marge du 17ème sommet de la francophonie qui se tient ce 11 et 12 octobre.
Octave A. Bruce
Vendredi 5 octobre 2018, à Washington D.C, le Secrétariat d’Etat américain, récompense de l’« Award for Corporate Excellence », catégorie « Autonomisation des femmes », Alaffia, une société basée à Olympia dans l’Etat de Washington et présente au Togo.
Un peu plus tôt dans la journée, c’est à la Maison Blanche, à quelques pas du Bureau Ovale, que les fondateurs d’Alaffia ont été reçus par Ivanka Trump, la fille du Président américain qui dirige une initiative mondiale dotée de 1 milliard $, dédiée à l'autonomisation économique des femmes.
Le prestigieux prix annuel, créé en 1999, récompense les entreprises exceptionnelles qui respectent des normes élevées en matière de conduite responsable et selon les valeurs américaines.
Alaffia, comme le salut ou l’adieu usuel, dans le patois du centre du Togo ou du Bénin et du Nigéria. Alaffia, comme ce mot qui désigne aussi bien un état de paix, de santé, que de bien-être.
Alaffia, c’est la société de fabrication de produits cosmétiques à base de noix de karité, d’huile de noix de coco ou d’autres plantes et essences, importées du Togo et de quelques autres pays ouest-africains.
Les matières une fois arrivées à destination, sont traitées et transformées à l’usine pour produire des savons, des huiles, des pommades, des shampooings, des lotions, des crèmes.
Toute une gamme de produits destinés à des soins du visage, du corps, des cheveux, tant pour les bébés et enfants que pour les adultes.
Si en cet automne 2018, le Secrétariat d’Etat américain porte au pinacle Alaffia, ce n’est pas tant pour son chiffre d’affaires annuel, estimé à 50 millions $, ou pour sa quasi omniprésence dans les rayons des grandes chaînes de distributions, supermarchés, magasins et pharmacies américaines.

Alaffia, c’est une mission assumée de promouvoir le commerce équitable, l’autonomisation économique des femmes, l’amélioration de la santé maternelle et infantile, la promotion de l’éducation, la protection de l’environnement, le développement social en Afrique et spécialement au Togo.
Alaffia, c’est surtout l’histoire d’un homme au destin particulier, parti du néant et qui aujourd’hui, appose l’étoile qui orne le drapeau togolais, aux côtés des 50 qui scintillent sur la bannière étoilée : Olowo-n’djo Tchala.
Des débuts compliqués…
Olowo-n’djo Tchala naît en 1976 à Kaboli, une bourgade située dans la préfecture de Tchamba, Région Centrale du Togo. 416 km de Lomé. 6h de route.
Les conditions de vie sont rudes. Avec sa mère et ses sept frères et sœurs, le jeune partage une petite case aux dimensions étriquées. « Nous avons grandi dans une chambre de 8 pieds sur 10 (environ 2m sur 3, ndlr). Quand le soleil est levé, vous savez qu’il est temps de travailler, lorsqu’il se couche, il est temps d’aller dormir », raconte-t-il. Tchala suit des cours jusqu’en classe de sixième, puis, faute de moyens, décroche.
Il aide alors sa mère dans sa ferme, puis devient successivement, cultivateur de riz, de haricots et d’ignames, au gré du temps.
Rose Prairie, coup de foudre… et de baguette magique !
On est en 1996. Cette année-là, les Jeux Olympiques se déroulent à Atlanta, au pays de l’Oncle Sam. Rêves et exploits les plus fous, performances athlétiques les plus inattendues.
Tchala, 20 ans, est bien loin de toute cette fièvre. Pourtant, un nouveau départ, totalement inattendu, va poindre à l’horizon.
Il prend la silhouette de Rose Hyde, jeune américaine, volontaire du Peace Corps.
La jeune femme est en mission à Kaboli pour conseiller les agriculteurs. Le jeune kotokoli squatte les champs. Très vite, les deux s’éprennent l’un de l’autre et à la fin du service de Rose en 1999, le couple s’envole pour les Etats Unis.
Pas de rang d’observation. Tchala entame des cours d’anglais et décroche peu après un diplôme en théorie des organisations. Rose, de son côté, entreprend des études supérieures en développement agricole international et en ethnobotanique.
Le Togolais, encore très attaché à ses racines, décide alors de monter une affaire qui impliquerait surtout les siens, restés au pays.
Il songe à créer des coopératives au pays, qui emploieraient en grande majorité des femmes, ce qui impacterait directement des familles et réduirait la pauvreté. Olowo-n’djo sollicite donc un prêt commercial de 50 000 $, soit près de 30 millions FCFA. Refus de la banque.
Là encore, la providence est au rendez-vous : le frère de Rose offre sa maison en garantie, et le financement est débloqué.
Tchala et son épouse reviennent alors au Togo et fondent la première coopérative réunissant des femmes qui se chargeront de cueillir, collecter et exporter des noix de karité et d’autres produits naturels vers les Etats Unis.
Alaffia, le commerce équitable, l’humanisme…
En 2003, Alaffia voit le jour dans le garage de leur maison à Olympia, où le couple a aménagé peu de temps avant.
Le beurre et l’huile de karité, fabriqués de façon traditionnelle au Togo, raffinés et emballés aux USA, sont prêts à être commercialisés.
Tchala tente d’écouler ses premières productions. Parkings de supermarchés, aires de stationnement, stations de bus, le Togolais se mue en vendeur à la sauvette.
Il finit par signer un accord avec un détaillant qui se charge de la distribution dans de petits magasins. Un géant américain et mondial de l’agro-bio, Whole Foods Market s’y associe, d’abord dans le nord de la Californie, puis à l’échelle fédérale.
Très vite, la demande s’envole et Alaffia prend une dimension insoupçonnée, au point où en 2012, 9 ans après avoir démarré, les ventes génèrent près de 10 millions $ sur l’année. Le Togolais met le cap sur l’expansion.

Au Togo où tout a commencé, Tchala installe une usine à Sokodé et élargit la coopérative du karité. Des cueilleurs et des femmes, du Togo, du Ghana et de la Côte d’Ivoire rejoignent la coopérative.
La success-story et les lauriers…
Tchala et Rose décident alors d’implanter le siège de l’entreprise à Turnwater dans l’Etat de Washington. A l’intérieur, ils y érigent une usine de fabrication et un laboratoire dans lequel Rose concocte elle-même certains parfums et senteurs.
Aujourd’hui, 145 personnes y raffinent, emballent et expédient partout sur le territoire américain et dans une dizaine de pays, les produits certifiés « Fair for Life » par ECOCERT, l’un des organismes internationaux les plus renommés en matière de responsabilité du commerce biologique et équitable.
Entre-temps, Alaffia est devenu un véritable modèle d’entrepreneuriat social.
« Qu’y-a-t-il à être un être humain si nous ne pouvons pas contribuer à un autre être », répond Tchala quand on lui demande le sens de son engagement pour le social.
700 femmes dans les zones rurales sont directement employées avec un salaire correspondant à 4 fois le revenu familial moyen togolais.
Plus de 14 000 personnes en Afrique de l’Ouest, dont des « cueilleurs », majoritairement des femmes, sont employées contractuellement en tant que fournisseurs par Olowo-n’djo.
A ces chiffres déjà impressionnants, s’ajoute une cohorte de réalisations sociales entreprises dans son pays d’origine.
Tchala, très influencé par sa mère, Ina Agbanga, décédée en 2016, consacre 15% de son chiffre d’affaires à des projets communautaires.
« Elle m'a aidé à voir la souffrance de beaucoup, et cette souffrance est la raison pour laquelle nous faisons ce que nous faisons aujourd'hui » s’émeut-il.
Tchala a connu des difficultés dans son parcours scolaire et s’est engagé résolument à « aider autant qu’il peut, tous ceux qu’il pourra ». 12 écoles construites, 2311 bancs scolaires offerts, 34 640 bénéficiaires d’approvisionnement scolaire, un centre culturel construit. « Seulement 9% des filles dans les régions rurales du Togo réussissent l’école secondaire », écrivait-il dans une lettre en 2010.
« L’un des plus grands contributeurs à ce taux élevé de décrochage est la distance que ces filles doivent parcourir pour aller à l’école », reconnaissait-il. Résultat, 8253 vélos distribués dans le cadre du programme « bicycles for education ».
Sur le plan de la santé, Tchala et Rose ont permis à travers leurs dons, d’assister 4832 naissances et de mettre les bébés en sécurité. Le couple a également financé des campagnes de consultations oculaires qui se sont soldées par 25 588 lunettes offertes.
Les initiatives de la société sur les questions écologiques et surtout du reboisement ont permis de planter 59 775 arbres.
Toutes ces actions lui ont valu une kyrielle de reconnaissances dont le dernier en date.
Le Prix EY 2018 du meilleur entrepreneur de l’année, une page consacrée dans le Magazine Forbes, la nomination en Juin 2018, en tant que membre du Comité consultatif du commerce sur l’Afrique pour un mandat de 4 ans, et ce dernier qui résonne comme une reconnaissance jusque dans les plus hautes sphères de l’administration américaine.
Comme l’a si bien résumé Manisha Singh, Secrétaire adjointe du Bureau des affaires économiques et commerciales, l’histoire de Tchala « illustre le pouvoir de la compréhension interculturelle et de l'entrepreneuriat innovant ».
Olowo-n’djo Tchala n’a certainement pas fini de porter son étoile au firmament, ni celle du Togo qu’il a appris à représenter fièrement partout dans le monde. « La seule chose qui soit sûre, c’est que ma vie sera à jamais consacrée à l’émancipation de tous les défavorisés, et même si Alaffia devait disparaître aujourd’hui de la surface de la terre, le soutien et les opportunités que chacun de vous nous a donné au fil des ans, a profondément marqué les communautés pour les générations à venir ».
Octave A. Bruce
Ce mardi 09 octobre 2018, la représentation nationale a autorisé le gouvernement à ratifier les statuts de la compagnie financière dénommée «Africa 50-Financement de Projets».
La prochaine étape consistera, de toute évidence, en la ratification des statuts de cette institution, adoptés le 29 juillet 2015 à Casablanca au Maroc. Mise en place à la diligence de 22 pays africains dont le Togo et trois institutions financières africaines à savoir : la banque Al-Maghrib, la banque Africaine de Développement et la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Compagnie Africa 50-Financement de Projets» vise à mobiliser des financements pour les grands travaux entrepris par les Etats membres.
Avec la ratification attendue, le pays pourrait mobiliser de l’épargne à long terme auprès des investisseurs africains pour le financement d’infrastructures commercialement viables, à grande échelle. Et ce, par le biais de deux structures : la société de financement de projets et celle de développement de projets.
Le pays pourrait également s’appuyer sur l’engagement financier de ses pairs africains pour attirer des investisseurs institutionnels, des fonds souverains, des fonds de pension et des sociétés d’assurance ainsi que d’autres sources de financement.
Séna Akoda
En conseil des ministres le 13 juin 2018, le gouvernement avait examiné le projet de loi autorisant l’adhésion du Togo à l’accord portant création de la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank).
Ce mardi 09 octobre 2018, la représentation nationale a voté à l’unanimité la loi autorisant le pays à adhérer à ce texte fondateur de l’institution financière qui vise à promouvoir et à développer les échanges commerciaux d’une part entre pays africains et, d’autre part entre pays africains et autres pays. C’était lors de sa 2e séance plénière de la 2e session ordinaire.
Avec l’adoption de cette loi, le gouvernement reçoit le quitus parlementaire pour une admission formelle à Afreximbank. Ceci fait, le pays pourra participer à l’actionnariat de la banque et tirer avantages de ses concours financiers ainsi que de son soutien à l’accroissement des exportations. Et à terme, assurer la croissance de son secteur privé, le développement des infrastructures de transport et de logistique, ainsi que l’augmentation de ses capacités de production énergétique.
Séna Akoda
L’activité économique a repris en Zone Franc en 2017, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel, établie à 3,9 %, contre 3,6 %, en 2016, révèle un rapport de Banque de France, publié lundi dernier. Cette remontée devrait se poursuivre en 2018.
L’an dernier, la croissance de l'activité économique en Zone franc est restée supérieure à celle de l'Afrique subsaharienne, mais, note la Banque centrale française, « des écarts significatifs demeurent entre pays ».
Ainsi, l'activité économique dans l’espace UEMOA, portée par la croissance de la Côte d'Ivoire et du Sénégal, a continué de progresser au rythme soutenu de 6,7 %, alors qu'elle a stagné dans la zone CEMAC, frappée de plein fouet par les contrecoups de la baisse du prix du baril de mi-2014 à début 2016.
Toutefois, loin des chocs inflationnistes, les pays de la Zone franc, protégés par l’arrimage à l'euro continuent d'enregistrer en 2017, avec des perspectives favorables, des taux d'inflation (+ 0,8 % en moyenne annuelle) nettement plus faibles que ceux de l'Afrique subsaharienne (+ 11,0 %).
Le rapport constate également que la montée de l'endettement public pourrait à terme, réduire les marges de manœuvre de la politique budgétaire des pays concernés. Par ailleurs, Banque de France appelle à la diversification des exportations, qui demeure jusque-là, insuffisante pour favoriser le développement économique.
La Zone franc comprend, outre la France, les pays de l’UEMOA, ceux de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) et l'Union des Comores.
Fiacre E. Kakpo