La filiale togolaise d’Ecobank vient de créer « Emerald Business Club ». La mise en place de cette entité devrait permettre à cette banque de référence d’offrir des services et produits innovants aux PME/PMI. Objectif : les accompagner dans leur élan de développement et booster leur croissance.
Selon les informations, le club offrira des séances de renforcement de capacités ou de formation à la gestion efficace d'affaires, des services bancaires appropriés, des conseils d’experts financiers et non financiers. A la clé, les membres du club découvriront également un éventail d’opportunités de réseautage à travers les 33 pays où le groupe Ecobank est implanté.
Entre autres, l’accès à de nouveaux marchés grâce à des initiatives commerciales parrainées par la banque panafricaine, aux recherches sectorielles et au partage des savoirs.
Mamady Diakité, directeur général d’Ecobank-Togo souligne que le club assistera ses membres dans leur plan de croissance et les accompagnera à travers un suivi particulier au sein de la banque.
Emerald Business Club, apprend-on, est le modèle avancé du concept de « Club des PME/PMI » lancé il y a trois ans par Ecobank-Togo pour prendre en compte les besoins de sa clientèle. Il résulte de l’adaptation de ce club à la nouvelle dimension de ces entreprises qui ont intégré le segment des groupes d’entreprises locales.
Séna Akoda
Le Togo est le plus important fournisseur africain du Gabon au premier semestre 2018. Avec 7,7 milliards FCFA de ventes de gazole au pays d’Afrique centrale, le Togo est, à l’échelle mondiale, dans le top 5 des fournisseurs du Gabon au cours de la période sous-revue.
Il se positionne à la 4e place, derrière la France, la Belgique et la Chine. Dans le détail, 7,6% des importations du Gabon proviennent du Togo, 26,3% de la France 9,5% de la Belgique, 9% de la Chine (9%).
Pour rappel, en 2017, le Togo était le 14e fournisseur du pays d’Ali Bongo.
La représentation au Togo de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA-Togo) travaille au renforcement de sa sécurité. Plus exactement, elle veut sécuriser ses installations de Lomé, Pagala et Niamtougou contre la foudre.
Cette préoccupation est mue par le souci des dirigeants de l’institution de prémunir les installations précitées contre les effets indésirables de la foudre en ces périodes où la météo annonce ici et ailleurs de fortes pluies.
Elle vient de lancer un avis d’appel d’offre national dans cette optique. Les structures intéressées par cette offre devraient s’adresser au secrétariat de l’institution aux fins de formalités et de paiement du dossier d’appel d’offres.
Séna Akoda
Un effectif de 505 jeunes vient de s’ajouter à la liste des volontaires nationaux de compétence (VNC). Le mercredi, 03 octobre 2018, ils ont prêté serment au cours d’une cérémonie présidée par la ministre en charge de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé (photo), en présence de Damien Mama, Coordonnateur du Système des Nations Unies au Togo.
Cette prestation de serment porte à 8700 le nombre de VNC mobilisés et à 20 359 le nombre de Volontaires Nationaux à ce jour. Dans son allocution, la ministre leur a rappelé les valeurs fondatrices du volontariat notamment l’engagement, le dévouement, l’humilité et le professionnalisme.
Elle a insisté également sur l’importance de la prestation de serment : « Avant chaque déploiement de volontaires pour une mission, une importance particulière est accordée à cette cérémonie, devenue une sorte de rituel initiatique qui marque le passage du jeune de la vie passive à une vie active et engagée. A l’instar des magistrats, des médecins et de plusieurs corps de métier donné, les volontaires nationaux font acte de don de soi à la Nation. Ils s’engagent à respecter les obligations du choix qu’ils ont fait, notamment celles d’œuvrer à ce que chaque communauté, chaque Togolais, ou qu’il soit et quel qu’il soit, ne se sente pas exclu des efforts de développement du pays ».
Pour Omar Agbangba, Directeur général de l’ANVT, « la prestation de serment de ce mercredi est l’occasion pour ces nouveaux volontaires nationaux de mesurer l’importance de leur mission au regard des défis de développement des communautés à la base ».
Dans la même veine, le n°1 du système onusien au Togo a partagé son expérience exaltante de Volontaire des Nations Unies avec l’assistance. « Le volontariat, c’est un engagement citoyen et la volonté de bâtir des communautés heureuses et une nation prospère », leur a-t-il rappelé. Il a encouragé les jeunes à s’engager pleinement dans le programme et à croire en leur potentiel de réussite: « Sur le chemin du volontariat, vous pouvez trouver un trésor », a-t-il déclaré.
Kossi Mawupémo Attisso, porte-parole des volontaires a réaffirmé l’adhésion totale de ses pairs au programme et leur détermination à faire preuve de dévouement pour que les communautés où ils seront déployés puissent bénéficier du fruit de leur engagement.
Séna Akoda
En conseil des Ministres ce mercredi 03 octobre, le gouvernement a adopté un projet de loi portant sur l’ouverture du capital du Groupe TogoCom, la compagnie publique née de la fusion des leaders de la téléphonie fixe et mobile, TogoCel et Togo Telecom.
En optant pour l’ouverture du capital de l’entreprise publique, le gouvernement togolais confirme son objectif de poursuivre les innovations en matière de télécommunications. Ce secteur est en effet devenu très concurrentiel dans la sous-région ces dernières années avec notamment, l’expansion de certains acteurs clés à l’instar de Maroc Telecom, actif au Togo via Moov, MTN, Orange ou encore Vodacom. Des opérateurs qui ont réussi à se faire une place de choix dans la sphère des télécommunications d’Afrique de l’Ouest.
Une ambition forte affichée pour le Groupe TogoCom
L’objectif affiché de TogoCom est de développer fortement l’accès à l’internet très haut-débit d’ici 2020 grâce au développement de la 4G et de la fibre optique. Cette orientation stratégique permettra au groupe de consolider sa capacité d’investissement et de bénéficier des dernières innovations en matière de TIC pour développer de nouveaux segments de croissance.
Le groupe affiche maintenant une nouvelle identité, TogoCom, qui s’appuie sur une réorganisation des réseaux fixes et mobiles de Togo Telecom et Togo Cellulaire.
Selon le holding togolais, les premiers résultats sont en effet déjà visibles. À Lomé, plus de la moitié des sites mobiles de Togo Cellulaire (TogoCel) ont déjà été raccordés par de la fibre optique de Togo Telecom. Ce qui a permis de doubler la vitesse moyenne d’accès à l’Internet mobile et de diminuer drastiquement les coupures de connexion 3G.
Dans le reste du pays aussi, la transformation porte ses fruits : dans les zones rurales, la couverture a été améliorée et des accès publics gratuits ont été déployés à Aného, Atakpamé, Dapaong, Kara, Kpalimé, Sokodé et Tsévié. Depuis fin juin, le déploiement de la 4G a commencé, gage une fois de plus, de l’accélération du déploiement d’un meilleur réseau sur l’ensemble du pays.
D’après un proche conseiller du Directeur Général de TogoCom, Affoh Atcha-Dédji, le groupe souhaite devenir dans les prochaines années, l’un des acteurs de référence de la sous-région. En franchissant cette nouvelle étape, « le holding TogoCom sera en mesure de fournir des services de qualité à un moindre coût et cela pour le plus grand bénéfice du consommateur », indique une source proche de la ministre des Postes et de l’Économie Numérique, Cina Lawson qui a soutenu l’orientation d’ouverture de capital.
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 3 octobre, le gouvernement togolais, a adopté, ce mercredi 03 octobre, le projet de loi de finances, gestion 2019. En 2019, le Budget de l’Etat s’équilibre en recettes et en dépenses, à 1461 milliards francs CFA, contre une prévision de 1311 milliards francs CFA en 2018. Soit une hausse prévisionnelle de 11,5%.
Les recettes budgétaires sont attendues à 881 milliards de francs CFA contre 895 milliards de francs CFA en 2018, en baisse d’environ un point de pourcentage.
L’exécutif prévoit un déficit budgétaire de l’ordre 13,9 milliards de francs CFA, financé par un excédent de trésorerie équivalent. En effet, selon les projections, les ressources de trésorerie devraient atteindre l’année prochaine 576,8 milliards de francs CFA, en progression de 17,5% contre des emplois de 562,9 milliards de francs CFA.
Pour parvenir à l’exécution de ce budget, Lomé table sur une reprise de l’activité économique, qui sera tirée par la consommation finale des ménages et les investissements privés. Avec en appui, un bon arbitrage sur les investissements publics qui seront, selon le Conseil, maintenus à un niveau acceptable. Ainsi, l’économie togolaise devrait progresser de 5,1% en 2019 contre 4,9% en 2018, dans un environnement économique marqué par l’amorçage des grands projets du Plan national de développement (PND 2018-2022), dont l’objectif principal est de transformer structurellement le Togo.
Selon le gouvernement togolais, « les prévisions budgétaires 2019 s’appuient, comme par le passé, sur les orientations de la politique économique et sociale du gouvernement et sur le cadrage macro-budgétaire cohérent avec le programme triennal soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) conclue le 05 mai 2017 avec le Fonds Monétaire International (FMI) »
Dans ce cadre, il s’engage à s’imposer « la même discipline dans l’exécution de la loi de finances, gestion 2019 », afin d’éviter « tout dérapage préjudiciable à la stabilité macroéconomique. »
« Le Gouvernement s’engage résolument à poursuivre l’assainissement des finances publiques et à prendre toutes mesures permettant l’accélération de la croissance économique afin d’assurer une prise en charge adéquate de la demande sociale. », a assuré le gouvernement togolais.
Fiacre E. Kakpo
En conseil des ministres hier 03 octobre 2018, le gouvernement a adopté le projet portant privatisation de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI) et de l’Union Togolaise de Banque (UTB).
Cette mesure s’inscrit, selon le Conseil, « dans le cadre de la politique de réformes et de libéralisation de l’économie togolaise engagée depuis 2006 ». Elle est en phase avec la décision du gouvernement de se désengager des quatre banques à capitaux publics, en l’occurrence la BTCI, l’UTB, la BTD et la BIA-Togo. Elle confirme également la volonté du gouvernement d’accorder une place de choix au privé, en ligne avec sa politique de partenariat avec ce secteur.
Cette option, approuvée et soutenue par la Banque mondiale, précise le Conseil, avait permis de privatiser la Banque Togolaise de Développement (BTD) et la BIA-Togo. Faute de repreneur avec une offre satisfaisante, le processus de privatisation de la BTCI et de l’UTB n’avait pas abouti. Il avait fait place à un projet de fusion des deux banques, autorisé fin mars 2017.
Toutefois une note adressée il y a quelques jours aux agents des deux institutions bancaires par Patrick Mestrallet, l’homme en charge du projet de fusion indique : « Le processus de fusion est suspendu et la date effective de celle-ci reportée … jusqu’à la conclusion des discussions en cours avec le FMI, relatives à d’autres options de tentatives de restructuration/sauvetage de la BTCI et de l’UTB…».
Avec le projet de loi de privatisation de ces deux banques qui vient d’être adopté, en accord également avec les prescriptions du Fonds Monétaire International dans le cadre de la signature en mai 2017 de son programme triennal de Facilité Elargie de Crédit (FEC) avec le Togo, le gouvernement suspend définitivement le projet de fusion. Mais dans le cadre de la privatisation, il n’entend pas laisser les employés sur le carreau : « Dans la conduite de ce processus de privatisation, le gouvernement veillera à la préservation des emplois et des intérêts des employés ainsi qu’à la consolidation du système financier », a souligné le communiqué du Conseil des ministres.
Séna Akoda
Croissance faible, environnement international de plus en plus défavorable, durcissement des conditions financières pour lever des capitaux sur les marchés internationaux, redressement des cours des matières premières contrasté avec le plafonnement ou la baisse des prix des minerais, hausse et changement de la composition de la dette publique, faiblesse de la productivité. Des nuages s’amoncellent sur l’Afrique.
La Banque mondiale a abaissé, dans son rapport semestriel sur la conjoncture économique africaine publié ce mercredi 3 octobre, ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne à 2,7%, en 2018, contre une précédente estimation de 3,1%.
Une révision à la baisse par rapport aux projections d’avril (+3,1%), motivée par les nouveaux risques qui ont émergé dans un contexte mondial, globalement incertain.
Le ralentissement de la reprise dans la région (0,4 point de pourcentage inférieur aux prévisions d'avril) s'explique par la croissance plus lente que prévue des grandes économies de la région, notamment le Nigéria, l'Angola et l'Afrique du Sud.
Cette situation contraste avec la dynamique observée dans les autres pays d’Afrique de l’Ouest. L'activité économique est restée solide dans les pays traditionnellement à croissance rapide moins riches en ressources, tels que la Côte d'Ivoire, le Kenya et le Rwanda. Un allant entraîné par la production agricole, les services, la consommation des ménages et l'investissement public, a indiqué l’institution de Bretton Woods.
Pour accélérer et maintenir une dynamique de croissance inclusive, la Banque mondiale encourage les dirigeants africains à, d’une part, poursuivre les investissements qui favorisent le capital humain et stimulent la productivité, et, d’autre part, à améliorer la gestion des ressources.
L’activité économique devrait croître de 3,3% 2019 et 3,6% à l’horizon 2020, selon les estimations de la Banque mondiale.
Fiacre E. Kakpo
En séjour à New Delhi où il représente le Togo à la 1ère assemblée générale annuelle de l’ASI, le Ministre chargé de l’Energie, Marc Dèdèriwè Ably-Bidamon a prononcé, ce mercredi 3 octobre, un discours dans lequel il a dressé le bilan des réalisations du Togo.
Le ministre a d’abord rappelé l’impact de l’adhésion du Togo à l’Alliance : « L’ASI a permis au Togo, à travers sa feuille de route, dont il s’est inspiré, de disposer de sa propre stratégie d’électrification ».
Marc Ably-Bidamon a ensuite dévoilé les ambitions du Togo pour son indépendance énergétique, fortement axées sur la promotion du solaire. « Pour atteindre les objectifs de l’accès durable à l’énergie, notamment l’augmentation de 50% de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, le Togo développe deux programmes à savoir le programme Scaling solar et le programme Hydro », a-t-il déclaré.
Le ministre est également revenu sur l’organisation par le Togo d’une table ronde des bailleurs de fonds, à laquelle a notamment pris part la Représentante de l’ASI et envoyée spéciale du Président français, Ségolène Royal. Cet évènement avait essentiellement pour objectif de mobiliser des ressources autour de la politique d’électrification initiée par le pays.
Autre mesure adoptée par le gouvernement, la mise en place d’un nouveau cadre législatif qui « vise surtout à attirer les investissements privés dans le domaine des énergies renouvelables », ainsi que l’a indiqué le responsable du département énergétique de l’exécutif togolais.
Concernant les grandes activités recommandées par l’ASI, le ministre a indiqué que le Togo s’est rattaché aux différents points majeurs, notamment ceux sur le solaire pour l’agriculture, les réseaux solaires locaux dans les zones rurales et le solaire en toiture.
« Il faut dire sans hésitation que tous les programmes retenus par l’ASI sont sur de bons rails au Togo et mon pays s’en félicite », a assuré le ministre.
Marc Ably-Bidamon a conclu son oral en réitérant à tous, « la mobilisation et la détermination » du Togo à poursuivre ses objectifs et à respecter ses engagements au sein de l’ASI.
Octave A. Bruce
Le Togo se propose de revoir sa réglementation minière. Prévue au titre du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM), cette activité devrait se décliner en trois axes principaux : une revue réglementaire, un appui aux inspections minières et, l’intégration de systèmes de suivi de la conformité et des performances des opérateurs miniers au Togo.
Dans le détail, la composante « Revue réglementaire » se ramifiera en plusieurs activités, notamment la revue des lois existantes, décrets et réglementation en vigueur en rapport avec la protection environnementale et sociale du secteur minier togolais. Une revue institutionnelle est aussi annoncée pour identifier les divers ministères et institutions impliqués dans l’inspection et la gestion de la conformité dans le secteur minier. Entre autres actions prévues, on note en outre, l’analyse de la cohérence entre les mandats et devoirs des agences gouvernementales impliquées dans l’inspection et la gestion de la conformité avec les lois et réglementations en vigueur.
La sous-composante « Appui aux inspections minières » devrait consister à accompagner la Direction Générale des Mines et de la Géologie (DGMG) dans l’exécution d’au moins 5 inspections des opérations minières considérées comme représentatives de l’industrie, en accord avec des critères comme les minerais, la géographie, les impacts environnementaux et sociaux. Elle prévoit également l’élaboration d’une stratégie de transfert de connaissance pour l’élaboration de la réglementation, les inspections de site, etc.
Sous le volet « intégration d’un système de gestion de données », l’Etat envisage, par exemple, la mise en place d’un circuit de collecte et de saisie jusqu’à la diffusion et l’exploitation des données ainsi qu’une proposition de mesures et de méthodologies appropriées en vue de le pérenniser.
L’exécution de ce projet devrait être confiée à un consultant dont le processus de recrutement est en cours.
Séna Akoda