Togo First

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En conseil des ministres vendredi 12 octobre 2018, le gouvernement a adopté un projet de loi pour garantir la cybersécurité, avec comme corollaire, la répression de la cybercriminalité.

Avec l’adoption de ce texte, les autorités veulent doter le pays d’un arsenal juridique et institutionnel adéquat en guise de riposte au phénomène devenu planétaire de la cybercriminalité.

Ce texte, une fois que le processus de son adoption par le parlement aura abouti, devrait permettre d’ « assurer une prise en charge efficace et effective de la cybersécurité sur tout le territoire », précise le communiqué du conseil des ministres.

Ce palier qui vient d’être franchi traduit, en outre, une volonté d’adapter le système pénal national, au moyen d’une modernisation des incriminations du droit pénal classique et d’un réaménagement des instruments procéduraux au regard des exigences de l’environnement numérique.

Dans cette lignée, le présent projet de loi prévoit la création de l’Agence nationale de la cybersécurité et d’un Fonds de soutien à la cybersécurité.

Notons que dans le même esprit, il avait été annoncé la création d’une agence nationale de cybercriminalité et la mise en place d'un computer Emergency Response Team.

Séna Akoda

Réuni hier vendredi 12 octobre en Conseil des ministres, le gouvernement togolais a autorisé la signature avec le groupe Eranove, d’une convention de concession pour la construction et l’exploitation d’une nouvelle centrale thermique.

Cette centrale thermique d’une capacité de production de 65 mégawatts d’électricité sera implantée dans la zone portuaire de Lomé, une position stratégique. « Malgré les efforts dans le secteur, le Gouvernement continue d’importer l’énergie électrique, d’où la nécessité d’accroître notre propre capacité en construisant une nouvelle centrale. C’est à cette fin que le Gouvernement a accepté de disposer d’une nouvelle centrale de 65 MW sur le site de Lomé port. », explique l’exécutif togolais.

Selon l’accord, le groupe contrôlé par le gestionnaire de fonds d’investissement Emerging Capital Partners, actif notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal, sera en amont et en aval du projet. A la manette, Eranove qui revendique 8500 collaborateurs en Afrique, se chargera de la conception, du financement, de la construction, de la mise en service, de l’exploitation, de la maintenance et du transfert, en fin de concession, de la centrale. Ni le montant du financement, ni la durée de la concession n’ont été communiqués.

Avec la construction de cette centrale, la capacité de production propre du pays, qui ambitionne une indépendance énergétique à l’horizon 2030, sera désormais portée à 193 MW.

Selon les informations obtenues par Togo First, le gouvernement souhaiterait que cette troisième centrale soit alimentée au gaz naturel liquéfié (GNL), plutôt qu’au fuel, plus coûteux et moins écologique. Lomé accélérait avec Malabo des discussions pour la livraison de GNL équato-guinéen sur sa plateforme portuaire. Une fois acheminé et regazéifié, une partie de ce gaz servira à faire tourner la centrale, le reste, desservira les pays de l’hinterland.

Rappelons que le choix d’Eranove a été le fruit d’un long processus, amorcé en janvier dernier, où un appel à concurrence lancé par le gouvernement togolais, avait vu la participation de quatre sociétés à un dialogue complétif. « L’Allemand Siemens qui s’est engagé à installer les équipements et à laisser l’exploitation à l’Ivoirien Eranove, le Turc Aksa et l’Italien Ascot. », confiait Marc Ably-Bidamon, le ministre de l’énergie à Togo First, dans une interview.

A l’issue d’un premier examen, les deux meilleures offres étaient celles du couple Siemens-Eranove et d’Aksa, précisait le ministre. Le géant allemand devrait donc accompagner Eranove, sur ce projet.

Fiacre E. Kakpo

Les résultats de l’émission des bons assimilables du Trésor du Togo de ce vendredi 12 octobre 2018 viennent d’être rendus publics. Selon le compte rendu de l’agence UMOA-TITRES, l’opération a enregistré des souscriptions à hauteur de 25,534 milliards FCFA.

Rapporté à son objectif initial de 25 milliards FCFA, ce résultat traduit un franc succès de l’opération et une légère sursouscription correspondant à un taux de couverture de 102,14%.

Toutefois, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du Togo ne retient que 24,134 milliards FCFA, équivalant à un taux d’absorption de 94,52%.

Cette performance semble traduire le retour de la confiance entre le pays et les investisseurs de l’espace UEMOA. Si les investisseurs établis au Togo ont pu décrocher un milliard FCFA du montant total des souscriptions, leur contribution n’a toutefois pas été retenue, en définitive.

Notons que cette opération s’inscrit dans le cadre de l'exécution du programme d'émissions de titres publics du Togo, en conformité avec la stratégie à moyen et long terme de gestion de la dette. Elle devrait permettre au Togo de combler ses besoins de financement du budget, exercice 2018.

Séna Akoda

Le Togo devrait encore fournir plus d’efforts en matière de commerce électronique. C’est ce qui ressort des études réalisées par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) et présentées les 09, 10 et 11 octobre derniers, lors d’un atelier régional à Ouagadougou.

L’agence onusienne estime que les chantiers de réformes sont assez vastes pour permettre au pays de saisir pleinement les opportunités de développement qu’offre le commerce électronique.

Pour les experts, l’existence d’un « enseignement trop orienté vers le commerce traditionnel et qui ne prend pas suffisamment en compte l’économie numérique » ou « l’écart important entre les besoins des entreprises et les connaissances des diplômés du troisième cycle », sont quelques-uns des écueils. 

Egalement, les paiements en ligne limités et les livraisons difficiles hors de la capitale Lomé, constituent l’un des freins à l’épanouissement du e-commerce.

Néanmoins l’institution basée à Genève relève des avancées significatives : « le pays est bien engagé dans la construction d’un écosystème numérique ».

Dans la sous-région, le Togo se classe parmi les premiers, au regard de l’infrastructure de connectivité internet, tant au niveau de l’internet haut-débit fixe, qu’à sa pénétration.

Le marché des Fournisseurs d’Accès Internet fixe (FAI) a considérablement évolué, même si, souligne le rapport, le principal fournisseur public, Togo Telecom, maintient sa domination en termes de parts de marché sans que la qualité ne suive.

Le rapport note également que le Togo occupe la 2ème place dans l’espace Uemoa en termes de fiabilité des services postaux et de facilité des envois internationaux.

Participant à l’atelier, la ministre en charge du commerce, Bernadette Legzim-Balouki, a tenu à rassurer les experts : « mon ministère est fortement engagé pour faire du commerce électronique un puissant moteur de croissance économique, de commerce inclusif et de création d’emplois au Togo ».

Rappelons que le pays s’est doté d’un cadre juridique relatif au commerce électronique. Cet outil a été révisé et mis à niveau avec l’adoption d’une nouvelle loi et d’un décret sur les transactions électroniques.

 L’atelier s’est également penché sur le cas de deux autres pays présentant les mêmes problématiques que le Togo : le Burkina Faso et le Sénégal.

Octave A. Bruce

Réunis à Lomé cette semaine, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo accélèrent le processus d’interconnexion de leurs services douaniers.

Une session de cinq jours de formation des formateurs, qui rassemble des informaticiens venant des services des douanes des cinq pays, se tient dans la capitale togolaise depuis lundi.

L'interconnexion des administrations douanières est un vaste projet au niveau de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO). Elle vise à simplifier les procédures de dédouanement, réduire le temps de traitement des marchandises aux postes douaniers, limiter les fraudes et la contrebande. 

Spécifiquement, avec l'interconnexion entre ces cinq pays de l’Uemoa, les déclarations à partir du Port de Lomé, un des points de transit des marchandises vers les pays enclavés, seront valables aux postes frontières avec le Burkina Faso au nord, constituant ainsi une étape de moins dans le contrôle douanier, apprend-on.

Le nouveau classement des passeports les plus puissants au monde établi par Henley & Partners, classe le passeport togolais à la 87ème place sur 106 pays. Selon le cabinet, il permet l’accès à 54 pays sans visa.

Voici les 54 pays accessibles sans visa pour les Togolais en 2018.

  1. Bangladesh
  2. Cambodge (e-visa disponible)
  3. Indonésie
  4. Laos (e-visa disponible)
  5. Macao (e-visa disponible)
  6. Malaisie
  7. Maldives (e-visa disponible)
  8. Népal (e-visa disponible)
  9. Philippines
  10. Singapour
  11. Sri Lanka (e-visa disponible)
  12. Timor Oriental (e-visa disponible)
  13. Bénin (e-visa disponible)
  14. Burkina Faso
  15. Cap Vert
  16. Tchad
  17. Comores (e-visa disponible)
  18. Congo (e-visa disponible)
  19. Côte d’Ivoire
  20. Djibouti (e-visa disponible)
  21. Gambie
  22. Ghana
  23. Guinée
  24. Guinée-Bissau
  25. Kenya (e-visa disponible)
  26. Libéria
  27. Madagascar (e-visa disponible)
  28. Mali
  29. Mauritanie (e-visa disponible)
  30. Maurice (e-visa disponible)
  31. Mozambique (e-visa disponible)
  32. Niger
  33. Nigéria
  34. Sénégal
  35. Seychelles (e-visa disponible)
  36. Sierra Léone
  37. Somalie (e-visa disponible)
  38. Tanzanie (e-visa disponible) 
  39. Ouganda (e-visa disponible)
  40. Iles Cook
  41. Micronésie
  42. Niué
  43. Palau (e-visa disponible)
  44. Samoa (e-visa disponible)
  45. Tuvalu (e-visa disponible)
  46. Dominique
  47. Haiti
  48. Sainte Lucie (e-visa disponible)
  49. St Vincent & Grenadines
  50. Bermudes
  51. Bolivie (e-visa disponible)
  52. Equateur
  53. Nicaragua (e-visa disponible)
  54. Iran (e-visa disponible)

Les importateurs et les transporteurs nigériens, encore sous le choc des pertes subies suite à l’effondrement du pont de Malanville au Bénin, premier fournisseur portuaire (70% du trafic), envisagent de diversifier leurs partenaires portuaires. Le Togo veut prendre la balle au rebond pour offrir au Niger une alternative.

Une délégation togolaise, composée de cadres du ministère des Transports, de la Douane et des autorités du Port de Lomé, en séjour au Niger, a présenté aux acteurs du secteur des Transports ainsi qu’au ministre nigérien de tutelle, toutes les facilités offertes par le corridor Lomé-Ouaga-Niamey. 

 « Les autorités portuaires sont arrivées à ramener la distance de ce corridor, longue de 1200 Km, à l’équivalent de celle du corridor Cotonou-Niamey, en passant par Ponio, à la frontière du Togo et du Burkina », soutient un cadre du cabinet du ministère nigérien des Transports, cité par le site d’information Niamey et les 2 jours

Selon les autorités nigériennes, grâce à la « fructueuse collaboration » entre le Niger, le Togo et le Burkina Faso, les pratiques anormales tout le long du corridor n’auront plus cours et la sécurisation de la route, est désormais renforcée.»

« Un seul carnet trié est nécessaire pour tout le parcours de Lomé à Niamey. Le poste de Ponio est déjà opérationnel. Les autorités du Burkina Faso ont donné leur accord de principe pour ce projet régional de facilitation du trafic sur ce corridor. Une mission conjointe se rendra incessamment à Ouagadougou pour signer un mémorandum d’interconnexion douanière entre nos trois Etats », rapporte le média nigérien, citant le ministère des transports. 

Et de se satisfaire : « C’est donc la fin des tracasseries routières sur ce tronçon qui est désormais sûr pour les transporteurs en direction de notre pays »

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le Projet d’Appui au Secteur de l’Agriculture (PASA) reçoit un financement additionnel d’un milliard FCFA, apprend-on.

Après une première phase qui a permis de mobiliser 1, 2 milliard FCFA au bénéfice de 59 éleveurs de petits ruminants et de volailles, ce projet qui est une composante du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire  (PNIASA), est dans sa seconde phase et couvre la période 2017-2020.

Le financement reçu en forme de don du gouvernement togolais, devrait permettre à 304 éleveurs sélectionnés sur le territoire national, de booster leur activité, dans la lignée du Plan National de Développement 2018-2022.

Parmi les 304 éleveurs retenus, 48 viennent d’obtenir, chacun, 3 500 000 FCFA. A cette occasion, Ouro-Koura Agadazi (photo), ministre en charge de l’Agriculture, a déclaré : « Les populations rurales ont montré à la face du monde leur capacité à transformer leurs milieux en engageant un certain nombre d’activités autour desquelles le gouvernement n’a de cesse d’apporter des appuis multiformes. Donc c’est rassurant, surtout pour les jeunes qui sortent des centres de formation, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, qui constituent en réalité de véritables entrepreneurs ».

 Séna Akoda

La plateforme mensuelle d’échanges et de partages d’expériences « Jeudi J’ose », a célébré ce jeudi 11 octobre 2018 à Lomé, son 3ème anniversaire, lors d’un numéro spécial.

La célébration, organisée à la Bluezone de Cacaveli en présence de nombreuses personnalités, était couplée à une cérémonie de récompense de 21 jeunes, dont des lauréats de concours et des participants réguliers des sessions.

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Ainsi, 8 lauréats du Programme de Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes (PPEJ 2018) et 1 lauréat du Forum International Jeunesse et Emplois Verts (FIJEV), prix initiés par la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (CONFEJES), ont reçu des subventions d’un montant global de 17 974 004 FCFA pour le démarrage de leurs activités.

9 autres entrepreneurs, lauréats du PPEJ 2017 ont bénéficié chacun d’un prix incitatif d’une valeur globale de 3 678 000 FCFA, pour la consolidation de leurs activités.

Enfin, 3 fidèles participants des séances de Jeudi J’ose ont reçu un trophée de fidélité et un chèque de 500 000 francs chacun.

La directrice du Faiej, (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), Sahouda Gbadamassi-Mivedor s’est félicitée face aux médias, de la réussite de l’initiative Jeudi J’ose, qui a « mobilisé en 3 ans, plus de 4000 jeunes sur toute l’étendue du Togo, qui ont su mettre en pratique les conseils et les acquis véhiculés lors des partages ».

En référence aux nombreuses récompenses décrochées par les jeunes entrepreneurs togolais récemment, la ministre chargée de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé a de son côté, souligné que « cette initiative, et plus globalement toute la politique d’accompagnement des jeunes, entreprise par le gouvernement, a commencé par produire des fruits ».   

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En prélude aux remises de prix, les entrepreneurs ont été instruits sur la thématique retenue pour ce n°36, « 5 réflexes d’un entrepreneur gagnant », par le formateur Malick Ayeva.

Octave A. Bruce

Entamée à Tsévié, ville située à 35 km au nord de Lomé, la tournée de vulgarisation du Plan National de Développement (PND 2018-2022) est depuis hier à l’étape de la région des Savanes.

Selon les informations, une cinquantaine d’acteurs issus des secteurs décentralisés de l'État, des Organisations locales et communautaires y prend part.

Organisée par le gouvernement avec le concours du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Ambassade de l’Union Européenne au Togo, cette tournée vise à sensibiliser les acteurs concernés aux opportunités que présente le PND pour le développement du Togo en général, et pour le développement socioéconomique de cette région, en particulier.

Ce document « reste désormais le seul cadre de référence pour le développement du Togo. Il ambitionne transformer structurellement l’économie locale pour une croissance forte, durable, inclusive et créatrice d’emplois », selon les autorités. Il devrait booster le développement de cette région considérée comme la plus pauvre du Togo.

Si en 2011, l’indice de pauvreté atteignait le taux record de 87,3%, il a régressé pour s’établir à 65%. Avec la mise en œuvre du PND sur la période 2018-2022, la pauvreté devrait vraisemblablement reculer davantage.

La tournée sera à l’étape de Kara, demain, 12 octobre 2018.

Séna Akoda

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