Togo First

Togo First

Afin de combler le fossé entre le capital disponible et les projets bancables, la Banque africaine de développement (BAD) organise du 7 au 9 novembre 2018, à Johannesburg, en Afrique du Sud, la première édition du Forum pour l'investissement en Afrique.

L'Africa Investment Forum (Forum pour l’investissement en Afrique) se veut un marché entièrement transactionnel avec un accent particulier sur la conclusion et la signature d’accords, la levée de capitaux, la sélection et l’amélioration de projets d’infrastructure sur le continent.

Il s’agit d’une plateforme pour attirer les co-investisseurs et faciliter les transactions, afin de libérer des opportunités d’investissements de plusieurs milliards de dollars en Afrique, indique l’institution basée à Abidjan.

Pendant trois jours, la Banque panafricaine connectera promoteurs de projets, fonds de pension, fonds souverains, investisseurs privés, décideurs, sociétés de capitaux et chefs de gouvernement, venus un peu de partout, afin de mobiliser des capitaux à même de transformer les secteurs économique, agricole et industriel de l’Afrique. Intéressant, des levées de fonds pourraient s’organiser immédiatement lors du forum, assure les responsables de la Banque panafricaine.

Les secteurs ciblés sont les parcs industriels, les mini-réseaux, les agropoles, la construction de nouvelles villes, les ports, les chemins de fer, la fibre optique, les énergies renouvelables, les routes, etc.

Une belle opportunité pour le Togo qui s’est déjà positionné à travers son Plan national de développement (PND 2018-2022) sur la plupart de ces secteurs, notamment les parcs industriels, les mini-réseaux, les agropoles, les ports, les chemins de fer, la fibre optique, les énergies renouvelables et les routes.

Le Bureau-Pays de la Banque panafricaine, a d’ailleurs souhaité la présence du pays à ce grand rendez-vous. Une bonne niche pour financer le développement des infrastructures.

Pour rappel, 130 à 170 milliards de dollars environ sont nécessaires, chaque année, pour les infrastructures sur le continent, selon l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement.

Fiacre E. Kakpo

Selon les informations, Ethiopian Airways, partenaire technique et actionnaire d’Asky va desservir le réseau local aérien mozambicain dès décembre 2018. Via sa nouvelle compagnie Ethiopian Mozambique Airlines, la compagnie aérienne éthiopienne débutera ses opérations dans ce pays d'Afrique australe.

On apprend que pour assurer les lignes intérieures de ce pays, Ethiopian va s’attacher les services d’une partie de la flotte de la compagnie panafricaine Asky Airlines, dont le siège se trouve dans la capitale togolaise. Plus exactement, les lignes seront assurées avec un Boeing B737-800 et un Dash8-Q400 affrétés auprès d’ASKY Airlines.

Il est précisé que la nouvelle compagnie basée à Maputo, capitale du Mozambique, va desservir 09 aéroports du pays dont 06 internationaux (Maputo, Beira, Tete, Nampula, Nacala et Pemba). Elle disputera le marché du transport aérien intérieur du Mozambique avec cinq autres compagnies locales à savoir Mozambique Airlines (LAM), Mocambique Expresso (MEX), CFM Transportes Aereo, TTA et Solenta Aviation Mozambique.

Avant cette nouvelle offre, le partenariat technique entre Ethiopian Airlines et Asky Airlines permet à la compagnie panafricaine de relier les Etats-Unis, le Brésil et bien d’autres destinations.

Séna Akoda

Conformément au calendrier prévisionnel des émissions par adjudication de titres publics de l’UEMOA pour le compte du quatrième trimestre de l’année 2018, le Togo repart sur le marché financier régional ce 12 octobre 2018. Avec en ligne de mire 25 milliards FCFA à mobiliser par Bons Assimilables du Trésor (BAT).

Stipulée pour douze mois, la présente émission de titres du trésor togolais dans tous les pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat du Togo, a annoncé le 08 octobre 2018 l’agence régionale ouest africaine de planification de la dette UMOA-Titres.

Pour atteindre son objectif financier, la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique du Togo a subdivisé les 25 milliards FCFA en bons d’un montant unitaire de 1 million FCFA et assorti son offre d’un taux d’intérêt multiple.

Selon l’avis publié, les titres émis sont remboursables le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au dimanche 13 octobre 2019. Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons, souligne-t-il.

Séna Akoda

Dans la perspective de la 13è édition des journées BRVM (JBRVM) annoncée du 18 au 19 octobre 2018 à Lomé, une rencontre avec les gens des média a été organisée le lundi, 08 octobre 2018 dans la capitale togolaise. Entre autres objectifs : lever un coin de voile sur les objectifs assignés à l'initiative.

Etape importante du programme de la caravane promotionnelle des activités boursières, conçu par la direction générale de la Bourse, les JBRVM au Togo entrent dans le cadre des orientations stratégiques définies pour dynamiser le marché financier régional.

Elles constituent un point essentiel de la campagne 2018, lancée aux fins d’accroître le nombre d’entreprises cotées en bourse. Les avantages d’une entrée en bourse pour une société et les opportunités du marché financier régional pour les entreprises implantées au sein de l’UEMOA devront être présentés à cet effet.

En outre, ces rencontres devraient permettre d’améliorer la visibilité de la BRVM et des acteurs du Marché financier; contribuer à la vulgarisation de la culture et des pratiques boursières au sein des populations de l’Union ; et promouvoir les produits et services financiers innovants.

Au titre de 2018, en dehors du Togo, la campagne promotionnelle se tient dans 3 pays de l’UEMOA à savoir la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso.

Séna Akoda

Deux ateliers de formation sur la loi relative aux transactions électroniques et son décret d’application se tiennent à Lomé du 08 au 12 octobre 2018.

Ouvertes, l’une au grand public et l’autre aux experts numériques, les sessions visent à amener le public et les professionnels à mieux appréhender et cerner les différents enjeux de la loi, adoptée le 13 juin 2017 par le Parlement.

Dans son application, ladite loi crée un cadre légal pour le e-commerce au Togo et permet un assouplissement et une dématérialisation des formalités et procédures administratives.

La 1ère journée des ateliers, ouverts par la ministre des postes et de l’économie numérique, Cina Lawson, a porté entre autres sur la communication en ligne. Celle de ce mardi 09 octobre sera consacrée au commerce électronique ou e-commerce. 

Les travaux, conduits par le cabinet spécialisé Hoche Avocats, sont retransmis en direct sur la page Facebook du ministère des postes et de l’économie numérique à l’adresse : facebook.com/MpenTG.

Octave A. Bruce

L'Afrique demeure le meilleur partenaire commercial de l’UEMOA au terme du deuxième trimestre de l'année 2018, a appris l'Agence Ecofin de données officielles de cette sous-région. Même s'il s'affiche en baisse de 8% comparé à celui de la même période en 2017, l’excédent du solde des échanges de l'Union avec ses principaux partenaires africains s'est chiffré à 365,3 milliards de FCFA.

Derrière ce tableau, on retrouve 260,5 milliards d'excédent réalisé vis-à-vis de l'Afrique du Sud, soutenu par les expéditions d'or effectuées par le Burkina et le Mali vers ce pays. Avec les pays de la CEDEAO hors UEMOA, le solde est ressorti excédentaire à 138,9 milliards. Le Nigeria et le Ghana, sont des marchés particuliers, avec des surplus commerciaux respectifs de 38,4 milliards et 44,2 milliards.

Le déficit le plus important de l'UEMOA est enregistré avec la Chine. Ce partenaire de l'Afrique reçoit moins de 2% des exportations ouest-africaines, et pourtant, il est fournisseur de 15% de que consomme la sous-région. Résultat le commerce avec ce partenaire dégage le déficit le plus important, à 567 milliards de FCFA. Globalement avec l'Asie, le solde négatif a été de 606 milliards de FCFA sur la période.

D'un point de vue global, le déficit commercial de l'UEMOA s'est creusé au cours du deuxième trimestre 2018, pour atteindre 421 milliards de FCFA, contre 286,1 milliards pour la même période en 2017. 

La sous-région gagnerait énormément à investir davantage dans la production de ses aliments. Ils constituent le gros des importations, avec une facture qui a été de 1121 milliards de FCFA.

Idriss Linge

Au Togo, une taxe sera désormais prélevée sur les noix de cajou exportées, a annoncé le gouvernement, au terme du Conseil des ministres tenu la semaine dernière. Le montant du prélèvement n’a pas filtré.

Avec l’instauration de cette taxe, le Togo rejoint le Bénin, le Burkina Faso, et la Côte d’Ivoire, voisins de l’Uemoa. La tendance s’explique par la hausse des prix de l’anacarde à l’international.

En effet, la flambée des cours du cajou sur les marchés internationaux ces dernières années, a provoqué un « excès » de compétitivité, de l’anacarde provenant d’Afrique de l’Ouest. Cette compétitivité est devenue, selon les experts, un frein au développement de l’industrie de transformation des noix de cajou, en raison de la forte pression de la demande internationale.

L’objectif poursuivi, en instaurant ce prélèvement, est de se servir des recettes fiscales qui seront mobilisées pour soutenir le développement de la filière par les acteurs directs et donner un coup de pouce à la transformation locale, plus porteuse de valeur ajoutée.

Au Togo, la production d’anacarde est estimée à 12 000 tonnes en 2017, selon le bulletin d’information n’kalô. En 2018, elle devrait franchir le cap des 15 000 tonnes, soit un peu moins de 9% de la production d’Afrique de l’Ouest. Rappelons que les exportations togolaises de noix de cajou brutes vers l’Inde, ont grimpé de 54% à 9088 tonnes début 2018.

Fiacre E. Kakpo

Après une 1ère édition qui a connu un succès probant, la filiale togolaise du pétrolier français lance l’acte 2 du « Challenge startupper de l’année ». Ce concours, un appel à projets de création et/ou de développement d’une entreprise quel que soit le domaine d’activités, scelle la volonté de la compagnie pétrolière de s’engager dans la création de richesses et dans le développement socioéconomique inclusif au Togo, indique Frédéric Rivière (photo), son directeur général. Un engagement à la mesure de sa responsabilité sociétale et environnementale.

Prévue pour se dérouler jusqu’en mars 2019, l’édition de cette année présente une particularité : « Nous allons avoir d’une part, des lauréats coup de cœur détenteurs de meilleurs projets et, d’autre part, des lauréats coup de cœur avec des projets orientés sur l’énergie dont la sélection se fera par le jury », précise le n°1 de la multinationale implantée au Togo. Les candidats devront soumettre leurs projets au plus tard le 13 novembre 2018, pour espérer décrocher l’un des trois prix mis en jeu.

En effet, destinée aux jeunes de 18 à 35 ans inclus, cette compétition qui promeut l’entrepreneuriat de la jeunesse togolaise, récompensera trois projets. Dans l’ordre de mérite, les lauréats toucheront 8 200 000 FCFA, 5 millions FCFA et 3 250 000 FCFA.

Séna Akoda

Le projet international d’art postal et numérique qui se tient jusqu’au 13 octobre prochain en Italie enregistre la participation d’un togolais, Richard Laté Lawson-Body, apprend-on.

Sélectionné dans la catégorie « numérique » de l’évènement, le jeune artiste-peintre est le seul africain à cette exposition qui réunit plus de 251 artistes issus de 32 pays, autour du thème « Atelier de paix ».

Richard Laté Lawson-Body y expose son œuvre « Briser les chaînes de nos cœurs », une ébauche qui est un mix d’inspiration futuriste, d’abstraction lyrique et d’art contemporain.

Au total, près de 289 chefs-d’œuvre sont présentés sous forme de carte postale, comme souhaité par le règlement de l’exposition, qui impose également comme frontière du livrable, la citation de Nelson Mandela, « la paix n’est pas qu’un rêve, elle peut devenir réalité. Mais vous devez pouvoir rêver si vous voulez la garder ».

Les créations sont exposées sous forme de projection dans les musées, les universités et sur les bâtiments.  

Octave A. Bruce  

La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) vient d’annoncer le basculement de la centrale thermique ContourGlobal, installée à Lomé, à 50% au gaz.

Selon la CEET, un contrat d’approvisionnement a été signé le 08 juin dernier avec Axxela Ltd, spécialisé dans la distribution de gaz naturel et anciennement connu sous le nom de Oando Gas and Power Ltd.

En vertu de cet accord, la compagnie basée à Lagos fournit la centrale de 100 MW en gaz naturel depuis le 1er juillet 2018, apprend-on. Précisément, le gaz est acheminé à travers le Gazoduc de la West African Gaz Pipeline Company Ltd (WAPCo) ou Société de Gazoduc Ouest Africain, pour alimenter les groupes de la centrale opérée par l’Américain ContourGlobal.

Depuis ce mois d’octobre 2018, trois des six groupes de la Centrale fonctionnent déjà au gaz, indique la compagnie d’électricité, qui estime que les autres groupes devraient passer au gaz avant la fin du mois de novembre 2018.

Avec ce basculement au gaz naturel qui, selon la CEET, « optimise son mix énergétique », la compagnie publique prend une sérieuse option pour la réduction de son coût d’exploitation relativement élevé, en raison de l’utilisation jusqu’alors du fuel lourd pour alimenter ses moteurs de ContourGlobal.

En vue d’assurer une sécurité énergétique à un coût compatible avec les revenus des ménages, « ce basculement au gaz optimise le mix énergétique de la CEET et inverse progressivement le régime de fonctionnement en secours vers un régime en continu avec une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et une réduction de la dépendance du pays par rapport aux importations de l’énergie électrique. », explique la compagnie publique d’électricité. Il devrait permettre d’assurer au Togo une sécurité énergétique à un coût compatible avec les revenus des ménages.

Au Togo, en vue de répondre à la demande croissante d’électricité, le gouvernement envisage d’installer une seconde centrale thermique dans la zone portuaire, dont les moteurs fonctionneront au GNL (Gaz naturel liquéfié), provenant de la Guinée Equatoriale. Un mémorandum d’accord a été signé en avril dernier entre le Togo et le pays d’Afrique centrale. Selon les informations parvenues à Togo First, les deux parties sont à pied d’œuvre pour concrétiser ce partenariat qui devrait ériger Lomé, comme hub énergétique pour la fourniture en GNL des pays de l’hinterland, en particulier le Mali et le Niger.

Fiacre E. Kakpo

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