Aujourd'hui, s'ouvre à l'initiative du gouvernement, dans la capitale togolaise, un atelier de haut niveau d'appropriation du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
Un accent sera mis sur l'apport du secteur privé à la réussite de ce plan de développement, dans la lignée du thème "Des investissements privés pour la réussite du PND". Le secteur privé est effectivement considéré comme un acteur majeur dans la réalisation de cette prévision de développement, avec une contribution attendue de 65% à son financement.
Ainsi, au cours de ces assises qui devraient s'achever demain, les grandes lignes du plan seront déclinées, les actions à mener précisées et les acteurs concernés identifiés et responsabilisés.
Notons que le document est conçu autour de trois axes: la mise en place d'un hub logistique d'excellence et d’un centre d'affaires, la réalisation des pôles de transformation agricole manufacturiers et d'industries extractives. Le dernier axe concerne le développement social et la mise en place de mécanismes d'inclusion.
Séna Akoda
Il vaut mieux naître au Togo, qu’au Burkina Faso, Rwanda, Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria, Angola, Mozambique, Tanzanie, Cameroun, Ouganda, ou encore Zambie, selon les conclusions du tout nouvel indice du capital humain (ICH).
Lancé jeudi 11 octobre à Bali (Indonésie) à l’occasion des Assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods, le nouvel indice de la Banque mondiale mesure la productivité future d’un enfant né aujourd'hui, comparée à celle qu'il aurait pu atteindre s'il avait bénéficié de conditions de santé optimales et d'une scolarisation complète et de qualité.
Il se veut l’outil de référence qui permettra aux pays d’évaluer le manque à gagner résultant de leurs déficits de capital humain, et dans quelle mesure, ils pourraient progresser plus vite et transformer ces pertes en autant de gains en agissant maintenant, dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Plus clairement, l’ICH permet de savoir si les enfants nés aujourd'hui atteindront leur plein potentiel ou pas, à l’âge adulte.
Pour le concevoir, la Banque mondiale s’est appuyée sur 5 indicateurs d'éducation et de santé qu’elle estime être en corrélation directe avec la productivité et le développement : la survie des enfants nés aujourd’hui, la durée de leur scolarité, la qualité des apprentissages, le développement en bonne santé, la survie une fois à l’âge adulte.
Décryptage de l’ICH du Togo
Les enfants d’aujourd’hui pourraient perdre 59% de leur revenu à l’âge adulte
Bien que la Banque souligne qu’aucun pays dans le monde n’investit encore assez dans sa population pour lui permettre de profiter à 100% des retombées économiques que cela pourrait générer, les déficits d’investissements dans les secteurs de l’éducation et de la santé, en Afrique en particulier, sont encore plus criants.
A l’exception des Seychelles (0,68) et de Maurice (0,63), qui ont réussi à se hisser dans la catégorie des puissances mondiales comme la Chine, la plupart des pays africains au sud du Sahara affichent des performances très en dessous de la moyenne mondiale qui est de 0,57 sur 1. La moyenne régionale s’est établie à 0,40 et l’institution multilatérale dresse un état des lieux assez hétérogène sur le continent.
Le Togo, crédité d’un score de 0,41, est logé à la 14e place continentale, première partie de tableau, au même rang que le Bénin, les Comores et l’eSwatini (ex-Swaziland). A l’échelle mondiale, il occupe la 122e place.
Quelles sont les implications de cet indice ?
A travers ce score, l’institution de Bretton Woods signifie qu’au Togo, la productivité de la génération d’aujourd’hui, une fois parvenue à l’âge adulte, s'élèvera à 41% de ce qu'elle aurait pu atteindre si elle avait bénéficié de meilleures conditions d'éducation et de santé. Autrement dit, le statu quo dans les politiques d’investissements dans les secteurs de l’éducation et de la santé, coûtera à un enfant togolais né aujourd’hui, 59 % de son revenu, une fois qu’il aura atteint l’âge adulte.
Pas de jubilé de bois pour 7% d’enfants nés aujourd’hui
Sur l’indicateur de la survie des enfants, la Banque mondiale observe qu’au Togo, si 93% des enfants nés aujourd’hui auront la chance de vivre jusqu’à 5 ans, les 7% restants ne fêteront jamais leur jubilé de bois (5 ans). Ces statistiques sont les mêmes pour toute l’Afrique.
Les enfants d’aujourd’hui passeront moins de 10 ans à l’école sur 14 nécessaires
Pour les 93% des enfants togolais ayant survécu jusqu’à l’âge de 5 ans, un autre défi reste donc à surmonter : le défi de l’éducation.
Pour intégrer le secteur de l’éducation dans son nouvel indice du capital humain, la Banque mondiale a pris en compte deux sous-composantes à savoir : la quantité de l’éducation (à travers le nombre d’années que les enfants passent à l’école, ainsi que l’adéquation entre l’apprentissage et le temps de formation) et sa qualité.
Sur l’aspect quantitatif, la Banque mondiale note que, jusqu’au 18e anniversaire, les enfants togolais d’aujourd’hui consacreront en moyenne, 9,1 ans aux études sur 14 années nécessaires, contre une moyenne africaine de 8,1. La moyenne mondiale est de 11,2.
Le taux d’adéquation entre l’apprentissage et le temps de formation n’est que 5,6 ans sur 14 pour le Togo. Et le Togo vient après le Swaziland (5,7) la Namibie (5,8), le Gabon (6,0), le Zimbabwe (6,3), le Kenya (7,8), les Seychelles et Maurice, qui tous tutoient la moyenne mondiale.
En ce qui concerne l’aspect qualitatif du volet éducatif, le Togo totalise 384 points sur 625, contre une moyenne subsaharienne de 374 points, selon les données compilées à partir de statistiques d’organismes internationaux communément reconnus en matière d’évaluation de performance éducative. Toutefois, il reste loin des pays comme le Gabon (456), le Kenya (455), ou même le Sénégal (412).
Ensuite, précise la Banque mondiale, en dépit de leur scolarisation, les enfants nés aujourd’hui, ne représenteront des facteurs de développement pour leurs nations, que s’ils jouissent d’un environnement sain et sécurisant, reçoivent les soins et le soutien familial.
28% des enfants pourraient connaître un retard durant leurs cinq premières années
Les statistiques montrent que 68% des enfants nés aujourd’hui en Afrique subsaharienne ne seront pas atteints d’un retard de croissance contre une moyenne mondiale de 77%. Au Togo, 72% des enfants nés aujourd’hui seront épargnés des problèmes de retard de croissance durant leurs cinq premières années. A contrario, dans l’état actuel des choses, 28% de ces enfants connaîtront un retard de croissance, un vrai obstacle à la libération de leur potentiel.
Un jubilé de diamant hypothétique
Par rapport au taux de survie des adultes, seuls 74% des enfants togolais qui auront franchi les 15 ans, réussiront à survivre jusqu’à l’âge de 60 ans. Globalement, l’Afrique est au bas du classement avec une moyenne de 73% contre une moyenne mondiale de 85%.
Si au Sénégal et en Mauritanie, ce taux est respectivement de 82% et de 80% (plus que la moyenne régionale), il est en revanche très faible dans la majorité des autres pays comme la Côte d’Ivoire (61%), le Tchad (64%), le Soudan du Sud et l’Afrique du Sud (68%) ou encore le Nigeria (65%).
Ici le classement africain complet
Fiacre E. Kakpo
Le Fonds Africain pour la Culture vient de lancer son tout premier appel à projets culturels, avec en prime, la possibilité de décrocher un financement de l'ordre de 10 000 $.

Ce Fonds transnational et panafricain, destiné à soutenir et accompagner le secteur de l'éducation artistique et des industries culturelles et créatives sur le continent africain, veut apporter sa contribution à la professionnalisation du secteur artistique et culturel.
A cet effet, il œuvre à booster la carrière des promoteurs, des artistes, des professionnels de la culture et des organisations socio-économiques et culturelles, des producteurs de biens et des prestataires de services culturels.
Au titre de cette première édition, le financement ne devrait être alloué qu'aux meilleurs projets relevant du domaine des arts visuels, tant de création, de production que de diffusion. Le présent appel concerne également les arts plastiques traditionnels, la photographie, l’art vidéo, l’art numérique ou les arts décoratifs.
Les projets éligibles devraient mobiliser au maximum un budget de 10 000 $ et être réalisés sur 18 mois au plus. Les candidats intéressés devraient soumettre leurs candidatures au plus tard le 05 décembre 2018 au http://africanculturefund.net/
Séna Akoda
L’édition 2018 du classement des jeunes leaders économiques de demain, ‘Choiseul 100 Africa’, a été publiée ce 17 octobre 2018 et distingue deux togolais : Kokou Edem Tengue (photo) et Paul-Harry Aithnard.
Le premier, âgé de 38 ans, co-fondateur de Emergence Capital, une société d’apporteurs d’affaires auprès du marché financier régional de l’UEMOA, dirige actuellement la filiale Togo de Maersk, géant mondial du transport maritime de containers. Il est notamment diplômé de l’université de Stellenbosch en Afrique du Sud, de Sciences-Po Paris en France et de l’Imperial College Business School de Londres.
Le second togolais, Paul-Harry Aithnard, Directeur Uemoa du Groupe Ecobank et patron d’Ecobank Côte d’Ivoire, est lui, nommé dans la catégorie « Alumni » de cette 5ème édition du très sélect classement. Cette catégorie regroupe les dirigeants économiques africains ayant été lauréats d’une ou plusieurs éditions du ‘Choiseul 100 Africa’, et ayant dépassé l’âge limite de 40 ans.
Le classement est publié annuellement par l’Institut Choiseul, un think tank indépendant créé en 1997, dédié à l'analyse des questions stratégiques internationales et de la gouvernance économique mondiale.
Il identifie et classe 200 jeunes dirigeants africains de 40 ans et moins, appelés à jouer un rôle important dans le développement de l’Afrique dans un avenir proche. Des critères tels que l’image et la réputation, le parcours et les compétences, le pouvoir et la fonction, l’influence et les réseaux, le potentiel et le leadership sont notamment pris en compte.
Le classement de cette année, emmené par l’algérien Sahbi Othmani, a sélectionné des lauréats dans 41 pays africains sur 54, et honoré 67 femmes.
Octave A. Bruce
De grands travaux portant sur l'entretrien du réseau routier sont en vue au Togo. Prévus au titre des campagnes 2019-2021 du ministère des Infrastructures et des Transports, ces travaux d'entretien pluriannuel devraient porter sur 267,5 km de routes nationales revêtues, réparties dans trois régions économiques.
Dans le détail, l'entretien ciblera dans la Maritime, 27 km de routes. Dans les Plateaux, il y aura 128 km de routes à entretenir, tandis que la région des Savanes s'adjugera 112,5 km à réhabiliter.
Les ouvrages envisagés consisteront essentiellement dans « des travaux de grosses réparations, de réparations localisées et de point à temps », indique-t-on.
A cet effet, le ministère en charge des infrastructures a décliné son offre en 5 lots: le premier concerne la Route Nationale (RN 1) Tandjouaré-Cinkassé; le deuxième, la RN2/3 Aflao-Rond-point Port-Avepozo et Aneho-Sanvee Condji; le troisième, la RN 5: Kpalimé-Adagali-Kpélé Govié; le quatrième lot, la RN 15 : Témédja-Badou-Frontière Ghana et le dernier lot, la RN 28 : Dapaong-Ponio-Frontière Burkina Faso.
Le coût des travaux sera imputé à des fonds de la Société Autonome de Financement de l'Entretien Routier (SAFER). Toutefois, précise-t-on, les entreprises attributaires de marchés publics dont le taux d'exécution n'a pas atteint 70% et qui sont en retard par rapport au planning d'exécution ne sont pas habilitées à participer à l'appel à concurence.
Séna Akoda
Selon la Banque mondiale, le pourcentage de personnes dans l’extrême pauvreté est tombé à 10% en 2015. Mais le rythme de cette baisse a ralenti. C’est ce qu’indique l’institution de Bretton Woods dans son rapport bisannuel intitulé « Pauvreté et Prospérité partagée 2018 : Compléter le puzzle de la pauvreté », publié ce 17 octobre 2018, à l’occasion de la Journée Internationale pour l’élimination de la pauvreté.
Au Togo, le taux de pauvreté a reculé de 1,6% entre 2015 et 2017, pour ressortir à environ 53,5%, d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
Si les progrès économiques mondiaux ont permis de réduire le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté, près de la moitié des habitants de la planète restent encore confrontés à de grandes difficultés pour satisfaire leurs besoins élémentaires, souligne l’institution multilatérale. Les statistiques sont effrayantes.
Plus de 1,9 milliard d’individus, 26,2% de la population mondiale, dont une forte cohorte en Afrique subsaharienne, vivait avec moins de 3,2 dollars par jour en 2015. Près de la moitié de la population mondiale, exactement 46%, disposait de moins 5,5 dollars par jour pour vivre.
Le Groupe, dont les objectifs « sont et restent de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et de stimuler la prospérité pour tous », selon son n°1 Jim Yong Kim (photo), observe notamment qu’en Afrique subsaharienne, région abritant le plus grand nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté, un tiers des pays ont connu une croissance négative des revenus des 40% des populations les plus pauvres. Outre les aspects monétaires, la Banque mondiale souligne que les pauvres ont surtout « souffert d’un manque d’accès à des services d’éducation et à des services d’infrastructures de base ».
Au Togo, 1500 jugements supplétifs et 2500 certificats de nationalité vont être délivrées du 15 octobre au 03 novembre 2018 dans les régions Centrale et Maritime.
L’initiative, s’inscrit dans le cadre des journées « administration rapide de proximité » lancées par les autorités, dans la lignée de la journée africaine de la fonction publique.
Durant 20 jours, l’opération va permettre de doter les citoyens dépourvus de toute pièce d’identité, et qui rechignent à le faire, soit à cause de la lenteur de la procédure d’obtention, soit par manque de moyens, ou carrément par désintérêt.
Elle se tiendra essentiellement dans les tribunaux et préfectures des régions concernées.
La campagne de délivrance de ces pièces d’identité sera également l’occasion pour l’administration publique, de se rapprocher un peu plus des usagers.
Octave A. Bruce
Créée par décret pris en conseil des ministres, l'Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo va être opérationnelle bientôt. Un document consulté par la rédaction de Togo First révèle que les démarches en ce sens sont en cours. En effet, ce document indique que le Conseil d'Administration de l'agence vient de lancer une vague de recrutements à des postes stratégiques au profit de cette structure.
Un chargé des investissements, un ingénieur en infrastructure rurale, un chargé des acquisitions ou de passation des marchés, un spécialiste en agro-industrie, un responsable administratif et financier, c'est un aperçu de la kyrielle de postes que le Conseil d'administration veut pourvoir. Comme le précise le document, "en vue de rendre fonctionnelle l'agence".
De fait, l'agence en charge de la mise en oeuvre de l'APRODAT devrait veiller à la promotion des investissements dans les domaines agricoles et agro-industriels. Elle devrait, en outre, œuvrer à la transformation des produits avant exportation et coordonner la création, l’aménagement et la gestion des agropoles sur tout le territoire national.
Compte tenu de la place qui est réservée à cette structure dans la mise en route du projet de développement des agropoles, dès que l'APRODAT est assise administrativement, son opérationnalisation ne devrait, de toute vraisemblance, plus tarder.
Et une fois ce palier franchi, le projet de mise en place des agropoles, qui ambitionne de révolutionner le secteur agricole togolais, devrait prendre un coup d'accélérateur.
Séna Akoda
Les délégués et les experts du transport aérien de l'UEMOA sont en réunion dans la capitale togolaise où ils réfléchissent à l'amélioration de la gouvernance et à la relance du secteur aérien communautaire.
Ouverte à Lomé hier, 16 octobre 2018, cette réunion qui devrait s'achever jeudi 19 octobre 2018, permettra au Comité de Coordination du Programme Régional de Développement du Transport Aérien des Etats membres de l'UEMOA de trouver des solutions à la modeste performance du transport aérien de l'espace communautaire.
Pour ce faire, cet organe devrait encourager les acteurs du secteur à l'amélioration de l'efficacité de leurs offres de services et à l'amélioration de la gouvernance du secteur du transport aérien, résume l'un des responsables du secteur au sein de l'UEMOA. "L'ambition de l'UEMOA est de créer un marché commun au sein des huit Etats".
Il assure que le transport aérien est un outil majeur pour asseoir ce marché commun, notamment par des échanges pratiques, fiables à travers l'union.
Partant du constat selon lequel le transport aérien est le soutien indispensable du tourisme, premier pourvoyeur d'emplois de l'espace, il souhaite que les Etats travaillent en synergie et mutualisent leurs moyens pour développer la sécurité et la sûreté sur terre et dans les airs.
Pour sa part, Raymond Krikpeu Assoukou, représentant de la Commission de l'UEMOA au Togo, espère l'ouverture d'une ère nouvelle de l'aéroport dans l'espace.
Séna Akoda
Au Togo, un financement de 19 392 000 $, soit 9 696 000 000 FCFA sera nécessaire pour réaliser un projet d'hybridation de moteur diesel des plateformes multifonctionnelles avec système solaire.
Ce projet, connexe au Programme d'Appui au Développement à la Dase (PRADEB), logé au ministère en charge du développement à la base, devrait être implémenté par le même ministère sur une période de 36 mois, précise un communiqué.
Son objectif global est d'accroitre l'accès à l'électricité et aux services énergétiques modernes grâce au développement et à l'utilisation de technologies de l'énergie solaire dans 50 localités rurales disséminées sur tout le territoire.
Ces localités, retenues parmi celles qui bénéficient des Plateformes Multifonctionnelles installées par le PRADEB, ont été les mieux notées sur la base des critères comme la bonne organisation du groupement gestionnaire, la rentabilité socioéconomique et la bonne gestion financière et technique de la Plateforme Multifonctionnelle.
Dans la perspective de la mise en route du projet, la BOAD vient de signer avec la République togolaise, un accord de gestion de don d'une valeur de 2,6 millions $, soit 1,3 milliard FCFA (don du Fonds pour l'Environnement Mondial).
Hormis cette enveloppe, le projet devrait nécessiter un prêt de la BOAD à hauteur de 6 milliards FCFA, une contribution en numéraire de l'Etat togolais chiffrée à 472 millions FCFA, et une contribution en nature de l'Etat et des bénéficiaires, évaluée à 1,912 milliard FCFA.
Séna Akoda