Devenue l’un des rendez-vous commerciaux de référence de fin d’année dans la sous-région, la quinzaine commerciale tiendra cette année sa 34è édition.
Hier, 30 octobre 2018, Bernadette Legzim-Balouki, ministre du Commerce et de la promotion du Secteur Privé a lancé cette nième édition de l’événement dans la capitale togolaise, en présence de Germain Méba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) et des opérateurs économiques.
Prévue sur trois sites à savoir celui d’Agbadahonou et ceux d’Adéticopé et de Baguida, cette fête foraine devrait permettre aux micros, petites et moyennes entreprises de booster leurs ventes et de nouer des relations d'affaires. Elle offrira, en outre, des opportunités d’échanges et de partage aux opérateurs économiques.
Selon la ministre en charge du commerce, « notre pays regorge d’importants atouts que nous devons mettre en valeur. Nous pourrons ainsi concrétiser les attentes de nos populations, celle de faire du Togo un important hub commercial, ouvert, compétitif et concurrentiel pour la renommée de nos commerçants et investisseurs ».
Le N°1 de la CCIT, institution promotrice de l'événement, invite les opérateurs économiques à saisir cette tribune pour promouvoir leurs activités.
Séna Akoda
En vue de réduire le risque de refinancement sur les cinq (5) prochaines années, le gouvernement togolais entrevoit de négocier un emprunt extérieur de maturité longue pour racheter la dette intérieure dont la maturité est relativement courte.
En effet, si la dette extérieure arrive à maturité dans 8,6 ans, la dette intérieure échoit dans 3,8 ans, selon les données officielles. De plus, l'encours de la dette arrivant à maturité dans un (1) an représenterait 11,7% du PIB. 18,3% de la dette intérieure devrait être remboursée totalement en 2019.
Face à la forte concentration des échéances au cours des cinq prochaines années, l’exécutif compte s’appuyer sur un emprunt international afin d’atténuer les pressions de refinancement qui s’annoncent en cascade. Pour le Ministère de l’économie et des finances, cette stratégie permettra d’alléger « durablement le poids du service de la dette dans le budget en substituant une partie de la dette intérieure libellée en FCFA par une dette extérieure de maturité plus longue et à un taux plus bas ».
Conscient que la manœuvre de reprofilage de la dette pourrait exposer le portefeuille au risque de taux de change, Lomé prévoit de mobiliser ce financement en euro. La devise européenne présente des garanties : une solidité avérée et une parité fixe avec le FCFA, la monnaie nationale. « L’emprunt envisagé sera libellé en euros et donc n’aura pas d’incidence en termes de risque de taux de change sur le portefeuille de la dette », indiquent les autorités togolaises.
Au Togo, la dette publique est projetée à fin décembre 2018 à 2276,6 milliards de FCFA, soit 77,6% du PIB. Elle se composerait de 74,1% de dette libellée en monnaie nationale et de 25,9% en monnaie étrangère.
L’encours de la dette intérieure, composé de prêts libellés en monnaie nationale, devrait se fixer à 1688 milliards de FCFA, contre 588,6 milliards FCFA pour la dette extérieure, composé de prêts libellés en devises étrangères.
Fiacre E. Kakpo
Arrivé hier à Berlin où il participe au « G20 Investment summit », en compagnie d’une dizaine d’autres dirigeants africains, le Président Togolais Faure Gnassingbé a adressé ce 30 octobre, un message aux investisseurs.
Prenant la parole au cours du business forum présidé par la chancelière allemande AngelaMerkel, le n°1 togolais a invité les investisseurs africains et étrangers à croire aux potentialités du continent et à y investir.
« Osez, osez venir, osez investir en Afrique », a déclaré, au terme de son oral, Faure Gnassingbé, qui est revenu sur sa vision en matière d’investissement en énergie, en partageant l’expérience du Togo.
En effet, le pays a signé la semaine dernière un accord de convention avec la société Eranove, autorisant la construction d’une centrale thermique de 65MW.
Ledit accord est un exemple de coopération multilatérale avec l’implication de sociétés allemande, française ou encore espagnole et un financement de banques africaines.
Le Chef de l’Etat togolais devrait poursuivre son appel aux investisseurs dans la journée, en présidant notamment une table ronde « Africa-Verein/Togo », où une trentaine de chefs d’entreprises allemandes sont attendus pour discuter d’opportunités d’affaires.
Ce mardi 30 octobre 2018, une douzaine de Volontaires Internationaux de Réciprocité (VIR) ont eu une rencontre avec Victoire Tomegah-Dogbé, ministre en charge de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, les partenaires du programme, notamment France Volontaires, le représentant de la Cedeao et le président de la communauté malienne au Togo.
L’idée, pour le ministre, était d'avoir des échanges avec ces volontaires de retour de leur mission, et de leur donner l’occasion de partager leurs expériences. Et si les volontaires, dont certains ont eu pour pays d’accueil la France et d’autres le Mali, ont pu être confrontés à des difficultés d’intégration et d’adaptation à leur environnement, ils ont tous le mérite de les avoir surmontées. Ces expériences leur ont également permis d'acquérir des aptitudes au plan personnel, relationnel et en termes de développement personnel, notamment la confiance en soi, le sens d’autonomie, de leadership, de responsabilité, le sens de l’organisation, l’esprit d’équipe et autres.
Mais par-dessus tout, les volontaires ont dévoilé leurs perspectives à court et long termes. A long terme, ils sont, dans la quasi-totalité, porteurs de projets entrepreneuriaux. Ceux-ci oscillent entre l’envie de dupliquer au Togo des structures comme « l’Arche », spécialisée dans la prise en charge d’handicapés mentaux, des centres d’écoute, de conseil et d’orientation d’enfants, ou encore de vendre des tissus, de promouvoir le tourisme, de favoriser la mobilité en Afrique de l’Ouest (ERASMUS +), etc.
La ministre encourage les volontaires à concrétiser leurs projets, grâce à tous leurs acquis et compétences: « Vous avez quelque chose. Au-delà des compétences techniques, il faut pour réussir dans la vie, une réalisation personnelle. La capacité d’adaptation, l’autonomie, le leadership. Vous avez brisé des barrières linguistiques, culturelles, etc. ».
A noter que certains Maliens qui ont été envoyés au Togo dans le cadre du VIR, ont également partagé leurs expériences avec l’assistance.
Séna Akoda
Alors que l’édition 2018 de l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) qui vient d’être rendu public ce 29 octobre, présente une Afrique à deux vitesses, le Togo semble arborer confortablement la voilure des pays les plus réformateurs sur le continent. Décryptage.
11e pays africain le plus réformateur depuis 2008
Comme l’année dernière où il avait surclassé tous les traditionnels bons élèves, en s’offrant la très convoitée 2e pays place des pays africains les plus réformateurs sur les 10 dernières années, derrière un Etat ivoirien royalement couronné, le Togo semble gravit les marches, mais...
Après le spectaculaire bond lors de l’édition passée, le Togo fait désormais partie du top 15 des pays les plus réformateurs sur la dernière décennie. Un recul, reflet d’une tendance générale. Selon l’IIAG, « plus de la moitié (19) des 34 pays qui ont amélioré leur niveau de gouvernance globale au cours de la dernière décennie enregistrent un essoufflement au cours des cinq dernières années, soit que leur taux de progression ait ralenti, soit même qu’ils aient amorcé un déclin. »
Le pays de la cote-ouest africaine améliore sa gouvernance, mais la progression semble s’essouffler cette année, estime la fondation éponyme du milliardaire anglo-soudanais né en 1946, Mo Ibrahim (photo).
Sous l’impulsion d’un cocktail de réformes institutionnelles, sociales et économiques, le pays qui loge désormais à la 30e place continentale avec 49,1 points, un peu en deçà de la moyenne (49,9 points), aura amélioré sa gouvernance de 5,2 points. Soit le 11e pays réformateur en Afrique, derrière la locomotive classique, la Côte d’Ivoire, grande championne depuis deux ans (+12,7 points), le Rwanda (+5,9 points), le Kenya (+6,1 points), le Maroc (+7,3), le Zimbabwe (+10,8).
Une centaine d’indicateurs vissés autour de 4 thématiques d’évaluation
l’IIAG, le rapport annuel sur la bonne gouvernance en Afrique, montre l'évolution des dix dernières années sur le continent. Les 54 pays sont ainsi classés en fonction de leur développement économique, démographique, environnemental, les avancées politiques, l'éducation, la santé ou les droits humains. Au total, 100 indicateurs sont répartis en quatre grandes thématiques : sécurité et état de droit, participation et droits humains, développement économique durable et enfin développement humain. La sécurité, par exemple, regroupe 26 indicateurs tels que l'indépendance de la justice, la corruption, les conflits armés internes ou les troubles sociaux. 26 critères également pour le développement humain, de la qualité du système éducatif aux services sociaux en passant par accès au réseau sanitaire.
C'est le développement économique durable qui regroupe le plus d'indicateurs. 29, comme la solidité des banques, la transparence des entreprises publiques, le soutien du système agricole ou encore l'état des diverses infrastructures.
Les droits de l’Homme, la parité et l’inclusion politique
Sur la dimension Participation et Droits humains, le Togo a progressé de 5,6 points en dix ans, pour une moyenne africaine de seulement 2,9 points. L’amélioration est portée par les progrès conséquents réalisés en matière de participation, droits de l’Homme et parité. En particulier, le score en matière de parité s’est nettement amélioré (+10,3), tiré par la promotion de l’égalité des sexes, les lois contre les violences faites aux femmes et les efforts relatifs à l’égalité entre les sexes en milieu de travail.
La sous-catégorie Droits de l’Homme a été propulsée par des évolutions favorables en matière de liberté d’association, de droits civils, de protection contre les discriminations religieuses et ethniques. Et l’inclusion, par la participation à la chose politique, aux élections démocratiques, de la société civile.
Des avancées notables sur le plan économique
En matière de Développement économique durable, IIAG montre une nette amélioration de la gestion publique avec une tendance favorable dans les indicateurs tels que : l’efficacité de l’administration publique, la mobilisation des recettes fiscales, la dématérialisation des services publics, etc.
Sur le plan de la qualité et de l’opportunité des infrastructures, le Togo peut se satisfaire d’avoir la 12e infrastructure de transport en Afrique et une infrastructure IT et digitale en pleine modernisation, constate Mo Ibrahim, qui cite le WEF, l’EIU, l’UIT.
Concernant les politiques axées sur le secteur rural, le pays a réalisé des progrès significatifs relatifs à l’amélioration de l’accès aux terres, et l’approvisionnement en eau des agriculteurs, les recherches et développement avec l’ITRA, l’intégration des organisations rurales, et la promotion de l’approche genre en milieu rural.
On notera également, une légère amélioration dans l’environnement des affaires.
Le défi sécuritaire
Si le continent reste marqué par un déclin continu de la catégorie Sécurité et État de droit depuis 2008 (- 2,5 points), au Togo, cette dimension peut souffler un peu, entraînée par une légère amélioration de la règle de droit, la transparence et la reddition de compte, et la perception de la sécurité individuelle. La perception de la sécurité nationale s’est quant à elle, détériorée.
Le capital humain
En matière de développement humain, la perception de Bien-être des populations s’est améliorée, dans le même sens que l’éducation et la santé.
Globalement en Afrique, les cinq pays les mieux positionnés, en prenant en compte l'ensemble des indicateurs, sont l'Ile Maurice (79,5 points), suivi des Seychelles (73,2 points), du Cap-Vert (71,1 points), de la Namibie (68,6 points) et du Botswana (68,5 points).
Fiacre E. Kakpo
Créée en 2013 et opérationnelle depuis 2015, l’Agence Nationale d’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASAP) vient d’accrocher à son palmarès, le « trophée d’Or Europe de la Qualité ». Cette distinction lui a été décernée à Paris par le Global Trade Leaders Club (GTLC), rapporte le quotidien national Togo Presse dans sa livraison du 29 octobre 2018.
La pluie de récompenses et de reconnaissances qui tombe sur les initiatives privées et l’entrepreneuriat des jeunes Togolais en cette période, semble visiblement bénéficier à cette agence gouvernementale. Selon le journal, c’est le directeur général de l’agence, le Général Béréna Gnakoudè qui a reçu le prix des mains de Ricardo Roso Lopez, Secrétaire Général de l’institution organisatrice de l’événement.
Ce trophée est « une mention de reconnaissance spéciale, une reconnaissance de l’effort et de la qualité de chacune des entreprises le recevant. Il est une décoration bien méritée par toutes les entreprises, et les directeurs et propriétaires le recevant emportent avec eux la reconnaissance de la qualité, indissolublement liée à leurs noms et à leurs marques », développe ce dernier.
Tout fier, mais modeste, le n°1 de la structure en charge de l’assainissement et de la salubrité publique au Togo, a déclaré : « Je voudrais prendre ce trophée avec beaucoup de modestie, avec beaucoup d’humilité pour dire que je vois en ce trophée, une demande à mieux faire, à faire plus, car, n’oublions pas qu’il y a encore beaucoup de défis sur le terrain à Lomé et à l’intérieur du pays ».
Séna Akoda
Le Togo a lancé les travaux de construction et d’équipement d’un data center et d’un Carrier Hotel (encore appelé Centre de Colocation) de niveau TIER III, à Lomé, indique un document du ministère des postes et de l’économie numérique, consulté par la rédaction de Togo First.
La mise en place de ces dispositifs s’inscrit dans le cadre du Programme Régional Ouest Africain de Développement des Infrastructures de Communication (en anglais West African Regional Communications Infrastructure Program ou WARCIP), dénommé WARCIP-Togo). Financé à hauteur de 30 millions $ par la Banque Mondiale, ce programme permet de définir une stratégie globale en vue d’étudier les conditions opérationnelles du déploiement du haut débit dans le pays.
Les installations devront être dédiées à l’hébergement de serveurs privés. Les travaux prévus, comprennent, entre autres, l’installation d’un système de sécurité incendie, le développement et l’exploitation de la plateforme web, l’exploitation d’un data center et de la bande passante internationale, les travaux de télécommunications, d’informatique et de maintenance.
A cette étape d’avancement des travaux, le gouvernement togolais recherche une société spécialisée dans le domaine de l’exploitation et la maintenance de centres de données, capable de garantir le fonctionnement continu des installations envisagées.
Séna Akoda
Le Chef de l’Etat togolais est attendu aujourd’hui à Berlin où il devrait participer, en réponse à l’invitation de la chancelière Angela Merkel, au sommet du G20 sur l’investissement qui se tient du 29 octobre au 1er novembre 2018.
Cet événement, selon la cellule de communication de la présidence togolaise, offrira aux chefs d’Etat et de gouvernement des pays partenaires du Compact With Africa, un cadre d’échanges avec des représentants d’entreprises et des institutions financières internationales, en présence des autorités allemandes.
La forte représentation du gouvernement et du secteur privé togolais annoncée à cette rencontre devrait permettre de rechercher des financements pour les projets inscrits au Plan National de Développement 2018-2022.
En effet, on comptera au titre de la délégation présidentielle, plusieurs ministres, notamment ceux des affaires étrangères, de l’économie et des finances, des postes et de l’économie numérique, des infrastructures et transports, des mines et de l’énergie.
Côté togolais, le point culminant de l’événement devrait être la table ronde « Africa-Verein/Togo ». Cette table ronde que va présider le Chef de l’Etat, regroupera les entreprises allemandes et l’importante délégation du secteur privé qui accompagne le chef de l’Etat, informe la cellule de communication de la présidence.
Séna Akoda
En conseil des ministres le 03 octobre 2018, le gouvernement avait suspendu le projet de fusion de la Banque Togolaise pour le Commerce et de l’Industrie (BTCI) et de l’Union Togolaise de Banque (UTB). En lieu et place, il avait décidé la privatisation de ces deux institutions financières publiques.
A la tête d’une mission au Togo dans le cadre de la revue du programme de Facilité Elargie de Crédit (FEC), Ivohasina Fizara Razafimahefa, a eu vendredi, 26 octobre 2018, des échanges avec le Chef de l’Etat togolais.
Se prononçant sur le choix gouvernemental de privatiser le duopole financier d’Etat, suite à l’échec du plan de fusion, il déclare : « Nous pensons que c’est une décision qui va dans la bonne direction, étant donné que des initiatives de privatisation de toutes les banques publiques du Togo ont pu aboutir pour deux banques par le passé et n’ont pas abouti pour ces deux dernières ».
En effet, le premier processus de privatisation visant les quatre banques publiques avait permis de céder la majorité des parts de la Banque Internationale pour l’Afrique (BIA-Togo) et de la Banque Togolaise de Développement (BTD), respectivement au groupe bancaire marocain Attijariwafa et à Oragroup.
Au moment où le gouvernement reprend cette initiative, ajoute le chef de mission du FMI, « nous pensons que c’est une bonne décision qui peut assurer la stabilité financière de ces deux banques à long terme et éviter que le gouvernement n’injecte de fonds dans ces banques ». Car, justifie-t-il : « ceci va être un léger positif pour la situation des deux banques mais également pour le budget de l’Etat ».
Séna Akoda
Le mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) vient de rendre possible une opération d’octroi de crédit de plus de 330 millions FCFA au profit de 392 producteurs agricoles membres de trois coopératives.
Ce financement inédit a été octroyé par Orabank-Togo, l’une des banques qui se sont positionnées pour accompagner le programme vers sa réussite.
Dans le détail, COOP-CA UCAPRIKO, COOP-CA UCARIM et COOP-CA UNION WLI-BOLOU bénéficient respectivement de 125 249 000 FCFA, 120 383 000 FCFA et 88 665 000 FCFA pour financer leurs activités.
Selon la note publiée sur la page Facebook du MIFA, ce prêt est assorti d’un taux d’intérêt de 8%. L’un dans l’autre, l’équipe de coordination vient de frapper un grand coup et veut envisager des perspectives heureuses au programme.
Conçu pour faciliter l’octroi du crédit au secteur agricole, ce programme devrait permettre de générer des lignes de crédits jusqu’à 10 fois le capital d’amorçage investi dans un délai de 10 ans et de porter les prêts agricoles de 0,3% à 5% du total des prêts bancaires.
Un million de producteurs devaient être favorablement impactés d’ici 2021 grâce à la stratégie d’agrégation, à travers des mécanismes tels que la professionnalisation des chaines de valeur, l’inclusion financière et les coopératives.
Séna Akoda