Ce mercredi 07 novembre 2018, a eu lieu dans la capitale togolaise le lancement de GoZem, le premier service digital de réservation de Moto-Taxi dans la ville de Lomé, indique un communiqué de presse, reçu par la rédaction de Togo First.
L’idée des concepteurs de cette application, révèle le document, est de faciliter les déplacements pour les utilisateurs et les conducteurs, en offrant aux premiers la possibilité de commander un moto-taxi depuis l'application sur son smartphone. Concrètement, ils devront choisir via cette application, leur point de départ et leur destination sur le plan de Lomé.
Si les services de GoZem sont payables en espèces, il faut souligner qu’ils sont aussi adossés aux moyens de paiement mobile de plus en plus en vogue à Lomé, notamment Flooz et T-money promus par le duopole Moov et TogoCom, et même aux cartes de crédit.
Le directeur général de GoZem, Emeka Ajene déclare au lancement : « Nous sommes fiers de démarrer nos opérations au Togo et d’offrir un service aux utilisateurs, qui renforcera la sécurité, la qualité et fixera un prix au kilomètre de la course pour l'utilisateur et le chauffeur ».
De fait, précise le communiqué, GoZem s'assurera que toutes les précautions de sécurité ont été mises en place grâce une formation personnalisée de tous les chauffeurs au centre de formation de la start up.
Farouk Tchabana, le responsable des opérations pour les chauffeurs souligne l’importance accordée aux préoccupations sécuritaires : « Nous mettons un accent important sur la sécurité des passagers et des chauffeurs grâce à des casques certifiés DOT et une formation détaillée sur les règles de conduite », déclare-t-il, ravi.
Séna Akoda
Ouverte le 05 novembre 2018, la 1ère Exposition Internationale d’Importation de Chine (Shanghai) devrait s’achever le 10 novembre 2018.
Des opérateurs économiques togolais, conduits par Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), participent à cette rencontre commerciale où sont représentées de nombreuses entreprises chinoises, africaines et d’ailleurs.
A ce nouveau rendez-vous dédié à la promotion des exportations vers la Chine, les opérateurs togolais vont rechercher des débouchés chinois pour leurs produits. Selon une annonce de la CCIT, plus de 150 000 acheteurs professionnels sont attendus à cette exposition.
Les hommes d’affaires togolais pourraient ainsi surfer sur un vaste marché potentiel. Les secteurs concernés par cette exposition sont, entre autres: équipements de pointe, électronique et appareils grand public, automobile, vêtements, accessoires et biens de consommation, aliments et produits agricoles, tourisme, technologies émergentes, culture et éducation, externalisation de services.
Pour la Chine, qui renforce sa présence en Afrique et déploie son hégémonie dans le monde entier, cette exposition vise, en outre, à aider les pays du monde entier à développer leurs échanges économiques et commerciaux avec elle. Elle devrait, enfin, contribuer à la promotion du commerce international.
Séna Akoda
Au Togo, les travaux gérés par la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier sur la période 2017-2018 vont être passés au crible. Un document de cette institution indique qu’un audit technique et financier des travaux concernés va être réalisé.
Cette mission consistera en un audit des programmes d’entretien routier exécutés par la Direction Générale des Travaux Publics, des activités de formation exécutées par le Centre Régional de Formation en Entretien Routier (CERFER) et du processus de passation des marchés sur la période sous revue.
Elle devrait s’articuler autour de trois axes principaux : d’abord, l’analyse de tout le processus de réalisation des projets sélectionnés, projets terminés ou en cours (de la signature des marchés ou contrats jusqu’à la réception des travaux).
Ensuite, le contrôle de la régularité des procédures de passation des marchés et contrats, la conformité technique des travaux exécutés selon les différentes clauses du marché ; le respect des coûts et délais d’exécution des travaux ; la situation financière des projets.
Enfin, cette mission d’audit devrait permettre d’évaluer la conformité des prestations par rapport aux critères décrits aux cahiers de charge relatifs aux projets.
Séna Akoda
Située dans la Région Maritime à une quarantaine de km au Nord-Est de Lomé, la préfecture de Vo va abriter un centre multifonctionnel de recherche et d’application agropastoral.
Selon Togo Presse, qui rapporte l’information, la construction de ce centre dont les travaux viennent d’être lancés par Victoire Tomégah-Dogbé, ministre en charge du développement à la base, en présence de son homologue de l’agriculture et de l’élevage Ouro-Koura Agadazi (photo), va mobiliser 750 millions FCFA.
Le centre aura vocation à promouvoir la formation, la recherche et la production agropastorales suivant les nouvelles techniques.
Le projet comporte plusieurs composantes dont quelques-unes sont la production végétale (maraîchage) et animale (volailles, porcs, moutons et chèvres).
Relevant l’opportunité de mettre en place ce centre, Ouro-Koura Agadazi déclare : « Nous savons tous que la formation classique a montré ses limites. Aujourd’hui, la plupart des pays ont un défi majeur, celui de la création d’emplois ».
Avec la mise en place prochaine de ce centre, l’idée, selon Victoire Tomegah-Dogbé, est d’encourager les jeunes du milieu à croire dans le secteur agricole et à devenir des entrepreneurs ruraux.
Séna Akoda
Beam, une plateforme d’investissement mise sur pied par la firme de private equity Bamboo, s’est associée au géant français de l’électricité EDF pour injecter du capital dans la compagnie britannique spécialisée dans les systèmes solaires, Bboxx au Togo.
Le montant engagé dans le cadre de cet investissement n’a pas été communiqué.
Cette injection de capitaux qui permet à EDF de s'offrir 50% de Bboxx Togo, transaction actée fin octobre dernier, servira à financer et à accélérer la croissance de BBOXX au Togo. Concrètement, Bboxx utilisera ces financements pour alimenter plus de 300 000 foyers, soit environ 2 millions de Togolais en énergies solaires, d’ici 2022, au titre du projet CIZO.
La firme française appuiera le Britannique avec une expertise technique afin d'améliorer le déploiement des systèmes solaires qui seront mis en place. Selon Jean-Philippe de Schrevel, fondateur et associé gérant de Bamboo, « Il s'agit d'une étape importante pour BEAM »
« BEAM a été créé avec une vision claire pour catalyser des investissements substantiels dans des initiatives d'accès à l'énergie hors réseau dans les pays en développement dont fait partie le Togo », poursuit le patron de la firme de capital-investissement.
Pour Mansoor Hamayun (photo), CEO de Bboxx, « l'investissement de BEAM dans BBOXX Togo sera crucial pour générer l'impact nécessaire espéré. »
Bboxx est présent au Togo depuis 2017 et, en tant que partenaire clé du programme CIZO, il a déjà fourni de l'électricité à 26 000 clients togolais. Le Britannique a ouvert une vingtaine de magasins, employant une centaine de personnes au Togo. Ses systèmes solaires domestiques comprennent des panneaux solaires fournis avec des batteries pour stocker l’énergie. Ils sont payables par mobile money.
Fiacre E. Kakpo
Le groupe bancaire burkinabè Coris Bank International (CBI), également actif au Togo, a réalisé au terme des trois premiers trimestres de cette année, un bénéfice net en hausse par rapport à la même période en 2017, de 13% à 19 milliards FCFA. Son résultat avant impôts est en progression de près de 15%, à 21 milliards de francs CFA.
Selon la banque ouest-africaine, cette évolution favorable s’explique par « l'accroissement des activités d'intermédiation et de trésorerie ainsi que des commissions engrangées sur les produits et services ». Un cru d’activités qui s’est soldé par un produit net banque bancaire tonifié à 41,3 milliards de FCFA, en hausse de 21%.
Sur les neufs premiers mois de cette année, CBI conforte son rôle de source de financement des économies où elle opère, et ceci, ponctué d’un retour de confiance du marché.
Les crédits à la clientèle progressent de 27 %, s'établissant à 598 milliards de francs CFA au troisième trimestre 2018 contre 469 milliards francs CFA au 30 septembre 2017. Dans le même souffle, les trois premiers trimestres de cette année ont été portés par une bonne dynamique dans la collecte des dépôts clientèle qui passent de 497 milliards de francs CFA un an plus tôt à près de 619 milliards de francs CFA.
La bonne santé du groupe burkinabè, aujourd’hui présent en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Mali, au Togo, au Sénégal, et très bientôt au Niger, lui permet de continuer à doper ses actifs.
Le total bilan de Coris Bank International s’était accru de 14% à 1139 milliards FCFA, fin septembre, alors qu’il n’atteignait que 885 milliards de FCFA en 2016. En 2017, Coris Bank International revendiquait 282 477 clients.
Fiacre E. Kakpo
Le ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya a ouvert ce 06 novembre 2018 à Lomé, un atelier dédié à la « revue de la performance des réformes à fin juin 2018 ». Faisant suite à celui du mercredi 31 octobre 2018 à Lomé, cette rencontre a pour objectifs d’évaluer la performance des réformes des finances publiques à fin juin 2018, d’identifier les forces et faiblesses, et de prendre des dispositions pour améliorer la mise en œuvre de ces réformes avant la fin de l’année.
Et, selon le ministre, « c’est par les réformes que nous pouvons améliorer notre gouvernance quotidienne, tant des affaires publiques que privées, en acceptant de nous remettre chaque fois en cause pour nous orienter vers la gestion axée sur les résultats, prescrite par le budget programme ».
De fait, sous un certain angle de vue, il est loisible de rappeler que, sur le plan de l’environnement des affaires, les réformes impulsées et matérialisées ont permis au Togo de figurer parmi les nations les plus attractives pour les investissements. Et s’agissant plus exactement des réformes économiques et structurelles en cours d’exécution, « elles ont permis d’améliorer la performance économique du pays au cours de ces dernières années », souligne le ministre argentier du gouvernement Klassou.
Pour mémoire, poussé par ce désir de performance, le Gouvernement a commandité plusieurs évaluations de la conduite des réformes dans la gestion des finances publiques du pays. Et les résultats de ces différentes évaluations de 2016-2017 ont permis d’élaborer un nouveau plan d’actions de la réforme de la gestion des finances publiques sur la période 2017-2021, indique-t-il, en outre.
Notons qu’initialement prévue pour juin 2018, l’organisation de cette revue qui se tient deux fois par an (juin et décembre), a connu un retard à cause des travaux d’actualisation des budgets programmes des ministères et institutions pour la période 2019-2021.
Séna Akoda
La mission du FMI apporte son appui à la relance de la privatisation de l’Union Togolaise de Banque (UTB) et de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI), décidée par le gouvernement en conseil des ministres, et approuve la suspension du processus de fusion des deux banques publiques.
Avec cette caution, l’institution de Bretton Wood amorce un changement de cap. Pour mémoire, dans le cadre de l’accord triennal que le FMI avait signé le 05 mai 2017 avec l’Etat togolais, le Fonds avait, en effet, recommandé la fusion en ces termes : « Les deux banques publiques sous-capitalisées seront consolidées en une seule institution saine ».
Mais, lors de sa récente mission de revue au Togo, l’institution monétaire a fait volte face : « Au lieu d’une fusion et d’une restructuration, le contexte actuel paraît propice à un retour à la stratégie antérieure visant la privatisation des deux banques encore détenues par l’Etat ». Et de motiver : « Cette stratégie contribuera à assurer la viabilité à long terme de ces banques et évitera de peser sur les finances publiques ».
De fait, assure le FMI, cette opération est finalement le meilleure option car l’Etat togolais n’aura plus à recapitaliser ces deux banques ; ce qui, selon toute vraisemblance, devrait lui permettre d’opter pour des investissements publics plus porteurs.
Séna Akoda
Tiré par la dynamique des réformes, l’entrepreneuriat togolais affiche de belles performances : taux record de créations d’entreprises au cours d’un seul mois, notamment en octobre 2018 où 1281 nouvelles entreprises ont vu le jour ; 9241 nouvelles entreprises enregistrées entre janvier et octobre 2018, un chiffre en hausse, comparé à 2017 où seulement 7243 se sont formalisées.
La question se pose toutefois et de façon récurrente de savoir combien de structures créées parviennent à se maintenir dans le circuit économique, après 5 ans d’activités. En France, par exemple, un peu moins de 60% des nouvelles entreprises sont encore actives après 5 années d’activité.
A ce jour, il n’existe pas, au Togo, de statistiques officielles permettant de trancher la question, apprend-on. Cependant, rassure-t-on, une enquête est en cours pour lever le mystère.
Cette enquête devrait, de toute vraisemblance, être édifiante. Si les entreprises se créent, grâce à la facilitation qu’offrent le cadre réglementaire et le cadre législatif du climat des affaires, les mesures incitatives notamment les suppressions d’impôts, les allègements fiscaux, etc, leur permettent-elles de survivre aux 5 premières années, généralement considérées comme très décisives ?
Le rapport de cette enquête est très attendu, pour faire le point sur la question.
Séna Akoda
Du 12 au 18 novembre 2018, se tiendra la semaine mondiale de l’entrepreneuriat. Au Togo, la branche pays du Réseau mondial de l’entrepreneuriat annonce la 9è édition de cet événement sur sa page Facebook avec, à la clé, des promesses de distinctions des meilleurs projets entrepreneuriaux au cours de la 3è nuit des entrepreneurs.
Coordonnée par l’ONG IJD dont le responsable est Pascal Edoh Agbove (photo) et soutenue par le gouvernement, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, le Conseil National du Patronat, le FAIEJ, entre autres, cette célébration devrait réunir les principaux acteurs intervenant dans le domaine de l'entrepreneuriat. Les structures étatiques, les universités, les experts, les investisseurs, les entrepreneurs, les étudiants, les start-up....
Il est prévu des conférences sur diverses thématiques en rapport avec l’économie. A titre illustratif, « Agrobusiness : chaîne de valeur pour booster le secteur agricole ? », « Entrepreneuriat et ODD : contexte et défis » ; « TIC & Innovation : enjeux et défis ».
Il y aura également des journées dédiées, notamment à la finance inclusive, aux universités et aux start up. Un concours de créativité d’affaires interuniversitaire a été lancé dans cette perspective. L’idée, selon les promoteurs de l’événement, est d’amener les étudiants à faire des propositions de projets répondant aux besoins de leurs communautés et ayant un intérêt économique.
Lomé, Tsevie, Atakpame, Kpalime, Sokode, Kara et Dapaong sont des principales villes retenues pour accueillir les activités prévues.
Séna Akoda