Togo First

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Depuis quelques mois, des échanges se sont instaurés et se poursuivent entre le Ghana et le Togo aux fins de trouver une solution négociée et définitive au différend lié à la délimitation de la frontière maritime entre les deux pays.

De fait, les deux voisins n’ont pas de frontière maritime consensuelle connue. Du moins, de l’avis des autorités togolaises qui battent en brèche les prétentions ghanéennes contraires sur la question.

Stanislas Baba, ministre-conseiller pour la mer du Président de la République, à propos des enjeux liés à la délimitation de la frontière maritime entre le Togo et le Ghana, déclarait : « La bonne connaissance de ses richesses marines permet de les exploiter. L’extension du plateau continental, c’est à la fois un enjeu de souveraineté nationale, stratégique et économique. Lorsque vous connaissez vos espaces maritimes, vous aurez à les protéger».

Et de mettre un accent sur les enjeux économiques : « Notre pays est petit. Si nous n’avons pas certaines matières premières sur le continent et nous les avons en mer, nous aurons la chance avec le droit international, de les exploiter jusqu’au-delà de 200 mille marins ».

Au-delà d’une probabilité, le ministre-conseiller semble entretenir l’espoir que les eaux togolaises regorgent de richesses. La délimitation de la frontière maritime pour laquelle des échanges sont encore annoncés fin novembre 2018 à Accra, devrait permettre de trancher la question.

Séna Akoda

Au Togo, le Projet Environnement Urbain de Lomé, dans sa phase 3 comporte un volet dédié à réhabiliter et à valoriser l’ancien site de décharge situé à Agoè-Nyivé, dans la périphérie de la capitale togolaise. En première approche, indique un document de la délégation spéciale de la Ville de Lomé, maître d’ouvrage de ce futur projet, les travaux prévus sont estimés à 6,9 millions d’euros.

Globalement, ils devraient consister en la mise en sécurité environnementale, en la réhabilitation et en la valorisation du site pollué. Dans le détail, il devrait s’agir de clôturer le site, de remodeler et de mettre en place une couverture semi-perméable du massif de déchets.

Le projet permettra également de créer des fossés de collecte des eaux pluviales, des tranchées de lixiviats et des évents de gestion du biogaz. Selon les informations, le lixiviat est une fraction liquide que les déchets produisent lors de leur stockage, sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle. L’évent, indique-t-on, est un conduit pour l’échappement des gaz, un canal d’aération.

Au-delà de la portée environnementale de ce projet, il y a manifestement une dimension économique qu’induit le volet du projet consacré à la « valorisation du site », notamment avec la production en vue du biogaz.

Séna Akoda

Le Togo ambitionne de devenir le hub aéroportuaire de référence en Afrique de l’Ouest. En ligne avec cette vision, le gouvernement entrevoit de faire de l’aéroport international de Niamtougou, second du pays, « une plateforme de référence pour la logistique aéroportuaire, en particulier pour le trafic cargo destiné aux pays de l’hinterland ».

Selon les autorités, cette ambition sera portée par la réhabilitation, la modernisation des installations ainsi que la mise aux normes internationales, de l’aéroport basé dans le nord du pays, à environ 450 km de la capitale Lomé, non loin de Kara, deuxième ville du pays.  

A l’horizon 2022, avec la nouvelle aérogare de Lomé, le trafic de passagers est attendu pour doubler, passant de 750 000 en 2016 à 1500 000 par an. Le fret quant à lui, devrait passer de 12 000 à 24 000 tonnes par an.

Pour parvenir à de tels résultats, le gouvernement togolais s’appuiera sur le renforcement de l’offre de destinations couvertes au départ et le développement d’un marché de services autour des deux plateformes aéroportuaires que constituent l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema dans le sud et celui Niamtougou, dans le nord.

En capitalisant sur la nouvelle politique de ciel ouvert africain, Lomé compte « poursuivre et renforcer les démarches en vue de signer des accords avec des compagnies aériennes internationales pour leur desserte de l’aéroport de Lomé ».

Selon l’exécutif, le secteur privé sera la pierre angulaire de cette ambition, en conformité avec le Plan national de développement (PND 2018-2022), qui taille la part belle aux investissements privés.

Fiacre E. Kakpo

Ce mardi 13 novembre 2018, Ouro-Koura Agadazi, ministre togolais en charge de l’agriculture, a procédé, à Lomé, au lancement officiel du projet de renforcement du système de contrôle et de certification phytosanitaire des fruits et légumes au Togo.

Financé à hauteur de 478 millions FCFA, il vient renforcer le cadre réglementaire et institutionnel existant en matière de contrôle et de certification phytosanitaire des fruits et légumes au Togo et promouvoir les bonnes pratiques en ce domaine.

Avec pour objectif de rendre compétitifs les fruits et légumes en provenance du Togo par l’élimination des organismes nuisibles, le projet devrait assurer à cette filière, un meilleur accès aux marchés.

Selon Tchalla Kaziya, coordonnateur du projet : « le projet va permettre aux acteurs de la filière de comprendre les exigences en matière de critères d’acceptation des produits, les bonnes pratiques à appliquer afin d’assurer la qualité des produits ».

Et d’ajouter : « Le projet  va permettre également à l’autorité compétente (ndlr : la direction de la protection des végétaux), de se mettre à niveau en matière de contrôle phytosanitaire afin que les produits qu’elle certifie, ne souffrent d’aucune insuffisance sur les marchés ». Il sera développé sur trois ans.

 Séna Akoda

Le Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) qui a succédé, au Togo, au Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité alimentaire, mise sur la communication pour obtenir plus d’impact et une meilleure visibilité de ses activités.

Un document signé par le ministre en charge de l’agriculture, Ouro-Koura Agadazi, et consulté par la rédaction de Togo First indique en ce sens, que le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest-Togo (PPAAO-Togo) recherche une agence de communication au profit du PNIASAN.

L’objectif assigné à l’agence à recruter est, précise le document, « d’appuyer et d’accompagner  les projets du PNIASAN en matière de communication pour améliorer leur visibilité et soutenir la diffusion y compris l’adoption des technologies promues ».

A cet effet, l’agence de communication devra mettre en place et développer une stratégie de communication, assortie d’un plan d’action  concret et budgétisé, sur la base des actions spécifiques énoncées, entre autres, comme suit : couvrir et relayer toutes les informations à tous les niveaux : produire un large éventail de programmes / émissions  sur les technologies développées ; associer les médias / journalistes dans la perspective d’un changement qui viserait à promouvoir auprès des producteurs, le transfert de technologies agricoles.  

S’agissant du plan d’action, il devrait proposer des activités  concrètes  pour soutenir la mise en œuvre de la stratégie proposée, assorties d’un calendrier d’exécution, des personnes ressources qui seront impliquées, d’un budget, etc.

Séna Akoda

Lancée officiellement il y a une poignée de jours, la start up Gozem qui offre le 1er service digital de réservation de taxis-motos, rêve de conquérir le continent africain. Elle ambitionne d’exporter cette application et cible, dans son plan d’expansion en 2019, le Bénin, le Cameroun et le Mali.

L’idée est, au-delà d’un service adapté aux taxis-motos, de proposer cette application sur différents types de véhicules.

De fait, si à son étape pilote, l’application est conçue et implémentée sur des taxis-motos, principalement dans la capitale togolaise, elle a une portée plus large. Selon ses promoteurs, il s’agit d’une plateforme technologique de transport pour l’Afrique de l’ouest francophone, voire au-delà.

Plus concrètement, elle devrait faciliter les déplacements pour les utilisateurs et les conducteurs, en permettant aux premiers de commander des services de transport, depuis l’application sur leur smartphone. Elle est, en effet, gratuitement téléchargeable sur Google Play.

Notons que les services de Gozem sont payables non seulement en espèces, mais aussi  via les moyens de paiement mobile, notamment Flooz de l’opérateur privé de téléphonie Moov et T-Money de TogoCom, société d’Etat du même secteur d’activité.

Séna Akoda

Une conférence réunira le 30 novembre prochain à Address Hôtel 2 Février de Lomé, le gratin togolais et africain de l’opendata.

L’événement est organisé par l’Ambassade des Etats-Unis au Togo, le PNUD, l’Union Européenne et la communauté Minodoo en collaboration avec le Ministère des Postes et de l’Economie Numérique. Objectif : passer au crible les enjeux socio-économiques de l’ouverture des données en Afrique.

Il sera concrètement question de faire l’état des lieux de l’initiative opendata sur le continent, et en particulier au Togo, de se projeter dans l’avenir et d’examiner l’impact d’une politique axée sur ce nouveau concept, sur la gouvernance et les partenariats public-privé.

En marge de cette conférence, un appel à projets innovants dans le domaine de l’ouverture des données, lancé, court jusqu’au 20 novembre. Les meilleurs projets seront primés à l’occasion de cette conférence. Les inscriptions sont ouvertes à l’adresse : http://k6.re/g-G0a.

Pour rappel, depuis 2016, le Togo dispose d’une loi portant liberté d’accès à l’information et à la documentation publique. Le texte autorise l’accès aux informations et aux documents publics par consultation en ligne et en définit les conditions de réutilisation. 

L’open data ou les données ouvertes sont des données numériques qui peuvent être librement utilisées, réutilisées et redistribuées par quiconque, sujettes seulement, au plus, à une exigence d’attribution et de partage à l’identique.

Fiacre E. Kakpo

La CRRH a émis sur le marché un emprunt obligataire de 30 milliards FCFA dédié au refinancement, par la CRRH-UEMOA, des prêts à l’habitat consentis par ses banques actionnaires dans les pays de l’UEMOA.

Valable jusqu’au 30 novembre2018, cet emprunt, le 8è de rang, est scindé en deux tranches dénommées : « CRRH-UEMOA 5,95% 2018-2030 » de 25 milliards FCFA au taux d’intérêt de 5,95% sur une maturité de 12 ans et  « CRRH-UEMOA 6,05% 2018-2033 » de 5 milliards FCFA portant un taux d’intérêt de 6,05% l’an, net d’impôts et taxes dans tous les pays de l’UEMOA sur une maturité de 15 ans.

Depuis juillet 2012, l’institution a mobilisé 132 milliards FCFA au profit de 34 banques actionnaires réparties dans les pays de l’UEMOA. Avec l’emprunt en cours, le montant total des ressources récoltées sur le marché financier régional en faveur de l’habitat par la CRRH-UEMOA va être porté à 162 milliards FCFA.

En rappel, la CRRH-UEMOA, dirigé par Christian Agossa (photo), est une initiative régionale en faveur d’un meilleur financement de l’habitat dans les pays de l’UEMOA.

Séna Akoda

Le Programme d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) se propose de former en entrepreneuriat agricole 350 primo-entrepreneurs en gestion d’entreprise et de coacher 250 primo-entrepreneurs en entrepreneuriat agricole et en élaboration de plan d’affaires.

Avec cette formation, l’idée devrait être, pour le ministère de tutelle, de susciter chez ces jeunes, non seulement le désir de se prendre en charge par l’entrepreneuriat agricole, mais aussi de les inciter à élaborer des projets agricoles dans les règles de l’art. Mieux, en s’insérant dans  le format « chaine de valeurs », pour bénéficier de financements bancaires.

Les séances de formation et/ou de renforcement des capacités des primo-entrepreneurs devraient être assurées par  des consultants. Dans cette optique, le ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, à travers l’unité de gestion du PAEIJ-SP, sollicite des offres de la part de cabinets et firmes. Une fois recruté, le consultant devrait démarrer sa mission  en juin 2019.

Le coût de ce projet va être supporté par un don du Fonds Africain de Développement (FAD) de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Séna Akoda

Au Togo, le coton détient toujours la part belle des exportations. En 2017, les revenus générés par les ventes de l’or blanc à l’extérieur se sont établis à 57,9 milliards FCFA, leur meilleur niveau depuis 2012.

Cette progression de 27% est imputable essentiellement à la hausse des cours internationaux, couplée à l’augmentation des volumes exportés. 

En volume, le Togo a exporté 47 900 tonnes de coton, soit 11 tonnes de plus qu’en 2016, dans un contexte où les prix de l’or blanc se sont renchéris de 9%, selon les données compilées par Togo First.

Avec ce niveau de revenu fob (exportations hors frais de transport, assurances et taxes), la bonne tenue des expéditions de coton aura permis de réduire, légèrement, la baisse des exportations de biens qui ont connu une diminution de 17% en 2017, à 532 milliards FCFA.

Sur la campagne 2017/2018, la production de coton au Togo a progressé de 8% à 117 000 tonnes. Pour la campagne actuelle, la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) met le cap sur 140 000 tonnes.


Fiacre E. Kakpo

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