Togo First

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Après le Bénin, le Burkina Faso et la Côte-d’Ivoire, le Togo a adopté une taxe sur les noix de cajou à l’export, dénommée Prélèvement sur les noix de cajou (PNC).

Suivant un décret en date du 03 octobre 2018 instituant cette taxe au cordon douanier, le montant du PNC est de quarante Francs FCFA par kilogramme sur les noix de cajou brutes et de cinq FCFA sur les noix de cajou transformées.

Ce fonds, perçu par l’administration des douanes, devrait être versé sur un compte spécial, ouvert au Trésor public, dénommé « fonds de gestion de la filière anacarde au Togo ».

 L’idée, en instaurant ce prélèvement, est de se servir des recettes fiscales mobilisées pour soutenir le développement de la filière par les acteurs directs et donner un coup de pouce à la transformation locale, plus rentable.

Notons qu’au Togo,la production des noix de cajou, ou anacardes, est estimée à 12 000 tonnes en 2017, selon le bulletin d’information n’kalô. En 2018, elle est projetée à plus de 15 000 tonnes.

Séna Akoda

L’entrepreneur togolais Yao Azoumah a été sacré ce jeudi, dans le cadre de la célébration des 45 ans de la banque,  Lauréat du Prix concours BOAD du Meilleur Projet Innovant dans le domaine des énergies renouvelables.

Récompensé avec son projet « Groupes électro solaires KYA-SoP », il s’adjuge, outre un réseautage auprès des partenaires techniques et financiers, une enveloppe de 30 millions FCFA. Le Togolais, docteur en énergies renouvelables, bénéficiera également, selon les organisateurs, du Prix Byteblocs International pour l’innovation et l’entrepreneuriat 2018.

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Le Prix consiste concrètement en un accompagnement individualisé de 06 mois et d’un cursus d’une semaine au centre de l’entrepreneuriat de l’université technique du Danemark, une institution qui accompagne les start-up jusqu’à maturation de leurs projets.

Sa société, KYA-SoP, créée en 2015, propose un système décentralisé de fourniture d’électricité, à l’aide d’armoires mobiles hybrides standardisées.

Le concours, lancé dans le cadre du Jubilé de vermeil de la banque communautaire, visait à susciter au niveau de jeunes Africains, et surtout de l’Uemoa, des projets créateurs d’emplois verts, satisfaisant des besoins sociaux de base et améliorant la compétitivité et la résilience environnementale.

Octave A. Bruce

En prélude à la célébration de la journée africaine de la statistique prévue le 18 novembre, Kouamé Kouassi, directeur général de l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographique (INSEED) a rencontré hier 14 novembre 2018, la presse. Selon lui, la célébration de cette journée au Togo vise à relever l’importance des statistiques  dans le développement socioéconomique.

Dans cette optique, l’institution prévoit une série d’activités, entre autres des exposés sur le thème retenu cette année : "Des statistiques officielles de haute qualité pour assurer la transparence, la bonne gouvernance et le développement inclusif".

L'INSEED prévoit, notamment au Lycée de Nassablé, dans les Savanes, de sensibiliser les élèves sur la loi statistique et les amener à mieux connaître les services de la statistique nationale.

Le directeur de l’INSEED a précisé que la mission de l’institution est de conduire les études, enquêtes et recensements. Selon lui, cette structure prend également en charge l'élaboration, l'analyse et la publication des comptes de la nation, les statistiques économiques, sociodémographiques, etc. 

En ligne de compte de sa mission, on note par ailleurs l'archivage et la gestion des bases de données statistiques nationales, la coordination du système statistique national et l'assistance à tous les autres services, a souligné son responsable.

Séna Akoda

Ce mercredi 14 novembre 2018, à l’Agence Nationale de l’Aviation Civile, a été célébrée la Décision de Yamoussokro.

Placée sous le thème « Plaidoyer pour les textes réglementaires de la décision de Yamoussokro, outils pour le bon fonctionnement du MUTAA », cette journée vise, selon le quotidien d’Etat togolais Togo Presse, à diffuser auprès des acteurs de l’aviation civile, les informations et les expériences sur les avantages de la mise en œuvre de la Décision de Yamoussokro et du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA).

Marc Sondou, directeur de cabinet du ministère togolais en charge des Transports a rappelé, à cette occasion, le bien-fondé de cette Décision, rapporte Togo Presse.

Selon lui, cette Décision est l’initiative politique la plus marquante en termes de réforme du transport aérien en Afrique. De fait, elle prévoit la libéralisation des services de transport aérien, réguliers et non réguliers, en Afrique. Notamment, par la suppression des restrictions sur les droits de trafic. Elle constitue le support juridique qui a permis aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine de créer le MUTAA en janvier 2018.

A cet effet, Marc Sondou a déclaré, ravi, que: « le marché unique du transport aérien en Afrique s’inscrit dans une démarche holistique et tend à donner à la Décision de Yamoussokro toute sa valeur et son importance dans un environnement hautement compétitif. Ce marché unique constitue un véritable moteur de développement et de croissance du transport en Afrique ».

Séna Akoda

Développé par Schneider Electric et ses partenaires à la suite d’une convention  avec la Commission de l’UEMOA et la SABER (Société Africaine des Biocarburants et des Energies Renouvelables), le système Microsol-UEMOA permet de produire simultanément de l’électricité et de la chaleur pour alimenter en énergie électrique et thermique, des applications agricoles (irrigation, pisciculture, séchage, transformations, pasteurisation, etc). 

A l’issue d’une rencontre régionale de deux  jours, consacrée à faire le point à mi-parcours sur le processus d’implémentation de ce projet, le Togo et le Sénégal ont été sélectionnés pour sa phase expérimentale.

« Nous sommes déjà à la phase terminale qui consiste à organiser cet atelier. Nous avons déjà les équipements qui sont arrivés ; d’abord c’était à titre expérimental et c’est le Togo et le Sénégal qui ont été retenus pour l’expérimentation. A l’issue de cet atelier, nous allons continuer de recevoir le reste du matériel qui va être installé dans tous les autres pays », a déclaré Adji Oteth Ayassor, N°1 de la SABER.

Dans ce cadre, des mini-centrales électriques et thermiques déjà disponibles au Togo et au Sénégal, de l’avis d’Adji Oteth Ayassor, devraient être implantées très prochainement sur des sites offrant des possibilités de capter de l’énergie solaire en vue de son utilisation dans des projets agricoles.

Après le Togo et le Sénégal, les équipements devraient être déployés dans les autres pays de l’UEMOA.

 Séna Akoda

Le français Eiffage Génie Civil S.A.S projette de réaliser au profit de la société Eiffage Togo S.AS une opération d’apport partiel d’actif, conformément aux dispositions de l’article 195 de l’Acte Uniforme révisé relatif au droit des Sociétés commerciales et du Groupement d’Intérêt Economique (AUSCGIE) adopté le 30 janvier 2014.

Aux termes de ce projet convenu, Eiffage Génie Civil S.A.S devrait faire un apport à Eiffage Togo S.A.S, de sa branche complète et autonome d’activités existante au Togo, sous la forme d’une succursale.

L’opération, indique le document, obéit aux dispositions de l’article 120 révisé de l’Acte Uniforme révisé relatif au droit des Sociétés commerciales et du Groupement d’Intérêt Economique (AUSCGIE).

Pour mémoire, cette disposition impose aux sociétés étrangères exerçant leurs activités, d’apporter leur succursale à une société de droit togolais, au bout d’un certain délai.

Plus précisément, l’actif apporté par Eiffage Génie Civil S.A.S s’élève à plus de 8 milliards FCFA. S’agissant du passif pris en charge par Eiffage Togo S.A.S, il se chiffre à près de 6 milliards FCFA. En définitive, ce projet devrait permettre un apport d’une valeur nette de plus de 2,5 milliards FCFA au capital d’Eiffage Togo.

L’opération, une fois approuvée par les Assemblées générales extraordinaires des deux sociétés, devrait acter une augmentation du capital social d’Eiffage Togo, par la création de nouveaux titres. Soit 252 724 actions de 10 000 FCFA de nominal, qui devront être détenues par l’apporteuse Eiffage Génie Civil S.A.S dans le capital d’Eiffage Togo.

Séna Akoda

 

 

En matière de financement des énergies renouvelables, la Boad et les Etats de l’Uemoa doivent mettre l’accent sur les projets qui accordent une importance aux transferts de compétence et à la recherche et développement. C’est le clair du message délivré par l’argentier béninois, Romuald Wadagni, Président du Conseil des ministres de l’Uemoa, ce mercredi 14 novembre, à l’occasion de l’ouverture, à Lomé, des festivités marquant les 45 ans de la Banque sous-régionale de développement.

« Je voudrais exhorter la Boad à mettre l’accent sur des projets qui accordent une importance à des contenus locaux, le local content. », a-t-il déclaré, avant d’inciter les « différents Etats à veiller à ce que les projets qui seront financés par la Boad accordent une importance aux transferts de compétence et à la recherche et développement ».

Pour celui qui tient les rênes de la finance béninoise depuis avril 2016, ce sont des projets qui font la part belle aux transferts de compétences en matière de maintenance des équipements et installations, qui permettront la durabilité à moindre coût des unités de production et de distribution.

L’Uemoa doit se lancer dans la recherche et développement pour bénéficier des retombées

Selon Romuald Wadagni, le secteur des énergies renouvelables évolue encore plus vite que dans les nouvelles technologies.

« En 2016 quand nous sommes arrivés, nous avons eu beaucoup d’échanges sur l’énergie photovoltaïque au gouvernement. Plusieurs experts disaient encore de ce type d’énergie propre qu’elle était assez intermittente et susceptible de déstabiliser notre réseau en période de basse production. Moins de trois ans plus tard, cette question est quasiment résolue parce qu’il y a des capacités de stockage et de maîtrise totale de l’énergie photovoltaïque quand elle est injectée dans le réseau ».

S’agissant du coût, jugé prohibitif il y a encore quelques années, l’ancien de Deloitte, semble très optimiste. « Dans son dernier rapport, l’agence internationale pour les énergies renouvelables, a indiqué que depuis 2010, le coût de l’énergie photovoltaïque a été abaissé de 73% et que d’ici 2020, il pourrait baisser encore de moitié. », se réjouit Wadagni.

Aussi, évoque-t-il la nécessité pour les pays de l’Uemoa de privilégier et d’investir dans la recherche et développement, seul gage pour une maîtrise quasi-totale sur toute la chaîne, de la production à la consommation finale. Et de prévenir : « Nous avons le soleil, la matière première. Si nous ne faisons pas attention et que nous laissons ceux qui n’ont pas le soleil être les acteurs de la recherche et développement, nous aurons du mal à bénéficier des retombées. Puisque c’est celui qui fait la recherche et développement qui maîtrise la commercialisation de l’énergie sur le marché. Nous devons donc mettre l’accent sur les projets axés sur la recherche et développement.»

Cap sur les instruments innovants pour augmenter la capacité de mobilisation à des conditions accommodantes

Tout en félicitant le top management de la banque pour les résultats encourageants obtenus ces 5 dernières années, celui qui préside depuis juillet le Conseil des ministres de l’Uemoa dévoile quelques défis à relever sur le prochain quinquennat, suivi de recommandations.

Selon le ministre béninois de l’économie et des finances, pour les cinq années à venir, la Boad devra améliorer d’un cran ses notations investment grade – qualité moyenne inférieure (Baa1 pour Moody’s et BBB pour Fitch), afin d’augmenter sa capacité à mobiliser plus de financements à des conditions accommodantes.

Il recommande à l’institution basée à Lomé des mécanismes de financements innovants telles que les lignes de crédits disponibles auprès de la Banque mondiale, notamment les crédits régionaux IDA pour mobiliser auprès des institutions internationales, des financements à long terme à des coûts inférieurs à 2%, évoquant le cas du Bénin. Le pays vient de bénéficier de son tout premier prêt commercial international d’un montant de 260 millions euros, une maturité de douze ans et une marge de moins de 3,5 %, en utilisant les lignes IDA de la Banque mondiale qui bénéficie du triple A, a indiqué le Béninois.

Fiacre E. Kakpo

L’Université de Lomé va doter le monde universitaire d’un incubateur, indique un document de cette institution.

Ce projet, en phase avec l’ambition de ce centre universitaire de se distinguer par l’innovation et le transfert de technologie, sera un cadre dédié aux entrepreneurs porteurs de projets innovants. Ils y recevront un accompagnement technique personnalisé, bénéficieront de réseaux d’experts, de financement et d’un espace de travail leur permettant de porter leurs projets à maturité.

L’incubateur, souligne le document, devrait accueillir « meilleures startups selon leur idée, leur technologie, leur équipe et leur avancement ». Il devrait, en outre, apporter une réponse au besoin réel spécifique du marché national et aux opportunités accessibles dans la sous-région.

Vraisemblablement, l’université de Lomé, en projetant la mise en place de l’incubateur, veut, dans une certaine mesure, opérer un changement de cap; changer de paradigme dans son approche formation-emploi et susciter des projets entrepreneuriaux parmi les étudiants.

Et, de ce fait, elle s’associe à la dynamique nationale de promotion de l’auto-emploi par le coaching et l’accompagnement de ceux qui désirent entreprendre.

Séna Akoda

Depuis quelques mois, des échanges se sont instaurés et se poursuivent entre le Ghana et le Togo aux fins de trouver une solution négociée et définitive au différend lié à la délimitation de la frontière maritime entre les deux pays.

De fait, les deux voisins n’ont pas de frontière maritime consensuelle connue. Du moins, de l’avis des autorités togolaises qui battent en brèche les prétentions ghanéennes contraires sur la question.

Stanislas Baba, ministre-conseiller pour la mer du Président de la République, à propos des enjeux liés à la délimitation de la frontière maritime entre le Togo et le Ghana, déclarait : « La bonne connaissance de ses richesses marines permet de les exploiter. L’extension du plateau continental, c’est à la fois un enjeu de souveraineté nationale, stratégique et économique. Lorsque vous connaissez vos espaces maritimes, vous aurez à les protéger».

Et de mettre un accent sur les enjeux économiques : « Notre pays est petit. Si nous n’avons pas certaines matières premières sur le continent et nous les avons en mer, nous aurons la chance avec le droit international, de les exploiter jusqu’au-delà de 200 mille marins ».

Au-delà d’une probabilité, le ministre-conseiller semble entretenir l’espoir que les eaux togolaises regorgent de richesses. La délimitation de la frontière maritime pour laquelle des échanges sont encore annoncés fin novembre 2018 à Accra, devrait permettre de trancher la question.

Séna Akoda

Au Togo, le Projet Environnement Urbain de Lomé, dans sa phase 3 comporte un volet dédié à réhabiliter et à valoriser l’ancien site de décharge situé à Agoè-Nyivé, dans la périphérie de la capitale togolaise. En première approche, indique un document de la délégation spéciale de la Ville de Lomé, maître d’ouvrage de ce futur projet, les travaux prévus sont estimés à 6,9 millions d’euros.

Globalement, ils devraient consister en la mise en sécurité environnementale, en la réhabilitation et en la valorisation du site pollué. Dans le détail, il devrait s’agir de clôturer le site, de remodeler et de mettre en place une couverture semi-perméable du massif de déchets.

Le projet permettra également de créer des fossés de collecte des eaux pluviales, des tranchées de lixiviats et des évents de gestion du biogaz. Selon les informations, le lixiviat est une fraction liquide que les déchets produisent lors de leur stockage, sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle. L’évent, indique-t-on, est un conduit pour l’échappement des gaz, un canal d’aération.

Au-delà de la portée environnementale de ce projet, il y a manifestement une dimension économique qu’induit le volet du projet consacré à la « valorisation du site », notamment avec la production en vue du biogaz.

Séna Akoda

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