Togo First

Togo First

vendredi, 09 novembre 2018 14:57

Togo : l’appel de pied au Compact

A peine bénéficiaire du programme de seuil et conforté par la validation de deux nouveaux indicateurs dans l’évaluation annuelle de référence du Millenium Challenge Corporation (MCC), le Togo relève ses ambitions: débloquer le compact.

 « Après son éligibilité au programme Threshold en 2015, le Togo nourrit l’espoir d’une éligibilité au programme Compact », a déclaré Stanislas Bamouni Baba, conseiller du Président de la République en charge de la cellule MCA-Togo. « On n’a jamais été si proche du compact », a constaté le responsable togolais. En effet, pour la troisième année consécutive, le pays satisfait les trois critères d’éligibilité au programme Compact. Il s’agit des indicateurs relatifs à la « maîtrise de la corruption, et aux droits démocratiques (droits politiques et libertés civiles). Il validé aussi sur la période la majorité des vingt (20) indicateurs avec au moins un indicateur au vert dans chaque catégorie.

Dans cette volonté de gagner ce financement, la cellule MCA-Togo, compte engager le pays sur deux terrains : la signature du programme de seuil, de 35 millions $, approuvé en avril dernier par l’agence américaine, et le programme compact dont la cagnotte sera nettement plus consistante.

Du côté de Lomé, on ne cache plus les intentions. « Nous irons dire à nos partenaires que nous sommes prêts à prendre nos responsables dans le cadre de la préparation d’un programme Compact », a annoncé Stanislas Baba. Et de lancer un appel de pied : « La Cellule réitère à cet effet toute sa reconnaissance au Conseil d’Administration du MCC qui se réunit régulièrement pour sélectionner les pays éligibles aux propositions d’aide du MCA à travers un processus juste et équitable. »

Avec 14 indicateurs sur 20, validés pour cette édition, le Togo rejoint la Côte d’Ivoire qui l’année dernière s’est vu accorder un compact d’un montant de 524,7 millions de dollars, alors qu’elle n’avait que 13 indicateurs au vert. Dans la sous-région, les pays comme le Burkina Faso, le Sénégal ou le Bénin sont déjà à leur deuxième compact. La cellule MCA-Togo compte faire le « lobbying » nécessaire capter cette manne financière.

Fiacre E. Kakpo

Mardi dernier, Paykap, la solution mobile de transfert d’argent et de paiement électronique à l’origine du Fricacoin, la première cryptomonnaie africaine, a signé avec une dizaine de structures de microfinance locales des partenariats, actant son entrée sur le marché togolais.

En vertu de ces accords, la fintech qui ne couvre actuellement que le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Canada, formera les systèmes financiers décentralisés (SFD) à l’utilisation de sa plateforme de transfert d’argent.

Précisément, Paykap se servira des institutions de microfinance comme « agent agrée Paykap », une sorte d’intermédiaire physique qui fournira directement les services aux clients en contrepartie de commissions.

La société de paiement en ligne s’engagerait à reverser jusqu’à 30% des commissions aux agents agréés, apprend-on. Et pour se prémunir d’un éventuel manque de trésorerie des SFD, qui pourrait entamer ses activités, la pousse dirigée par Dalvarice Ngoudjou mettra à la disposition de ses intermédiaires un fonds d’amorçage de 3 millions, qui sera réapprovisionné à chaque fois que le seuil d’alerte sera atteint.

Cette arrivée sur le marché togolais de la startup camerounaise est un coup de pouce pour l’inclusion financière et l’e-commerce. Elle constitue une opportunité pour catalyser les envois de fonds de la diaspora (près de 500 millions $ l’an dernier), qui subissent des coûts globalement élevés.

PayKap Mobile Money est un porte-monnaie électronique qui permet à un client titulaire d’un compte dédié d’effectuer des transactions financières entre comptes PayKap ou comptes bancaires en utilisant son téléphone mobile et indépendamment de l’opérateur de téléphonie.  

 Fiacre E. Kakpo

Le projet d’appui à l’insertion et à l’employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs (PAIEJ-SP) a permis aux producteurs de la JCAT (Jonction de Croissance Agricole du Togo) de décrocher au total, un montant de prêts record de 300 millions FCFA, a indiqué Kossiwa Samati, Directrice Générale Adjointe de l’agrégateur spécialisé dans la filière Soja et la chaîne de valeurs Soja Biologique, au site d’informations agricoles Agridigitale.

Ce montant de prêts facilité à des acteurs agricoles, moins de 3 ans depuis  l’opérationnalisation du PAIEJ-SP, traduit des performances que réalise ce projet, dans un secteur à l’égard duquel les institutions financières affichent une certaine frilosité. « Ce qui nous a arrangés », a déclaré la n°2 du « roi du soja biologique », « c’est que le PAIEJ-SP nous accompagne, et lorsque nous présentons un projet, cela décante la situation au niveau des banques ; sans quoi, nos propres tentatives d’accès au crédit auraient été vaines ».

De fait, si l’objectif final du projet n’est pas tant la facilitation de crédits aux acteurs agricoles inscrits dans le format « chaîne de valeur », il faut reconnaître que cet appui constitue un moyen privilégié pour créer les 20 000 emplois directs et les 150 000 emplois indirects que les autorités, porteurs du projet, ont dans leur viseur.

Séna Akoda

Après sa nette progression dans le dernier classement Doing business (du 156è rang mondial au 137è en un an), appréciée à sa juste valeur lors du Conseil des ministres tenu jeudi, 08 novembre 2018, le Togo doit maintenir le cap des réformes pour passer sous la barre des 100 places, a recommandé le Chef de l’Etat togolais.

L’ambition des autorités de Lomé est donc, manifestement d’avoir à l’avenir, l’un des meilleurs environnements des affaires, voire le meilleur, non seulement au sein de l’UEMOA, la CEDEAO ou sur le continent, mais aussi au monde.

Concrètement, en fixant si haut la barre de ses défis, le pays devrait chercher à arracher un classement aussi bon que l’île Maurice, qui a aujourd’hui le cadre des affaires le plus attractif sur le continent africain (20e mondial avec un score de 79,58 points), et le Rwanda, 1er Top performer en Afrique selon le classement Doing Business 2019 et (29e) mondial, avec 77,88 points sur une échelle de 100.  Le Togo pourrait à force de progresser, les surclasser, ou, tout au moins, les tutoyer.

Mais l’idée, c’est, en outre, de permettre au pays d’attirer le plus d’investissements privés extérieurs, aux fins de financer la mise en œuvre de son plan de développement 2018-2022. En ligne avec cette vision, Sandra Ablamba Johnson, Conseillère du Président de la République togolaise et Coordonnateur de la Cellule Climat des Affaires (CCA) annonçait les couleurs le 05 novembre 2018 au cours d’un atelier de presse consacré au rapport pays Doing Business. Au cours de cette rencontre avec la presse, elle a souligné la nécessité de maintenir le cap des réformes validées et, de travailler efficacement sur les indicateurs restants, même si elle précise que les dispositions phares pour valider quelques-uns, notamment « le règlement de l’insolvabilité », sont du ressort de l’OHADA. « …Nous restons fermement engagés à maintenir le cap des réformes pour de plus grands succès en ce moment où notre pays entre de plain-pied dans la mise en œuvre de son ambitieux Plan National de Développement 2018-2022 qui a identifié l’amélioration du climat des affaires comme l’un des facteurs clé de succès », a-t-elle affirmé.

Séna Akoda

A l’initiative de la Banque Africaine de Développement, l’Africa Investment Forum (Forum de l’Investissement en Afrique) a été ouvert ce mercredi 07 novembre 2018 à Johannesburg.

Conçu pour donner un coup d’accélérateur aux projets et à la levée de capitaux, cet événement réunit les promoteurs de projets, les emprunteurs, les prêteurs et les investisseurs des secteurs public et privé.  Au nom du Togo, une délégation de conseillers du Chef de l’Etat togolais y participe.

Selon les informations en provenance de cette rencontre, le programme présidentiel CI-ZO a été au centre d’un panel animé hier par de hautes personnalités, à l’instar de Koen Doens (photo) de la Commission de l’Union Européenne et Thomas Chevilotte de la société BBOXX.

Les différents intervenants à ce panel ont reconnu le caractère innovant de ce programme. Ils ont, en outre, relevé qu’il devrait susciter des investissements et mobiliser des partenaires.

Selon M. Chevilotte, le partenariat conclu entre BBOXX-Togo et EDF, qui octroie au leader français de l’électricité 50% de participations dans le capital de BBOXX, devrait permettre d’accélérer le déploiement des kits solaires dans les milieux ruraux au Togo.

Avec cet accord de partenariat, l’expertise technique d’EDF sera, en outre, mise à contribution pour améliorer la performance des batteries des kits solaires.  « Au Togo, nous avons eu une visibilité claire sur les conditions de l’investissement »,  a fait observer M. Chevilotte. Koen Doens, pour sa part,  a évoqué un business model innovant et déclaré, ravi : « C’est ce que nous voulons faire avec les fonds d’appui au développement ».

Le forum devrait prendre fin demain, vendredi, 09 novembre 2018.

Séna Akoda  

La Compagnie d'électricité du Togo (Ceet) lance jusqu’au 13 décembre 2018, un appel d’offres pour la remise en état et le renforcement des réseaux moyenne tension (MT) et basse tension (BT).

Les travaux sont repartis en trois lots d’un montant global de 638 768 $ (environ 366 millions FCFA). Ils s’inscrivent dans le cadre du Projet de réforme et d'investissement dans le secteur énergétique au Togo (Priset), financé par la Banque mondiale à hauteur de 35 millions $.

Ledit projet vise à réhabiliter et renforcer les lignes moyenne et haute tension à Lomé, ainsi que l’extension du réseau et l’installation de nouveaux raccordements.

Selon la Banque mondiale, le Priset devrait permettre de réduire les pertes commerciales et techniques de la Compagnie d’énergie électrique du Togo (Ceet) ainsi qu’améliorer sa gestion, tout en augmentant ses flux de trésorerie et ses résultats financiers grâce à un meilleur recouvrement des factures.

Dans le cadre de cet appel, apprend-on, une réunion préparatoire aura lieu le lundi 19 novembre 2018 à la Ceet, suivie d'une visite de sites.

L’Institut Supérieur des Métiers de l’Agriculture  (ISMA) de l’Université de Kara ouvre pour le compte de la rentrée 2018-2020, une formation de Master professionnel en Aquaculture, Pêche et Transformation des Produits Halieutiques.

Cette offre de formation, couplée à celle d’un Master en phytopharmacie et d’un autre Master en protection intégrée des végétaux, s’intègre dans une logique gouvernementale d’offrir une formation qualifiante et diplômante aux étudiants. Et de les préparer aux diverses et multiples opportunités que le regain d’intérêt  des autorités togolaises pour le secteur agricole, pourrait créer.

De fait, dans le contexte actuel, le gouvernement togolais mise sur le concept « chaîne de valeur » et sur la mise en place des agropoles pour professionnaliser le secteur agricole. De toute évidence, cette nouvelle dynamique qui se traduit par des investissements records dans le secteur agricole, devrait être sous-tendue par une offre de formation en totale adéquation avec elle.

Peuvent faire acte de candidature à cette offre les étudiants nationaux ou étrangers titulaires d’une licence (BAC+3) ou d'un diplôme d’Ingénieur Agronome en Production Animale et Biologie Animale.

Séna Akoda

Le gouvernement togolais, via le ministère en charge de l’Agriculture, envisage de reconstruire ou de réhabiliter un pont d’environ 90 mètres linéaires de portée, sur le fleuve Zio (Tronçon Kovié-Ziowounou), situé dans la préfecture éponyme.

Les travaux prévus, comprennent également la construction / réhabilitation d’un canal d’irrigation attenant au fleuve.

La réalisation de cet ouvrage, de grande utilité publique, devrait s’inscrire, apprend-on, dans le cadre du projet d’aménagement et de réhabilitation des terres agricoles dans la zone de Mission-Tové (PARTAM).

En prélude aux travaux, un avis d’appel public à manifestation d’intérêt  a été émis pour la sélection d’un cabinet devant mener des études techniques détaillées d’exécution y relatives.

Les services attendus du prestataire retenu comprendront les études techniques détaillées  pour la reconstruction du pont et les travaux connexes, notamment les travaux d’aménagement d’accès provisoire et de reconstruction d’éventuels ouvrages dommageables. L’élaboration du dossier d’appel d’offres pour la réalisation proprement dite des travaux, figure également parmi les prestations de l'attributaire de ce marché. Ces travaux, une fois réalisés, devront présenter un intérêt réel pour la localité, et plus exactement la zone du périmètre rizicole du projet.

 Séna Akoda

Le gouvernement togolais va commander une étude sur la gouvernance du nouveau marché de Kara. Cette prestation intellectuelle, apprend-on, devrait découler du Projet d’Appui à la Reconstruction des Marchés et aux Commerçants de Kara et de Lomé (PARMCO) financé par la Banque Africaine de Développement, sous forme de don et de prêt.

Cette étude dont la finalité devrait être d’aboutir à une gestion plus efficiente de ce marché, comprendra plusieurs activités. Dans le détail, il s’agira de faire l’état des lieux de la gestion de l’ancien marché en proposant des modifications nécessaires adaptables au nouveau marché.

Entre autres, le mode d’attribution des emplacements et leur renouvellement ; les méthodes de vente admises ; la détermination des techniques de stockage  des produits entreposés et la détermination des techniques de manutention des marchandises ; la gestion des problèmes d’assainissement, notamment des opérations de ramassage et d’évacuation des ordures ; la perception des redevances servant à couvrir les frais d’exploitation du marché et la révision des prix de location par période, le cas échéant.

D’autres aspects importants en lien avec la gouvernance du marché seront également pris en charge par l’étude. A titre illustratif, la fourniture des services de fourniture d’électricité ; la modalité d’assurance des marchandises et des personnes ; le mode de gestion des commerçants ambulants.

 Séna Akoda

Le Millenium Challenge Corporation (MCC) a livré le 5 novembre dernier, son évaluation annuelle des performances des pays participant au processus compétitif de sélection à ses différents programmes d’investissements en faveur du développement.

Ce rapport qui mesure l’évolution des pays impliqués, à travers trois (03) catégories d’indicateurs que sont la Bonne Gouvernance, la Liberté Economique et l’Investissement dans le Capital Humain, dresse pour cette 16ème édition, une image sur fond d’amélioration du Togo.

Pour cette édition qui analyse les données de 80 pays, le Togo s’en sort requinqué. Le pays passe au vert sur deux nouveaux indicateurs. Désormais, le pays répond à 14 indicateurs sur 20, contre 12 l’an dernier, et seulement 5, il y a encore 4 ans.  

Dans la foulée, il se hisse au même niveau que la Côte d’Ivoire (14/20), fait désormais mieux que le Bénin (13/20), le Burkina (13/20), le Niger (11/20) ou le Mali (9/20).

Cependant, le pays doit travailler davantage sur des indicateurs encore au rouge comme le foncier, les politiques fiscales, l’efficacité de l’administration publique et la santé infantile, afin de tutoyer le Sénégal, seul en tête dans l’Uemoa, avec 16 indicateurs au compteur.

Le principal enseignement pour le Togo dans cette édition est que le pays, éligible au programme Threshold (Seuil) depuis 2015, peut revendiquer une admission au compact, un dispositif doté d’une enveloppe plus consistante, mais dont les critères sont plus contraignants.

En effet, le Togo satisfait pour la troisième année consécutive, les trois critères d’éligibilité au programme Compact à savoir : la validation de l’indicateur « maîtrise de la corruption », la validation des indicateurs de droits démocratiques (droits politiques et libertés civiles) et la validation de la majorité des vingt (20) indicateurs avec au moins un indicateur au vert dans chaque catégorie.

Voici les indicateurs validés par le Togo dans le scorebook 2019 du MCC.

Bonne gouvernance (5 indicateurs validés sur 6)

Maîtrise de la corruption

Liberté d’information

Droits politiques

Libertés civiles

L’Etat de droit

Investissement dans le capital humain (5 indicateurs validés sur 6)

Dépenses dans la santé

Dépenses dans l’éducation primaire

Taux de couverture vaccinale

Taux d’achèvement des filles au cycle primaire

Protection des ressources naturelles

Liberté économique (4 indicateurs validés sur 8):

Inflation

Qualité de la réglementation

Politique Commerciale

Genre dans l’économie

Fiacre E. Kakpo

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.