Togo First

Togo First

Au Togo, le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) travaille davantage à ce que les préoccupations capitalistes des exploitants miniers s’accordent avec les attentes environnementales et sociales des zones d’extraction et d’exploitation minières, a constaté la rédaction de Togo First.

En effet, ce projet financé par la Banque mondiale, se propose d’exécuter une série d’activités en phase avec cette ambition.

Entre autres tâches prévues, le PDGM envisage de planifier et de mettre en œuvre les activités de sauvegardes environnementales et sociales, respectueuses des normes environnementales et sociales du Togo et de la Banque Mondiale.

Il prévoit également d’identifier l’ensemble des risques et impacts potentiels négatifs susceptibles d’être créés par ses interventions. Et, ensuite, de proposer des mesures pour les modérer. Une autre action concerne l’appui du projet à la révision de l’audit de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) y compris le suivi  et l’exécution des mesures correctives qui pourraient en  découler.

Toutes ces activités dont l’objectif commun est, d’ancrer les questions environnementales et sociales au cœur des préoccupations de la gouvernance minière au Togo, devront être accomplies par un spécialiste en sauvegardes environnementales et sociales.

Séna Akoda

L’Autorité de Réglementation des secteurs des Postes et Télécommunications (ART&P) du Togo ambitionne de passer à un contrôle automatisé des tarifs de services de communications électroniques.

Cette réforme, une fois matérialisée, devrait permettre à cet organe de contrôler, grâce à un outil moderne de gestion, les tarifs des services de communications électroniques que pratique le duopole TogoCom-Moov, ainsi que les autres opérateurs des secteurs de la téléphonie mobile et des télécommunications.

Selon un document consulté par la rédaction de Togo First, l’institution régulatrice a lancé à cet effet un appel d’offres pour l’acquisition d’un outil automatisé. Toutefois, à la date fixée pour la clôture des dossiers (9 octobre 2018), les candidatures enregistrées se sont révélées en deçà du quota nécessaire.

En conséquence, le régulateur des acteurs des postes et télécommunications au Togo proroge la date de clôture du dépôt des offres au 31 octobre 2018.  

En effet, précisent les dispositions de l’article 54 du Code des Marchés Publics, « lorsqu'un minimum de trois plis n’a pas été remis aux dates et heures limites de réception des offres, l’autorité contractante ouvre un nouveau délai qui ne peut être inférieur à 15 jours calendaires et qu’elle porte à la connaissance du public ».

Séna Akoda

8 ans après avoir adhéré au processus de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), le Togo a atteint des résultats significatifs grâce aux efforts engagés : « Sur les 27 exigences de la norme ITIE, le Togo en a validé 20 ». L’annonce a été faite hier lundi 15 octobre 2018 par le premier ministre Togolais, Komi Selom Klassou, au cours de la 7ème réunion ordinaire du conseil national de supervision de l’ITIE à Lomé.

Les résultats satisfaisants s’expliquent par la modernisation du code minier togolais que le pays envisage d’harmoniser avec le cadre communautaire de l’Uemoa, l’instauration de la loi relative à la contribution des entreprises minières au développement local et régional, ou encore les réformes engagées, relatives à l’opérationnalisation des organes de mise en œuvre de l’initiative.

S’ajoutent à cela la création de l’Office Togolais des Recettes (OTR), la mise en place de la Haute autorité de prévention de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia) et la loi de finances gestion 2019, visant la gestion axée sur les résultats.

Malgré ces bonnes performances, le Togo qui a été déclaré en 2013 à Sydney, « pays conforme à l’ITIE », ne compte pas s’arrêter là :  « Une deuxième validation est attendue en novembre 2019 afin d’évaluer les performances réalisées dans les 7 autres restantes », a ajouté Komi Selom Klassou.

En 2017, les industries extractives ont contribué à hauteur de 18,5% du total des exportations du pays, pour près de 3,5% au PIB et pour 2,5% aux recettes. Pour l’année en cours, cette participation s’élève déjà, à la fin du mois de septembre, à 3,5% des recettes.

Octave A. Bruce

La capitale togolaise accueillera, du 20 au 21 octobre, l’édition 2018 du NASA Space Apps Challenge.

L’évènement, une sorte de hackaton international imaginé en 2012 par l’agence nationale spatiale américaine, se déroule simultanément dans plusieurs villes du monde.

Pendant 48h, la compétition organisée pour la 5ème fois au Togo, en partenariat avec l’Africaine d’Architecture, WoeLab et Nativ Stimulation Numérique, va réunir des ingénieurs, programmeurs, bidouilleurs, designers, entrepreneurs, étudiants…

Il s’agira essentiellement pour eux de réfléchir et de produire des solutions ouvertes et innovantes, applicables dans le cadre de la vie sur terre ou dans l’espace.

Les participants, constitués en équipes pluridisciplinaires vont relever un des challenges proposés cette année par la NASA, parmi les thèmes suivants : « construire ; aidez à comprendre la Terre ; volcans, icebergs et astéroïdes ; Ressources de la planète, problèmes et solutions ; la cryosphère ; Science et exploration spatiale ».

Le projet le plus innovant sera présenté à la NASA.     

Octave A. Bruce

Fin juin 2018, l'accès des populations aux services financiers fournis par les institutions de microfinance a augmenté de 10,7% en glissement annuel. Avec 593 Systèmes financiers décentralisés, le nombre de bénéficiaires de ces services est ressorti à 15 017 666 contre 13 565 535 un an plus tôt.

Cette évolution relativement favorable a été suivie d’une augmentation des dépôts et des crédits, mais qui contraste avec la dégradation de la qualité du portefeuille de crédit, nettement au-delà des normes exigées.

L'encours des crédits accordés par les SFD de l'Union a connu une augmentation de 11,5%, pour ressortir à 1274,1 milliards de FCFA. Cette croissance a été portée par la Côte d'Ivoire (+18,9%), le Burkina (+16%), le Bénin (+14,7%), le Mali (+11,1%), le Togo (+10,5%), le Sénégal (+5,2%) et le Niger (+3,6%). Toutefois, une baisse a été enregistrée en Guinée-Bissau (-3,5%).

Le montant des dépôts collectés par les SFD s'est établi à 1307 milliards de FCFA contre 1216,1 milliards de FCFA une année plus tôt, soit une progression de 7,5%. Cette hausse est assurée par la Côte d'Ivoire (+13,5%), le Togo (+9%), le Burkina (+7,9%), le Mali (+7,9%) et le Sénégal (+6,4%). En revanche, trois pays ont connu une baisse notamment, la Guinée-Bissau (-30,4%), le Bénin (-3,7%) et le Niger (-2,6%).

La qualité du portefeuille de crédit, principal actif et générateur de revenus des institutions de microfinance quant à elle, en dépit de ces indicateurs plus ou moins favorables, s’est dégradée de 2,6 points de pourcentage.  Le taux brut de dégradation du portefeuille qui s'est inscrit en hausse, ressortant à 8,9% contre 6,3% à fin juin 2017, pour une norme généralement admise de 3% dans le secteur.

A la fin juin 2018, huit institutions de microfinance étaient sous administration provisoire, dont deux au Togo, deux au Bénin, une en Côte d'Ivoire, une au Mali, une au Niger et une au Sénégal.

Fiacre E. Kakpo

Selon un document consulté par la rédaction de Togo First, il va être réalisé un audit institutionnel et organisationnel du Centre de Construction et du Logement (CCL).

Créé par décret dans le cadre d’un accord d’assistance technique entre le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Togo, cette structure est chargée, apprend-on, de mettre au point les matériaux de construction à coût réduit à partir des ressources locales, des procédés et des méthodes de construction permettant d’améliorer les techniques traditionnelles existantes.

Toutefois, afin de favoriser la mise en œuvre du Plan National de Développement 2018-2022 et la construction de logements à coût abordable, il est jugé nécessaire de réorienter ses missions et  attributions.

Au travers de cette étude, le ministère en charge de l’habitat au Togo, avec le soutien du PNUD, va mettre en lumière les attributions, rôles et responsabilités de ce centre et identifier les ressources humaines, les moyens matériels et financiers nécessaires pour son bon fonctionnement. 

Dans le cadre du recrutement du consultant en charge de cette mission d’audit, l’organe onusien vient de lancer un avis.

Séna Akoda

En estimant en mai 2017 que le Togo avait encore des progrès à réaliser pour être éligible au financement du Fonds vert pour le climat, le ministre de l’environnement et des ressources forestières, André Johnson, lançait une course contre la montre afin de mettre le pays au diapason. Un pas en avant, c’est désormais fait. Le Togo a un cadre institutionnel pour la mise en place du Fonds vert pour le climat (FVC).

Le gouvernement togolais, réuni en conseil des ministres, vendredi 12 octobre dernier, a examiné avant d’adopter le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du cadre institutionnel de mise en œuvre du Fonds vert pour le climat (FVC).

Mis en place en 2010, le Fonds vert pour le climat (FVC) est un mécanisme financier de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui finance les projets et programmes des pays en développement dans leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation aux changements climatiques.

Cet instrument, important pour la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat, permet de déployer un éventail d’instruments financiers tels que les subventions, les prêts, les prises de participation et les garanties, au profit des pays en développement.

L’adoption de ce décret, qui fait suite à la validation courant mars 2018, du programme pays du Togo, intervient à quelques jours du 21ème Conseil d'administration du FVC, prévu du 17 au 20 octobre 2018. A l’occasion, le Fonds examinera 20 propositions de financement, évaluées à 1,15 milliard $.

Fiacre E. Kakpo

Lancé en décembre dernier, le projet CIZO vient de recevoir un soutien de l'Union Européenne via la Banque africaine de développement. Estimée entre 20 à 25 millions d’euros, cette facilité devrait servir à l’installation très prochaine de 100 000 systèmes solaires domestiques hors réseau.

Les fonds seront mobilisés à travers un mode de financement innovant auquel participeront des banques locales afin de faciliter l’acquisition des matériels aux consommateurs finaux.

Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme « Compact with Africa », une initiative lancée en mars 2017 par les pays du G20, sous la présidence allemande.

Le très sélectif Compact with Africa, auquel le Togo a été admis en avril dernier, vise à promouvoir l’investissement privé dans le développement des énergies renouvelables en Afrique.

Un coup de pouce au projet CIZO qui ambitionne d’apporter l’électricité à 2 millions de Togolais sur 5 ans. Le Britannique BBOXX qui était le seul sur le projet, avec pour objectif de déployer 300 000 kits solaires domestiques, a été rejoint récemment par Soleva, un second opérateur.

Le projet CIZO fait partie de la stratégie nationale d’électrification, lancée fin juin dernier. Il s’agit d’un référentiel qui entend porter le taux d'électrification à 50% à l'horizon 2020 et 75% en 2025 et 100% en 2030. Au total, 550 000 ménages devraient être électrifiés via le solaire d'ici 2030.

Fiacre E. Kakpo

La 16e édition du rapport Doing Business (Doing Business 2019 ou DB 2019), sera lancée le 31 octobre prochain, affiche le site de la Banque mondiale.

L’année dernière, le Togo avait occupé la 156e place, à l’échelle mondiale, sur 190 pays. Depuis, plusieurs réformes ont été amorcées dans le sens de l’amélioration de l’environnement des affaires, avec la mise en place d’un organe exclusivement dédié au climat des affaires, la Cellule climat des affaires. Sous l’impulsion de cette cellule, le Togo s’est donné les instruments idoines pour marquer sa progression dans le DB 2019, baromètre essentiel pour attirer les investisseurs privés, dans un contexte où le gouvernement ambitionne de faire du secteur privé, le moteur de la croissance économique.

Pour rappel, le Doing Bussiness 2018 qui a été publié le 31 octobre 2017, avait pour thème principal : « Réformer pour créer des emplois ». Le BD 2019 qui traitera des réformes opérées en 2018, est ‘’sous embargo’’ jusqu’au jour du lancement.

Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances, et Christian Adovèlandé, Président de la BOAD, ont signé ce 12 octobre trois accords de financement d’un montant global de 21,3 milliards FCFA. 

Le premier prêt, approuvé en juin dernier, porte sur un montant de 10 milliards FCFA, destinés à la mise en œuvre du projet de transformation agroalimentaire du Togo (PTA-TOGO).  Un projet dont la réalisation permettra d’opérationnaliser la nouvelle politique agricole du Togo, centrée sur le développement des agropoles, notamment celui de Kara.

Le deuxième prêt, approuvé en septembre, de 10 milliards FCFA, servira à l’alimentation en eau potable de 89 centres semi-urbains au Togo. 

Le troisième financement paraphé, d’un montant estimé, 1,3 milliards FCFA, porte sur le projet d’hybridation de moteurs diesel des Plateformes Multifonctionnelles avec du système solaire. Ce projet vise l’installation d’équipements solaires photovoltaïques sur les plateformes multifonctionnelles installées par le Programme d’Appui au Développement à la Base (PRADEB). Le don, mobilisé auprès du FEM et administré par la BOAD, devrait permettre « d’accroître l’accès des populations de cinquante (50) villages du Togo à l’électricité et aux services énergétiques modernes, propres grâce au développement et à l’utilisation des technologies de l’énergie solaire », indique l’institution basée à Lomé. 

Ces opérations s’inscrivent dans le Plan National de Développement 2018- 2022 (PND), qui constitue le cadre de référence des interventions sur le moyen et long terme, souligne la BOAD qui s’engage à renforcer son soutien au Togo. «Je voudrais réaffirmer la disponibilité de la BOAD à accompagner le Gouvernement togolais dans la mise en œuvre de son Plan National de Développement 2018- 2022, en vue de la réduction significative de la pauvreté, et d’un développement sobre en carbone et résilient aux effets néfastes des changements climatiques », a assuré Christian Adovèlandé. 

Fiacre E. Kakpo

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