Togo First

Togo First

Représentant le Togo à la grande exposition du Salon de l’innovation dans l’éducation en Afrique qui s’est tenue à Dakar, le jeune Togolais, responsable de la start up « Mobile Labo » a décroché le 2e prix de l’entreprise la plus innovante dans le secteur de l’éducation en Afrique, juste derrière l’entreprise ghanéenne Dext Technology.

Promoteur de l’idée selon laquelle « On ne peut enseigner la science qu'en la faisant faire », la start up togolaise rapproche les jeunes élèves des expériences scientifiques. Concrètement, il s’agit « d’un laboratoire scientifique mobile qui propose du matériel de laboratoire et des travaux pratiques aux écoles, pour une éducation scientifique expérimentale des élèves. Le modèle économique consiste à confectionner et à vendre du matériel didactique scientifique, aller dans les écoles pour organiser des TP, et fournir des recherches scientifiques aux entreprises », précise le site de la start up www. mobilelabo.tg.

En remportant ce prix qui correspond à une enveloppe financière de 40 000 $, la start up togolaise vient de gravir un nouvel échelon dans son ascension et vers la reconnaissance internationale de sa solution. En 2016, Dodzi Agaglo se révélait aux Togolais en décrochant le prix du startupper de l’année, organisé par Total Togo avec à la clé, près de 10 millions FCFA.

Notons que le Salon de l’innovation dans l’éducation en Afrique est une initiative portée par la commission de l’Union Africaine et l’Etat sénégalais. Il vise à créer une plateforme de partage d’expériences thématiques, à mettre en lumière et à récompenser les innovations les plus marquantes dans le secteur de l’éducation.

Objectif : relever le défi d’une éducation inclusive et celui d’une formation de qualité sur le continent.

Séna Akoda

Le Groupe Toofan a été couronné « Meilleur Groupe Africain » et « Meilleur Artiste Francophone » ce dimanche 7 octobre 2018 à Dallas lors de la 5ème édition des Afrimma Awards (African Muzik Magazine Awards & Music Festival).

Le duo, composé de Master Just et Barabas, représentait le Togo dans 3 catégories. Celles du Meilleur groupe masculin d’Afrique de l’Ouest, Meilleur groupe africain et Meilleur groupe francophone. 

Le tandem qui vient de signer Conquistadors, un nouvel album s’est vu une nouvelle fois porté au pinacle, devant de grosses pointures du 4e art sur le continent, à l’instar des ivoiriens Serge Beynaud et Dj Arafat, des congolais Fally Ipupa, Hiro ou Maître Gims, ou encore des Camerounais Stanley Enow, Locko et Daphne.

Les Afrimma Awards, prestigieuse compétition annuelle qui prime les meilleurs artistes africains, couvre tous les genres musicaux du continent.   

Octave A. Bruce

Dans une tribune publiée le 03 octobre dernier, Robert Dussey, le chef de la diplomatie togolaise, négociateur en chef désigné des pays d’Afrique Caraïbes et Pacifique (ACP), lève le voile sur les attentes de ce bloc en ce qui concerne l’avenir de la coopération avec l’Union européenne (EU), après 2020.

Deux jours après l’entame, à New-York, du premier cycle des négociations sur l’avenir de l’Accord de Cotonou qui connaîtra son épilogue en 2020, le diplomate togolais appelle à plus d’ambition et d’imagination afin d’engager les deux parties à amorcer ensemble « le chemin de la prospérité ».  « Il nous faut plus d’ambition et d’imagination pour comprendre les enjeux nouveaux de notre coopération que nous souhaitons et voulons plus féconde, équitable et responsable. », affirme le professeur en philosophie politique.

Pour Robert Dussey, le nouveau paradigme, cadre dans lequel devrait s’inscrire le nouveau deal avec l’EU, devraient s’établir sur la base d’un partenariat décomplexé, bâti sur un rapport de stricte égalité. L’objectif étant de parvenir à un accord qui tient compte « des réalités et problèmes de chaque sphère géographique du groupe ACP », et corriger les couacs de l’accord de Cotonou, signé à l’orée de ce millénaire (2000).

« Les ACP espèrent moins la charité que la justice et l’équité dans les termes du futur accord de partenariat », a fait savoir Dussey.

Et de prévenir : « Le partenariat ACP-UE ne peut tenir ses promesses que s’il n’annihile pas les efforts endogènes de développement des ACP, n’induit pas le démantèlement de leurs jeunes industries et économies. ».

Pour le ministre togolais, « l’accord post-Cotonou doit aider à la réalisation du développement durable dans les pays ACP. Le droit au développement des peuples ACP, les ODD, l’accord de Paris sur les changements climatiques et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine doivent être au cœur du futur accord de partenariat ACP-UE. ».

Selon le chef d’orchestre de l’après-Cotonou, côté ACP, les sujets à inscrire à l’agenda des négociations sont divers et toucheront des domaines telles que l’économie et l’investissement, la coopération au développement, la recherche et l’innovation technologique, les changements climatiques, la guerre à la pauvreté, la sécurité, le dialogue politique et la migration.

Sur ce dernier volet, le dirigeant africain estime qu’en dépit de leur importance et de leur l’actualité, aussi nécessaires qu’elles soient pour engager, ensemble, les deux parties, sur le chemin de la prospérité, les questions migratoires ne devraient occulter ou influencer les défis à révéler dans ce nouveau cadre politique, plus modernisé, qu’UE et ACP s'apprêtent à mettre en branle. « La question migratoire sera sans doute un point essentiel du pilier UE-Afrique de l’accord, mais elle ne doit pas éluder la pertinence des débats, impacter dans le sens négatif les termes de notre futur accord de coopération.», souligne Robert Dussey.

Cette reflexion du chef de la diplomatie togolaise émerge dans un contexte où les pays européens semblent, de plus en plus, gérer leurs relations avec l’Afrique à travers le prisme du contrôle des migrants.

Fiacre E. Kakpo

Le ministre togolais de l’Economie et des Finances Sani Yaya est à Paris où il devra prendre part, ce lundi 08 octobre 2018, à la traditionnelle réunion des ministres de l’Economie et des Finances, en prélude aux Assemblées d’automne du Fonds Monétaire International et de la Banque mondiale, prévues à Bali, du 12 au 14 octobre 2018.

Cette réunion qui est organisée conformément aux usages, six mois après celle de Brazzaville, devrait permettre aux argentiers des gouvernements d’échanger aux côtés de leur homologue français Bruno Lemaire, sur les enjeux liés à la Zone franc.

Les ministres, les gouverneurs et les présidents des commissions de la CEMAC et de l’UEMOA, vont aborder divers thèmes, notamment les perspectives macroéconomiques, les risques et les opportunités de la Zone franc, les enjeux. Ils devront, en outre, faire le suivi de la mise en œuvre des réformes sur la mobilisation des ressources intérieures.

Dans la perspective de cette rencontre, les experts des 14 pays de la Zone franc (UEMOA et CEMAC) ont planché le 05 octobre 2018 sur la plupart des sujets d’intérêt, devant être soumis à la réflexion des ministres argentiers des gouvernements. A titre d’illustration, la situation macroéconomique et l’état de la convergence nominale en zone franc, le suivi des recommandations, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Les experts se sont penchés sur la finalisation du projet de communiqué de presse à soumettre aux ministres et ont également porté une attention aux thèmes des prochaines réunions des ministres des finances de la Zone franc.

Séna Akoda

C’est sur ces mots que Bernadette Légzim-Balouki, ministre en charge du Commerce, a donné le coup d’envoi officiel de la campagne de commercialisation du café-cacao pour la période 2018-2019, cinq jours après ses voisins de l’Ouest, les deux premiers producteurs mondiaux, la Côte d'Ivoire et le Ghana : « Il est important de rappeler à tous les acteurs que les exportations frauduleuses ne seront plus tolérées à partir de cette campagne. Des instructions fermes seront données à cet effet au CCFCC [Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao, ndlr] pour sanctionner les auteurs du non-respect des engagements pris sur l’honneur dans le dossier d’enregistrement au titre de la campagne 2018-2019 ».

Dans un contexte particulièrement contrasté, avec une semaine en couleur pour le cacao, le café, marqué par une faiblesse des stocks ouest-africains disponibles, semble se redresser.

Pénalisées les campagnes précédentes, notamment sur le plan fiscal par la non-déclaration des exportations de certains acteurs de la filière jumelée, les autorités togolaises s’engagent résolument à arrêter la saignée. En collaboration avec le CCFCC, un dispositif de suivi des exportations et de maîtrise des statistiques a été mis en place pour permettre une bonne traçabilité des flux des exportations. Pour le gouvernement, seuls les exportateurs régulièrement enregistrés pour la commercialisation de café et de cacao au Togo, ont l’autorité d’opérer durant la nouvelle campagne.

Mme Légzim-Balouki invite acteurs du secteur public et privé au respect des mesures prises pour assurer une bonne campagne de commercialisation.

Le café et le cacao occupent dans la production agricole togolaise, respectivement le 2ème et le 3ème rang après le coton et contribuent à la formation de la richesse nationale à hauteur de 1,4%. Les deux filières pèsent 5,5% du PIB agricole. Les deux matières premières sont cultivées par 31 203 producteurs pour une superficie de 38 058 hectares de café et 20 183 hectares de cacao selon le recensement de DSID de l’année 2017.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo et le Koweït ont signé ce mardi 02 octobre 2018, un accord bilatéral en matière de transport aérien. Cet accord, paraphé pour le Togo par Dokissime Gnama Latta (photo), directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile, et pour le Koweït, par Yousef Al-Fozan, devrait permettre aux compagnies nationales désignées des deux pays de bénéficier de droits de trafic illimités pour l’établissement des vols commerciaux et cargo.

Notons que depuis l’inauguration de la nouvelle aérogare à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma, le Togo est devenu un hub aérien. De nouvelles compagnies animent cette plateforme aéroportuaire, aux côtés des anciennes, notamment Ethipoian Airlines, Asky Airlines, Air France et Brussels Airlines.

Par ailleurs, en lien avec son implication dans les efforts d’émergence d’un secteur du transport aérien sur le continent africain, le Chef de l’Etat togolais a été désigné par ses pairs « champion » du marché unique du transport aérien en Afrique.

Le N°1 de l’ANAC, pour sa part, a été honoré de la plus haute distinction de l’ASECNA dans le domaine, notamment « la Médaille d’aérodrome » lors de la 138è session du Conseil d’Administration de cette institution.

Côté koweïtien, la signature de cet accord marque une étape importante dans la dynamique des autorités visant à élargir leur coopération avec le continent africain. Jusqu’à cet accord, la compagnie nationale koweïtienne Kuwait ne desservait que l’Egypte.

Séna Akoda

Le groupe bangladeshi Cosmos, spécialisé dans les industries extractives et les énergies renouvelables, envisage d’installer des unités solaires à importante capacité au Togo.

Une rencontre à New Delhi ce jeudi 04 octobre, en marge de l’AG de l’Alliance Solaire Internationale (ASI), entre le ministre togolais des mines et de l’énergie, Marc Ably-Bidamon et les responsables du Groupe, a précisé ces intentions. « Le Togo est intéressé par le projet et a amorcé l’étude technique de terrain », a indiqué le ministre. Et de préciser : « cette étude va d’abord recenser les besoins nécessaires et les localités dans lesquelles il est urgent d’avoir ces unités avant d’engager la faisabilité et la mise en œuvre du projet. », détaille Marc Ably-Bidamon.

Aussi, ajoute-t-il, une fois ces études approuvées, le gouvernement pourrait lancer un appel d’offre selon les normes de la passation des marchés.

Le conglomérat basé au Bangladesh, et actif dans les secteurs du pétrole, du gaz et du développement énergétique, avait déjà émis le vœu, lors d’une visite au Togo, d’y installer une filiale et d’apporter son expertise. « En nous offrant l’occasion de vous rencontrer, c’est déjà un grand pas franchi par la société », s’est réjoui l’un des responsables de la société, s’adressant au ministre togolais.

Octave A. Bruce

Les autorités compétentes de l’ATAF (Forum Africain des Administrations Fiscales) ont pris depuis mercredi 04 octobre 2018, pour point de ralliement, la capitale togolaise où ils participent à leur seconde réunion consultative.

Placée sous le thème : « Le rôle des autorités compétentes et de l’échange de renseignements en général », cette réunion devrait permettre d’éclairer les gouvernants et les acteurs fiscaux des pays africains sur la nécessité d’utiliser l’échange de renseignements comme une fonction à part entière de mobilisation des recettes.

De fait, indique Kossi Toffio, représentant le ministre togolais de l’Economie et des Finances, « l’échange de renseignements permet de concilier deux intérêts souvent jugés, à tort, de contradictoires : assurer à l’Etat des ressources suffisantes pour ses besoins de fonctionnement face à la volonté du contribuable de maximiser ses profits ».

La pertinence de ce thème se justifie en ce qu’ « aucun système fiscal ne peut être performant, s’il ne fait pas de l’échange de renseignements à des fins fiscales, un outil précieux pour améliorer la transparence et la coopération à l’échelle mondiale », fait-il observer.

Face à une tendance des pays africains à échanger plus avec le reste du monde qu’entre eux-mêmes, Kodzo Adedze, commissaire général de l’Office Togolais des Recettes (OTR) affiche sa conviction dans la capacité des participants de prendre en compte « le souci des administrations africaines de mettre en place des autorités compétentes en leur sein, chargées de gérer ce secteur sensible qu’est l’échange de renseignements ».

Séna Akoda

Le groupe marocain Banque Centrale Populaire (BCP), présent au Togo via sa filiale Banque Atlantique a annoncé avoir réalisé un bénéfice net de 1,6 milliard de dirhams (96,3 milliards FCFA) au premier semestre 2018. Un résultat en hausse de 1,8% par rapport à la même période en 2017.

Au cours des six premiers mois de cette année, le produit net bancaire (PNB) du groupe a atteint 8,2 milliards de dirhams (493,5 milliards FCFA), ce qui représente une hausse de 2% comparativement à la même période de l’année écoulée.

Le résultat opérationnel net a quant à lui, reculé de 2,7% pour se situer à 4,05 milliards de dirhams (243,8 milliards FCFA), tandis que le total des actifs du groupe a enregistré une légère hausse de 0,16% à 381,2 milliards de dirhams (23 trillions FCFA).

Outre le Maroc, où il compte 5,9 millions de clients, le groupe BCP est présent dans une quinzaine de pays africains, dont le Togo, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Bénin, via sa filiale Banque Atlantique, 3ème groupe bancaire de la zone UEMOA en termes de parts de marché.

Il dispose aussi de bureaux de représentation dans 14 autres pays à travers le monde, dont l’Allemagne, l’Arabie Saoudite et le Canada.

Le 25 septembre, le groupe marocain a annoncé être entré en négociations exclusives avec le Français BPCE, pour l'acquisition de ses participations majoritaires dans quatre banques en Afrique, dont la Banque Internationale pour l'Epargne et le Crédit (BICEC) au Cameroun, la Banque Commerciale Internationale (BCI) en République du Congo, la Banque malgache de l’Océan Indien (BMOI) à Madagascar et la Banque Tuniso-Koweïtienne (BTK) en Tunisie.

BPCE a en effet retenu l'offre ferme du groupe BCP et l'a officialisé dans un accord signé le mardi 24 septembre à son siège de Paris.

La filiale togolaise d’Ecobank vient de créer « Emerald Business Club ». La mise en place de cette entité devrait permettre à cette banque de référence d’offrir des services et produits innovants aux PME/PMI. Objectif : les accompagner dans leur élan de développement et booster leur croissance.

Selon les informations, le club offrira des séances de renforcement de capacités ou de formation à la gestion efficace d'affaires, des services bancaires appropriés, des conseils d’experts financiers et non financiers. A la clé, les membres du club découvriront également un éventail d’opportunités de réseautage à travers les 33 pays où le groupe Ecobank est implanté.

Entre autres, l’accès à de nouveaux marchés grâce à des initiatives commerciales parrainées par la banque panafricaine, aux recherches sectorielles et au partage des savoirs.

Mamady Diakité, directeur général d’Ecobank-Togo souligne que le club assistera ses membres dans leur plan de croissance et les accompagnera à travers un suivi particulier au sein de la banque.

Emerald Business Club, apprend-on, est le modèle avancé du concept de « Club des PME/PMI » lancé il y a trois ans par Ecobank-Togo pour prendre en compte  les besoins de sa clientèle. Il résulte de l’adaptation de ce club à la nouvelle dimension de ces entreprises qui ont intégré le segment des groupes d’entreprises locales.

Séna Akoda

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.